Hormis le fait que le Master souhaite apporter une profonde connaissance dans tous les domaines liés au monde de la mode, il se fixe aussi en tant qu’objectif étant de rapprocher les étudiants des professionnels, pour faire connaître aux premiers les différents métiers de la mode et pour qu’ils aient la possibilité de monter un carnet d’adresses qui leur servira tout au long de leur carrière.
C’est dans cette perspective que les étudiants du M1 Master Métiers de la Mode et du Textile ont eu le plaisir de visiter la société du prêt-à-porter Garella.
Qu’est-ce qu’ils ont découvert lors de cet après-midi chez Garella ?

Commençons plutôt par la question : Qui est Garella ?
Garella est un groupe, plutôt qu’une marque, qui a été crée en 1970 et qui aujourd’hui appartient à la 2e génération de la famille.
Le groupe est composé de trois marques : J.J Garella qui est « un concept envoûtant d’exotisme et d’imprimés flamboyants, couleur de vacances, esprit de la mode méditerranéenne », Indi’es qui se défini par « des lignes épurées techniques, épicées de détails ethniques au parfum de voyage» et la marque Bleu Blanc Rouge qui « Renouvelle l’Élégance intemporelle autour de matières raffinées et d’ornements précieux savamment orchestrés. Une ligne à haute personnalité ».
Parlons de ce qui nous intéressait le plus lors de la visite : Comment fonctionne un tel groupe, comment se fait la distribution ?
On a été accueilli par Monsieur Garella qui nous a tout raconté sur le groupe Garella et qui nous a fait ensuite une visite guidée.Il faut savoir que chez Garella certaines choses sont un peu différentes d’autres entreprises de mode.
C’est une entreprise qui fonctionne en « chaîne intégrée » c’est-à-dire que tout est fait à l’intérieur de l’entreprise, de la création en passant par la fabrication, jusqu’à la diffusion. Sauf pour la grande production de vêtements, on envoie vers des usines puisque c’est plus rentable.
Pour constituer les collections, ce qui compte le plus c’est d’être créatif, voilà ce qui fait la grande différence avec les autres entreprises sur le marché qui eux offrent plutôt un produit où l’histoire compte beaucoup et non pas la créativité. On ne travaille pas non plus sur des produits fini, tout sort de la tête et est ensuite fabriqué.
Mme Garella fait les dessins (techniques) et tout ce qui est « informatique » elle va les transférer à sa collègue. Donc les prototypes sont fait en entreprise et ensuite on le fait fabriquer à l’échelle plus grande.
On va calculer le prix production et on essaie de se rapprocher des fournisseurs qui offrent les meilleures conditions (Maroc, Tunisie etc). Si jamais le coût de production s’avère trop élevé,on va adapter le vêtement en fonction du prix, on va revoir le vêtement, sa composition, sa technicité…
Pour savoir si le vêtement fonctionne, il est porté, souvent par Mme Garella, pendant un certain temps afin de voir comment il résiste à l’usage de tous les jours et s’il faut éventuellement procèder à des éventuelles changements.
La distribution se fait ensuite à la fois dans des boutiques propres (une quinzaine environ, avec un magasin d’usine), sur internet et dans 1200 points de ventes multimarques à travers le monde entier. On nous a appris que ce dernier mode comprenait quand même un risque : si le client ferme sa boutique on doit trouver quelqu’un d’autre. Pour trouver ces clients, Garella envoie des agents en voyage avec des prototypes pour les faire connaître. . Sinon ils disposent aussi de catalogues ou d’un showroom où ils visualisent régulièrement leurs nouvelles collections.