-L’expo qui envahit la cité phocéenne !

Le studio Fotokino est tout un petit studio d’art contemporain situé près de la Canebière. Découvert à l’occasion d’une rétrospective de Nathalie Dupasquier, nous suivons désormais les actualités de celui-ci et c’est avec plaisir que nous sommes retournés dans ce petit lieu amusant et convivial pour une deuxième exposition intitulée «Play – design pour les martiens», en collaboration avec le Château Borély.

En effet, à cette occasion, le studio avait imaginé l’exposition en deux parties: l’une consacrée au design d’objet et textile au Château Borely, et l’autre au design graphique. Chacun des lieux rassemblaient des oeuvres de designers et d’artistes émergents autour de la question du jeu tels que: Annix Troxler, Raw Color, Ettore Sottsassou ou encore Fannette Mellier. Pour reprendre les termes de Martine Betin, par cette exposition, il s’agit de faire du design pour les martiens, c’est à dire pour que le jour où ils arriveront sur Terre, ils puissent voir que les habitants de notre planète vivent dans la gaieté et l’inventivité. Mais nous pouvons aussi envisager cela comme une invitation à se libérer de certains codes pour réaliser un design surprenant et anticonformiste. Affiches, documents imprimés, verrerie, livres ou objets, la diversité des supports d’expression graphique est riche et les oeuvres sont toutes singulières.

Au château Borély, une œuvre a particulièrement attiré notre attention, il s’agit du travail de Fannette Mellier, graphiste française et son intervention in-situ «Play with light». Pour les curieux, il s’agit de fanions aux couleurs contrastantes, autant pastels que vives où sont représentés différentes formes géométriques représentant les quatre lettres qui constituent le mot PLAY. Ces fanions ont été apposé sur tous les carreaux des vitres du château, pour un jeu coloré, tout en lumière et transparence. Et le must, c’est qu’on peut même les acheter au studio.

Et en parlant du studio, celui-ci – de son côté – renfermant tous les travaux de design graphique fut un véritable parcours ludique et amusant. L’aspect que nous avons apprécié au travers des différents supports proposés à la visite, est que finalement pour présenter ou communiquer sur une oeuvre d’art on en crée une autre à part entière. Aujourd’hui les supports graphiques –  qu’il s’agisse d’une affiche ou d’un programme de théâtre par exemple révèlent une telle réflexion et originalité de travail qu’ils nous donnent envie de les feuilleter rien que pour leur apparence physique, sans même considérer leur contenu. On se balade alors entre les différentes oeuvres  exposées, en touchant, s’attardant, et s’amusant  de tous les travaux comme celui d’Helmo et de son livret décalé pour la commune de Paris, ou encore celui de Pierre di Sciullo qui propose un jeu de consonnes, écrivant uniquement ces dernières dans un message, pour nous faire deviner sa signification. 

Cela donne des tableaux  tels que  «SVG»; comprenez sauvage, ou encore  «MVZD» pour mauvaise idée. Ce qui est sur, c’est que la visite de l’expo, elle, en était une bonne.

Photos Studio Fotokino