Détails d’un week-end placé sous la protection de la Bonne Mère :

Vendredi : L’inauguration de l’exposition « Marseille je t’aime » au musée d’Art contemporain de Marseille 

Un couloir immaculé de blanc, et dès les premiers pas dans l’antre du Mac, l’allégorie que supposent les tournesols semés n’ont que force de crier l’amour de notre contrée. 

Les quelques pièces froissées et plaquées sont soutenues par des pinces à linge boisées, elles reposent et attendent de sécher. Comme sur un lavoir d’antan, aujourd’hui réinterprété sous la forme d’un cube blanc et d’un rond disposé tout contre. 

La mise en scène donne véritablement vie à la formule minimaliste de Simon lorsqu’il parle de lui : « J’aime le bleu, le blanc, les rayures, le soleil, les fruits, les ronds, la poésie, Marseille et les années 80 ». Et dès lors, on comprend, on le comprend.

Plus loin, les clichés de la campagne OpenmyMed pris dans les callanques de Marseille parent les murs d’une formidable densité de couleurs, une sorte de boule humaine diaprée perchée sur les collines de Provence.

Une variante à la campagne déjà shootée par Willi Dorner mettant en scène un entremêlement de modèles sur un banc à Paris, quelques mois auparavant. 

C’est un Simon tout de jaune vêtu à la fois souriant et gracieux, qui à son arrivée, se prête volontiers au jeu des photos et emplit le musée d’une onde de bienveillance et de sympathie dont on ne saurait comment l’en remercier. 

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Shérine
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Aurélia Vigouroux

SamediDédicace du livre « Marseille je t’aime » 

Il y a eu foule au sommet du toit-terasse de la cité Radieuse ce samedi 13 mai, où Simon et son équipe se sont installés. Une séance de dédicace y a eu lieu, et de nombreux adeptes ont fait le déplacement pour se voir parafer le livre Marseille je t’aime. Un manifeste artistique qui mêle photographies, collages, natures mortes et illustrations sur un air d’hymne à la Cité Phocéenne. 

Plus tard dans la soirée, un cocktail a réuni l’ensemble de l’équipe, rythmé par les plus grands airs des années 80. 

CORBUJACQ

Simon Porte

Dimanche : Défilé les Santons de Provence

Le défilé présentant la quinzième collection de Simon Porte « Les Santons de Provence » a investi le Fort Saint Jean du Mucem de Marseille. 

Les jeunes modèles étaient pour la plupart non expérimentés, le souhait du créateur que d’harmoniser chaque trait de son show, il avouera même émerveillé avoir choisi un modèle de son village natal Mallemort. 

Les premières notes de la Force du Destin de Verdi se font entendre, et au loin les larges chapeaux de canotiers s’avancent empruntant la passerelle sous un ciel à demi couvert, prêt à laisser place aux teintes orangées d’un merveilleux coucher de soleil. 

Les costumes de santons défilent les uns après les autres, le public est lui tout de suite épris par tant de poésie et la bande son n’a de cesse de nous transporter avec elle dans l’univers que Giono comme Pagnol ont si bien narré : le Sud.

Le « minot des sources » comme il a été surnommé par la presse au lendemain du défilé, a su réhabiliter à sa manière une figurine qui nous est chère : le santon. 

Et de quelle façon, son génie a été salué d’une ovation qui n’en démordait plus. 

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Une exposition mettant en scène ses performances en la forme de vidéos ludiques est abritée dans la chapelle Saint Jean du Mucem.

 Cet article me permet par ailleurs de remercier chaleureusement au nom du Master chacun des membres de la Maison Mode Méditerranée pour leur invitation et leur confiance, Maryline Vigouroux, Aurélia Vigouroux, Pascale Akiki, Coralie Tong ainsi qu’Audrey Vidarte. 

Crédit photos : Marion JOURDAN

Shérine BAKOUR