Mode In Marseille

Le blog des étudiants du Master Métiers de la Mode et du Textile

Auteur : Mode in Marseille (Page 2 sur 10)

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Caring and sharing – Interview with Anouk Beckers (Part II)

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On the last day of the fashion design work shop with Pascale Gatzen (see article Part I) we had the chance to have a nice talk with one of the facilitators of the learning community, ANOUK BECKERS, a student graduated from art school. Let’s get to know more about this dynamic Dutch girl and her opinions on fashion and creation.

Can you speak a little about yourself? What did you study and your professional experiences?

I’ve just graduated half a year ago from the Gerrit Rietveld Academy in Amsterdam. I graduated from two separated departments, the Fashion Department and the Textile (TXT) Department. Fashion is for training future designers whereas Textile is more about developing artistic vision. Now I am starting my own brand: aNOUK BECKERS, which is the continuation of my graduation work. It is a modular system for garments. The idea of garments as unfinished objects is my starting point. There is always a possibility to change the silhouette with my garments. So it is always an on-going process. I would like to see it as a research.

work of Anouk photo by Eva Beeftink

So up till now, it is your most important project, right?

Yes! I graduated from two different departments with this one work as I developed it into artistic world and design at the same time. I made many pattern pieces, like different parts of garments, so they are unfinished. I invited people to choose the pieces and combine them by themselves, like puzzle game. I am amazed at how they had fun during the whole process.

I want to offer a new perspective of the fashion industry to people and to establish equality in the relationship between the designer and the consumer, the idea of co-production. I would like to collaborate with my clients and let them create and play. I also prefer the idea of series to collections because I don’t want to tell my clients to wear the garments in winter or summer, it can be at any time, in any form, as they want.

– Why did you choose to specialize in fashion, or maybe in your case more in art ?

I am in both domains, art and fashion. Actually, I studied social psychology before because I am interested in how human beings related to each other and the society. However, after a three years’ study, I feel that I am not fully satisfied with just using my brain since it is a discipline which needs a lot of thinking. From when I was little, I always need to make something, to create. I think I’ll be much happier if my profession is to create. So after finishing the psychology, I went to study in art school. Now I feel very satisfied to be able to create and use the thinking at the same time.

-Let’s talk a little about the workshop. How did you join this program and why?

It was Pascale (Gatzen) who had the idea to give this workshop. I got e-mails from two persons I know and then I contacted Pascale. Before coming to Marseille, we met in the group for three or four times to do planning in Holland. We thought about what would be important for us to tell you and to share. Finally, all these ideas come up with a series of exercices and things to do. Personally, the most important reason for coming here is that for me being creative and know how to create is the most valuable thing in terms of how I developed myself, it is such a gift. I thought it would be amazing if I can help you guys to discover it by looking around yourself and using your own experiences to express. Another important reason is to facilitate the communication between creators and managers, like between you and me. My goal is to show that fashion is much more than consuming, like this workshop offers an alternative thinking of the system.

As today is the last day, how do you feel about the work shop?

For me, the whole experience is so beautiful, being in the community, feeling the energy and sharing. I am very happy to have achieved the personal goal: to create an honest and open space. We learnt from each other a lot. Two weeks ago we didn’t even know each other while now we work so closely together.

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-Finally, what about your future project?

In short term, I think I will spend a couple of years to develop my own work, to realize my dream. More generally, trying to figure it out and what fashion is at the same time.

Good luck Anouk!

 

Interwiew and Text: Zhu Yiyun

Photo credits Chloé Nivet and Eva Beeftink

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Caring and sharing – Témoignage d’un Workshop de création (Partie I)

Pendant deux semaines, la promotion actuelle du Master 1 en Métiers de la Mode a eu la chance de pouvoir participer à un workshop de création de mode hors du commun. Dans une optique d’éducation complète et ouverte, M.Kazan estime en tant que directeur de cette formation, qu’il est essentiel d’entrouvrir les portes du fashion design même à des étudiants de gestion dès lorsque ceux ci se spécialisent en management de mode. C’est ainsi que nous avons eu le privilège d’accueillir Pascale Gatzen, créatrice d’une mode alternative et professeur écoresponsable -connue à Marseille également pour son intervention importante lors de la conférence ‘Anti-Fashion’- , accompagnée de quelques unes de ses étudiantes les plus géniales, pour que ces personnalités hors du commun puissent nous initier au monde de l’inspiration et de la création.

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En vue de mettre l’accent sur la recherche et la matérialisation de l’inspiration dans un premier temps, la première semaine a été consacrée à la formation d’une vraie communauté d’apprentissage composée des participants étudiants et des participants formateurs dans l’optique de former une « Learning Community » fonctionnant selon le simple mais efficace principe de l’échange de connaissances, d’expériences et d’inspirations. Les mots clés sont dès lors devenus ‘caring’ et ‘sharing’, pour un atelier de création mettant l’humain au centre d’une mode faite de soin et de partage. Nous avons ainsi pu partager les sources d’inspiration les plus différentes, récoltées au cours de nombreux exercices, aussi ludiques qu’efficaces dans notre recherche d’une créativité enfouie sous le prétexte d’une formation de faculté d’économie-gestion. La deuxième semaine a été axée autour de la création d’un vêtement sur base de l’inspiration récoltée auparavant, mais sous condition de procéder par recyclage, dans une optique de responsabilisation individuelle et collective bien trop souvent négligée à l’époque de la fast fashion.

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A l’issue de cet atelier de création certainement magique, il est devenu clair que si les mots d’ordre du business de la mode étaient ‘caring’ et ‘sharing’, le monde serait un endroit plus juste et plus joyeux. Pour que le monde de la mode devienne donc plus beau, soyons créatifs et responsables, car nous pouvons le faire tout en nous amusant!

Un grand merci à Madame Gatzen et à toute son équipe!

Fredi Caruso, Photos par Chloé Nivet et Wissal Chab

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L’exposition « White Spirit » autour d’une couleur parfaite, Chateau Borély 14.09.17 – 07.01.18

«La mode est un éternel recommencement» disait Karl Lagerfeld. En effet, une vague blanche surgit sur les podiums de manière cyclique. Redevenant une tendance phare, le blanc apaise, pacifie, une recherche de la sérénité plus que bienvenue dans un environnement socio-politique relativement tourmenté. Intemporel et élégant comme son antagoniste le noir, le blanc exprime lui quelque chose de pur, d’innocent voir même de sacré. Evoquant légèreté et fraîcheur, il s’agit d’une couleur idéale pour l’été. En hiver également, la teinte de la neige et de la glace illumine notre garde-robe sinon très sombre.

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A travers une vingtaine de silhouettes Haute Couture et Prêt-à-Porter contribuant à  la thématique chromatique, le visiteur peut découvrir les caractéristiques stylistiques et techniques propres à chaque maison pour admirer la diversité et la richesse de ce monde blanc. Les pièces nous montrent d’abord que le blanc est riche en nuances : cassé, écru, ivoire, champagne n’en sont que quelques variantes. Ensuite le blanc permet d’innombrables possibilités en termes de styles : du chic, au festif jusqu’au sportif. Différentes matières et techniques diversifient encore sa richesse : satin, tuile, coton gaufré, organza irisée, broderies de perles, pour n’en nommer que quelques-unes.

Comme le blanc est l’une des couleurs les plus répandues dans le monde du textile et de l’habillement, l’exposition se veut de retracer son histoire par des illustrations : du drap antique, à la fameuse «chemise à la Reine» de Marie Antoinette jusqu’au sport-chic du XXème siècle.

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L’exposition est composée de quatre grandes parties.

En premier lieu le visiteur découvre un espace dédié à La robe de cocktail, occupant un statut particulier dans la garde-robe car elle permet la transition entre une tenue d’après-midi et une tenue de soirée plus formelle. Un deuxième espace est réservé à l’association du Noir et blanc, le tandem intemporel. Celui-ci est utilisé volontiers en tant que duo graphique par certains créateurs tels que Pierre Balmain et Hervé Léger qui en soulignent la structure et les effets graphiques. Chez Chanel, influencée par l’univers monacal, un style luxueusement dépouillé dote ce duo d’une allure mythique. Le visiteur découvrira également un espace consacré à la chaussure blanche, un incontournable que l’on retrouve dans les rues en même temps que sur les podiums et qui réussit à mettre fin à l’éternel antagonisme entre élégance et praticité. Finalement, la robe de mariée, symbole de pureté, est incontestablement la fantaisie ultime et la quintessence de l’esprit d’un créateur voire d’une maison, voilà pourquoi il était impossible de ne pas lui dédier un espace considérable dans l’exposition.

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L’exposition se tenant au 1er étage du Chateau Borély, les pièces en exposition sont positionnées de manière à ce que le visiteur puisse profiter non seulement de la mode mais également de l’ambiance et de l’architecture impressionnante du lieu.

L’exposition « White Spirit » se tient jusqu’au 7 janvier 2018 au Chateau Borély.

Pour plus d’informations : http://environnement.marseille.fr/node/759

Zhu Yiyun et Friederike Caruso

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L’essentiel Lifestore – plus qu’une boutique

Claire Grolleau, dirigeante et co-fondatrice de la marque Essentiel créée pour L’essentiel Lifestore ouvert en août dernier, a accepté lors de la première édition des Rendez-Vous M dans ce même lieu, de partager avec nous la philosophie de son concept moderne et innovant. Le but de cette conférence/afterwork organisée par les étudiants du Master 1 Métiers de la Mode, était d’échanger avec des professionnels sur l’effervescence des nouvelles villes mode et plus particulièrement de Marseille. Voici le récit d’un input précieux.

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Ayant effectué un parcours scientifique, notamment une formation en toxicologie de l’environnement, Claire Grolleau semble provenir d’un univers très éloigné de celui de la mode. Mais il s’agit d’une femme qui aime la créativité et la mode de façon instinctive et naturelle, car elle « aime la vie« . Les études scientifiques lui ayant conféré une considérable ouverture d’esprit, elle sait que bien des choses sont possibles lorsqu’on a une vision. Dans l’univers du développement durable depuis 30 ans, sa mission a été d’accompagner particuliers et entreprises dans la transition écologique. Madame Grolleau est à l’origine de la création de l’Ecolo-Crêche, pour citer un des nombreux exemples de son engagement. Pour elle, l’état de notre planète étant un reflet de l’état de notre société, le respect de l’homme et de la nature vont de pair

Consommatrice éco-responsable et végétarienne depuis 25 ans, elle s’est inspirée de sa vie quotidienne pour la conception de l’essentiel Lifestore. Il s’agit d’un lieu sympathique et naturellement chic où est proposé une consommation durable avec une offre de nombreux produits et services complémentaires : le client peut manger végétarien et bio, s’offrir de la mode durable, découvrir des cosmétiques biologiques et même consulter des naturopathes. L’approche met le bien-être et la santé au centre de l’expérience proposée par l’Essentiel Lifestore.

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La collection de vêtements « l’Essentiel » est constituée de pièces basiques. On y trouve des T-shirts avec des slogans parlants et des petites robes noires, classiques, indémodables et portables en toute occasion, toutes les saisons. Toutes les étapes, de la conception à  la mise en boutique, sont parfaitement respectueuses de l’environnement et de l’humain en vue d’aboutir à un produit hautement qualitatif assorti d’un prix « juste ».

Pourquoi Marseille? Pour notre interlocutrice c’est une ville intéressante et dynamique ou « encore beaucoup de choses sont possibles». La boutique profite de l’environnement naturel exceptionnel de la ville pour faire reconnecter les gens à la nature : juste devant la boutique le client aperçoit la mer. Plus loin entre les calanques et les ravissantes campagnes provençales, la nature de Marseille est en effet exceptionnelle. C’est cette nature dont est inspirée la décoration: le concept store est orné de poutres rappelant des troncs d’arbres, agrémenté d’une salle d’attente avec un sol en sable pour y mettre les pieds nus, le tout dans un style simple, épurée mais chaleureux avec un accent particulier sur les matières premières naturelles.

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Grolleau tient à préciser lors de la conférence qu’une vie saine et respectueuse de notre planète n’est aucunement contradictoire avec les plaisirs de la vie. Loin du discours moralisateur pesant de certains écologistes, elle accepte et aime les plaisirs, même futiles parfois, si importants. La mode doit rester plaisante, légère, mais elle peut l’être aussi dans le cadre d’une manière de consommer un peu plus sage, un peu plus responsable. Ne pas vivre au dépens d’autrui, ni de l’humain, ni du monde végétal ou animal : prendre soin de notre planète passe par cet impératif qui n’exclut aucunement les joies de la vie. La mode étant une industrie très polluante qui engendre une consommation phénoménale, il est devenu difficile d’éviter de tomber dans le piège de la fast fashion qui nous vends le rêve de toutes les nouvelles tendances à bas prix, mais qui se traduit finalement par un coût très élevé payé par notre planète. Pourtant, c’est notre mission d’exiger et donc d’engendrer un changement pour être des consommateurs qui aiment la mode et se font plaisir, sans en consommer au dépens d’autrui.

Notre intervenante constate en effet qu’une nouvelle conscience est en train de se développer, que ce soit au niveau des créateurs, des fabricants, des fournisseurs et même des consommateurs, le développement durable est entrain de prendre sa   place dans la mode et plus généralement dans l’esprit collectif. Un changement qui se fait de manière optimiste et passionnée, avec des concepts et des entreprises tel que l’Essentiel Lifestore.

Zhu Yiyun et Friederike Caruso

Photos: Chloé Nivet

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Les rencontres de la mode – Portrait Lucien Pagès

Pour organiser cette édition des rencontres de la mode qui s’est tenue mardi 21 novembre aux Docks Village, la Maison Méditerranéenne des Métiers de la Mode a étroitement collaboré avec le Bureau de la Vie étudiante du Master 1 des Métiers de la Mode et du Textile. Les organisateurs ont laissé Carte Blanche à Lucien Pagès – fondateur du bureau de presse éponyme, pour la présentation de métiers relevant du monde de la mode bien différents, mais surtout complémentaires.

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L’événement a été brièvement introduit par Matthieu Gamet qui, en tant que président de la MMMM, a effectué une présentation de cette association rappelant la mission de cette dernière dans la création, le développement, l’entretien et la promotion d’un certain ADN méditerranéen dans la mode, suivie d’une présentation des formations dans lesquelles la MMMM est impliquée.

Dans un premier temps de la rencontre, sont ensuite intervenues avec Lucien Pagès Alix Morabito – Fashion Editor aux Galeries Lafayette et Hélène Guillaume – Journaliste responsable de la rubrique Mode au Figaro Quotidien. Dans un deuxième temps, Monsieur Pagès a introduit Christelle Kocher, créatrice de la marque Koché et directrice artistique de la maison Lemarié (Chanel). Les trois invitées de Monsieur Pagès n’étaient certainement pas choisies au hasard, elles forment en effet un puissant trio de trend-setter par la combinaison des domaines de la création, des médias et des achats.

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Tous les intervenants ont exposé leurs trajectoires individuelles riches et variées, leurs différents métiers au cœur de la mode ainsi que leurs conseils empreints de connaissances et d’expériences. Un véritable échange a pu avoir lieu entre professionnels et étudiants sous forme de questions très différentes mais pertinentes et de réponses résultant de points de vue complémentaires.

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Lucien Pagès, le personnage clé de l’événement, a particulièrement retenu notre attention, et il serait regrettable de ne pas vous en raconter un peu plus sur lui.

Portrait – Lucien Pagès

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Alors qu’il grandit loin des grandes capitales dans un village dans les Cévennes, depuis un très jeune âge Lucien Pagès est passionné par l’univers de la mode. Déterminé, il s’inscrit à l’école de la chambre syndicale de couture de Paris où il apprend le stylisme et le modélisme de manière classique et technique. La formation le déçoit, il n’est pas fait pour être styliste, mais il se rend compte rapidement qu’il n’est pas nécessaire de travailler dans la création pour intégrer l’univers fascinant de la mode. C’est dans la communication qu’il commence alors sa carrière: assistant du directeur artistique Marc Ascoli, il est chargé de promouvoir la marque.

Il décide en 2006 d’ouvrir son propre bureau de presse, dont le rôle est celui d’instaurer une relation mutuellement bénéfique entre les créateurs et les médias dans une optique de promotion de marques et de créateurs. C’est ainsi qu’il se charge de l’organisation de défilés, de journées de presse et de tout type d’événement de relations publiques pour les marques qui sont ses clientes et avec lesquelles il entretient des relations étroites de conseil, de partage de réflexions et d’idées. Actuellement, Lucien Pagès, représente une trentaine de marques comme notamment Koché, Jacquemus, mais aussi Courrèges qui essaye de revenir sur le devant de la scène.

Ce ne sont non seulement sa carrière impressionnante et ses clients importants qui rendent Lucien Pagès aussi intéressant, mais aussi la place centrale que son travail s’avère occuper dans le monde hautement concurrentiel qui est la mode. A la question sur le secret de son succès, il répond avec calme et franchise qu’il n’a jamais cherché à se faire des amis haut placés, mais plutôt de grandir avec sa génération. D’après lui, il ne s’agit pas de fréquenter Anna Wintour, mais plutôt de trouver la nouvelle version de cette dernière. Il s’agirait de laisser faire les choses, qui arrivent chacune à son temps. Assaisonnée de passion, de détermination et de beaucoup de curiosité, cette recette a certainement fait ses preuves pour Monsieur Pagès, qui explique ensuite qu’il est primordial de se nourrir soi-même de l’univers que l’on souhaite intégrer.

Un témoignage instructif et motivant, qui aura nourri l’inspiration et la détermination de nombreux futurs professionnels de la mode présents.

Zhu Yiyun et Friederike Caruso,

Crédits photos Chloé Nivet

 

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Interview with young designer Quoï Alexander @ ANTI-FASHION 2017

The second edition of ANTI_FASHION, initiated by Calvino Stephanie, consisted in a wide enthralling and rich playground for our Fashion master students. As many foreign designers were invited to present their work in some rustic boothes in the giant J1 airshed/ Marseille. One of those designers quickly caught our attention, manikins wearing garments with an impression of torn colored fabrics that couldn’t let you without questioning yourself. No labels on the creations, and the designer surely in the assembly listening to the participants, we managed to reach the young man the 2nd day of the conference. In a strong impetus of kindness and share, here’s what Quoï Alexander had to tell us : 

 

  • Could you name yourself and speak a little bit about you ?

My name is Quoï Alexander, Q.U.O.I « avec tréma pour le I » (he really did say that in french). I’m 26 years old and from California. My brand is based in Paris and it’s been there three years.

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  • What are the reasons that lead you to leave California to study in London ?

I actually studied sculpture and painting in California before and I also took a fashion class, I heard about Central Saint Martins from when I was fourteen and it was actually the only school I wanted to go to.

I loved at the time Alexander Mcqueen and John Galliano, and I was like « Ok they went to school there so I would go to school there » and it’s the only school I applied for and I got in luckily. I went to London when I was 18.

  • When did you decide your specialization would be in fashion ?

Actually my sister has a dance company in NY, my other sister is an actress and my mother is an artist and an art teacher, having all those arts around me made me understand fashion is like a combination of everything, it’s performance, it’s painting, it’s color. It’s cultural and anthropological, it has so many aspects to it. It’s like the one way you have to participate in art, you don’t have to fix your hair, you don’t have to draw paintings everyday, but you have to dress yourself you have to choose clothing, you have to wear something and that’s a statement, even if you don’t care, unless you are nude, which most people are not. So I found that social aspect really interesting. 

  • Well it seems that in your garment there are specific incorporated technics we didn’t really heard of yet, could you explain where it could come from or is it an innovated technic of your own ?

It came from experimenting, exploring a lot of time. I started to do weaving in a more traditional way, but with untraditional fabrics like rubbers and plastics and stuff like that. But I wanted to do something I can control a bit more, so I started to weave into a grade like a mesh, a mesh fabric. I found some of the mesh fabrics accidentally and I started to play with it and weave into it, and it just kind of evolved through the years to become sometime tridimensional, sometimes using leather. (He kindly shows us the top he’s wearing and explains a little bit more his technics)

There is no sewing, everything is done with just like this small knot around the end.

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I like to mix as many fabrics as I want to, I choose from everywhere, sometimes a lot of my fabrics I find in junkshops, I’ve also got into a lot of factories. I use their waste and all the leathers I use are extra from fashion houses and factories which don’t use them because they have mistakes or something but because I cut everything into small stripes, it doesn’t matter if there are some mistakes I can still use it. 

I like the idea of using waste, I like to give value to waste, because I don’t really believe in the hierarchy of things. 

Here for instance it’s a net, when I use something like that I can really engineer the fabric and choose like, Ok here I want this kind of leather, or this kind of structure, or if I want something else I can really be precise with each centimeter of the garment.

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  • You’ve already told us about Alexander Mcqueen and Galliano, but we would like to know more about your inspirations. Could say a word about it ?

My inspirations have evolved a lot, when I was a student and when I was young I was excited by other designers and as I progressed I became less and less interested. And now I don’t really get excited by many designers it’s more about my journey and myself. None me personally but the journey that I had so far artistically , where that’s leading. I like to try and push out inspiration, at least visual inspiration. I like to have concept and abstract inspiration which guide me but in terms of visuals stuffs I’m trying to push out as much as possible trying get something very pure and kind of instinctive in my work. 

  • Do you draw or you just imagine your garment during the preconception of your collections ? 

I love to draw and it was the way I used to work, I would draw and then design but now I kind of find that when I draw I can’t be surprised. What I always say to myself is that if I can imagine it before it’s created then it’s not good enough. If I can imagine it it means that my brain is working on it, and I know my brain is limited and I know my brain goes like use this, this and this. 

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But when I’m working and experimenting spontaneously it’s the only way that I can achieve something which is beyond me and better than me, and I’m still curating it, I find it more pure if I don’t draw first. Although I do love drawing, I end up doing the illustrations and drawing after the garment is created. 

  • Could you describe the motivation and the expectations of your customers in the purchasing of your collection ? What do they like about your collection ?

Well it’s turned that, bags are what people respond most to in terms of buying and wearing, I think they are easier to wear, a lot of the fabrics, a lot of the clothing become too complicated.

There are certain people who work in fashion that are really interested about my clothes and wear them, but in general I find that the bags are much easier for people to wear it. 

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  • What do you want to communicate to the fashion world ?

I want to say that we can work, we can be without labels and restrictions, without rules. I find we kind of have too many rules.

I want to make something which would connect to everyone and they can feel a deep connection to the clothes, but at the same time I don’t want people to like the clothes because of a reference or because of a preconceived idea. I hope to be expanding people’s mind and to be pushing their confort levels basically.

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 I have struggled with exactly what I want to communicate, for me the work comes first and the process.. well for me the concept is enough. So maybe people can be interested in the concept and that’s what I want to communicate.

When I’m looking to the features as a brand and what I want to say, it ends up being about breaking down, labels and pushing people to try new things I guess.

  • And maybe it is related to what you previously said, the waste is a value to you : 

Exactly, we don’t need all those kind of rules for our society or for our culture to give one thing so much value and to the other none

  • For instance, in your communication, do you use the word « sustainability » to describe your creations ?

Not really, I don’t really like the connotation that comes with it and I don’t like the idea that I’m putting that above design or above the concept. I feel responsible, not even responsible but I feel it’s necessary to be sustainable but I don’t want to use that as a marketing thing. I find it just as a core value rather than a tool. 

And I think that a lot of brands who try to be sustainable, they sacrifice something. 

  • We were looking for a name in your garment, a label but we couldn’t find it, could you explain us ? 

Yes, I don’t have labels. I don’t know. I think I should probably. Even the bags don’t have labels. I don’t know why, I should do it. (laugh) 

Like words, and vocabulary and stuff like that, I always struggle with it a lot even like sometimes people ask me to describe the brand in three words, I don’t like to give vocabulary and I want it to be beyond language, I want language to be unimportant. 

For example, on Instagram you have to have a brand name so it’s important but at the same time I struggled with language. 

  • But how do you communicate ? 

I use Instagram, but even pictures I don’t like very much. I prefer concept, and touching. The concept and the technology, or anti technology or whatever, I think it is the most interesting part and the image it’s great for communicating and I know it’s so powerful for us but I don’t like to have favorite photographers or anything like that, I don’t. I haven’t had an image which has been impacting in a really big way or in a really significant way so I don’t praise that much. No importance on that !

  • It’s not that without any communication the brand cannot evolve on a higher scale but how to manage it while diminishing the visual part ? 

In the end I become a very anti everything, no images, no words so I have to give in and to compromise at some points and in some ways. I don’t know what the scale will be. I want to continue to be able to work and to explore, and that’s the most important thing. I hope more people become interested in my work, but exactly the method for how to market that and how to promote, I haven’t figured out yet. 

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  • What do you think about that ANTI-FASHION phenomenon ?

I think it’s been really great, really interesting. Some opinions which I agree with and some not. And I think that’s cool to have a lot of types of stories. Yes I‘m really happy to be invited here, it’s been great. 

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  • Where do you sell your collections ?

I sell it online, and in a few shops in the US, France and Italy. 

My website is  quoialexander.com.

Pictures : Marion Jourdan

Marion Jourdan & Shérine Bakour 

Rendez-vous du Lundi : Témoignages anciens étudiants

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Yann Cecilïe Stage Poulain and Proust  Attaché de presse

Qui suis-je ? 

Alors brièvement, je suis Yann alias Hans Anton Van Cecilië, étudiant en Master 2 MMT.

Pourquoi le Master ?

De retour d’Allemagne, j’étais encore plus motivé pour me consacrer à mes loisirs et passions que sont la communication et la mode. Effectivement, je souhaite travailler dans la communication et les relations presse au départ pour ensuite me spécialiser sur le travail de l’image des marques. La formation propose des enseignements diverses et complets afin de découvrir et d’apprendre sur chaque cœur de métier lié à la mode. J’ai trouvé le Master intéressant car il permet de se spécialiser dans le secteur du textile et même si je me concentre sur la communication j’ai pu voir d’autres facettes du milieu et acquérir une certaine polyvalence

Qu’est-ce que j’ai appris ?

N’ayant pas un parcours marketing/management, j’ai appris au cours du cursus les bases de ces domaines. Aujourd’hui je me sers quasiment quotidiennement des cours de graphisme, PAO, CAO appelez ça comme vous préférez ! Que ce soit l’histoire de la mode, le modélisme, la logistique les techniques de ventes et les achats, chaque intervention était très formatrice et permet à chaque élève de construire son projet professionnel pendant les deux années.

Etudes avant le master ?

Avant de faire le Master MMT, j’étais dans une tout autre filière, en effet j’ai fais une licence de Droit suivie d’un séjour linguistique en Allemagne avec apprentissage intensif de la langue.

Parler du stage de 6 mois ?

Je réalise mon stage dans une agence de communication et relations presse à Paris. Je suis Assistant attaché de Presse Mode mais je travaille aussi avec l’équipe design/déco.

Au quotidien je m’occupe donc du showroom où sont exposés tous nos budgets et je traite les demandes de journalistes que l’on parle de shoppings ou de visuels.

De plus, je crée des news, communiqués de presse, lookbooks et autres supports à destinations des journalistes avec qui nous travaillons pour attirer leur attention sur nos produits.

L’avantage de travailler en agence plutôt que chez l’annonceur, c’est que l’on travaille pour différents budgets (marques), il faut donc s’adapter à chaque fois à un univers particulier et cerner le type de clientèle ciblée par le magazine. Ensuite je suis spécialement en charge des relations avec les blogueurs concernant les partenariats possibles avec nos budgets. Un peu de community management et suivi administratif (parution, veille, relances, etc.) accompagnent aussi mes journées. Etant là pour six mois, je forme aussi les autres stagiaires qui font des stages d’observation en les faisant participer aux taches d’un assistant attaché de presse.

C’est une bonne expérience car il faut aimer le relationnel, savoir être organisé, anticiper les demandes et se tenir au courant des tendances sachant que l’on travaille constamment en décalé avec une saison d’avance. Par contre, on se rend rapidement compte que le métier est en pleine mutation car la presse existe toujours, mais de plus en plus nous avons à travailler avec des influenceurs du web.

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Tessa Dherlin Stage DIOR Développement textile

Pourriez-vous vous présenter brièvement ?

Je m’appelle Tessa Dherlin et je suis née aux Etats Unis de parents français. Mon père ayant déménagé au Costa Rica depuis mon plus jeune âge m’a permis d’être immergée dans la culture de ces trois pays. Je suis donc parfaitement trilingue en anglais, français et espagnol.

Quelles études précédant le master avez-vous effectuées ?

J’ai eu la chance d’avoir pu faire l’école française à Washington DC ainsi que l’école américaine pour mes deux dernières années de lycée pour le baccalauréat international. J’ai quitté les Etats Unis pour pouvoir rejoindre la prestigieuse école de mode, Studio Berçot. Puis j’ai complété une licence en Langue Etrangère Appliquées après avoir fait une année sabbatique en travaillant au Nicaragua et au Costa Rica.

J’ai fait divers stages dans des petites marques de prêt à porter à Paris ainsi qu’au musée des Arts Décoratifs en conservation préventive.

Pourquoi avoir fait le master mode ?

Ma famille a su me transmettre sa passion pour l’histoire, l’art, la mode et la création ainsi que pour le management. Ceci m’a donné envie d’aller plus loin que la création pure et donc j’ai décidé d‘intégrer ce master pour l’année 20162017 à Aix-Marseille.

Je voulais acquérir plus de connaissance dans les tous les métiers de la mode en espérant un jour ouvrir ma propre start-up dans le Prêt à Porter femme.

J’ai pu appliquer et approfondir les enseignements de mon Master et développer des compétences transversales en assistant une créatrice de bijoux marseillaise, VadiJewels, en lui apportant un support dans les multiples tâches liées au fonctionnement d’une jeune entreprise. Je reste fortement influencée par la mode qui représente pour moi bien plus qu’une simple image ou industrie mais l’histoire de notre culture l’identité de notre passé, une réelle vision d’une époque et de sa pensée.
Pourriez-vous nous parler de votre stage de 6 mois ?

La maison Dior apparaît à mes yeux comme étant un véritable acteur de l’histoire aussi bien pour la mode que pour la femme dans ce domaine. Chez Dior je travaille dans le développement textile au Studio. J’ai donc la chance de voir la progression de la collection tous au long de sa création et de son avancement. Je travaille avec non seulement les designers, les graphistes, la maille et la broderie mais aussi avec les fournisseurs de nationalités différentes, la production et le marketing. Mon bureau est responsable des décisions sur les tissus, des création de gammes de couleur et des gammes de tissus, du contrôle qualité des tissus et des tests d’imprimés, de la gestion des bons de commandes et des factures, la gestion du budget attribué, contrôle des informations sur chaque article et leur retranscription dans tous les services par le biais de la « bible »; book qui contient tous les scans, images, informations sur tous les tissus présent et non utilisés de la collection.

Marion Jourdan 

 

Rendez-vous du Lundi: Témoignages anciens étudiants

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Audrey Coupé Assistante chef de produit American Vintage Diplômée 2014

 

Bonjour, pourriez-vous vous présenter brièvement ?

Je m’appelle Audrey Coupé, j’ai 27 ans (enfin bientôt).

Pourquoi avoir fait le master mode ?

J’ai toujours été attirée par le commerce. La mode et plus particulièrement le textile sont des domaines qui me plaisent. Le master mode était l’occasion d’approfondir mes connaissances acquises en DUT mais dédiées à la mode. Il s’agissait à l’époque d’une formation récente soutenue par la MMMM et dont le réseau professionnel ne faisait que s’étendre.

Qu’est-ce que vous avez appris ?

Beaucoup de choses ! Mais je dirai que les cours de tendances, de matières, CRM sont celles qui m’apportent le plus dans mon travail au quotidien.

Quelles études précédant le master avez-vous effectuées ?

J’ai obtenu mon BAC ES en 2008. J’ai intégré le DUT Techniques de commercialisation à Marseille dans lequel j’ai effectué ma 2ème année en alternance aux Galeries Lafayette. Plutôt hésitante quant à mon devenir, j’ai décidé d’opter pour une formation générale et j’ai donc fait une Licence Economie Management Option Economie. Désireuse de perfectionner mon anglais, j’ai pris la décision de prendre une année de césure. J’ai travaillé 8 mois en tant que conseillère cliente chez SOLARIS afin d’économiser suffisamment d’argent nécessaire à mon projet. Et j’ai ensuite débarqué à Londres. Là-bas, j’étais serveuse et barmaid pendant 4 mois. Ayant décroché ma place au sein du MASTER MODE et TEXTILE, j’ai avec émotions quitté Londres pour intégrer le master en Septembre 2012

J’ai réalisé ma 1ere année à Aix et mon stage en Australie. La deuxième année, j’ai obtenu un stage en tant qu’assistante chef de produit. Je suis donc en poste dans cette entreprise depuis plus de 3 ans (stage compris).

Quel travail exercez-vous actuellement ?

Je suis depuis Mars 2016 en charge de la formation produit équipe terrain. Avant, j’étais assistante chef de produit puis chef de produit junior Maille & Chaine et trame. Je passe 90% de mon temps sur le terrain en France et à l’international pour former les équipes de vente à notre marque, à nos collections.

Missions principales :

– Rédiger les supports de formation et créer de nouveaux outils

– Communiquer l’ensemble des informations relatives aux produits et aux équipes de vente

– Former les équipes de vente à la marque, l’ADN, l’offre globale, les spécificités produits …

– Assurer le suivi de l’apprentissage sur chaque point de vente

– Accompagner le développement des indicateurs de performance des points de vente – Réaliser des analyses statistiques

– Assurer l’ensemble des retours aux services Produit/Style/Modélisme afin de faire progresser l’offre

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Alice Valat Stage DIOR Homme Visual Merchandising, 25 ans, originaire de Marseille !

Pourquoi avoir fait le master mode ?

J’ai toujours voulu travailler dans le secteur de la mode et du luxe. La qualité de la formation m’a conforté dans mon choix. J’ai été tout de suite séduite, je me suis trouvée épanouie. Les différents enseignements font écho à ma sensibilité et répondent à mon envie de pluridisciplinarité.

Qu’est-ce que vous avez appris ?

Les métiers du secteur de la mode demandent beaucoup de rigueur, de polyvalence, de dynamise, de créativité et d’esprit d’analyse. La formation et le corps enseignant nous permettent de développer toutes ces compétences pour être efficaces sur le marché de l’emploi.

Quelles études précédant le master avez-vous effectuées ?

Après un bac L je décide de suivre mon chemin littéraire et m’oriente vers un BTS communication. Deux années riches et formatrices qui m’ont permis de découvrir la communication et le marketing. Par la suite, j’ai souhaité me spécialiser dans la mode en intégrant le Bachelor commerce de la mode et de l’industrie du luxe à Toulouse à l’université III. Ce qui m’a permis de décrocher mon Bachelor et ma maîtrise. J’ai continué mon cursus à Marseille à la maison méditerranéenne des métiers de la mode.

Pourriez-vous nous parler de votre stage de 6 mois ?

Actuellement je suis en stage chez Christian DIOR Homme au département Visual Merchandising en tant qu’assistante Visual Merchandiser Europe / Moyen-Orient. Mes missions s’organisent autour du point de vente :

– participer activement aux display sur l’ensemble des boutiques parisiennes

– participation aux display pour la mise en place des showrooms de vente

– assister l’équipe VM dans la réalisation de newsletters et reporting

 

Marion Jourdan

Intervention de Jean Brice Garella

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Ce mercredi 17 mai, nous avons eu l’intervention de Jean-Brice Garella, dirigeant du groupe de prêt-à-porter Indies, JJ Garella et Bleu Blanc Rouge dont le siège se situe à Gardanne. Également co-fondateur du Master métiers de la mode et du textile avec Roland Kazan, il lui semblait nécessaire de participer à la création d’une formation de mode afin de pouvoir apporter son expérience de terrain.

Entreprise à caractère familial et artisanal de 100 employés, nous avions eu le privilège, avec la présence de notre professeur de textile Philippe Giani, de visiter les locaux en novembre dernier, et de rencontrer les salariés des différents services avec qui nous avions pu échanger.

Ce mercredi après-midi, Monsieur Garella nous a expliqué les différentes étapes importantes quant à la création d’une marque. Il a ainsi présenté la méthodologie à adopter, les différents outils de pilotage inhérents à une entreprise, et a également fait part des différentes problématiques qu’il rencontrait au quotidien dans son entreprise. Chaque idée, argument, étaient illustrés d’un exemple concret qu’il avait vécu ou vu.  Enfin, il nous a présenté le métier de chef de produit qui fait plutôt l’unanimité dans notre promotion 2016-2017 !

Véritable moment de partage, nous remercions monsieur Garella d’avoir pris le temps de nous rencontrer et d’avoir pu répondre à toutes nos questions.

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Mathilde Corbière

Simon Porte Jacquemus et La Maison méditerranéenne de la Mode présentent le festival «OpenMymed : Marseille Je t’aime »

Détails d’un week-end placé sous la protection de la Bonne Mère :

Vendredi : L’inauguration de l’exposition « Marseille je t’aime » au musée d’Art contemporain de Marseille 

Un couloir immaculé de blanc, et dès les premiers pas dans l’antre du Mac, l’allégorie que supposent les tournesols semés n’ont que force de crier l’amour de notre contrée. 

Les quelques pièces froissées et plaquées sont soutenues par des pinces à linge boisées, elles reposent et attendent de sécher. Comme sur un lavoir d’antan, aujourd’hui réinterprété sous la forme d’un cube blanc et d’un rond disposé tout contre. 

La mise en scène donne véritablement vie à la formule minimaliste de Simon lorsqu’il parle de lui : « J’aime le bleu, le blanc, les rayures, le soleil, les fruits, les ronds, la poésie, Marseille et les années 80 ». Et dès lors, on comprend, on le comprend.

Plus loin, les clichés de la campagne OpenmyMed pris dans les callanques de Marseille parent les murs d’une formidable densité de couleurs, une sorte de boule humaine diaprée perchée sur les collines de Provence.

Une variante à la campagne déjà shootée par Willi Dorner mettant en scène un entremêlement de modèles sur un banc à Paris, quelques mois auparavant. 

C’est un Simon tout de jaune vêtu à la fois souriant et gracieux, qui à son arrivée, se prête volontiers au jeu des photos et emplit le musée d’une onde de bienveillance et de sympathie dont on ne saurait comment l’en remercier. 

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Shérine
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Aurélia Vigouroux

SamediDédicace du livre « Marseille je t’aime » 

Il y a eu foule au sommet du toit-terasse de la cité Radieuse ce samedi 13 mai, où Simon et son équipe se sont installés. Une séance de dédicace y a eu lieu, et de nombreux adeptes ont fait le déplacement pour se voir parafer le livre Marseille je t’aime. Un manifeste artistique qui mêle photographies, collages, natures mortes et illustrations sur un air d’hymne à la Cité Phocéenne. 

Plus tard dans la soirée, un cocktail a réuni l’ensemble de l’équipe, rythmé par les plus grands airs des années 80. 

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Simon Porte

Dimanche : Défilé les Santons de Provence

Le défilé présentant la quinzième collection de Simon Porte « Les Santons de Provence » a investi le Fort Saint Jean du Mucem de Marseille. 

Les jeunes modèles étaient pour la plupart non expérimentés, le souhait du créateur que d’harmoniser chaque trait de son show, il avouera même émerveillé avoir choisi un modèle de son village natal Mallemort. 

Les premières notes de la Force du Destin de Verdi se font entendre, et au loin les larges chapeaux de canotiers s’avancent empruntant la passerelle sous un ciel à demi couvert, prêt à laisser place aux teintes orangées d’un merveilleux coucher de soleil. 

Les costumes de santons défilent les uns après les autres, le public est lui tout de suite épris par tant de poésie et la bande son n’a de cesse de nous transporter avec elle dans l’univers que Giono comme Pagnol ont si bien narré : le Sud.

Le « minot des sources » comme il a été surnommé par la presse au lendemain du défilé, a su réhabiliter à sa manière une figurine qui nous est chère : le santon. 

Et de quelle façon, son génie a été salué d’une ovation qui n’en démordait plus. 

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Une exposition mettant en scène ses performances en la forme de vidéos ludiques est abritée dans la chapelle Saint Jean du Mucem.

 Cet article me permet par ailleurs de remercier chaleureusement au nom du Master chacun des membres de la Maison Mode Méditerranée pour leur invitation et leur confiance, Maryline Vigouroux, Aurélia Vigouroux, Pascale Akiki, Coralie Tong ainsi qu’Audrey Vidarte. 

Crédit photos : Marion JOURDAN

Shérine BAKOUR

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