Mode In Marseille

Le blog des étudiants du Master Métiers de la Mode et du Textile

Catégorie : EVENTS & LIFESTYLE (Page 1 sur 8)

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OpenMyMed Prize – l’édition 2018 en partenariat avec Koché

La Maison Mode Méditerranée organise cette année la huitième édition du Prix OpenMyMed qui permet à des créateurs vivant dans un des pays du pourtour méditerranéen de se faire sélectionner par un jury, sélection qui permet de gagner un accompagnement ciblé sur le marketing, le business et la communication. Les lauréats pourront profiter d’un workshop de cinq jours, le Fashion Booster Campus, pendant lequel ils seront coachés par des professionnels de la mode jouissant d’une réputation internationale importante, dans l’objectif de développer leur marque à l’international.

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Grâce à l’appui de nombreux partenaires publics et privés ainsi qu’au succès des éditions précédentes, le festival – concours a acquis une considérable notoriété nationale et internationale. En parallèle, la MMM organise également la troisième édition du Festival OpenMyMed qui accueille cette année comme invitée d’honneur Christelle Kocher, créatrice et directrice de la marque Koché qui sera aux commandes de l’édition en cours. Christelle Kocher, que nous avons eu l’occasion de rencontrer en 2017 avec Lucien Pagès lors des rencontres de la mode organisées par la MMM et par notre Master des Métiers de la Mode, bénéficie d’une carte blanche qui lui permettra d’exprimer librement sa créativité et sa vision de la mode méditerranéenne.

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Un partenariat qui promet: Koché est une marque qui s’inspire de la « street-culture » ainsi que de l’art contemporain pour créer des collections acclamées et récompensées par la nomination à différents prix importants. L’inspiration et l’ouverture d’esprit de la créatrice sont ce qui rendent ce partenariat d’autant plus intéressant. Il ne reste qu’à attendre la première exposition qui se déroulera le 19 juin 2018 dans un lieu surprise.

Pour plus d’informations sur le festival nous vous invitons à consulter le site de la MMM: http://m-mmm.fr/Actualites/Festival-OpenMyMed-x-Koche

Fredi Caruso

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L’exposition « White Spirit » autour d’une couleur parfaite, Chateau Borély 14.09.17 – 07.01.18

«La mode est un éternel recommencement» disait Karl Lagerfeld. En effet, une vague blanche surgit sur les podiums de manière cyclique. Redevenant une tendance phare, le blanc apaise, pacifie, une recherche de la sérénité plus que bienvenue dans un environnement socio-politique relativement tourmenté. Intemporel et élégant comme son antagoniste le noir, le blanc exprime lui quelque chose de pur, d’innocent voir même de sacré. Evoquant légèreté et fraîcheur, il s’agit d’une couleur idéale pour l’été. En hiver également, la teinte de la neige et de la glace illumine notre garde-robe sinon très sombre.

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A travers une vingtaine de silhouettes Haute Couture et Prêt-à-Porter contribuant à  la thématique chromatique, le visiteur peut découvrir les caractéristiques stylistiques et techniques propres à chaque maison pour admirer la diversité et la richesse de ce monde blanc. Les pièces nous montrent d’abord que le blanc est riche en nuances : cassé, écru, ivoire, champagne n’en sont que quelques variantes. Ensuite le blanc permet d’innombrables possibilités en termes de styles : du chic, au festif jusqu’au sportif. Différentes matières et techniques diversifient encore sa richesse : satin, tuile, coton gaufré, organza irisée, broderies de perles, pour n’en nommer que quelques-unes.

Comme le blanc est l’une des couleurs les plus répandues dans le monde du textile et de l’habillement, l’exposition se veut de retracer son histoire par des illustrations : du drap antique, à la fameuse «chemise à la Reine» de Marie Antoinette jusqu’au sport-chic du XXème siècle.

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L’exposition est composée de quatre grandes parties.

En premier lieu le visiteur découvre un espace dédié à La robe de cocktail, occupant un statut particulier dans la garde-robe car elle permet la transition entre une tenue d’après-midi et une tenue de soirée plus formelle. Un deuxième espace est réservé à l’association du Noir et blanc, le tandem intemporel. Celui-ci est utilisé volontiers en tant que duo graphique par certains créateurs tels que Pierre Balmain et Hervé Léger qui en soulignent la structure et les effets graphiques. Chez Chanel, influencée par l’univers monacal, un style luxueusement dépouillé dote ce duo d’une allure mythique. Le visiteur découvrira également un espace consacré à la chaussure blanche, un incontournable que l’on retrouve dans les rues en même temps que sur les podiums et qui réussit à mettre fin à l’éternel antagonisme entre élégance et praticité. Finalement, la robe de mariée, symbole de pureté, est incontestablement la fantaisie ultime et la quintessence de l’esprit d’un créateur voire d’une maison, voilà pourquoi il était impossible de ne pas lui dédier un espace considérable dans l’exposition.

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L’exposition se tenant au 1er étage du Chateau Borély, les pièces en exposition sont positionnées de manière à ce que le visiteur puisse profiter non seulement de la mode mais également de l’ambiance et de l’architecture impressionnante du lieu.

L’exposition « White Spirit » se tient jusqu’au 7 janvier 2018 au Chateau Borély.

Pour plus d’informations : http://environnement.marseille.fr/node/759

Zhu Yiyun et Friederike Caruso

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L’essentiel Lifestore – plus qu’une boutique

Claire Grolleau, dirigeante et co-fondatrice de la marque Essentiel créée pour L’essentiel Lifestore ouvert en août dernier, a accepté lors de la première édition des Rendez-Vous M dans ce même lieu, de partager avec nous la philosophie de son concept moderne et innovant. Le but de cette conférence/afterwork organisée par les étudiants du Master 1 Métiers de la Mode, était d’échanger avec des professionnels sur l’effervescence des nouvelles villes mode et plus particulièrement de Marseille. Voici le récit d’un input précieux.

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Ayant effectué un parcours scientifique, notamment une formation en toxicologie de l’environnement, Claire Grolleau semble provenir d’un univers très éloigné de celui de la mode. Mais il s’agit d’une femme qui aime la créativité et la mode de façon instinctive et naturelle, car elle « aime la vie« . Les études scientifiques lui ayant conféré une considérable ouverture d’esprit, elle sait que bien des choses sont possibles lorsqu’on a une vision. Dans l’univers du développement durable depuis 30 ans, sa mission a été d’accompagner particuliers et entreprises dans la transition écologique. Madame Grolleau est à l’origine de la création de l’Ecolo-Crêche, pour citer un des nombreux exemples de son engagement. Pour elle, l’état de notre planète étant un reflet de l’état de notre société, le respect de l’homme et de la nature vont de pair

Consommatrice éco-responsable et végétarienne depuis 25 ans, elle s’est inspirée de sa vie quotidienne pour la conception de l’essentiel Lifestore. Il s’agit d’un lieu sympathique et naturellement chic où est proposé une consommation durable avec une offre de nombreux produits et services complémentaires : le client peut manger végétarien et bio, s’offrir de la mode durable, découvrir des cosmétiques biologiques et même consulter des naturopathes. L’approche met le bien-être et la santé au centre de l’expérience proposée par l’Essentiel Lifestore.

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La collection de vêtements « l’Essentiel » est constituée de pièces basiques. On y trouve des T-shirts avec des slogans parlants et des petites robes noires, classiques, indémodables et portables en toute occasion, toutes les saisons. Toutes les étapes, de la conception à  la mise en boutique, sont parfaitement respectueuses de l’environnement et de l’humain en vue d’aboutir à un produit hautement qualitatif assorti d’un prix « juste ».

Pourquoi Marseille? Pour notre interlocutrice c’est une ville intéressante et dynamique ou « encore beaucoup de choses sont possibles». La boutique profite de l’environnement naturel exceptionnel de la ville pour faire reconnecter les gens à la nature : juste devant la boutique le client aperçoit la mer. Plus loin entre les calanques et les ravissantes campagnes provençales, la nature de Marseille est en effet exceptionnelle. C’est cette nature dont est inspirée la décoration: le concept store est orné de poutres rappelant des troncs d’arbres, agrémenté d’une salle d’attente avec un sol en sable pour y mettre les pieds nus, le tout dans un style simple, épurée mais chaleureux avec un accent particulier sur les matières premières naturelles.

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Grolleau tient à préciser lors de la conférence qu’une vie saine et respectueuse de notre planète n’est aucunement contradictoire avec les plaisirs de la vie. Loin du discours moralisateur pesant de certains écologistes, elle accepte et aime les plaisirs, même futiles parfois, si importants. La mode doit rester plaisante, légère, mais elle peut l’être aussi dans le cadre d’une manière de consommer un peu plus sage, un peu plus responsable. Ne pas vivre au dépens d’autrui, ni de l’humain, ni du monde végétal ou animal : prendre soin de notre planète passe par cet impératif qui n’exclut aucunement les joies de la vie. La mode étant une industrie très polluante qui engendre une consommation phénoménale, il est devenu difficile d’éviter de tomber dans le piège de la fast fashion qui nous vends le rêve de toutes les nouvelles tendances à bas prix, mais qui se traduit finalement par un coût très élevé payé par notre planète. Pourtant, c’est notre mission d’exiger et donc d’engendrer un changement pour être des consommateurs qui aiment la mode et se font plaisir, sans en consommer au dépens d’autrui.

Notre intervenante constate en effet qu’une nouvelle conscience est en train de se développer, que ce soit au niveau des créateurs, des fabricants, des fournisseurs et même des consommateurs, le développement durable est entrain de prendre sa   place dans la mode et plus généralement dans l’esprit collectif. Un changement qui se fait de manière optimiste et passionnée, avec des concepts et des entreprises tel que l’Essentiel Lifestore.

Zhu Yiyun et Friederike Caruso

Photos: Chloé Nivet

Découverte du musée ethnographique de Budapest

Le musée d’ethnographie de Budapest nous offre à voir des collections de chaussures issues d’ethnies, de cultures et de pays différents.

Des pièces en pièces, divers thèmes sont abordés : l’importance des chaussures pour des occasions spéciales ouvre le bal, puis s’ensuit un bref topo sur l’emploi du pied nu, enfin l’adaptation de la chaussure face à l’environnement et au climat au sein des différentes communautés.

INDE

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La semelle en bois de cette sandale indienne protégeait le pied du sable chaud, et des roches. Toute la population indienne les portait, pauvres et riches confondus, cependant l’élite arborait des sandales au bois noble décoré de pierres précieuses, d’ivoire, d’argent ou d’or. L’épaisseur de la semelle était un indicateur du rang social.

HONGRIE

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Jusqu’à la fin du 20ème siècle, en Hongrie, une paire de bottes rouges pour les filles et noires pour les garçons était offerte à l’âge de leur confirmation. Elles étaient portées lors de festivités, cérémonies. Faites de cuir de vache et décorées de broderies, elles ont souvent une forte valeur sentimentale aux yeux de leur propriétaire et demandent plusieurs semaines de travail au bottier pour les réaliser.

LE PIED NU

L’habitude d’être pieds nus commença à disparaître chez les habitants urbains et ceux étant proches de la nature. La chaussure est définie en fonction du climat.

Pour la religion chrétienne, l’absence de chaussures est symbole d’humilité, de renoncement à toute forme de richesse. Dans le judaïsme, le pied nu est pratiqué lors d’un deuil.

Les musulmans retirent leurs chaussures à l’entrée des mosquées.

Le pied nu a une symbolique importante auprès de la religion Hindu.

Cette pratique facilite l’exercice de certains métiers notamment pour travailler l’argile et former la poterie, transformer les grappes en vin, ou les choux en choucroute. Dans l’industrie textile, le pied nu permet l’assouplissement du chanvre, le bobinage du fil, le tissage…

RUSSIE

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Superposer des chaussettes et bottes en fourrures de rennes était chose courante chez le peuple russe de Khanty. Il fallait, pendant la période de chasse, se prémunir contre le froid. Les chasseurs devaient traverser des zones enneigées ce qui justifie la hauteur des bottes. Traditionnellement, une décoration était cousue sous le genou pour les hommes et au niveau du pied et du bas de la jambe pour la femme.

Deux peaux de cerf constituent la semelle, les fourrures sont orientées respectivement vers l’intérieur de la chaussure pour l’une et face au sol pour l’autre, cela empêche de glisser mais aussi d’abimer le sol sur lequel ils marchent.

La distinction du pied gauche et droit n’est pas encore faite.

Pour préserver les pattes des chiens de traîneau du sol glacé, les esquimaux partent en excursion avec des chaussons fourrés.

JAPON

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3 types de chaussures :

  • La Zori, tressée en joncs.
  • La Geta, sculptée dans du bois et façonnée différemment en fonction du sexe et de l’occasion. La hauteur de la semelle varie selon le climat et indique aussi l’activité et la situation de la personne.
  • La Waraji, faite de paille, est principalement portée par les paysans travaillant dans les champs, et pour les longues randonnées. Le niveau de difficulté d’une randonnée est jugée au nombre de paires de Waraji usées lors de la balade.

AFRIQUE

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En Afrique les chaussures sont fait à partir de : peaux d’animaux, d’écorces et de bois pour les sols mouillés.

Les Touaregs, peuple nomade issu du Sahara, arborent 4 types de sandales, trois faites de cuir de chèvre ou de vache et une quatrième avec des semelles en bois et des sangles en cuir. Les semelles sont volontairement plus larges que les pieds afin de répartir le poids de manière équitable et de faciliter la marche dans le sable du désert. Elles sont arrondies au bout et concaves le long du pied.

MOCASSINS

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Ils étaient initialement utilisés pour des tâches dans des environnements sales ou humides notamment par les poissonniers, jardiniers, bateliers, commerçants, fermiers. Les personnes les portaient avec des bas en laine ou les fourraient de paille. Ils glissent facilement mais protègent les chaussures du froid ou des saletés.

ÉVOLUTION

La chaussure arborée était définie seulement par le travail ou l’environnement dans lequel les populations évoluaient. A partir du 19ème siècle émerge une volonté des élites de se différencier des autres classes, va s’ensuivre au début du 20ème siècle l’abandon du vêtement folklore et des chaussures traditionnelles. Tout ceci sera plus tard exacerbé par la mondialisation.

MARION JOURDAN

Collaboration: Swildens et Etam

Pour notre plus grand plaisir, la célèbre marque de lingerie française Etam, s’associe pour cette saison à la jeune créatrice parisienne Juliette Swildens.

La marque de prêt à porter et d’accessoires d’habitude empreinte d’une aura bohème chic, propose pour cette collaboration avec Etam, une collection de bain qui nous emmène sur la French Riviera des années 70. Résultat, des volants aériens, des maillots asymétriques aux couleurs tendances : blanc écru, jaune moutarde ou encore kaki – bref, des couleurs parfaites pour nos futures peaux bronzées!

Gros coup de coeur pour le maillot une pièce asymétrique imprimé «vol d’oiseau», inspiré d’ailleurs, d’une photographie de Marylin Monroe posant en maillot de bain « mouettes ».

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La date de sortie de cette collaboration ultra fraiche est annoncée pour début mai, mais aucune date précise n’a encore été donnée, donc patience…
STAY TUNED on vous donne l’info très prochainement!

Mathilde Corbière 

Journée Women DIOR

Après Paris, Londres, Florence, Dubai, New York, Hong Kong, Shanghai, Tokyo et Seoul, le 19 avril 2017 c’est dans la cité phocéenne que Christian Dior Couture a fait escale, à l’occasion de sa tournée mondiale Women@Dior.

Pour cette journée placée sous la thématique du Leadership au féminin : Quoi de mieux que la Villa Gaby, petit écrin Marseillais perché sur les bordures de la corniche, pour inviter 12 étudiantes issue de la « NOW GEN MED » à participer à cet événement ?

Ce fut l’opportunité pour toutes les convives, provenant de différentes formations du pourtour Méditerranéen (Israël, Maroc, France et Liban), de découvrir la maison Dior, de discuter en tête à tête avec les RH de l’entreprise et de présenter leur vision du Leadership.

A cette occasion, l’Université d’Aix-Marseille a fièrement été représenté par 4 étudiantes issues de la Licence professionnelle Mode, de la Faculté d’Economie et de Gestion, de l’IMPGT et du Master des Métiers de la Mode et du Textile.

Les participantes se souviendront d’une journée riche en échanges et en rencontres : « une occasion qui nous aura permis de partager un moment privilégié avec la maison Dior, d’étendre notre réseau professionnel et d’exprimer toute notre personnalité ».

Le Master des Métiers de la Mode et du Textile ne manquera pas de remercier la Maison Dior pour leur invitation et leur générosité et la MMMM pour son implication quotidienne dans la formation Méditerranéenne.

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Marine Dalmer, ambassadrice du Master pour la journée Women@Dior

#DiorInside #BuildYourFutureWithUs#EllesVMH

Kes-Kes

Kes Kes c’est avant tout avant une histoire, celle de Faycal, éditeur graphiste, et Hinda, décoratrice d’intérieur. Parisiens, frères et sœurs, tous deux en quête d’un projet professionnel plus humain, l’occasion de l’ouverture des Docks ne leur a pas échappé…

En 2015 ils lancent Kes Kes et réunissent sous ce concept-store, aux influences nordiques et au style définitivement brooklynite un amas d’objets venant des 4 quatre coins du monde. Accompagné de Thomas, directeur de boutique, ils ont mis en place un business model précurseur. Un sourcing, qui en plus d’être respectueux se soucie du bien être des deux parties. Ainsi ce sont des vraies collaborations qu’ils mettent en place avec leurs fournisseurs.

En exclusivité ils présentent avec l’artiste japonaise Keiko, une collection de kimono aux imprégnations bien provinciales à travers leurs motifs. À défaut de pouvoir assister à la saison des cherry blossoms au Japon, Kes kes nous offre une sélection japonisante à travers l’exposition du photographe Cyril Barbotin et une sélection de petits gadgets et friandises venant du pays au soleil levant.

C’est d’ailleurs ce qui fait la force, beauté et différence de Kes kes. Leur volonté de proposer aux clients les meilleures pièces aux meilleures conditions, se fait ressentir. C’est une énergie très Feng shui qui règne dans la boutique. Chaque objet à son origine et attend que vous lui créiez son histoire. Pas moins de 1800 produits n’attendent que vous, que vous souhaitiez décorer votre intérieur, trouver un cadeau atypique ou offrir un bijou et cela pour tous les budgets.

Notre sélection d’objet est faite pour vous aider :

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Anissa Berkani

 

La liste dévoilée des finalistes du LVMH Prize 2017

Mardi 28 mars 2017, nous découvrions la liste des huit finalistes du LVMH Prize 2017. Depuis sa création en 2013, ce prix a su rassembler près 3 000 candidatures, regroupant ainsi 102 nationalités.

Cette année, le jury est composé de neuf directeurs artistiques de maisons LVMH ainsi que d’experts du groupe :

J.W Anderson (directeur artistique de Loewe), Maria Grazia Chiuri (Directrice artistique de Dior), Nicolas Ghesquière (directeur artistique de Louis Vuitton), Marc Jacobs (directeur artistique de Marc Jacobs), Karl Lagerfeld (directeur artistique de Fendi), Humberto Leon & Carol Lim (directeurs artistiques de Kenzo), Phoebe Philo (directrice artistique de chez Céline), Riccardo Tisci (directeur artistique de Givenchy), Delphine Arnault (vice présidente LVMH), Jean-Paul Claverie (Conseiller de Bernard Arnault) et Pierre-Yves Roussel (Président directeur général LVMH Fashion Group)

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Ce jury se réunit afin d’élire le lauréat du prix « jeunes créateurs » qui remportera la somme de 300 000 euros ainsi qu’un suivi personnalisé sur une durée de douze mois à compter de la remise du prix. Le lauréat aura ainsi le privilège de bénéficier de plusieurs domaines d’expertise tels que la propriété intellectuelle, le sourcing, la production, la distribution, l’image et la communication, le marketing etc.

Focus sur ces huit créateurs prometteurs :

  • Antonin Tron

            Diplômé de l’Académie royale des Beaux Arts d’Anvers en 2008, ce designer a réalisé son apprentissage auprès du talentueux Raf Simons. Dès son retour à Paris, il travaille auprès de Louis Vuitton pour les collections homme, Givenchy pour les collections femme et la maison Balenciaga.

En 2016, il remporte le prix des Premières Collections de l’ANDAM (Association Nationale pour le Développement des Arts et de la Mode) et lance dans la même année son label ATLEIN. Durant ces années de travail, il a su tisser de très bonnes relations avec un fabricant de jersey dans l’est de la France avec qui il travaille aujourd’hui pour son propre label. Pour sa première collection, le créateur utilise une seule matière, le jersey dont il veut révéler toute la polyvalence.

Le label du créateur est commercialisé principalement en Europe, Asie, Etats-Unis ou bien sur les plateformes online comme Net-à-porter, Bergdorf Goodman ou Neiman Marcus.

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  • Marine Serre

            Originaire d’un petit village de Corrèze dans le centre de la France, son bac artistique en poche, la créatrice décide de partir à Marseille pour suivre un BTS en stylisme et création de mode. Trois ans après, elle intègre la Cambre Mode(s), de l’Académie belge du stylisme et de la création de mode dont elle est diplômée depuis 2016.

Elle a su faire ses armes auprès de grandes maisons telles que Martin Margiela, Christian Dior ou encore Balenciaga pour Demna Gvasalia actuellement.

Le succès de sa collection « Radical Call for Love » est inspirée de vêtements de luxe arabisants du XIX ème siècle (caftan, karakou, sarouel etc.) et des tendances sportives des 1990 et 2000, le tout orienté vers une mode futuriste. « Le sarouel, c’est un peu comme le jogging, c’est très contemporain » note la créatrice.

La multimarque « The Broken Arm » à Paris, a exposé et commercialisé cette collection à l’automne dernier pendant la Fashion Week.

Enfin,  il faut noter que la créatrice disputera le concours du festival de Hyères dans la catégorie Mode, fin avril.

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  • Maria Kazakova (Jankhoy)

            Brillant parcours pour cette créatrice russe de 29 ans : tout d’abord diplômée de la Bristish Higher school of Art & Design à Moscou, elle partira à Londres où elle intègrera un programme d’un an à la prestigieuse école Central Saint Martin. Par la suite, elle étudiera pendant 2 ans à l’école Parsons « Fashion Design and Society program ».

Maria Kazakova est très attachée au savoir-faire (broderies complexes et délicates, techniques de perlage, de tissage et de crochet) ainsi qu’aux matières.

Son travail est basé sur la recherche, et est issu d’une réflexion de l’état actuel de la Mode au sein de la société. Elle veut ainsi réinstaurer les valeurs du savoir-faire tout en célébrant l’importance d’une diversité culturelle, ethnique et esthétique.

Sa marque JAHNKOY est un melting-pot de sa personnalité, son héritage culturel et du quotidien. Sa première collection « The Displaced »  fait référence à la disparition de la culture du vêtement avec l’arrivé de la fast fashion et de ses conséquences. La deuxième a été la réalisation d’une collection capsule avec Puma de vêtements et baskets, avec des techniques bien particulières et customisée avec des cristaux Swarovski.

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  • Molly Goddard

            Cette londonienne de 28 ans est également diplômée de l’école Central St Martins, avec une spécialisation dans le tricot.

Ses collections sont souvent inspirées des tenues de soirée, des habits du dimanche et font référence aux grandes occasions et au passage à l’âge adulte. Quant à la réalisation de ses créations, elle utilise des techniques traditionnelles de confection manuelle comme le plissage à la main, ruché, crochet etc.

Ses collections ont été présentées dans des boutiques de renom, comme Dover Street Market (Londres, New York, Singapore), Trading Museum Comme des Garçons (Tokyo, Paris), Club 21 (Singapore, Malaysia), Boon the shop (Séoul) etc.

En 2016, elle a remporté le prix du talent émergent aux Fashion Awards.

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  • Nabil El-Nayal

            Ce créateur d’origine syrienne, arrive à l’âge de 14 ans dans la capitale anglaise. Son succès débute en 2008, lorsqu’il travaille en tant que « chercheur auprès du directeur de la création » chez Burberry Prorsum. L’année suivante, il collabore avec la marque « River Island » dont la collection s’est vendue en seulement 3 jours. Pour sa collection de fin d’études, le créateur a été sélectionné par Harrods dans le cadre d’une plateforme de ses lancements 2010. En 2011, la marque Nabil Ayal est née, et a fait ses débuts lors de la Fashion Week de Londres.

En 2015, il a notamment été sélectionné par le LVMH Prize et il a été invité à défiler pendant la semaine Mode de Paris où son talent a été très apprécié auprès de grandes personnalités comme Nicolas Ghesquière, Karl Lagerfeld, Dephine Arnault (vice-présidente adjointe de Louis Vuitton) ou Sarah Mower (chroniqueuse régulière pour l’édition américaine Vogue)

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  • Kozaburo Akasaka

            Kozaburo Akasaka est un jeune styliste de 33 ans qui a étudié à Londres à la célèbre école de stylisme Saint Martins College of Art. Son diplôme de premier cycle en poche, Kozaburo décide de partir à New-York où il travaillera avec le petit protégé d’Anna Wintour : Thom Browne. Une fois cette expérience de terrain acquise, il décide de se concentrer sur le développement de sa propre esthétique vestimentaire. Il reprend donc un master de stylisme à l’école Parsons de New-York où il ne manquera pas de se faire remarquer car son travail de fin d’études remportera le défilé VFiles Printemps-été 2016. Sa vie new-yorkaise lui a permis faire évoluer son style intemporel et contemporain mais ayant grandi au Japon c’est une empreinte japonaise qui ressort le plus de ses créations, plus précisément le Japon des années 90, années où le créateur vivait encore là bas.

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  • Yoon Ahn

            Cette créatrice américano-coréenne née aux Etats Unis où elle a étudié le graphisme, est actuellement basée à Tokyo. C’est ici qu’elle a développé son label de création expérimentale de bijoux et de vêtements « Ambush » lancé en collaboration avec Verbal (son compagnon) en 2008. Le très influent Pharrel Williams est allé jusqu’à choisir la jeune créatrice pour travailler avec lui sur la campagne adidas Superstar. En bref, nous allons continuer à entendre parler de cette jeune fille pleine de talent car elle a figuré en 2015 et 2016 parmi les 500 principaux influenceurs de la mode mondiale ! Ces créations sont à retrouver en France dans le célèbre concept store parisien Colette.

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  • Cecilie Rosted Bahnsen

Cecilie est une designer de mode danoise qui a récemment obtenu un Master au Royal College of Art de Londres. Cette dernière a travaillé avec les plus grands, notamment pour le sulfureux John Galliano en tant qu’assistante directe du couturier. Elle décide en 2015 de lancer sa marque éponyme inspirée des silhouettes très féminines des Expositions Mondiales des années 20 et de celles des années 90 (période de son adolescence). Cecilie travaille énormément la technique de fabrication de ses pièces et joue des transparences et des opacités de ces dernières. À l’arrivée ses collections sont empreintes d’élégance tout en s’ancrant dans la modernité.

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Pour savoir qui succèdera à la talentueuse Wales Bonner, gagnante du LVMH Prize 2016, rendez-vous le 16 juin 2017 pour l’annonce du gagnant et la remise du prix à  Paris.

Théa Courtial et Mathilde Corbière

 

Saison printemps-été 2017

Après une semaine de mars plus que douce à siroter des cafés en terrasses comme si nous étions en plein mois de mai, nous étions obligées de nous pencher sur les tendances mode de la saison printemps-été qui arrive! 

Au programme pour notre premier moodboard printanier : des imprimés fleuris (repérés sur le défilé Chloé) et des coupes fluides pour un look très seventies !

 

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Chemise en soie, Comptoirs des Cotonniers, 145€

Boucles d’oreilles fleurs, Mango, 12,99€

Perfecto & pantalon fleuris, Sézane, 155€ & 95€

Lunettes de soleil, Céline, 280€

Headband, WAXetc, 25€

Fauteuil en rotin, Maison du monde KAWA, 199,90€

Jupon, Karl Marc John, 75€

Sac Demi Lune, APC, 430€ »

 Pour plus d'inspiration Liberty rendez-vous sur la page Pinterest

 

 

Minute culture !

De passage à Paris, le master mode ne pouvait pas manquer l’expo mode du moment : « Tenue correcte exigée, quand le vêtement fait scandale » au musée des Arts Décoratifs.

Cette exposition retrace, à travers des pièces iconiques, les scandales vestimentaires que notre société a connus. On y retrouve d’un côté, les premiers pantalons pour femmes, les mini-jupes, les splendides smoking Yves Saint Laurent… et de l’autre les pièces qui bravent tous les interdits : trop voyantes, trop déchirées, trop transparentes, trop courtes…

La mode est codifiée depuis toujours mais la transgression de cette dernière nous permet de nous questionner sur l’impact de ces pièces « scandaleuses » dans l’histoire de la mode. Le détournement de ces codes ne serait-il par une constante de la nature humaine?

Cette exposition très riche (400 vêtements et accessoires) fait sensiblement écho au cours donné par l’historienne de mode Catherine Ormen en début d’année qui a su en quelques jours nous donner une vraie culture mode.

Vous pouvez retrouver cette superbe exposition jusqu’au 23 avril 2017 au Musée des Arts Décoratifs à Paris.

Plus d’infos ici : http://www.lesartsdecoratifs.fr/francais/musees/musee-des-arts-decoratifs/actualites/expositions-en-cours/mode-et-textile/tenue-correcte-exigee-quand-le-vetement-fait-scandale/

Pour ceux qui n’auront pas la chance de monter à la capitale d’ici là, on vous propose une visite guidée avec Jean Paul Gaultier 😉

http://www.lemonde.fr/m-mode/video/2016/11/29/tenue-correcte-exigee-quand-le-vetement-fait-scandale-visitez-l-exposition-avec-jean-paul-gaultier_5040261_4497335.html

 

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Mathilde Corbière 

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