Mode In Marseille

Le blog des étudiants du Master Métiers de la Mode et du Textile

Catégorie : CULTURE (Page 1 sur 5)

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Samia Ziadi ouvre le festival Anti_Fashion avec son projet « République »

Samia Ziadi, que nous avions rencontré il y a quelques semaines lors de nos Rendez-Vous M, nous a présenté son projet « République » jeudi, au cœur de la cité de la Viste, dans le 15ème arrondissement de Marseille.

Samia est née à Colmar, mais elle est arrivée très tôt à Marseille. Après des études de peintre en lettre et en graphisme, elle fait ses premiers pas dans la décoration de plateaux télévisés et de cinéma où elle se découvre un intérêt pour la mise en scène et pour les jeux de lumière. Curieuse, elle croise les disciplines, mélange les arts, et se tourne vers la mode, en autodidacte. Très vite, elle est repérée par Jean-Charles de Castelbajac, grâce à ses vêtements qu’elle met en scène à travers la photographie, le graphisme et la vidéo, sous forme de collage, dans des univers décalés.

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Pour elle, le vêtement n’est pas seulement un objet de mode. Il est didactique, porteur de message. Samia est une créatrice engagée, à l’image de son projet de grande envergure qu’elle nomme « République ». Samia veut toucher, questionner, amener à la réflexion, sans discours ni jugement, elle veut parler aux jeunes, qu’elle considère comme peu représentés au sein de la société.

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Cette République, Samia la matérialise sous la forme d’une immense robe, longue de plus de 10 mètres, composée d’un corps doré, surmonté du mot REPUBLIQUE en sequin brodé, d’un foulard retravaillé en matière plastique (intitulé « je te vois ») orné des mots LIBERTE et FRATERNITE, et d’une grande manche, faite de t-shirts généreusement donnés et déjà portés, aux couleurs du drapeau français, de la taille d’un HLM, en haut duquel la mannequin était perchée.

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« République, je t’ai imaginée, dessinée, habillée, je t’ai fait venir jusqu’à moi, à Marseille »

Que signifie la République aujourd’hui ? C’est un terme qui revient souvent, mais a-t-il encore un sens pour la jeunesse ? A travers cette installation, c’est une question d’identité sociale, politique et religieuse qui se pose.

La présentation de ce projet était accompagnée d’une performance de la chanteuse Nawel Ben  Kraiem, qui nous a offert à travers ses textes un message de tolérance et de diversité.

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Samia Ziadi, créatrice du Projet République

 

 

Chloé NIVET

Image de couverture : © Samia ZIADI

Crédits photos : © Chloé NIVET

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Les rendez-vous M – Jeudi 3 mai 2018 Entre appropriation et appréciation culturelle, où se trouve la limite ?

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Début mai, les étudiants en première année du master des métiers de la mode et du textile ont organisé la deuxième édition des « rdv m », rendez-vous sous forme d’afterwork, ouverts à tous qui, au cours de discussions avec des professionnels de la mode invités par les étudiants, discutent de sujets d’actualité en rapport avec le domaine.

Lors du premier évènement, la conférence s’était portée sur l’influence de Marseille en tant que nouvelle ville mode et de l’importance du métissage culturel, caractéristique de la cité Phocéenne. C’est donc tout naturellement que ce deuxième rendez-vous s’est porté une nouvelle fois sur l’influence des mixités culturelles sur la mode, en invitant de nombreux acteurs du secteur de la mode ayant un attrait à la question de l’appropriation culturelle pour venir en discuter avec nous, autour d’une table ronde.

Ainsi, le but n’était pas de donner un avis, bon ou mauvais, mais bel et bien de soulever des interrogations sous forme de partage d’expérience, sans avoir la prétention de vouloir apporter de solution définitive.

Qu’est-ce que l’appropriation culturelle ?

L’appropriation culturelle est un phénomène mis en lumière dans les années 1980, avec le début des études postcoloniales. Il trouve ses racines dans l’histoire de l’oppression des minorités. C’est un sujet vaste qui aujourd’hui ne touche pas seulement la mode : L’appropriation culturelle est présente dans bien des domaines et se défini comme telle, quand une culture minoritaire se voit copiée par une culture dominante, en reprenant ses codes, sans se poser la question de l’identité originelle et symbolique de ceux-ci, les réduisant seulement à des objets de consommation « trendy ». Le problème est que, bien souvent, le sens de l’élément importé se perd, et se transforme en un objet purement esthétique et folklorique, qualifié d’exotique, renforçant les clichés et les stéréotypes qui peuvent déjà être présents.

Ainsi, la limite entre appréciation et appropriation culturelle est très légère et évidement tout aussi subjective. L’ambition de cette rencontre était, au travers des témoignages de chacun, de prendre conscience de ce phénomène, et de comprendre où pouvait se trouver cette limite. Comment faire de la mode un jeu de mixité et de métissage, tout en respectant l’intégrité et la dignité de chaque individu concerné ?

La mode comme hommage ?

Dans un premier lieu, il en a été convenu qu’une « bonne » appréciation culturelle selon Léo Peralta s’en tient, entre autre, à l’amour que l’on va mettre dans notre projet. Léo est un jeune créateur venu d’Amérique du Sud, et installé depuis quelques années à Marseille. Ses créations sont un mélange d’inspirations et de tissus d’origines diverses, et pour lui, mode et mixité peuvent être parfaitement juxtaposés si l’on créé avec notre cœur, si durant des voyages des rencontres, nous avons été touchés par des histoires, des paysages, des couleurs, que nous voulons à notre tour transmettre, partager, retranscrire sur un vêtement ou un accessoire. Pour lui, il n’est pas question d’appropriation ou d’exploitation, mais bel et bien de rendre hommage à des personnes croisées, des endroits visités.

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Pour le trio créatif de Bellesunce, aussi présent pour l’occasion, il est là aussi question d’hommage. Bellesunce est une jeune marque purement marseillaise, fondée par trois copines, Mathilde, Juliette et Pauline, marseillaises et fières de l’être. Chez Bellesunce, la mode s’inspire de Marseille et s’en joue : les vêtements nous parlent du vrai Marseille, version authentique. La marque, avec la nouvelle collection masculine « Ligne soixante-dix », présentée durant la soirée, veut mettre en avant les hommes de Marseille et leur style éclectique, aux inspirations multiples, qui font la richesse de la ville et en parlent avec beaucoup d’amour : « On souhaitait rendre hommage aux garçons de la ville de Marseille et à leurs styles qui nous plaisent tant ». Bellesunce s’est aussi inspirée de ces hommes de la MPM, qui œuvrent chaque jour pour la ville en reprenant les codes de leurs uniformes, comme pour leur dire merci.

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Le vêtement, témoin d’authenticité et d’histoire ?

Cette quête d’authenticité est aussi le créneau d’Isabelle Crampes, fondatrice du site en ligne De Toujours. De Toujours s’attache à ne commercialiser que des produits authentiques et à en faire des vêtements de mode, tout en en rappelant constamment l’histoire, pour ne pas en perdre les racines, et ne pas dénaturer les vêtements ou accessoires. Pour Isabelle Crampes, les vêtements traditionnels peuvent très bien être portés par des tiers, étrangers à une culture particulière, à condition que l’on soit conscient de l’histoire du vêtement, de son origine, de ce pourquoi il était utilisé à la base. Chez De Toujours, tout est véritable, et pour Isabelle Crampes, « l’appropriation permet la survie ou la redécouverte d’une civilisation, d’une tradition, le maintien d’une histoire ».

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Marie-Antoinette, étudiante en Master des Métiers de la Mode et du Textile nous a présenté, au côté de Safae et Sofia, marocaines, et Yiyun chinoise, son habit traditionnel sénégalais. Pour elle, le maintien de l’habit traditionnel est très significatif. Il permet de porter son histoire, à même le corps, l’histoire de ses ancêtres. Il permet de se souvenir d’où l’on vient et de ce que les générations passées ont fait pour que l’on arrive là où on en est. Elle nous dit « L’appropriation culturelle, ce n’est pas seulement porter un vêtement dans le cadre de la mode, c’est porter un vêtement dans le cadre de l’histoire. Et moi mon histoire c’est le orange, c’est le vert, c’est le bleu, c’est le noir, mais c’est aussi le blanc ».

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L’appropriation culturelle met-elle des barrières entre les gens, ou au contraire, rapproche-t-elle les peuples ?

Yiyun, également étudiante en première année de Master, perçoit plutôt l’appropriation culturelle comme une barrière à l’échange interculturel. Yiyun nous a présenté au cours de la soirée, son habit traditionnel Chinois, le Qipao robe très typique de la culture et de la mode chinoise, qui était autrefois un signe d’émancipation chez les femmes. Cette robe fait partie des éléments les plus utilisés et détournés de la culture chinoise. Le Qipao incarne une beauté réservée, une élégance raffinée, mais bien souvent, ces élément sont vulgarisés par les réappropriations occidentales, ce qui fut le cas il y a quelques années sur un défilé Victoria Secret. Pour elle, « quand on méconnait une culture, on a tendance à en ignorer la diversité. On perpétue les stéréotypes en reprenant quelques éléments emblématiques et on les magnifie, dramatise. C’est vrai que les clichés font partie de la réalité, mais il n’y a pas que ça et c’est triste que la plupart des gens s’arrêtent à cela. En fait, au-delà de mettre certains habits ou coiffes, ce qui entraîne la vraie frustration, c’est le manque de volonté de s’intéresser en profondeur à une culture ».

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Pourtant, les barrières interculturelles, certains en font leur combat, comme Samia Ziadi, artiste et créatrice de mode autodidacte qui fait passer dans son travail un message engagé. Son thème? La république. Mais une république qui incarne une mode sans frontière. Elle travaille le vêtement comme un support étendard pour poser des questions sur des sujets forts et actuels tels que la jeunesse, la migration, la religion, l’identité sociale.

Et les grandes maisons dans tout ça ?

Au fil de la discussion, l’inévitable sujet de la haute couture est entré en compte. Le domaine du luxe n’y échappe pas, et les mises en scène de certains créateurs sont souvent pointées du doigt sur les podiums. Certains se sont par exemple sentis offensés par l’utilisation des dreadlocks en 2015 par Marc Jacobs, du wax par Burberry et Stella McCartney, ou encore du turban dastar chez Gucci, qui, maladroitement, perpétuent une certaine idée colonialiste du pillage des cultures minoritaires. Une remarque est soulevée dans l’assemblée : Très souvent si l’on croise une femme Arabe, coiffée d’un voile, ou une femme Africaine portant l’habit traditionnel, elle va être dévisagée, car elle ne rentre pas dans les codes occidentaux. En revanche, si une jeune femme blanche porte ces mêmes attributs, elle est « stylée ». C’est exactement la même chose qui est reprochée dans les défilés.

Petite mise en situation : est-il légitime d’acheter des babouches griffées à 500€? Oui, non, peut-être. A cette question, Léo Peralta s’exclame, non sans faire rire l’audience : « Si tu aimes vraiment les babouches, va les acheter au marché de Noailles ! »

Finalement, il ne faut pas oublier que nous faisons partie intégrante du système de mondialisation, et que ces emprunts participent aux métissages de nos sociétés. Ainsi, comme l’a noté Claude Lévi-Strauss, l’identité est un bricolage constant fait d’influences diverses dont nous sommes constamment traversés. L’ère ultra connectée dans laquelle nous évoluons nous ouvre en grand la porte de l’échange. Pour qu’il y ait un véritable échange, il faut qu’il y ait une véritable volonté d’apprendre de l’autre, nécessitant une éducation et une prise de conscience collective.

Nous souhaitons remercier tous les intervenants qui ont fait de cette soirée un terrain d’échange et de partage :

  • Leo Peralta, styliste de mode

http://leoperaltacouture.tumblr.com/

  • Isabelle Crampes, fondatrice de De Toujours

http://www.detoujours.com/

  • Samia Ziadi, Styliste de mode

https://www.instagram.com/samia_ziadi/?hl=fr

  • Pauline, Mathilde et Juliette de la marque Bellesunce

www.bellesunce.com

  • Erwan Colin, fondateur de la marque de montre Shammane

www.shammane.com

  • Damien Saison, créateur de bijoux et accessoires
  • Marie-Antoinette, Safae, Sofia et Yiyun pour leurs témoignages

Merci aussi au VV pour son accueil et ses délicieuses préparations,

Enfin, merci à Passionata, De Toujours, Maison Lejaby, PasSage, et Yiyun pour les cadeaux qu’ils nous ont offert pour l’évènement !

Chloé Nivet

Crédit photo : Chloé Nivet

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Visite Exposition Mode – « Que je t’aime ! » Du 17 Février au 27 Mai 2018 Château Borély

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Il y a quelques jours, les étudiants du master ont eu la chance d’assister à une visite commentée de l’exposition « Que je t’aime ! » au musée des arts décoratifs, de la faïence et de la mode du château Borély.

Cette exposition se déroule dans le cadre des rendez-vous culturels MP2018, dont le fil rouge est l’Amour.

C’est donc tout naturellement que la mode intervient sur ce thème. En effet, au célèbre adage « dis-moi ce que tu portes, je te dirais qui tu es », ici, la quarantaine de pièces présentée semble plutôt nous dire « Dis-moi ce que tu portes, je te dirais comment tu aimes »… Ainsi on découvre que, grâce à différents symboles, différentes formes et couleurs, le vêtement nous permet de parler, de délivrer un message, qui est, à travers cette riche exposition, plus que jamais amoureux.

Dans les années 1980 la Maison Mode Méditerranée, avec l’impulsion de Maryline Vigouroux, s’est créée une petite collection de pièces de créateurs, au sein d’un établissement dédié à la Mode : L’Espace Mode. Situé auparavant sur la Canebière, l’Espace Mode ferme en 2010 pour venir s’installer au Château Borély et se renommer « Musée de la Mode ». Regroupant aujourd’hui plus de 8000 pièces de collection, le Musée de la Mode organise des expositions temporaires qui se relayent tous les quatre mois avec une thématique changeante.

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Comme une fleur…

Pour cette exposition, plusieurs salles se succèdent dans le château le long d’un parcours thématique, mettant en scène l’amour sous différentes formes, images, symboles… C’est ainsi que la visite commence avec la représentation de la fleur. On y voit la nature, la forme, la couleur sur des robes du soir. La féminité en ressort et met en valeur la femme. Pour Dior c’est la tulipe, et pour Balenciaga le Cyclamen. La Rose elle, est la fleur star des années 50.

Les passionnés de fleurs ne manquent pas dans le monde de la création. Amoureux de végétaux et jardins, Dior puise son inspiration dans les fleurs pour dessiner la silhouette  de la femme idéale, représentée notamment par sa ligne Corolle en 1947, qu’il renommera par la suite New Look. Dior cherche à renouer avec les contraintes du corps et remet au goût du jour la guêpière qui donne une taille fine, fait des hanches épanouies et remonte la poitrine.

Grand maître de la haute couture, Balenciaga, quant à lui, exprime son amour par la robe du soir de taffetas en soie qu’il visualise comme le cyclamen, fleur symbole d’un sentiment durable.

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Que serait l’amour sans son iconique robe de Mariée?

Ce n’est que depuis le dogme de l’immaculée conception que la robe se fait blanche, symbole de pureté. La robe de mariée a beaucoup évolué avec les époques et les modes. Le Musée Borély nous propose donc 4 robes différentes, très représentatives de leurs périodes, symboles de l’art nouveau, de l’art déco, du style empire, mais aussi du retour à l’antique, au lendemain de la révolution. A partir des années 70, la robe de mariée, avec la femme se libère. Les superpositions offrent de jolies illusions optiques en jouant sur les longueurs et les drapées. Et le voile, progressivement, est remplacé par le capuchon.

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Couleur de fantaisie par excellence, le rose est pourtant une couleur ambiguë et acidulée, qui est à la fois romantique et érotique, notamment exploitée par l’univers de lingerie et de la beauté. Cet ensemble du soir, robe corsetée et pantalon, réalisé par Alexandre McQueen pour Givenchy, traduit l’amour du créateur pour les pièces historiques mais réinterprétées dans un esprit moderne.

Rouge Ardent

Le rose est très présent sur les robes de soirée, mais il se voit peu à peu remplacé par le rouge, qui se décline sous plusieurs teintes reconnaissable, comme le rouge Valentino, ou le rouge Louboutin.

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Longtemps associé aux courtisanes et aux demi-mondaines, le rouge ne commence à être apprécié qu’à partir de la première guerre mondiale. Dynamique, passionnant et séduisant, il devient une couleur de signature pour les grandes maisons de luxe.

Ces robes, au niveau de la création, sont souvent très libres, et ce encore plus dans les années 80, où le désir est d’amener la haute couture dans le prêt-à-porter, avec des finitions fait main.

Le coeur est très en vogue également : Symbole par excellence de l’amour, il est très présent notamment dans les collections d’Yves Saint Laurent et chez le styliste Franck Sorbier. Mais on le retrouve aussi sur les dessous de Chantal Thomass ou sur les créations de la Marseillaise Fred Sathal, avec son pantalon « signal d’amour », à la frontière entre mode et art. 

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Noir séduction…

Autre couleur, autre signification… Par l’approche du noir, l’amour se fait plus subtil, plus sensuel, mais aussi, certainement plus joueur. Le corps se libère, et l’amour prend des allures charnelles et voluptueuses. Ce que Gaultier matérialisera avec son célèbre bustier. Le noir est partout et se porte en toute occasion. Il est symbole de séduction suprême.

La dentelle, quant à elle, donne un caractère plus frivole et léger. Plus doux et sophistiqué. Dans les années 50, les belles ne sont qu’en dentelle, et la femme se pare de volants romantiques, dans un style épure ou au contraire, très ornemental, se jouant alors d’un côté chic et glamour, en toute transparence…

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Finalement, l’habit vient dire nos sentiments profonds ou nos humeurs d’un jour, il habille nos vies et nos histoires de cœur. Premières rencontres, premier « rendez-vous », dîner aux chandelles pour déclarer sa flamme ou la rallumer, serment solennel pour le meilleur et pour le pire… chaque tenue, par sa couleur et ses matières, s’accorde à notre envie de séduire. A moins que l’on ne choisisse de la porter pour notre seul plaisir.

Le musée Borély Dédié aux Arts Décoratifs, le musée présente dans les espaces du Château Borély, fastueuse bastide du XVIII ͤ siècle, une sélection de deux mille cinq-cents œuvres : mobilier, céramiques, verres, tapisseries, objets d’art, objets exotiques rares, design et collections de mode, du XVIII ͤ siècle à nos jours.

Musée des Arts Décoratifs, de la Faïence et de la Mode

134, Avenue Clot Bey – Château Borély – 13008 Marseille

Tél : 04 91 55 33 60

Horaires : du mardi au dimanche de 10h à 18h

Chloé Nivet

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OpenMyMed Prize – l’édition 2018 en partenariat avec Koché

La Maison Mode Méditerranée organise cette année la huitième édition du Prix OpenMyMed qui permet à des créateurs vivant dans un des pays du pourtour méditerranéen de se faire sélectionner par un jury, sélection qui permet de gagner un accompagnement ciblé sur le marketing, le business et la communication. Les lauréats pourront profiter d’un workshop de cinq jours, le Fashion Booster Campus, pendant lequel ils seront coachés par des professionnels de la mode jouissant d’une réputation internationale importante, dans l’objectif de développer leur marque à l’international.

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Grâce à l’appui de nombreux partenaires publics et privés ainsi qu’au succès des éditions précédentes, le festival – concours a acquis une considérable notoriété nationale et internationale. En parallèle, la MMM organise également la troisième édition du Festival OpenMyMed qui accueille cette année comme invitée d’honneur Christelle Kocher, créatrice et directrice de la marque Koché qui sera aux commandes de l’édition en cours. Christelle Kocher, que nous avons eu l’occasion de rencontrer en 2017 avec Lucien Pagès lors des rencontres de la mode organisées par la MMM et par notre Master des Métiers de la Mode, bénéficie d’une carte blanche qui lui permettra d’exprimer librement sa créativité et sa vision de la mode méditerranéenne.

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Un partenariat qui promet: Koché est une marque qui s’inspire de la « street-culture » ainsi que de l’art contemporain pour créer des collections acclamées et récompensées par la nomination à différents prix importants. L’inspiration et l’ouverture d’esprit de la créatrice sont ce qui rendent ce partenariat d’autant plus intéressant. Il ne reste qu’à attendre la première exposition qui se déroulera le 19 juin 2018 dans un lieu surprise.

Pour plus d’informations sur le festival nous vous invitons à consulter le site de la MMM: http://m-mmm.fr/Actualites/Festival-OpenMyMed-x-Koche

Fredi Caruso

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L’exposition « White Spirit » autour d’une couleur parfaite, Chateau Borély 14.09.17 – 07.01.18

«La mode est un éternel recommencement» disait Karl Lagerfeld. En effet, une vague blanche surgit sur les podiums de manière cyclique. Redevenant une tendance phare, le blanc apaise, pacifie, une recherche de la sérénité plus que bienvenue dans un environnement socio-politique relativement tourmenté. Intemporel et élégant comme son antagoniste le noir, le blanc exprime lui quelque chose de pur, d’innocent voir même de sacré. Evoquant légèreté et fraîcheur, il s’agit d’une couleur idéale pour l’été. En hiver également, la teinte de la neige et de la glace illumine notre garde-robe sinon très sombre.

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A travers une vingtaine de silhouettes Haute Couture et Prêt-à-Porter contribuant à  la thématique chromatique, le visiteur peut découvrir les caractéristiques stylistiques et techniques propres à chaque maison pour admirer la diversité et la richesse de ce monde blanc. Les pièces nous montrent d’abord que le blanc est riche en nuances : cassé, écru, ivoire, champagne n’en sont que quelques variantes. Ensuite le blanc permet d’innombrables possibilités en termes de styles : du chic, au festif jusqu’au sportif. Différentes matières et techniques diversifient encore sa richesse : satin, tuile, coton gaufré, organza irisée, broderies de perles, pour n’en nommer que quelques-unes.

Comme le blanc est l’une des couleurs les plus répandues dans le monde du textile et de l’habillement, l’exposition se veut de retracer son histoire par des illustrations : du drap antique, à la fameuse «chemise à la Reine» de Marie Antoinette jusqu’au sport-chic du XXème siècle.

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L’exposition est composée de quatre grandes parties.

En premier lieu le visiteur découvre un espace dédié à La robe de cocktail, occupant un statut particulier dans la garde-robe car elle permet la transition entre une tenue d’après-midi et une tenue de soirée plus formelle. Un deuxième espace est réservé à l’association du Noir et blanc, le tandem intemporel. Celui-ci est utilisé volontiers en tant que duo graphique par certains créateurs tels que Pierre Balmain et Hervé Léger qui en soulignent la structure et les effets graphiques. Chez Chanel, influencée par l’univers monacal, un style luxueusement dépouillé dote ce duo d’une allure mythique. Le visiteur découvrira également un espace consacré à la chaussure blanche, un incontournable que l’on retrouve dans les rues en même temps que sur les podiums et qui réussit à mettre fin à l’éternel antagonisme entre élégance et praticité. Finalement, la robe de mariée, symbole de pureté, est incontestablement la fantaisie ultime et la quintessence de l’esprit d’un créateur voire d’une maison, voilà pourquoi il était impossible de ne pas lui dédier un espace considérable dans l’exposition.

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L’exposition se tenant au 1er étage du Chateau Borély, les pièces en exposition sont positionnées de manière à ce que le visiteur puisse profiter non seulement de la mode mais également de l’ambiance et de l’architecture impressionnante du lieu.

L’exposition « White Spirit » se tient jusqu’au 7 janvier 2018 au Chateau Borély.

Pour plus d’informations : http://environnement.marseille.fr/node/759

Zhu Yiyun et Friederike Caruso

Découverte du musée ethnographique de Budapest

Le musée d’ethnographie de Budapest nous offre à voir des collections de chaussures issues d’ethnies, de cultures et de pays différents.

Des pièces en pièces, divers thèmes sont abordés : l’importance des chaussures pour des occasions spéciales ouvre le bal, puis s’ensuit un bref topo sur l’emploi du pied nu, enfin l’adaptation de la chaussure face à l’environnement et au climat au sein des différentes communautés.

INDE

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La semelle en bois de cette sandale indienne protégeait le pied du sable chaud, et des roches. Toute la population indienne les portait, pauvres et riches confondus, cependant l’élite arborait des sandales au bois noble décoré de pierres précieuses, d’ivoire, d’argent ou d’or. L’épaisseur de la semelle était un indicateur du rang social.

HONGRIE

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Jusqu’à la fin du 20ème siècle, en Hongrie, une paire de bottes rouges pour les filles et noires pour les garçons était offerte à l’âge de leur confirmation. Elles étaient portées lors de festivités, cérémonies. Faites de cuir de vache et décorées de broderies, elles ont souvent une forte valeur sentimentale aux yeux de leur propriétaire et demandent plusieurs semaines de travail au bottier pour les réaliser.

LE PIED NU

L’habitude d’être pieds nus commença à disparaître chez les habitants urbains et ceux étant proches de la nature. La chaussure est définie en fonction du climat.

Pour la religion chrétienne, l’absence de chaussures est symbole d’humilité, de renoncement à toute forme de richesse. Dans le judaïsme, le pied nu est pratiqué lors d’un deuil.

Les musulmans retirent leurs chaussures à l’entrée des mosquées.

Le pied nu a une symbolique importante auprès de la religion Hindu.

Cette pratique facilite l’exercice de certains métiers notamment pour travailler l’argile et former la poterie, transformer les grappes en vin, ou les choux en choucroute. Dans l’industrie textile, le pied nu permet l’assouplissement du chanvre, le bobinage du fil, le tissage…

RUSSIE

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Superposer des chaussettes et bottes en fourrures de rennes était chose courante chez le peuple russe de Khanty. Il fallait, pendant la période de chasse, se prémunir contre le froid. Les chasseurs devaient traverser des zones enneigées ce qui justifie la hauteur des bottes. Traditionnellement, une décoration était cousue sous le genou pour les hommes et au niveau du pied et du bas de la jambe pour la femme.

Deux peaux de cerf constituent la semelle, les fourrures sont orientées respectivement vers l’intérieur de la chaussure pour l’une et face au sol pour l’autre, cela empêche de glisser mais aussi d’abimer le sol sur lequel ils marchent.

La distinction du pied gauche et droit n’est pas encore faite.

Pour préserver les pattes des chiens de traîneau du sol glacé, les esquimaux partent en excursion avec des chaussons fourrés.

JAPON

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3 types de chaussures :

  • La Zori, tressée en joncs.
  • La Geta, sculptée dans du bois et façonnée différemment en fonction du sexe et de l’occasion. La hauteur de la semelle varie selon le climat et indique aussi l’activité et la situation de la personne.
  • La Waraji, faite de paille, est principalement portée par les paysans travaillant dans les champs, et pour les longues randonnées. Le niveau de difficulté d’une randonnée est jugée au nombre de paires de Waraji usées lors de la balade.

AFRIQUE

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En Afrique les chaussures sont fait à partir de : peaux d’animaux, d’écorces et de bois pour les sols mouillés.

Les Touaregs, peuple nomade issu du Sahara, arborent 4 types de sandales, trois faites de cuir de chèvre ou de vache et une quatrième avec des semelles en bois et des sangles en cuir. Les semelles sont volontairement plus larges que les pieds afin de répartir le poids de manière équitable et de faciliter la marche dans le sable du désert. Elles sont arrondies au bout et concaves le long du pied.

MOCASSINS

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Ils étaient initialement utilisés pour des tâches dans des environnements sales ou humides notamment par les poissonniers, jardiniers, bateliers, commerçants, fermiers. Les personnes les portaient avec des bas en laine ou les fourraient de paille. Ils glissent facilement mais protègent les chaussures du froid ou des saletés.

ÉVOLUTION

La chaussure arborée était définie seulement par le travail ou l’environnement dans lequel les populations évoluaient. A partir du 19ème siècle émerge une volonté des élites de se différencier des autres classes, va s’ensuivre au début du 20ème siècle l’abandon du vêtement folklore et des chaussures traditionnelles. Tout ceci sera plus tard exacerbé par la mondialisation.

MARION JOURDAN

Minute culture !

De passage à Paris, le master mode ne pouvait pas manquer l’expo mode du moment : « Tenue correcte exigée, quand le vêtement fait scandale » au musée des Arts Décoratifs.

Cette exposition retrace, à travers des pièces iconiques, les scandales vestimentaires que notre société a connus. On y retrouve d’un côté, les premiers pantalons pour femmes, les mini-jupes, les splendides smoking Yves Saint Laurent… et de l’autre les pièces qui bravent tous les interdits : trop voyantes, trop déchirées, trop transparentes, trop courtes…

La mode est codifiée depuis toujours mais la transgression de cette dernière nous permet de nous questionner sur l’impact de ces pièces « scandaleuses » dans l’histoire de la mode. Le détournement de ces codes ne serait-il par une constante de la nature humaine?

Cette exposition très riche (400 vêtements et accessoires) fait sensiblement écho au cours donné par l’historienne de mode Catherine Ormen en début d’année qui a su en quelques jours nous donner une vraie culture mode.

Vous pouvez retrouver cette superbe exposition jusqu’au 23 avril 2017 au Musée des Arts Décoratifs à Paris.

Plus d’infos ici : http://www.lesartsdecoratifs.fr/francais/musees/musee-des-arts-decoratifs/actualites/expositions-en-cours/mode-et-textile/tenue-correcte-exigee-quand-le-vetement-fait-scandale/

Pour ceux qui n’auront pas la chance de monter à la capitale d’ici là, on vous propose une visite guidée avec Jean Paul Gaultier 😉

http://www.lemonde.fr/m-mode/video/2016/11/29/tenue-correcte-exigee-quand-le-vetement-fait-scandale-visitez-l-exposition-avec-jean-paul-gaultier_5040261_4497335.html

 

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Mathilde Corbière 

EXPOSITION au Château Borély MISSION MODE, STYLES CROISES

Marseille accueille du 16 septembre 2016 jusqu’au 15 janvier 2017 au 132, avenue Clôt-Bey. 13008 Marseille; Mission mode, une double exposition inédite dans le département des Bouches-du-Rhône sur les répercussions du style militaire sur la mode civile, donnant aux citoyens la possibilité de porter des tenues teintées d’une touche d’élégance originale et raffinée.

C’est au Musée des arts décoratifs de Marseille et au Musée de la Légion étrangère à Aubagne que se tient cette ostentation de styles croisés.

Consacrée à l’histoire de l’apparence militaire et ses influences sur la garde-robe civile, l’emblématique Château Borély et son décor admirable de la seconde moitié du XVIIIe siècle nous offre la possibilité d’observer en détail des pièces remarquables des années 1920 à aujourd’hui, réalisées par des  créateurs de mode de renom, c’est un véritable voyage à travers le temps, un régal pour les yeux !

Avec la contribution de la Maison Méditerranéenne des Métiers de la Mode Marseille (MMMM), le Musée de la Mode de la Ville de Paris, la Collection Didier Ludot et la Collection Jean Charles de Castelbajac ainsi que le Palais Galliera; des célèbres maisons, sont présentées telles que : Hermès, Chanel, Louis Vuitton, Christian Dior, Jean Paul Gauthier, Chloé, Courrèges, Kenzo, Sonia Rykiel, Bensimon, Max Mara, Thierry Mugler.

Les œuvres que vous pourrez admirer sont sélectionnées autour de quatre thématiques distinctes : thèmes camouflage, kaki, militaire et  saharienne (y est notamment présentée la fameuse saharienne d’Yves Saint Laurent).

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Une étudiante du Master Métiers de la Mode et du Textile nous parle de son expérience de visite :

«  Cette visite fut une réelle sensibilisation sur l’influence des uniformes militaires sur la mode contemporaine. En effet, il est aisé de pouvoir distinguer au cours de la visite, des correspondances entre des modèles d’uniformes militaires et des looks contemporains.

On constate que le code militaire est très présent et a su s’imposer en dehors de ses frontières, il s’exprime au travers de poches à revers plaquées, la ceinture, les épaulettes, la fourragère, la couleur kaki, mais aussi le fameux imprimé camouflage et j’en passe…

On se rend vraiment compte de l’évolution du style militaire et de l’histoire qui lui sont rattachées. Quand on apprend que couleur la kaki est apparue en 1846, après qu’un soldat britannique en mission en Inde ait teint son uniforme avec de la boue et des plantes ;  c’est fou !

Sans parler de la salle contenant l’exposition de la saharienne, avec sa ré-interprétation par Yves Saint Laurent en 1968 ; où nous avons pu observer cette curieuse garde-robe adoptée à l’origine dans les pays arides par les troupes coloniales. Une garde-robe qui allie parfaitement le confort, la résistance et la légèreté.

Ce qui m’a également marqué, c’est l’inspiration que les créateurs ont eu pour réaliser ces chefs-d’œuvre. Comme par exemple, la présentation du modèle bohémien chic de Louis Vuitton par Marc Jacobs, composée d’une veste quatre poches et d’une minijupe. Il a associé les matières de camouflages kaki, des boutons, une perruque afro mais aussi un barda faisant référence à la guerre ».

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(Autour de la saharienne, tailleur Marc Jacobs pour Louis Vuitton )


Marion Jourdan et Léva Larbi

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ANATOMIE D’UNE COLLECTION – PALAIS GALLIERA, PARIS

Dans notre série des expositions mode du moment, on se retrouve au Palais Galliera, pour l’exposition « anatomie d’une collection ».

Au travers de ce retour dans le temps, l’objectif n’est pas de comprendre l’évolution du vêtement mais l’importance de celui-ci. Certes, on retrouve des pièces de toutes les époques, de tous les sexes, âges, et de tous les vestiaires. Des pièces uniques, du corset de la reine Marie-Antoinette en passant par les premières robes de Paul Poiret jusqu’aux créations fantasques du mystérieux Martin Margiela.

Non, ici, pas d’ordre chronologique mais un enchainement de pièces emblématiques, apparentées à de véritables reliques.
Car ce qu’à voulu transmettre le musée de la mode de Paris au travers de cette exhibition, est que finalement les créateurs de ces vêtements ne sont que des fantômes de leurs créations, que les étiquettes griffées ne sont que futiles informations, et que la véritable beauté, le réel intérêt de ces accoutrements résident dans l’histoire des propriétaires et leurs tempéraments, et de l’instant pour lequel a été porté ce vêtement.

Pour plus d’informations: http://www.palaisgalliera.paris.fr/fr/expositions/anatomie-dune-collection

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Pause culture – Fashion Forward aux arts déco

Pause culture !

De passage dans la capitale, nous en avons forcément profité pour arpenter les expos du moment, et on commence aux arts déco avec deux événements: tout d’abord et surtout FASHION FORWARD, une retrospective des plus grands acteurs de la mode sur trois siècles, mais aussi la fun et emblématique Barbie.

Pour ceux qui nous auraient suivis, vous savez que nous avons eu des cours d’histoire de la mode avec la spécialiste et historienne du sujet, Catherine Ormen. L’exposition temporaire aux arts décoratifs en est l’illustration même et vient compléter tout le savoir transmis par cette dernière.

En effet, l’exposition nous plonge dans l’éclosion de la mode en France, à commencer par la période de la régence. Au fil de l’exposition, on suit ainsi les évolutions selon les moeurs, la situation politique ou encore le type de pouvoir en place à une époque donnée influençant alors le type de toilettes. Ainsi des prémices du textile, on voyage de la robe à la Française dotée d’une pièce d’estomac, à l’anglaise puis à la Polonaise. On peut également apercevoir les premières crinolines en osier, puis des silhouettes en « faux-cul » pour ensuite se plonger au coeur des années 20 où règne la silhouette filiforme d’une femme en quête d’indépendance. Plus encore, nous sommes ensuite immergés dans le préambule ce qui allait être la Haute-Couture avec le visionnaire Charles Frédérick Worth et les premières créations des grandes maisons de notre époque telles que Chanel, Dior, Yves Saint Laurent mais aussi Madeleine Vionnet, Elsa Schiaparelli ou encore Balanciaga pour ensuite clôturer cette exploration à travers le temps par une sélection des plus belles créations de ces mêmes maisons.

En conclusion une exposition émerveillante certes, mais tout de même décevante.
Émerveillante par la beauté des pièces présentées, mais décevante par la pauvreté des explications les accompagnant, et donc finalement de la durée de l’exposition.

Si vous souhaitez vous imprégner du sujet véritablement:
http://livre.fnac.com/a3583477/Catherine-Ormen-Breve-histoire-de-la-mode
https://www.amazon.fr/Lart-mode-Catherine-Ormen/dp/2850886424

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