Mode In Marseille

Le blog des étudiants du Master Métiers de la Mode et du Textile

Catégorie : FASHION (Page 1 sur 10)

rendez

Les rendez-vous M – Jeudi 3 mai 2018 Entre appropriation et appréciation culturelle, où se trouve la limite ?

31957110_1747318052025125_6756434025662906368_o

Début mai, les étudiants en première année du master des métiers de la mode et du textile ont organisé la deuxième édition des « rdv m », rendez-vous sous forme d’afterwork, ouverts à tous qui, au cours de discussions avec des professionnels de la mode invités par les étudiants, discutent de sujets d’actualité en rapport avec le domaine.

Lors du premier évènement, la conférence s’était portée sur l’influence de Marseille en tant que nouvelle ville mode et de l’importance du métissage culturel, caractéristique de la cité Phocéenne. C’est donc tout naturellement que ce deuxième rendez-vous s’est porté une nouvelle fois sur l’influence des mixités culturelles sur la mode, en invitant de nombreux acteurs du secteur de la mode ayant un attrait à la question de l’appropriation culturelle pour venir en discuter avec nous, autour d’une table ronde.

Ainsi, le but n’était pas de donner un avis, bon ou mauvais, mais bel et bien de soulever des interrogations sous forme de partage d’expérience, sans avoir la prétention de vouloir apporter de solution définitive.

Qu’est-ce que l’appropriation culturelle ?

L’appropriation culturelle est un phénomène mis en lumière dans les années 1980, avec le début des études postcoloniales. Il trouve ses racines dans l’histoire de l’oppression des minorités. C’est un sujet vaste qui aujourd’hui ne touche pas seulement la mode : L’appropriation culturelle est présente dans bien des domaines et se défini comme telle, quand une culture minoritaire se voit copiée par une culture dominante, en reprenant ses codes, sans se poser la question de l’identité originelle et symbolique de ceux-ci, les réduisant seulement à des objets de consommation « trendy ». Le problème est que, bien souvent, le sens de l’élément importé se perd, et se transforme en un objet purement esthétique et folklorique, qualifié d’exotique, renforçant les clichés et les stéréotypes qui peuvent déjà être présents.

Ainsi, la limite entre appréciation et appropriation culturelle est très légère et évidement tout aussi subjective. L’ambition de cette rencontre était, au travers des témoignages de chacun, de prendre conscience de ce phénomène, et de comprendre où pouvait se trouver cette limite. Comment faire de la mode un jeu de mixité et de métissage, tout en respectant l’intégrité et la dignité de chaque individu concerné ?

La mode comme hommage ?

Dans un premier lieu, il en a été convenu qu’une « bonne » appréciation culturelle selon Léo Peralta s’en tient, entre autre, à l’amour que l’on va mettre dans notre projet. Léo est un jeune créateur venu d’Amérique du Sud, et installé depuis quelques années à Marseille. Ses créations sont un mélange d’inspirations et de tissus d’origines diverses, et pour lui, mode et mixité peuvent être parfaitement juxtaposés si l’on créé avec notre cœur, si durant des voyages des rencontres, nous avons été touchés par des histoires, des paysages, des couleurs, que nous voulons à notre tour transmettre, partager, retranscrire sur un vêtement ou un accessoire. Pour lui, il n’est pas question d’appropriation ou d’exploitation, mais bel et bien de rendre hommage à des personnes croisées, des endroits visités.

31912140_1747318495358414_1684914184162115584_n    31946651_1747315978691999_8940256760594169856_n

Pour le trio créatif de Bellesunce, aussi présent pour l’occasion, il est là aussi question d’hommage. Bellesunce est une jeune marque purement marseillaise, fondée par trois copines, Mathilde, Juliette et Pauline, marseillaises et fières de l’être. Chez Bellesunce, la mode s’inspire de Marseille et s’en joue : les vêtements nous parlent du vrai Marseille, version authentique. La marque, avec la nouvelle collection masculine « Ligne soixante-dix », présentée durant la soirée, veut mettre en avant les hommes de Marseille et leur style éclectique, aux inspirations multiples, qui font la richesse de la ville et en parlent avec beaucoup d’amour : « On souhaitait rendre hommage aux garçons de la ville de Marseille et à leurs styles qui nous plaisent tant ». Bellesunce s’est aussi inspirée de ces hommes de la MPM, qui œuvrent chaque jour pour la ville en reprenant les codes de leurs uniformes, comme pour leur dire merci.

31517234_1747315765358687_5463155128716492800_o

Le vêtement, témoin d’authenticité et d’histoire ?

Cette quête d’authenticité est aussi le créneau d’Isabelle Crampes, fondatrice du site en ligne De Toujours. De Toujours s’attache à ne commercialiser que des produits authentiques et à en faire des vêtements de mode, tout en en rappelant constamment l’histoire, pour ne pas en perdre les racines, et ne pas dénaturer les vêtements ou accessoires. Pour Isabelle Crampes, les vêtements traditionnels peuvent très bien être portés par des tiers, étrangers à une culture particulière, à condition que l’on soit conscient de l’histoire du vêtement, de son origine, de ce pourquoi il était utilisé à la base. Chez De Toujours, tout est véritable, et pour Isabelle Crampes, « l’appropriation permet la survie ou la redécouverte d’une civilisation, d’une tradition, le maintien d’une histoire ».

31947214_1747316212025309_5888027308115099648_n

Marie-Antoinette, étudiante en Master des Métiers de la Mode et du Textile nous a présenté, au côté de Safae et Sofia, marocaines, et Yiyun chinoise, son habit traditionnel sénégalais. Pour elle, le maintien de l’habit traditionnel est très significatif. Il permet de porter son histoire, à même le corps, l’histoire de ses ancêtres. Il permet de se souvenir d’où l’on vient et de ce que les générations passées ont fait pour que l’on arrive là où on en est. Elle nous dit « L’appropriation culturelle, ce n’est pas seulement porter un vêtement dans le cadre de la mode, c’est porter un vêtement dans le cadre de l’histoire. Et moi mon histoire c’est le orange, c’est le vert, c’est le bleu, c’est le noir, mais c’est aussi le blanc ».

31957236_1747317865358477_1108010019435053056_n

L’appropriation culturelle met-elle des barrières entre les gens, ou au contraire, rapproche-t-elle les peuples ?

Yiyun, également étudiante en première année de Master, perçoit plutôt l’appropriation culturelle comme une barrière à l’échange interculturel. Yiyun nous a présenté au cours de la soirée, son habit traditionnel Chinois, le Qipao robe très typique de la culture et de la mode chinoise, qui était autrefois un signe d’émancipation chez les femmes. Cette robe fait partie des éléments les plus utilisés et détournés de la culture chinoise. Le Qipao incarne une beauté réservée, une élégance raffinée, mais bien souvent, ces élément sont vulgarisés par les réappropriations occidentales, ce qui fut le cas il y a quelques années sur un défilé Victoria Secret. Pour elle, « quand on méconnait une culture, on a tendance à en ignorer la diversité. On perpétue les stéréotypes en reprenant quelques éléments emblématiques et on les magnifie, dramatise. C’est vrai que les clichés font partie de la réalité, mais il n’y a pas que ça et c’est triste que la plupart des gens s’arrêtent à cela. En fait, au-delà de mettre certains habits ou coiffes, ce qui entraîne la vraie frustration, c’est le manque de volonté de s’intéresser en profondeur à une culture ».

31913941_1747317045358559_2372487509939585024_n31934757_1747317568691840_6938877514773168128_n

Pourtant, les barrières interculturelles, certains en font leur combat, comme Samia Ziadi, artiste et créatrice de mode autodidacte qui fait passer dans son travail un message engagé. Son thème? La république. Mais une république qui incarne une mode sans frontière. Elle travaille le vêtement comme un support étendard pour poser des questions sur des sujets forts et actuels tels que la jeunesse, la migration, la religion, l’identité sociale.

Et les grandes maisons dans tout ça ?

Au fil de la discussion, l’inévitable sujet de la haute couture est entré en compte. Le domaine du luxe n’y échappe pas, et les mises en scène de certains créateurs sont souvent pointées du doigt sur les podiums. Certains se sont par exemple sentis offensés par l’utilisation des dreadlocks en 2015 par Marc Jacobs, du wax par Burberry et Stella McCartney, ou encore du turban dastar chez Gucci, qui, maladroitement, perpétuent une certaine idée colonialiste du pillage des cultures minoritaires. Une remarque est soulevée dans l’assemblée : Très souvent si l’on croise une femme Arabe, coiffée d’un voile, ou une femme Africaine portant l’habit traditionnel, elle va être dévisagée, car elle ne rentre pas dans les codes occidentaux. En revanche, si une jeune femme blanche porte ces mêmes attributs, elle est « stylée ». C’est exactement la même chose qui est reprochée dans les défilés.

Petite mise en situation : est-il légitime d’acheter des babouches griffées à 500€? Oui, non, peut-être. A cette question, Léo Peralta s’exclame, non sans faire rire l’audience : « Si tu aimes vraiment les babouches, va les acheter au marché de Noailles ! »

Finalement, il ne faut pas oublier que nous faisons partie intégrante du système de mondialisation, et que ces emprunts participent aux métissages de nos sociétés. Ainsi, comme l’a noté Claude Lévi-Strauss, l’identité est un bricolage constant fait d’influences diverses dont nous sommes constamment traversés. L’ère ultra connectée dans laquelle nous évoluons nous ouvre en grand la porte de l’échange. Pour qu’il y ait un véritable échange, il faut qu’il y ait une véritable volonté d’apprendre de l’autre, nécessitant une éducation et une prise de conscience collective.

Nous souhaitons remercier tous les intervenants qui ont fait de cette soirée un terrain d’échange et de partage :

  • Leo Peralta, styliste de mode

http://leoperaltacouture.tumblr.com/

  • Isabelle Crampes, fondatrice de De Toujours

http://www.detoujours.com/

  • Samia Ziadi, Styliste de mode

https://www.instagram.com/samia_ziadi/?hl=fr

  • Pauline, Mathilde et Juliette de la marque Bellesunce

www.bellesunce.com

  • Erwan Colin, fondateur de la marque de montre Shammane

www.shammane.com

  • Damien Saison, créateur de bijoux et accessoires
  • Marie-Antoinette, Safae, Sofia et Yiyun pour leurs témoignages

Merci aussi au VV pour son accueil et ses délicieuses préparations,

Enfin, merci à Passionata, De Toujours, Maison Lejaby, PasSage, et Yiyun pour les cadeaux qu’ils nous ont offert pour l’évènement !

Chloé Nivet

Crédit photo : Chloé Nivet

0

Women@Dior 2018 – Partage d’expérience Sofia About

dior-women-programme-mentorat-1-1

Women@Dior est un programme de mentoring traitant de sujets comme « Empowerment, Education and Elevation ». Ce séminaire de 2 jours organisé à Paris les 12 et 13 Mars a réuni 200 jeunes étudiantes venant de part et d’autre du globe : États-Unis, Amérique Latine, Europe, Asie… 

Deux étudiantes de notre promotion ont eu l’honneur d’être sélectionnées pour participer à ce programme cette année. Sofia About, nous a raconté le déroulé de ces 2 jours enrichissants ainsi que ses ressentis, entourée des acteurs de cette prestigieuse maison.

Nous avons eu une première sélection faite par le directeur du master M. Rolland Kazan. Les critères de sélection de Dior étant : une jeune femme « Talentueuse, Ambitieuse et Généreuse ». 6 étudiantes de la promotion ont été sélectionnées, moi y compris.  Par la suite, un entretien téléphonique a eu lieu avec la RH Christian Dior Couture, qui m’a posé des questions sur mon parcours (formation et expériences professionnelles). Elle m’a annoncé la nouvelle en fin d’appel, ma candidature était sélectionnée,  je recevais donc le planning en début de soirée.

0

Lundi  Le 12 Mars en arrivant, nous ont été attribués nos badges, les plannings et bracelet avec 3 équipes  : les bracelet argentés, les dorés et enfin les noirs.  Suite à cela nous avons rencontré les Mentors (personnes travaillants chez Dior) et les Mentee (étudiantes) autour du petit-déjeuner. La conférence a débuté par l’histoire et l’évolution de la maison Dior, de 1961 à nos jours.

Nous avons ensuite été divisées par groupe suivant la couleur de nos bracelets.  Ayant un bracelet gris, j’ai participé à « The Art of Empowerment ». J’ai découvert la joaillerie Dior avec une présentation vidéo de Victoire de Castellane, directrice Artistique Joaillerie qui expliquait d’où elle puisait son inspiration. Par la suite, la styliste Dior nous a fait une démonstration d’assemblage des tenues avec les pièces de la dernière collection. Nous avons eu droit à une tenue par jour du Lundi au Dimanche avec les pièces phares de la maison.  Enfin, la dernière intervenante sociologue a traité de l’intelligence émotionnelle.

Suite à la pause déjeuner, les conférences ont poursuivi sur le thème des inégalités des femmes dans le monde avec  « The Women Foundation ».

En milieu d’après-midi nous avons à nouveau été divisées par groupes et avons visité les salons M. Dior et les ateliers de la maison.

La journée s’est clôturée avec des retours d’expérience de collaborateurs.

0

Mardi  La journée a débuté avec une succession de conférences  sur «Vitae, a sculpture on the moon », projet de sculpture sur la lune regroupant des milliers d’empreintes de personne dans le monde afin de symboliser l’humanité.  S’en est suivi une succession de conférences sur l’art de l’éloquence « The Power of Voice » , l’art des poèmes avec « My Destiny as a Star » et enfin l’histoire de l’art dans le secteur de la mode.

En milieu d’après-midi nous avons à nouveau été divisées en groupe selon nos bracelets. Mon groupe a suivi le programme « The Art of Elevating ». Il s’agissait d’intervention de 3 manageuses qui nous ont fait part de leur parcours personnel et professionnel au sein de la maison, les difficultés auxquelles elles ont fait face etc. Ce fut très enrichissant car elles nous ont donné les clés de leur réussite malgré les obstacles qu’elles ont pu rencontrer.

Nous avons clôturé la rencontre avec Emmanuelle Favre, RH Dior Couture et Maria Grazia Chiuri, directrice artistique de la maison qui a expliqué où elle puisait son inspiration avant de répondre à nos questions.

Sofia About

DSCF3486

Visite Exposition Mode – « Que je t’aime ! » Du 17 Février au 27 Mai 2018 Château Borély

DSCF3486

Il y a quelques jours, les étudiants du master ont eu la chance d’assister à une visite commentée de l’exposition « Que je t’aime ! » au musée des arts décoratifs, de la faïence et de la mode du château Borély.

Cette exposition se déroule dans le cadre des rendez-vous culturels MP2018, dont le fil rouge est l’Amour.

C’est donc tout naturellement que la mode intervient sur ce thème. En effet, au célèbre adage « dis-moi ce que tu portes, je te dirais qui tu es », ici, la quarantaine de pièces présentée semble plutôt nous dire « Dis-moi ce que tu portes, je te dirais comment tu aimes »… Ainsi on découvre que, grâce à différents symboles, différentes formes et couleurs, le vêtement nous permet de parler, de délivrer un message, qui est, à travers cette riche exposition, plus que jamais amoureux.

Dans les années 1980 la Maison Mode Méditerranée, avec l’impulsion de Maryline Vigouroux, s’est créée une petite collection de pièces de créateurs, au sein d’un établissement dédié à la Mode : L’Espace Mode. Situé auparavant sur la Canebière, l’Espace Mode ferme en 2010 pour venir s’installer au Château Borély et se renommer « Musée de la Mode ». Regroupant aujourd’hui plus de 8000 pièces de collection, le Musée de la Mode organise des expositions temporaires qui se relayent tous les quatre mois avec une thématique changeante.

DSCF3499

Comme une fleur…

Pour cette exposition, plusieurs salles se succèdent dans le château le long d’un parcours thématique, mettant en scène l’amour sous différentes formes, images, symboles… C’est ainsi que la visite commence avec la représentation de la fleur. On y voit la nature, la forme, la couleur sur des robes du soir. La féminité en ressort et met en valeur la femme. Pour Dior c’est la tulipe, et pour Balenciaga le Cyclamen. La Rose elle, est la fleur star des années 50.

Les passionnés de fleurs ne manquent pas dans le monde de la création. Amoureux de végétaux et jardins, Dior puise son inspiration dans les fleurs pour dessiner la silhouette  de la femme idéale, représentée notamment par sa ligne Corolle en 1947, qu’il renommera par la suite New Look. Dior cherche à renouer avec les contraintes du corps et remet au goût du jour la guêpière qui donne une taille fine, fait des hanches épanouies et remonte la poitrine.

Grand maître de la haute couture, Balenciaga, quant à lui, exprime son amour par la robe du soir de taffetas en soie qu’il visualise comme le cyclamen, fleur symbole d’un sentiment durable.

30850396_1889930187692435_953846686_o

Que serait l’amour sans son iconique robe de Mariée?

Ce n’est que depuis le dogme de l’immaculée conception que la robe se fait blanche, symbole de pureté. La robe de mariée a beaucoup évolué avec les époques et les modes. Le Musée Borély nous propose donc 4 robes différentes, très représentatives de leurs périodes, symboles de l’art nouveau, de l’art déco, du style empire, mais aussi du retour à l’antique, au lendemain de la révolution. A partir des années 70, la robe de mariée, avec la femme se libère. Les superpositions offrent de jolies illusions optiques en jouant sur les longueurs et les drapées. Et le voile, progressivement, est remplacé par le capuchon.

30073030_1731321803624750_2388091025858121976_o

RoseGirly

Couleur de fantaisie par excellence, le rose est pourtant une couleur ambiguë et acidulée, qui est à la fois romantique et érotique, notamment exploitée par l’univers de lingerie et de la beauté. Cet ensemble du soir, robe corsetée et pantalon, réalisé par Alexandre McQueen pour Givenchy, traduit l’amour du créateur pour les pièces historiques mais réinterprétées dans un esprit moderne.

Rouge Ardent

Le rose est très présent sur les robes de soirée, mais il se voit peu à peu remplacé par le rouge, qui se décline sous plusieurs teintes reconnaissable, comme le rouge Valentino, ou le rouge Louboutin.

30743075_1731322140291383_2549671028354180563_n

Longtemps associé aux courtisanes et aux demi-mondaines, le rouge ne commence à être apprécié qu’à partir de la première guerre mondiale. Dynamique, passionnant et séduisant, il devient une couleur de signature pour les grandes maisons de luxe.

Ces robes, au niveau de la création, sont souvent très libres, et ce encore plus dans les années 80, où le désir est d’amener la haute couture dans le prêt-à-porter, avec des finitions fait main.

Le coeur est très en vogue également : Symbole par excellence de l’amour, il est très présent notamment dans les collections d’Yves Saint Laurent et chez le styliste Franck Sorbier. Mais on le retrouve aussi sur les dessous de Chantal Thomass ou sur les créations de la Marseillaise Fred Sathal, avec son pantalon « signal d’amour », à la frontière entre mode et art. 

31056922_1731322280291369_6920892823348786186_n

Noir séduction…

Autre couleur, autre signification… Par l’approche du noir, l’amour se fait plus subtil, plus sensuel, mais aussi, certainement plus joueur. Le corps se libère, et l’amour prend des allures charnelles et voluptueuses. Ce que Gaultier matérialisera avec son célèbre bustier. Le noir est partout et se porte en toute occasion. Il est symbole de séduction suprême.

La dentelle, quant à elle, donne un caractère plus frivole et léger. Plus doux et sophistiqué. Dans les années 50, les belles ne sont qu’en dentelle, et la femme se pare de volants romantiques, dans un style épure ou au contraire, très ornemental, se jouant alors d’un côté chic et glamour, en toute transparence…

30942208_1889977771021010_1654751073_n

Finalement, l’habit vient dire nos sentiments profonds ou nos humeurs d’un jour, il habille nos vies et nos histoires de cœur. Premières rencontres, premier « rendez-vous », dîner aux chandelles pour déclarer sa flamme ou la rallumer, serment solennel pour le meilleur et pour le pire… chaque tenue, par sa couleur et ses matières, s’accorde à notre envie de séduire. A moins que l’on ne choisisse de la porter pour notre seul plaisir.

Le musée Borély Dédié aux Arts Décoratifs, le musée présente dans les espaces du Château Borély, fastueuse bastide du XVIII ͤ siècle, une sélection de deux mille cinq-cents œuvres : mobilier, céramiques, verres, tapisseries, objets d’art, objets exotiques rares, design et collections de mode, du XVIII ͤ siècle à nos jours.

Musée des Arts Décoratifs, de la Faïence et de la Mode

134, Avenue Clot Bey – Château Borély – 13008 Marseille

Tél : 04 91 55 33 60

Horaires : du mardi au dimanche de 10h à 18h

Chloé Nivet

OpenMyMed-Prize-2018_slider2

OpenMyMed Prize – l’édition 2018 en partenariat avec Koché

La Maison Mode Méditerranée organise cette année la huitième édition du Prix OpenMyMed qui permet à des créateurs vivant dans un des pays du pourtour méditerranéen de se faire sélectionner par un jury, sélection qui permet de gagner un accompagnement ciblé sur le marketing, le business et la communication. Les lauréats pourront profiter d’un workshop de cinq jours, le Fashion Booster Campus, pendant lequel ils seront coachés par des professionnels de la mode jouissant d’une réputation internationale importante, dans l’objectif de développer leur marque à l’international.

koché2

Grâce à l’appui de nombreux partenaires publics et privés ainsi qu’au succès des éditions précédentes, le festival – concours a acquis une considérable notoriété nationale et internationale. En parallèle, la MMM organise également la troisième édition du Festival OpenMyMed qui accueille cette année comme invitée d’honneur Christelle Kocher, créatrice et directrice de la marque Koché qui sera aux commandes de l’édition en cours. Christelle Kocher, que nous avons eu l’occasion de rencontrer en 2017 avec Lucien Pagès lors des rencontres de la mode organisées par la MMM et par notre Master des Métiers de la Mode, bénéficie d’une carte blanche qui lui permettra d’exprimer librement sa créativité et sa vision de la mode méditerranéenne.

koché

Un partenariat qui promet: Koché est une marque qui s’inspire de la « street-culture » ainsi que de l’art contemporain pour créer des collections acclamées et récompensées par la nomination à différents prix importants. L’inspiration et l’ouverture d’esprit de la créatrice sont ce qui rendent ce partenariat d’autant plus intéressant. Il ne reste qu’à attendre la première exposition qui se déroulera le 19 juin 2018 dans un lieu surprise.

Pour plus d’informations sur le festival nous vous invitons à consulter le site de la MMM: http://m-mmm.fr/Actualites/Festival-OpenMyMed-x-Koche

Fredi Caruso

workshop

Caring and sharing – Témoignage d’un Workshop de création (Partie I)

Pendant deux semaines, la promotion actuelle du Master 1 en Métiers de la Mode a eu la chance de pouvoir participer à un workshop de création de mode hors du commun. Dans une optique d’éducation complète et ouverte, M.Kazan estime en tant que directeur de cette formation, qu’il est essentiel d’entrouvrir les portes du fashion design même à des étudiants de gestion dès lorsque ceux ci se spécialisent en management de mode. C’est ainsi que nous avons eu le privilège d’accueillir Pascale Gatzen, créatrice d’une mode alternative et professeur écoresponsable -connue à Marseille également pour son intervention importante lors de la conférence ‘Anti-Fashion’- , accompagnée de quelques unes de ses étudiantes les plus géniales, pour que ces personnalités hors du commun puissent nous initier au monde de l’inspiration et de la création.

workshop 2

En vue de mettre l’accent sur la recherche et la matérialisation de l’inspiration dans un premier temps, la première semaine a été consacrée à la formation d’une vraie communauté d’apprentissage composée des participants étudiants et des participants formateurs dans l’optique de former une « Learning Community » fonctionnant selon le simple mais efficace principe de l’échange de connaissances, d’expériences et d’inspirations. Les mots clés sont dès lors devenus ‘caring’ et ‘sharing’, pour un atelier de création mettant l’humain au centre d’une mode faite de soin et de partage. Nous avons ainsi pu partager les sources d’inspiration les plus différentes, récoltées au cours de nombreux exercices, aussi ludiques qu’efficaces dans notre recherche d’une créativité enfouie sous le prétexte d’une formation de faculté d’économie-gestion. La deuxième semaine a été axée autour de la création d’un vêtement sur base de l’inspiration récoltée auparavant, mais sous condition de procéder par recyclage, dans une optique de responsabilisation individuelle et collective bien trop souvent négligée à l’époque de la fast fashion.

26804363_2004018713185984_6053402456176951515_n

A l’issue de cet atelier de création certainement magique, il est devenu clair que si les mots d’ordre du business de la mode étaient ‘caring’ et ‘sharing’, le monde serait un endroit plus juste et plus joyeux. Pour que le monde de la mode devienne donc plus beau, soyons créatifs et responsables, car nous pouvons le faire tout en nous amusant!

Un grand merci à Madame Gatzen et à toute son équipe!

Fredi Caruso, Photos par Chloé Nivet et Wissal Chab

13EVT084503_1_WEB

L’exposition « White Spirit » autour d’une couleur parfaite, Chateau Borély 14.09.17 – 07.01.18

«La mode est un éternel recommencement» disait Karl Lagerfeld. En effet, une vague blanche surgit sur les podiums de manière cyclique. Redevenant une tendance phare, le blanc apaise, pacifie, une recherche de la sérénité plus que bienvenue dans un environnement socio-politique relativement tourmenté. Intemporel et élégant comme son antagoniste le noir, le blanc exprime lui quelque chose de pur, d’innocent voir même de sacré. Evoquant légèreté et fraîcheur, il s’agit d’une couleur idéale pour l’été. En hiver également, la teinte de la neige et de la glace illumine notre garde-robe sinon très sombre.

DSCF1551

A travers une vingtaine de silhouettes Haute Couture et Prêt-à-Porter contribuant à  la thématique chromatique, le visiteur peut découvrir les caractéristiques stylistiques et techniques propres à chaque maison pour admirer la diversité et la richesse de ce monde blanc. Les pièces nous montrent d’abord que le blanc est riche en nuances : cassé, écru, ivoire, champagne n’en sont que quelques variantes. Ensuite le blanc permet d’innombrables possibilités en termes de styles : du chic, au festif jusqu’au sportif. Différentes matières et techniques diversifient encore sa richesse : satin, tuile, coton gaufré, organza irisée, broderies de perles, pour n’en nommer que quelques-unes.

Comme le blanc est l’une des couleurs les plus répandues dans le monde du textile et de l’habillement, l’exposition se veut de retracer son histoire par des illustrations : du drap antique, à la fameuse «chemise à la Reine» de Marie Antoinette jusqu’au sport-chic du XXème siècle.

DSCF1559 (2)

L’exposition est composée de quatre grandes parties.

En premier lieu le visiteur découvre un espace dédié à La robe de cocktail, occupant un statut particulier dans la garde-robe car elle permet la transition entre une tenue d’après-midi et une tenue de soirée plus formelle. Un deuxième espace est réservé à l’association du Noir et blanc, le tandem intemporel. Celui-ci est utilisé volontiers en tant que duo graphique par certains créateurs tels que Pierre Balmain et Hervé Léger qui en soulignent la structure et les effets graphiques. Chez Chanel, influencée par l’univers monacal, un style luxueusement dépouillé dote ce duo d’une allure mythique. Le visiteur découvrira également un espace consacré à la chaussure blanche, un incontournable que l’on retrouve dans les rues en même temps que sur les podiums et qui réussit à mettre fin à l’éternel antagonisme entre élégance et praticité. Finalement, la robe de mariée, symbole de pureté, est incontestablement la fantaisie ultime et la quintessence de l’esprit d’un créateur voire d’une maison, voilà pourquoi il était impossible de ne pas lui dédier un espace considérable dans l’exposition.

DSCF1536

L’exposition se tenant au 1er étage du Chateau Borély, les pièces en exposition sont positionnées de manière à ce que le visiteur puisse profiter non seulement de la mode mais également de l’ambiance et de l’architecture impressionnante du lieu.

L’exposition « White Spirit » se tient jusqu’au 7 janvier 2018 au Chateau Borély.

Pour plus d’informations : http://environnement.marseille.fr/node/759

Zhu Yiyun et Friederike Caruso

rdmblog2

L’essentiel Lifestore – plus qu’une boutique

Claire Grolleau, dirigeante et co-fondatrice de la marque Essentiel créée pour L’essentiel Lifestore ouvert en août dernier, a accepté lors de la première édition des Rendez-Vous M dans ce même lieu, de partager avec nous la philosophie de son concept moderne et innovant. Le but de cette conférence/afterwork organisée par les étudiants du Master 1 Métiers de la Mode, était d’échanger avec des professionnels sur l’effervescence des nouvelles villes mode et plus particulièrement de Marseille. Voici le récit d’un input précieux.

rdmblog1

Ayant effectué un parcours scientifique, notamment une formation en toxicologie de l’environnement, Claire Grolleau semble provenir d’un univers très éloigné de celui de la mode. Mais il s’agit d’une femme qui aime la créativité et la mode de façon instinctive et naturelle, car elle « aime la vie« . Les études scientifiques lui ayant conféré une considérable ouverture d’esprit, elle sait que bien des choses sont possibles lorsqu’on a une vision. Dans l’univers du développement durable depuis 30 ans, sa mission a été d’accompagner particuliers et entreprises dans la transition écologique. Madame Grolleau est à l’origine de la création de l’Ecolo-Crêche, pour citer un des nombreux exemples de son engagement. Pour elle, l’état de notre planète étant un reflet de l’état de notre société, le respect de l’homme et de la nature vont de pair

Consommatrice éco-responsable et végétarienne depuis 25 ans, elle s’est inspirée de sa vie quotidienne pour la conception de l’essentiel Lifestore. Il s’agit d’un lieu sympathique et naturellement chic où est proposé une consommation durable avec une offre de nombreux produits et services complémentaires : le client peut manger végétarien et bio, s’offrir de la mode durable, découvrir des cosmétiques biologiques et même consulter des naturopathes. L’approche met le bien-être et la santé au centre de l’expérience proposée par l’Essentiel Lifestore.

rdvmblog

La collection de vêtements « l’Essentiel » est constituée de pièces basiques. On y trouve des T-shirts avec des slogans parlants et des petites robes noires, classiques, indémodables et portables en toute occasion, toutes les saisons. Toutes les étapes, de la conception à  la mise en boutique, sont parfaitement respectueuses de l’environnement et de l’humain en vue d’aboutir à un produit hautement qualitatif assorti d’un prix « juste ».

Pourquoi Marseille? Pour notre interlocutrice c’est une ville intéressante et dynamique ou « encore beaucoup de choses sont possibles». La boutique profite de l’environnement naturel exceptionnel de la ville pour faire reconnecter les gens à la nature : juste devant la boutique le client aperçoit la mer. Plus loin entre les calanques et les ravissantes campagnes provençales, la nature de Marseille est en effet exceptionnelle. C’est cette nature dont est inspirée la décoration: le concept store est orné de poutres rappelant des troncs d’arbres, agrémenté d’une salle d’attente avec un sol en sable pour y mettre les pieds nus, le tout dans un style simple, épurée mais chaleureux avec un accent particulier sur les matières premières naturelles.

rdvm

Grolleau tient à préciser lors de la conférence qu’une vie saine et respectueuse de notre planète n’est aucunement contradictoire avec les plaisirs de la vie. Loin du discours moralisateur pesant de certains écologistes, elle accepte et aime les plaisirs, même futiles parfois, si importants. La mode doit rester plaisante, légère, mais elle peut l’être aussi dans le cadre d’une manière de consommer un peu plus sage, un peu plus responsable. Ne pas vivre au dépens d’autrui, ni de l’humain, ni du monde végétal ou animal : prendre soin de notre planète passe par cet impératif qui n’exclut aucunement les joies de la vie. La mode étant une industrie très polluante qui engendre une consommation phénoménale, il est devenu difficile d’éviter de tomber dans le piège de la fast fashion qui nous vends le rêve de toutes les nouvelles tendances à bas prix, mais qui se traduit finalement par un coût très élevé payé par notre planète. Pourtant, c’est notre mission d’exiger et donc d’engendrer un changement pour être des consommateurs qui aiment la mode et se font plaisir, sans en consommer au dépens d’autrui.

Notre intervenante constate en effet qu’une nouvelle conscience est en train de se développer, que ce soit au niveau des créateurs, des fabricants, des fournisseurs et même des consommateurs, le développement durable est entrain de prendre sa   place dans la mode et plus généralement dans l’esprit collectif. Un changement qui se fait de manière optimiste et passionnée, avec des concepts et des entreprises tel que l’Essentiel Lifestore.

Zhu Yiyun et Friederike Caruso

Photos: Chloé Nivet

DSC_9060

Interview with young designer Quoï Alexander @ ANTI-FASHION 2017

The second edition of ANTI_FASHION, initiated by Calvino Stephanie, consisted in a wide enthralling and rich playground for our Fashion master students. As many foreign designers were invited to present their work in some rustic boothes in the giant J1 airshed/ Marseille. One of those designers quickly caught our attention, manikins wearing garments with an impression of torn colored fabrics that couldn’t let you without questioning yourself. No labels on the creations, and the designer surely in the assembly listening to the participants, we managed to reach the young man the 2nd day of the conference. In a strong impetus of kindness and share, here’s what Quoï Alexander had to tell us : 

 

  • Could you name yourself and speak a little bit about you ?

My name is Quoï Alexander, Q.U.O.I « avec tréma pour le I » (he really did say that in french). I’m 26 years old and from California. My brand is based in Paris and it’s been there three years.

DSC_9113

  • What are the reasons that lead you to leave California to study in London ?

I actually studied sculpture and painting in California before and I also took a fashion class, I heard about Central Saint Martins from when I was fourteen and it was actually the only school I wanted to go to.

I loved at the time Alexander Mcqueen and John Galliano, and I was like « Ok they went to school there so I would go to school there » and it’s the only school I applied for and I got in luckily. I went to London when I was 18.

  • When did you decide your specialization would be in fashion ?

Actually my sister has a dance company in NY, my other sister is an actress and my mother is an artist and an art teacher, having all those arts around me made me understand fashion is like a combination of everything, it’s performance, it’s painting, it’s color. It’s cultural and anthropological, it has so many aspects to it. It’s like the one way you have to participate in art, you don’t have to fix your hair, you don’t have to draw paintings everyday, but you have to dress yourself you have to choose clothing, you have to wear something and that’s a statement, even if you don’t care, unless you are nude, which most people are not. So I found that social aspect really interesting. 

  • Well it seems that in your garment there are specific incorporated technics we didn’t really heard of yet, could you explain where it could come from or is it an innovated technic of your own ?

It came from experimenting, exploring a lot of time. I started to do weaving in a more traditional way, but with untraditional fabrics like rubbers and plastics and stuff like that. But I wanted to do something I can control a bit more, so I started to weave into a grade like a mesh, a mesh fabric. I found some of the mesh fabrics accidentally and I started to play with it and weave into it, and it just kind of evolved through the years to become sometime tridimensional, sometimes using leather. (He kindly shows us the top he’s wearing and explains a little bit more his technics)

There is no sewing, everything is done with just like this small knot around the end.

DSC_8987

DSC_8986

DSC_9042

I like to mix as many fabrics as I want to, I choose from everywhere, sometimes a lot of my fabrics I find in junkshops, I’ve also got into a lot of factories. I use their waste and all the leathers I use are extra from fashion houses and factories which don’t use them because they have mistakes or something but because I cut everything into small stripes, it doesn’t matter if there are some mistakes I can still use it. 

I like the idea of using waste, I like to give value to waste, because I don’t really believe in the hierarchy of things. 

Here for instance it’s a net, when I use something like that I can really engineer the fabric and choose like, Ok here I want this kind of leather, or this kind of structure, or if I want something else I can really be precise with each centimeter of the garment.

DSC_9110

  • You’ve already told us about Alexander Mcqueen and Galliano, but we would like to know more about your inspirations. Could say a word about it ?

My inspirations have evolved a lot, when I was a student and when I was young I was excited by other designers and as I progressed I became less and less interested. And now I don’t really get excited by many designers it’s more about my journey and myself. None me personally but the journey that I had so far artistically , where that’s leading. I like to try and push out inspiration, at least visual inspiration. I like to have concept and abstract inspiration which guide me but in terms of visuals stuffs I’m trying to push out as much as possible trying get something very pure and kind of instinctive in my work. 

  • Do you draw or you just imagine your garment during the preconception of your collections ? 

I love to draw and it was the way I used to work, I would draw and then design but now I kind of find that when I draw I can’t be surprised. What I always say to myself is that if I can imagine it before it’s created then it’s not good enough. If I can imagine it it means that my brain is working on it, and I know my brain is limited and I know my brain goes like use this, this and this. 

DSC_9034DSC_9030DSC_9029

But when I’m working and experimenting spontaneously it’s the only way that I can achieve something which is beyond me and better than me, and I’m still curating it, I find it more pure if I don’t draw first. Although I do love drawing, I end up doing the illustrations and drawing after the garment is created. 

  • Could you describe the motivation and the expectations of your customers in the purchasing of your collection ? What do they like about your collection ?

Well it’s turned that, bags are what people respond most to in terms of buying and wearing, I think they are easier to wear, a lot of the fabrics, a lot of the clothing become too complicated.

There are certain people who work in fashion that are really interested about my clothes and wear them, but in general I find that the bags are much easier for people to wear it. 

DSC_9023

  • What do you want to communicate to the fashion world ?

I want to say that we can work, we can be without labels and restrictions, without rules. I find we kind of have too many rules.

I want to make something which would connect to everyone and they can feel a deep connection to the clothes, but at the same time I don’t want people to like the clothes because of a reference or because of a preconceived idea. I hope to be expanding people’s mind and to be pushing their confort levels basically.

DSC_9027

 I have struggled with exactly what I want to communicate, for me the work comes first and the process.. well for me the concept is enough. So maybe people can be interested in the concept and that’s what I want to communicate.

When I’m looking to the features as a brand and what I want to say, it ends up being about breaking down, labels and pushing people to try new things I guess.

  • And maybe it is related to what you previously said, the waste is a value to you : 

Exactly, we don’t need all those kind of rules for our society or for our culture to give one thing so much value and to the other none

  • For instance, in your communication, do you use the word « sustainability » to describe your creations ?

Not really, I don’t really like the connotation that comes with it and I don’t like the idea that I’m putting that above design or above the concept. I feel responsible, not even responsible but I feel it’s necessary to be sustainable but I don’t want to use that as a marketing thing. I find it just as a core value rather than a tool. 

And I think that a lot of brands who try to be sustainable, they sacrifice something. 

  • We were looking for a name in your garment, a label but we couldn’t find it, could you explain us ? 

Yes, I don’t have labels. I don’t know. I think I should probably. Even the bags don’t have labels. I don’t know why, I should do it. (laugh) 

Like words, and vocabulary and stuff like that, I always struggle with it a lot even like sometimes people ask me to describe the brand in three words, I don’t like to give vocabulary and I want it to be beyond language, I want language to be unimportant. 

For example, on Instagram you have to have a brand name so it’s important but at the same time I struggled with language. 

  • But how do you communicate ? 

I use Instagram, but even pictures I don’t like very much. I prefer concept, and touching. The concept and the technology, or anti technology or whatever, I think it is the most interesting part and the image it’s great for communicating and I know it’s so powerful for us but I don’t like to have favorite photographers or anything like that, I don’t. I haven’t had an image which has been impacting in a really big way or in a really significant way so I don’t praise that much. No importance on that !

  • It’s not that without any communication the brand cannot evolve on a higher scale but how to manage it while diminishing the visual part ? 

In the end I become a very anti everything, no images, no words so I have to give in and to compromise at some points and in some ways. I don’t know what the scale will be. I want to continue to be able to work and to explore, and that’s the most important thing. I hope more people become interested in my work, but exactly the method for how to market that and how to promote, I haven’t figured out yet. 

DSC_9044

  • What do you think about that ANTI-FASHION phenomenon ?

I think it’s been really great, really interesting. Some opinions which I agree with and some not. And I think that’s cool to have a lot of types of stories. Yes I‘m really happy to be invited here, it’s been great. 

DSC_9107

  • Where do you sell your collections ?

I sell it online, and in a few shops in the US, France and Italy. 

My website is  quoialexander.com.

Pictures : Marion Jourdan

Marion Jourdan & Shérine Bakour 

Simon Porte Jacquemus et La Maison méditerranéenne de la Mode présentent le festival «OpenMymed : Marseille Je t’aime »

Détails d’un week-end placé sous la protection de la Bonne Mère :

Vendredi : L’inauguration de l’exposition « Marseille je t’aime » au musée d’Art contemporain de Marseille 

Un couloir immaculé de blanc, et dès les premiers pas dans l’antre du Mac, l’allégorie que supposent les tournesols semés n’ont que force de crier l’amour de notre contrée. 

Les quelques pièces froissées et plaquées sont soutenues par des pinces à linge boisées, elles reposent et attendent de sécher. Comme sur un lavoir d’antan, aujourd’hui réinterprété sous la forme d’un cube blanc et d’un rond disposé tout contre. 

La mise en scène donne véritablement vie à la formule minimaliste de Simon lorsqu’il parle de lui : « J’aime le bleu, le blanc, les rayures, le soleil, les fruits, les ronds, la poésie, Marseille et les années 80 ». Et dès lors, on comprend, on le comprend.

Plus loin, les clichés de la campagne OpenmyMed pris dans les callanques de Marseille parent les murs d’une formidable densité de couleurs, une sorte de boule humaine diaprée perchée sur les collines de Provence.

Une variante à la campagne déjà shootée par Willi Dorner mettant en scène un entremêlement de modèles sur un banc à Paris, quelques mois auparavant. 

C’est un Simon tout de jaune vêtu à la fois souriant et gracieux, qui à son arrivée, se prête volontiers au jeu des photos et emplit le musée d’une onde de bienveillance et de sympathie dont on ne saurait comment l’en remercier. 

DSC_8479I
Shérine
DSC_8492I

DSC_8491III

Aurélia Vigouroux

SamediDédicace du livre « Marseille je t’aime » 

Il y a eu foule au sommet du toit-terasse de la cité Radieuse ce samedi 13 mai, où Simon et son équipe se sont installés. Une séance de dédicace y a eu lieu, et de nombreux adeptes ont fait le déplacement pour se voir parafer le livre Marseille je t’aime. Un manifeste artistique qui mêle photographies, collages, natures mortes et illustrations sur un air d’hymne à la Cité Phocéenne. 

Plus tard dans la soirée, un cocktail a réuni l’ensemble de l’équipe, rythmé par les plus grands airs des années 80. 

CORBUJACQ

Simon Porte

Dimanche : Défilé les Santons de Provence

Le défilé présentant la quinzième collection de Simon Porte « Les Santons de Provence » a investi le Fort Saint Jean du Mucem de Marseille. 

Les jeunes modèles étaient pour la plupart non expérimentés, le souhait du créateur que d’harmoniser chaque trait de son show, il avouera même émerveillé avoir choisi un modèle de son village natal Mallemort. 

Les premières notes de la Force du Destin de Verdi se font entendre, et au loin les larges chapeaux de canotiers s’avancent empruntant la passerelle sous un ciel à demi couvert, prêt à laisser place aux teintes orangées d’un merveilleux coucher de soleil. 

Les costumes de santons défilent les uns après les autres, le public est lui tout de suite épris par tant de poésie et la bande son n’a de cesse de nous transporter avec elle dans l’univers que Giono comme Pagnol ont si bien narré : le Sud.

Le « minot des sources » comme il a été surnommé par la presse au lendemain du défilé, a su réhabiliter à sa manière une figurine qui nous est chère : le santon. 

Et de quelle façon, son génie a été salué d’une ovation qui n’en démordait plus. 

DSC_8631 DSC_8636 DSC_8674 DSC_8691 DSC_8725 DSC_8732DSC_8624

DSC_8743 DSC_8764 DSC_8771 DSC_8865

Une exposition mettant en scène ses performances en la forme de vidéos ludiques est abritée dans la chapelle Saint Jean du Mucem.

 Cet article me permet par ailleurs de remercier chaleureusement au nom du Master chacun des membres de la Maison Mode Méditerranée pour leur invitation et leur confiance, Maryline Vigouroux, Aurélia Vigouroux, Pascale Akiki, Coralie Tong ainsi qu’Audrey Vidarte. 

Crédit photos : Marion JOURDAN

Shérine BAKOUR

Kes-Kes

Kes Kes c’est avant tout avant une histoire, celle de Faycal, éditeur graphiste, et Hinda, décoratrice d’intérieur. Parisiens, frères et sœurs, tous deux en quête d’un projet professionnel plus humain, l’occasion de l’ouverture des Docks ne leur a pas échappé…

En 2015 ils lancent Kes Kes et réunissent sous ce concept-store, aux influences nordiques et au style définitivement brooklynite un amas d’objets venant des 4 quatre coins du monde. Accompagné de Thomas, directeur de boutique, ils ont mis en place un business model précurseur. Un sourcing, qui en plus d’être respectueux se soucie du bien être des deux parties. Ainsi ce sont des vraies collaborations qu’ils mettent en place avec leurs fournisseurs.

En exclusivité ils présentent avec l’artiste japonaise Keiko, une collection de kimono aux imprégnations bien provinciales à travers leurs motifs. À défaut de pouvoir assister à la saison des cherry blossoms au Japon, Kes kes nous offre une sélection japonisante à travers l’exposition du photographe Cyril Barbotin et une sélection de petits gadgets et friandises venant du pays au soleil levant.

C’est d’ailleurs ce qui fait la force, beauté et différence de Kes kes. Leur volonté de proposer aux clients les meilleures pièces aux meilleures conditions, se fait ressentir. C’est une énergie très Feng shui qui règne dans la boutique. Chaque objet à son origine et attend que vous lui créiez son histoire. Pas moins de 1800 produits n’attendent que vous, que vous souhaitiez décorer votre intérieur, trouver un cadeau atypique ou offrir un bijou et cela pour tous les budgets.

Notre sélection d’objet est faite pour vous aider :

nb 1nb2

 

 

keskes 2

Anissa Berkani

 

Page 1 sur 10

Fièrement propulsé par WordPress & Thème par Anders Norén