Mode In Marseille

Le blog des étudiants du Master Métiers de la Mode et du Textile

Catégorie : FRENCHIES (Page 1 sur 2)

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Découverte des Lunettes Sensee Marseille

Hier soir nous étions invités à la Cocktail Party organisée par Sensee Marseille. L’occasion pour nous de découvrir une nouvelle marque « made in France » entre deux verres et un photocall !

Parlez nous de votre marque !

 » À l’origine, Sensee est une marque d’optique créée en 2011 à Paris. Nous avons deux magasins. Le premier est à Paris rue Rambuteau et notre seconde boutique ici à Marseille rue Saint Féréol. Le choix de la ville était autant une opportunité pour son potentiel comme emblématique car ville d’origine de Marc Simoncini propriétaire de la marque. Au départ revendeur de lunettes,  Sensee a opté pour un virage à 180 en décidant de se recentrer sur soi-même et proposer nos propres produits.

On a compris que le marché français n’était pas prêt à être « only web » donc nous avons ouvert en plus de boutiques tout en faisant du cross-canal le but étant de faire décoller à terme le web pour prouver qu’acheter une lunette c’est aussi facile sur internet qu’en magasin. « 

Le concept ?

 » Sensee c’est d’abord un savoir-faire français avec des artisans situés dans le jura qui font nos lunettes. Nous avons opté pour une transparence des prix pour montrer au consommateur qu’il est possible d’avoir de la qualité à des prix correctes. On n’est pas low-cost, ce n’est pas le débat mais nous sommes là pour proposer le meilleur rapport qualité/prix. Il y en a pour tous les goûts, avec les solaires on peut toucher un plus grand nombre et faire parler de nous plus facilement au grand public. »

Marseille et la lunette ?

 » Nous avons en effet quelques concurrents, le marché marseillais est encore très peu connu, puis nous sommes à l’origine de Paris donc c’est un peu plus difficile pour nous de nous y implanter mais nous faisons le plus d’efforts possible pour faire notre place sur le marché de l’optique. On gère la communication sur Facebook pour faire connaitre la boutique, nous avons aussi un Instagram.

La boutique a ouvert en novembre, ils sont 3 collaborateurs sur le magasin et ce soir nous sommes venus à 5 en renfort pour faire découvrir le concept et communiquer sur l’évènement. Cela tombe bien que vous soyez étudiants car notre communication s’axe vraiment sur l’origine France garantie et de la transparence avec pour cible les étudiants notamment et les personnes âgées. « 

Des projets ? Collaborations ?

« Oui en effet nous sommes énormément sollicités notamment à Paris, avec des start-up ou d’autres entreprises qui sont intéressées. Ce travail entre plusieurs entreprises nous permet à chacun d’y trouver un avantage et ainsi toucher plus de monde. C’est dans l’air du temps en effet de travailler de nos jour à plusieurs à l’image d’une économie collaborative. Donc oui nous allons comme ce soir tenter de maintenir une cadence et continuer avec des partenariats pour l’avenir ! »

Une équipe qui croit en ses valeurs et à son potentiel, venez découvrir comme nous l’avons fait la boutique au 78 rue Saint Féréol 13006 Marseille.

Merci Sensee ! 

 

 

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CONFÉRENCE « CYCLE DES RENCONTRES DE LA MODE » DAY 3

Troisième et dernier jours du cycle des rencontres de la Mode. nous avons pour l’occasion clôturé cet évènement avec les interventions de Daniel Richard actuel dirigeant de la marque provençale Souleiado et Gildas Minvielle, directeur de l’Observatoire économique de l’IFM.

Daniel RICHARD – Souleiado

C’est avec poésie que nous avons commencé la journée en compagnie de Daniel Richard. Un homme qui a accumulé beaucoup d’expérience et qui a captivé notre attention pendant deux heures avec ses récits. Après nous avoir retracé son parcours, de l’ingénierie civile aux 3Suisses et Sephora, Daniel Richard nous explique comment charmé et attaché à cet art de vivre provençal, il en est arrivé à racheter l’entreprise Souleiado.

En parallèle, il fut président bénévole du WWF France, cela a enclin et conforté ses idées selon lesquelles le sens des choses est beaucoup plus important dû à l’écologie. Selon lui, l’écologie est une lourde responsabilité et pas forcément triste, il pense aussi que la musique est le seul élément fédérateur de lien forts entre les hommes. Sur cette vague, il remplace son ancien ami en prenant place sur Radio Nova.

Pour nous illustrer l’ADN de la marque, Daniel Richard nous a donné la signification du nom. En provençal, « souleiado » en provençal c’est le moment précis où le soleil apparaît pendant ou après un orage, c’est une soleillade. Née à Avignon, Souleiado est donc une marque où dialoguent art de vivre provençal, histoire et métissage au travers de vêtements et convictions auxquelles Daniel Richard croit. 

Pour créer, c’est l’intuition qu’il faut suivre et non les cahiers de tendances, selon lui, Souleiado ce sont des vêtements rebelles aux imprimés culturels, traditionnels, sociaux et respect du produit. La marque noue un lien affectif avec ses clients avec des matières naturelles, vêtements que l’on portera pour des évènements spéciaux à connotation heureuse. La Joie, une valeur récurrente dans cet art de vivre provençal où mélange, métissage, couleurs et intemporalité vont de pair.

Cette petite société familiale dirigée par Daniel Richard et son fils ce sont aussi 400 produits par an, mais aussi une offre diversifiée de parfums, cosmétiques, art de la table en cohérence avec l’esprit et valeurs des lignes de prêt-à-porter.

Pour conclure, Daniel Richard a tenu à nous rappeler que « nous qui travaillons dans la Mode, sommes des créateurs de réalité, c’est offrir au client la possibilité de se créer et non pas essayer d’habiller les gens de la même façon, selon lui le rôle de la mode est d’encrer la réalité à travers la liberté de choix, de sentiments, émotions de la cliente. »

Gildas Minvielle – IFM

Aujourd’hui, Gildas Minvielle dirige l’observatoire économique de l’Institut Français de la Mode. Présidé par Pierre Bergé, l’IFM c’est un établissement qui depuis 30 ans opère un travail complet autour de la mode. En plus d’observatoires, on retrouve un cycle histoire de formation management, mode, design, luxe à côté de quoi on retrouve des MBA, summer school et cycles de création. 

En explorant un panorama du E-Commerce de la mode, la conférence avait pour but de restituer un certain nombre d’informations comme les fonctions du téléphone en tant que nouvel outil du quotidien et compagnon d’achat. La révolution mobile, un dynamisme fulgurant, avec de forts changement des habitudes de consommations et des problématiques sur l’avenir. Après avoir effectué un petit échantillonnage dans la salle de celles et ceux qui pratiquent déjà l’achat sur mobile, il a retracé les évolutions du commerce en France depuis XIXème siècle. Gildas Minvielle a notamment apporté des renseignements sur les mutations des acteurs du commerce en ligne et de la distribution de l’habillement. En partageant son regard sur l’économie internationale du textile, nous en sommes venus à observer les refontes des canaux de distribution notamment sur le net et les futures opportunités du marché.

   


 Nous remercions chaque intervenant, la Maison Méditerranéenne des Métiers de la Mode, Maryline Bellieud-Vigouroux et nos représentants d’Aix-Marseille Université pour avoir organisé et participé au cycle de rencontres de la Mode 2016.

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CONFÉRENCE « CYCLE DES RENCONTRES DE LA MODE » DAY 2

On continue sur le deuxième jour de notre marathon des conférences avec les interventions d’Olivier Gas, directeur général de Gas Bijoux et Eric Ammar, PDG de GILCLAUDE. Deux hommes aux profils bien différents qui portent un attachement particulier à Marseille et aux valeurs familiales :

Olivier GAS

C’est à la fin des 1960 qu’André Gas, diplômé des beaux arts, décide de se lancer dans la confection de bijoux qu’il commence à vendre sur la célèbre plage de Pampelonne, image forte du glamour de Saint Tropez. Il a su trouver dans ses créations à la fois une inspiration et un mode d’expression. On identifie dans ses bijoux un véritable métissage culturel à l’image de Marseille, influencé par les pays du soleil : Inde, Mexique Colombie et New-York.

A l’aube des années 2000 André Gas est rejoint par ses deux enfants. Olivier, directeur général de Gas Bijoux est chargé de l’image et du développement de la marque à l’international. Marie quant à elle est responsable de la direction artistique.

Une institution familiale est née.

Perchée sur les collines dans les hauteurs de Marseille, face à la mer, se situe la Maison Atelier de la marque où l’on retrouve les artisans techniciens qui confectionnent les pièces uniques imaginées par Marie et supervisés par l’expertise de André Gas. Véritable « Tribu », la marque emploie à ce jour 120 personnes, et possède ses propres réseaux. De plus elle est présente au Bon Marché, dans 15 corners de Grands Magasins ainsi que dans 350 multi-marques.

Dans un soucis d’excellence, tous les bijoux sont testés en boutique, la fabrication en flux tendus est possible car la marque maitrise les outils de fabrication et de production, ce qui lui permet de garder l’ADN de la marque.

Gas bijoux est née de l’envie, de l’intuition et de la transmission de valeur et d’un savoir-faire familial. L’internationalisation de la marque de bijoux Haute Fantaisie s’effectue par la digitalisation, l’implantation et la distribution vers de nouveaux pays.

Eric AMMAR

GilClaude est une entreprise familiale fondée en 1958 par Jacques AMMAR. Basée à Marseille elle est le résultat d’un savant métissage entre le bassin méditerranéen et l’Egypte, pays d’origine de la famille. Depuis sa création, l’institution familiale est sujette à un changement de cœur de métiers tous les 10 ans, du simple atelier de couture sur Marseille au début de sa création à spécialiste de la maille coupée cousue, la société innovante et créative, développe des collections de vêtements jour et nuit pour femmes, hommes et enfants. Une évolution du modèle industriel rendue possible entre autre par les évolutions techniques et industrielles.

Face à ce constat, Eric AMMAR actuel PDG de la marque nous avoue avec une certaine ironie que depuis ses débuts, il a toujours connu le marché en « crise ». Ce qui n’a pas empêché à l’entreprise de comptabiliser 10 millions de chiffres d’affaires et 2 millions de Fonds propres ces dernières années.

Pour le PDG de Gilclaude, il est nécessaire de comprendre l’univers concurrentiel en cernant les besoins de chaque marchés, les contributions dans la chaîne de valeur pour les différents couples Client/ Produit ou encore les ressources à mobiliser pour réussir dans l’univers du textile.

Aujourd’hui la marque à su toucher de nouveaux marché tels que l’Angleterre, les Etats-Unis ou encore l’Italie grâce des implantations rationnelles en terme d’unités de production intégrées et certifiées. La société travaille avec l’Egypte qui dispose d’un des plus vieux savoir-faire de cotonnerie. L’entreprise possède également un puissant système d’informations et des bureaux de style chargés du sourcing en Turquie et en Chine. Néanmoins, c’est à Marseille que se situe le bureau créatif de la marque où travaille avec inventivité et réactivité une équipe composée d’une chef de produit, de stylistes et de modélistes. 

Eric AMMAR nous dévoile sa passion pour le développement des équipes et des projets. En plus d’être à la tête de l’entreprise familiale, il est aussi vice-président de la Chambre de Commerce et d’Industrie Marseille-Provence (CCIMP) ainsi que délégué au développement des TPE/PME.

 

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CONFERENCE « CYCLE DES RENCONTRES DE LA MODE » DAY 1

Durant 3 jours, nous vous ferons un compte rendu des conférences où se mêlent entrepreneurs, créateurs et étudiants. Zoom sur ces success story Françaises, mais surtout Marseillaises !

JEAN FRANCOIS & JOELLE REY

Jean François Rey est un créateur qui a bouleversé l’optique dans les années 80 : En instaurant une notion de design, en imposant un style nouveau et décalé, la lunette est devenu un véritable un accessoire de mode.

L’entreprise, créée en 1995, est donc axée sur la création et distribution de lunettes haut de gamme, pour homme, femme et junior. On retrouve la collection JF Rey, Boz, Volte Face, Sky Eyes (le dernier est solaire, mode et plus accessible).

JF REY EYEWEAR DESIGN c’est aussi un succès à l’international, enrichi par des subtiles collaborations : JF Rey x Metal Gear Solid, Italia Independent x JF Rey ou encore Birchbox x Sky Eyes.

Plus de 250 modèles sont créées et 200 000 montures sont vendues chaque année. On retrouve une boutique à Marseille ainsi qu’à Tokyo.

Jean François Rey, son épouse Joelle et l’équipe de designers s’inspirent du monde qui nous entoure : voyages, architecture, couleurs, cultures, art, nature, mode ou encore le Japon. Ce dernier est particulièrement attrayant pour le fondateur de la marque, puisqu’il apprécie le raffinement de la culture japonaise et l’influence des technologies high-tech.

Sur quoi repose le savoir-faire de JF REY EYEWEAR DESIGN ?

Tout d’abord sur une audace créative et un design différenciateur : Chaque modèle a une signature identitaire, qui se voit dans le travail de l’acétate, ou encore du métal. Les imprimés, le mix de couleurs sont créés avec soin.

L’entreprise consacre du temps à l’innovation : à la manière d’un laboratoire d’expérimentation, JF REY explore et associe de multiples matériaux : le bois, la céramique, le titane, la pierre, le cuir… Ainsi que de nouvelles technologies (brevets de charnière en titane). La technologie est réellement au service de l’esthétique.

VALENTINE GAUTHIER

Valentine Gauthier a créé sa marque il y a maintenant 8 ans. Marseillaise d’origine, elle se destinait à être ingénieur en écologie. Mais son amour pour la mode l’a rattrapé : Elle fait ses classes à l’atelier Chardon Savard à Paris, puis travaille chez Martin Margiela, avant de remporter le premier prix du festival des jeunes créateurs de Dinard. Ce concours lui a permis de rencontrer les personnalités du secteur de la mode, et elle s’est aussi faite accompagner par le Who’s Next pendant quelques temps. Elle finit par monter son entreprise en 2007, et son style, qu’elle définit comme « cool-urbain-mixé », rencontre en franc succès.

Elle ouvre d’emblée une boutique à Paris, et cette volonté lui viendra de Marseille : En tant que créatrice, elle a besoin d’aller à la rencontre des gens. La marque s’est également développée à l’international et dénombre 100 points de vente dans le monde.

La production des vêtements est minutieusement contrôlée, pour un gage de qualité, mais aussi dans un souci de respect envers l’environnement. Ainsi, pas de matières synthétiques, les tissus sont achetés en France et Italie puis les vêtements sont fabriqués en France tout comme les chaussures et la maille. Pour la broderie, c’est une usine entièrement composée de femmes en Inde qui se charge de la fabrication. Si Valentine Gauthier a besoin d’éthique, pour autant elle ne va pas le crier sur tous les toits. Cela est certes une force pour sa marque, mais elle ne veut pas être mis en avant pour cela. Et c’est pour ainsi  qu’on aime Valentine Gauthier : Du naturel, seulement du naturel. Exit le marketing!

What’s next ? Valentine aimerait créer une collection pour homme, ainsi qu’une ligne de maroquinerie. Le 15 octobre prochain, on retrouvera sa collection capsule dans les boutiques du Monoprix (homme, femme, enfants, décoration). La créatrice nous a confié qu’elle travaillait en « sous marin » pour d’autres groupes.

Et quand on lui parle de Marseille et la mode, Valentine nous explique que c’est ici qu’elle puise son inspiration, dans le sud. Tout comme Jean François Rey qui nous confiait ce matin cette admiration pour la lumière qu’il retrouve dans le bassin Méditerranéen. Marseille, c’est un mix des cultures, donnant naissance à une mode urbaine, colorée et « cool ». Pour Valentine Gauthier,  « on naît ici, on s’imprègne, puis on va l’exposer à Paris. »

La créatrice nous a confié qu’elle aurait adoré suivre notre cursus : Designer devenue chef d’entreprise, elle aurait aimé découvrir le marketing et la gestion pour maîtriser tous ces coeurs de métiers qui sont indispensables dans un business aujourd’hui.

Les étudiants remercient Valentine Gauthier, Jean-François Rey, Audrey Larbot ainsi que la Maison Méditerranéenne des Métiers de la Mode pour cette journée riche en rencontres !

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Rencontre avec les Garçons faciles

Nous avons récemment rencontré les garçons faciles, l’histoire de deux associés à Marseille et un concept bien trouvé. Arnaud nous a accueilli à la boutique et a répondu à nos questions, découvrez l’interview :

Parlez nous de votre marque !

« Nous sommes une marque marseillaise, créée il y a quatre ans. Au départ on a démarré avec l’idée d’intégrer la maille dans le vestiaire masculin. Un homme qui arrivé à la quarantaine a à la fois envie de confort et de pièces élégantes, structurées. Avec une boutique physique en centre-ville et un bon réseau d’ambassadeurs, on a commencé avec la chemise sans rentrer dans le fonctionnel, que l’on a décliné en plusieurs coloris. Maintenant, on est sortis du mono-produit en gardant ce concept , univers de marque que l’on adapte à d’autres basiques comme les shorts ou pantalons en retravaillant les matières. On a aussi fait en clin d’oeil, une petite robe capsule pour femme pour faire un pendant au polo homme. »

Quelles sont vos inspirations ?

« Les Années 70, complètement ! Plus soul funk que Rock. On est plus dans le pop, le fun, la couleur. Très années 70 pour les matières couleurs et formes. Des Tony Curtis dans Amicalement votre, ou Ventura, représentent bien cela, des mecs avec une forte présence qui aiment bien s’habiller et qui ont de l’autodérision et jouent dans la dérision. Un esprit léger, loin de du sérieux du rockeur. »

Existe t-il un lien entre Marseille et la Mode selon vous ?

« J’ai découvert Marseille et la mode en commençant ce projet. En effet, j’ai pu voir qu’il y avait énormément de marques, des grosses machines comme des petits créateurs. Notre concept est très marqué été, un esprit que l’on retrouve dans cette ville. Marseille a été pour nous un élément déclencheur, avec beaucoup d’inspiration »

Facile, maître mot de la marque ?

« Totalement, le nom était hyper fort au début, avec l’idée de créer un vestiaire facile qui permet de partir en week-end et d’être bien en toutes circonstances, avoir des vêtements sympas mais pas compliqués. Puis la cible c’est aussi un garçon facile, un mec cool, sympa et facile d’accès.

On joue aujourd’hui un peu plus avec la marque, on a créé nos sweats facile qui nous permet de toucher un public plus large, cela plaît à tout le monde, on a un peu joué sur le logo sans apposer la marque sur chaque produit. »

Venez découvrir la nouvelle collection des Garçons faciles désormais disponible à la boutique !

Les Garçons Faciles – 19 Rue Venture 13001 Marseille

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Rencontre avec Céline Schener

Dans notre parcours à la découverte des créateurs marseillais, hier nous avons rencontrés Céline Schener dans son mignon petit atelier. Céline en quelques mots c’est un univers singulier, un condensé de bonne humeur et de créativité. Portrait !

Parcours professionnel
Céline débute son parcours scolaire par un Bac L, puis par une mise à niveau en arts appliqués, et si à l’origine elle avait la volonté d’effectuer un BTS design d’objet, elle souhaita finalement s’orienter vers une école de stylisme, ses parents finissent par abdiquer et la voilà lancée.
Sa grand mère étant retoucheuse, dès sa plus jeune enfance, Céline traine dans son atelier et se familiarise avec aiguilles, machines, assemblage et surjet. Dès la première année, elle décide de déposer sa marque, c’est alors un moyen à la fois de se protéger mais aussi de concrétiser ses projets.
Diplôme de styliste encaissée, Céline commence par travailler de chez elle ou elle essaie tant bien que mal d’entasser toutes ses affaires (et Dieu sait que ce n’est pas chose aisée). Elle travaille également en boutique en parallèle, (parce que non, elle ne vit pas encore d’amour et d’eau fraiche) afin de subvenir à ses besoins. Elle décide par la suite de se lancer pleinement dans son aventure, et quitte son job pour se consacrer entièrement à la création. Elle décide alors de s’installer dans les mêmes locaux que sa mère, qui dispose de sa propre agence immobilière, la petite boutique est née, c’était il y a un an passé.

Céline –

Son identité, Céline l’a décrit comme naturelle, pour elle tout vient comme ça, sans rien calculer, au gré des saisons et de son inspiration, ici pas de moodboard ou d’analyse de planches de collections – l’imagination remplace tout patron.
Les créas de Céline, ce sont des t-shirts et des sweats sérigraphiés, des bracelets, mais surtout des sacs, qui constituent son cœur d’activité. Des sacs de toutes formes et de tout coloris, principalement en cuir mais qui respectent toujours une idée : la singularité et l’unicité.
Marseille et la mode
En globalité, pour Céline la ville est entrain d’évoluer et commence à bouger. Mais pas peur d’être influencée, elle nous confie qu’elle préfère limiter sa curiosité.

Une icône, une inspiration ?

Aucun rapport avec son style ou ses créations, Céline nous confie que si elle pouvait se transformer ce serait en Erin Wasson (ceci-dit nous aussi on ne dirait pas non) –

Objectifs pro ?

Comme à son habitude, Céline ne prévoit rien, car elle ne veut se priver de quelconques opportunités, ni être déçue non plus, car selon elle, rien ne se passe jamais comme prévu. Aujourd’hui elle apprécie sa liberté, son organisation, sa boutique et son fonctionnement. La journée Céline réalise ses créations, le soir elle s’occupe de leur commercialisation. Une formule gagnante et sans pression.

Son mantra ? Rester soi-même.
Puisque finalement ce qu’on aime dans Céline Schener, c’est bien Céline elle-même.

Ninn Apouladaki, de la poésie à Marseille

Nous allons cette semaine vous parler de deux rencontres. D’abord, celle du Master et de Ninn Apouladaki mais aussi celle de Ninn et Guillaume. En effet de l’union des deux âmes soeurs, en résulte la création de leur marque. L’alliance d’un graphiste consciencieux et d’une artiste à la fois businesswoman et petite fille de la nature. Une histoire qui a commencé sur une anecdote, une succes story soucieuse de notre environnement. Ninn a accepté une petite interview : 

Quel a été ton parcours avant de devenir Ninn Apouladaki ?

« Avant d’en venir à créer ma marque, je me suis beaucoup cherché j’ai été une femme active en passant du mannequinat à la musique; mais ce mode de vie ne m’a jamais véritablement convenu, une drôle de vie néanmoins cela m’a beaucoup formé, et à la suite d’un voyage au Kosovo où j’ai réalisé un documentaire avec Guillaume, mon compagnon qui fut une véritable révélation, j’en suis inconsciemment arrivée à la création de masques. »

Parle nous de tes créations !

« Depuis mes débuts je fabrique des masques, le véritable produit phare de la marque. Je fais aussi des vêtements, photophores et des cartes, récemment je viens de lancer une collection de « crayons branchés ». Pour agrandir l’offre en boutique, on peut retrouver des cuillères en bois d’acacias  « Made In Tanzanie » avec un véritable savoir-faire local et brut qui nous a beaucoup plus lors de notre dernier voyage. Puis de l’encens 100% bio fait par une tribune amérindienne, j’aime bien les appeler « herbes sucrées ». Toujours dans une démarche éco-responsable, en plus des cadres en bois, on a déniché une créatrice américaine de bijoux « Hawk House ». On voulait vraiment travailler avec, j’aimais beaucoup son concept, son travail est très sensible au coté brut et c’est ce qui se reflète à travers ses bijoux, un véritable coté naturel sur de très belles pierres. »

Quelles sont tes inspirations ?

« Cela vient beaucoup de la nature, même essentiellement et de ce que je ressens quand j’y suis. Avec une grande liberté, un rapport très brut à la vie et un émerveillement assez radical. Quand je suis dans la nature, je vois une petite plante je vais m’approcher et l’observer, tout comme les insectes, tout cela me fascine, je trouve dommage que l’homme aujourd’hui ne s’intéresse pas à ces choses pourtant facilement accessibles et qui sont juste merveilleuses, Symbole de l’intelligence de la nature qui est différente de la notre bien évidemment. J’ai éprouve un grand respect pour ça et je suis quelqu’un très attachée et engagée. Je fais par exemple attention au recyclage notamment car ce sont des êtres vivants tout autant que nous. En parallèle, je pense que mon éducation, à travers des contes russes et des films d’animation, m’a rendue très réceptive à la mélancolie dans le sens de l’intériorisation de soi et le merveilleux. »

La Mode pour toi ?

« J’adore, la Mode m’inspire beaucoup, c’est une façon de s’exprimer, c’était mon premier amour j’ai fais du stylisme. J’ai toujours créée depuis toute petite mais je suis réellement devenue artiste à 28ans. Avant cela je ne pratiquais pas et puis c’est en apprenant la musique que j’ai commencé à créer mon univers. toujours assez mystique et en lien avec la nature. Mais si j’avais vraiment le temps le passerai à la création, je ferai des vêtements car j’ai plein d’idées tout le temps. »

Quelle est ton idole, la personne ou la chose qui est une véritable référence pour toi ?

« Hum… A vrai dire… Mère nature ! Le règne animal et le règne de la nature me fascinent beaucoup ! » 

Ninn Apouladaki ce sont aussi des objectifs avec de nouveaux projets et des collaborations à venir. Sa philosophie de vie et une transparence quant à leur production nous ont plu dans leur démarche. Une véritable honnêteté que l’on retrouve autant dans leurs caractères qu’à travers leur marque. Nina et Guillaume vous accueille désormais à la boutique tous les vendredis de 10h à 19h. Faites comme nous et venez découvrir cet univers encore insolite à Marseille !

La boutique Ninn Apouladaki ouvre tous les vendredis de 10h à 19h

11 Rue de la Croix 13007 Marseille

Rive Droite Marseille – Nouveau Spot

Rendez-vous au 8 rue de la loge pour une nouvelle adresse d’exception – un espace collaboratif – ouvert par le président de la Maison Méditerranéenne des Métiers de la Mode, Matthieu Gamet (Kulte, Café Kulte), ainsi que Benjamin et Swann (Agence Upgrade, Luxury Lobsters, MAMO).

Que faire chez Rive-Droite Marseille ? Prendre un café (seulement 1€!) et s’installer confortablement sur une large banquette en mode cocooning, admirer des oeuvres contemporaines, acheter un sac ou tee-shirt Kulte de la nouvelle co’ (sortie prévue le 15/03), louer (prochainement) des platines pour les amateurs d’électro, et bientôt, lorsque la terrasse sera déployée (vivement l’été!) déguster des sandwiches ou salade selon les produits de la saison. Nous, personnellement, on est fan et on a déjà pris nos quartiers là-bas!

A vos agendas ; les events cool à venir :

Le 15 Mars:  Présentation de la toute nouvelle collection « pop up » Kulte,

▪ Le 18, 19 et 20 Mars: La « Flash Factory » (avec en guest « Dalas » si vous voulez vous faire piquer quelque flashs!)

Rive Droite Marseille – 8 rue de La Loge – Marseille 2ème – 04 91 442 190 – Du mardi au samedi de 10h à 19h

Spaceship-Lolita : L’interview

Spaceship-Lolita : une marque toute jeune, des créations fantastiques et magiques, mais aussi une artiste aux multiples talents.
Les vêtements proposés sont des pièces uniques, faites sur mesure. Ces créations sont réalisées sur demande après une réflexion commune avec le client.

Nous avons cherché à en savoir plus sur Vanessa Ferreira, créatrice de la marque, et elle a gentiment accepté de répondre à une interview. Découvrez donc les coulisses de Spaceship-Lolita.

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Shoot Spring beauty / Models: Princesse Pudding et Amelie GX / Photographe : Julie de Moura /Make up : Dita / Hair : Ely

The Pink Olive : Pourrais-tu te présenter en quelques mots?
Vanessa Ferreira : Je suis Vanessa, styliste modéliste de formation (avec une petite spécialisation en costume de scène et créations pour la scène).  J’ai toujours désiré devenir créatrice de vêtements, ce qui fait que je couds à peu près depuis que j’ai 6 ans. A la base, c’était surtout pour faire des vêtements à mes poupées.

T.P.O. : Quel est ton parcours professionnel/études?
V. F. : Pour ce qui est des études, j’ai d’abord suivi un cursus général pour avoir un bac littéraire option art, puis je me suis dirigée vers une école spécialisée dans la mode et la création artistique. Cette formation m’a permis de faire un stage auprès du Cirque des Farfadais, ce qui a été une expérience merveilleuse, mais aussi de créer des tenues pour des étudiants en photographies.
Après avoir été diplômée j’ai fait quelques petites missions en freelance en stylisme photo et shopping mode pour des magazines à Paris, ce qui est vraiment très sympa mais incroyablement éprouvant à force de courir partout!
Et finalement en 2010 je me suis inscrite en auto-entreprise pour créer officiellement Spaceship-Lolita.

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Shoot Spirit of Antoinette / Model : Lucile / Photographe : Julie de Moura  /Make up: Jennyfer Groet

T.P.O. : Quel a été le déclic qui t’a menée à être artiste-créatrice aujourd’hui?
V. F. :Je crois que j’ai toujours été créatrice, j’ai toujours bricolé de mes mains et surtout créé des vêtements. La seule différence, c’est qu’au début je ne connaissais pas les notions techniques qui sont liées à la réalisation de patronage, et du coup, les miens étaient vraiment imparfaits. Cependant, je crois que je ne me rendais effectivement pas compte que la conjoncture actuelle rendrait ça si difficile, et qu’il faudrait être un équilibriste chevronné. *rires*

T.P.O. : Comment décrirais-tu tes inspirations, ton travail?
V.F. : Je prends tout ce qui me vient comme inspiration, je suis une dévoreuse de culture, je suis très curieuse et j’en ai jamais assez. Je crois que c’est ce qu’il faut pour garder l’esprit ouvert et continuer à avancer sur le plan créatif.

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Shoot What a beautiful day / Model, make up & wig design: Ophelia Overdose / Photographe : Julian M Kilsby

T.P.O.Quel est ton processus créatif? Par exemple pour tes créations textiles : te fixes-tu un thème pour une série de tenues, fais-tu des recherches de tendances…? Quid pour les photos de tes créations, participes-tu au choix de l’ambiance des photographies ou est-ce que c’est l’équipe photographique qui s’en occupe?

V. F. : Alors cela peut paraitre fou mais c’est vraiment très rare que je choisisse un thème ou l’idée de base d’une création, en général c’est la personne qui commande la tenue qui me fait part de ses idées et de ses envies pour me servir de point de départ.
A partir de là je débute une période de recherches, que ce soit des images, des textures, et même déjà des idées de tissus qui me permettront de proposer plusieurs design. En général la personne me fait part de son budget disponible et j’essaye de créer différents designs qui restent dans ce budget. Évidemment il serait possible de dessiner et d’imaginer créer des choses incroyables mais le fait est que tout fonctionne en rapport avec les fonds associés à chaque projet et donc la grande difficulté est bien de respecter cela en créant la tenue.

Cependant, pour certains shootings je m’occupe effectivement aussi du stylisme photo et je prépare des planches d’inspirations pour le make up, la coiffure mais aussi les lumières et l’ambiance générale.

Il n’y a pas beaucoup de projets qui sont 100% les miens car chaque membre de l’équipe a son mot à dire, c’est ce qui permet d’arriver à un bon résultat.

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Paradise Bird collar / Photo: Marz Photography – Richard Marz / Model and MUH artist: Scarlett River

T.P.O. : Quel est ton dernier projet en date? Peux-tu nous en dire quelques mots?
V.F. : Mon dernier projet en date est la préparation de tenues pour un édito à venir, je ne peux pas en dire tellement plus car ce n’est pas encore abouti et je ne sais pas ce que cela donnera vraiment au final. *sourire*

T.P.O. : Quels sont tes artistes préférés?
V.F. : Alors là, il y en a vraiment beaucoup, mais je vais essayer de ne pas trop m’embrouiller. En peinture par exemple, j’adore tout ce qui est impressionniste et en particulier le côté torturé de Van Gogh.
J’aime également beaucoup Baudelaire et son poème Danse Macabre ; en général toutes les œuvres un peu noires et torturée et qui gardent pourtant un vrai côté esthétique. C’est peut-être un peu étrange mais je trouve les os très esthétiques, donc tout ce qui représente des os de façon belle et élégante, ça me plait forcément (j’adore les vieux tableaux représentant des vanités).
Allez une petite liste d’artistes actuels que j’adore en ce moment; Camilla d’errico, Ji DI, Benjamin, Junko Mizuno, Emilie Rose , Natalie Shau, Kirsty Mitchell, Alessandro Barbuci , Barbara Canepa, Zemotion. Il y en a encore beaucoup d’autres mais je crois que je vais m’arrêter là.*sourire*

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The girl next door / Photo: Radiant-Inc Photos  / Model: Scarlett River

T.P.O. : Un dernier mot à ajouter?
V.F. : Hum que dire ? Merci pour cette interview, j’espère que cela vous aura plu.

Merci à toi Vanessa de nous avoir accordé de ton temps!
Si vous avez des questions concernant Spaceship Lolita ou les activités de Vanessa, n’hésitez pas à la contacter!


Le premier défilé de Spaceship-Lolita

LIENS :
Site web | Portfolio | Facebook | Tumblr : les inspirations de la créatrice

Article et Interview par Aude C.-P.

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La Maison Méditerranéenne des Métiers de la Mode nous propose ce week-end 8 et 9 juin un événement mode et créateurs sur la place du refuge, 2ème arrondissement.

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