Mode In Marseille

Le blog des étudiants du Master Métiers de la Mode et du Textile

Catégorie : FASHION (Page 2 sur 9)

LES RENCONTRES DE LA MODE: LA VILLA MÉDITERRANÉE

Étalé sur deux jours à la Villa Méditerranéenne, du 15 au 16 Novembre 2016 à Marseille; cinq personnalités du monde de la mode se sont succédées afin de nous faire part de leur parcours et d’en partager les moments forts tout en abordant les enjeux économiques actuels liés au développement et à la pérennité de leurs activités. Organisé par ses cinq intervenants: Jina Luciani, Dominique Barbiery, Yvann Pluswka et Vincent Faraco & Marijke ZIJLSTRA; mais aussi la Villa Méditerranée et son Directeur Bernard Valéro; ainsi que la Maison Méditerranéenne des Métiers de la Mode (MMMM) et son président Matthieu Gamet, mais aussi Aix-Marseille Université et son Directeur des Études Roland Kazan avec l’aide du BDE du master, les rencontres de la mode furent une expérience très enrichissante. Retour sur ces deux journées riches en partage de connaissance.

  • Jina Luciani

Jina Luciani, libanaise ayant fait ses preuves à New York dans le milieu de la mode, et particulièrement dans la lingerie où elle est spécialisée depuis près de 10 ans, a trouvé accueil en Provence où elle décidera d’y lancer sa marque de « loungewear » et de lingerie.

Occidente créée depuis 2008 est la transcription de sa vision de la vie en Méditerranée, une vie à la fois trépidante et exaltante rythmée par un quotidien lui plus paisible et serein. C’est ce mode de vie qu’elle essaye d’insuffler à travers sa marque qui est d’autant plus en lien avec notre génération soucieuse des questions environnementales et regardantes quant à la composition et la provenance de ce qu’elle achète. Occidente qui détient le label GOTS et Oeko Tex se veut devenir votre seconde peau grâce à ses fibres naturelles et écologiques. C’est ce subtile équilibre entre esthétique et éthique qui fait le succès et la reconnaissance d’Occidente à travers les 15 pays où elle est distribuée.

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  • Dominique Barbiery

Directeur Général des Métiers d’Arts, filiale de la Maison Chanel, Paraffection, nous fait découvrir ou redécouvrir, l’histoire de Lesage, Desrues, Lemarié, Maison Michel, Massaro, Gooseens ou Guillet… Ces 11 maisons au savoir-faire d’exception, de la broderie à l’orfèvrerie en passant par la dentelle qui ont été rachetées et regroupées par Chanel. Que vous soyez familier ou novice de l’histoire de ces métiers artisanaux liés à la Haute Couture, il nous fait part de sa connaissance en toute simplicité en nous amenant littéralement dans les coulisses de la plus grande maison de mode, Chanel. Avec un discours rythmé d’anecdotes.

On y apprend, faute de s’y méprendre que Paraffection n’est pas une œuvre de mécénat, bien que la plupart des rachats se sont faits « par affection » comme le mentionne si bien Monsieur Barbiery. Il s’agit ici d’une stratégie visant à regrouper tous les corps de métiers qui ont fait la renommé de Chanel et d’en conserver ces savoir faire pour les transmettre aux générations futures afin de toujours maintenir cet avantage concurrentiel.

L’enjeux est également d’ordre économique, Paraffection travaille pour 60% avec Chanel mais détient de nombreux autres clients, elle détient aussi une dimension protectionniste et conservatrice de nos savoirs-faire nationaux et régionaux face aux rachats de grands groupes étrangers. Ce que l’on retient c’est que Chanel fait figure d’exemple en soutenant ces arts artisanaux, face aux nouvelles technologies, qui pourraient disparaitre si un réel travail de transmission de capital social n’a pas lieu.

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Pour le deuxième et dernier jour du Cycle des Rencontres de la Mode, nous avons eu la chance d’accueillir encore trois fortes personnalités de l’univers méditerranéen mode et cosmétique.

  •   Yvann Pluskwa  

Cet architecte nous a parlé de l’architecture en règle générale mais surtout de l’architecture appliquée à notre domaine de prédilection : la mode. Ses auteurs de référence ne sont autres que Georges Vigarello ou encore Hannah Arendt ; pour lui, l’architecture, au-delà d’être un abri pour le corps, est un abri pour les rêves…

Il a organisé sa conférence autour de l’expérience sensorielle que doit avoir un espace sur son visiteur en nous montrant ses différents travaux pour des marques comme American Vintage, Sugar, Reiko ou encore Stella Forest. Il définit ce travail apporté aux différentes marques comme un « écrin » pour mettre en valeur le plus joliment possible les pièces de la marque. Sa démarche artistique auprès des différents espaces qui lui sont proposés s’inspire de l’imaginaire de la marque à travers l’univers et les produits de celles-ci.

Pour American Vintage par exemple, il donnera les mots : pureté, féminité, délicatesse, impétuosité et vitalité comme base poétique à son travail.

Grâce à Yvann Pluskwa nous avons tous pu prendre conscience de l’importance et de l’impact qu’a l’architecture d’un lieu de vente sur l’idée que l’on se fera de la marque.

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  • Vincent Faraco & Marijke Zijlstra

Changement de décor et direction St Rémy de Provence avec la marque Végétalement Provence qui nous a été présenté par un de ses co-fondateurs Vincent Faraco et de son assistante Communication, Marijke Zijlstra.

Cette fois-ci nous parlons cosmétique, mais pas cosmétique classique car il s’agit là d’une marque basée sur les bienfaits des huiles végétales et essentielles de notre Sud. La marque prône le beau produit, le beau service et le bon sens !

Tous les produits sont proposés aux particuliers mais aussi et surtout aux professionnels de la beauté.

Trop souvent victimes d’allergies ou encore d’asthmes dans leurs salons, les coiffeurs se tournent désormais vers la cosmétique organique, et ça tombe bien Végétalement Provence a créé pour eux toute une gamme de shampoings entièrement faits avec des plantes. Ils sont d’ailleurs les leaders organiques sur le plan international.

Étant tous les deux passionnés par les métiers de la beauté, ils ont également créé une Académie Internationale en Provence qui forme les professionnels de la beauté.

Leur groupe « Universal Beauty Group » regroupe 3 marques distinctes : Végétalement Provence pour les cosmétiques, Delabre & Faraco pour les accessoires et Kusunoki pour la coupe (ciseaux par exemple).

La générosité de Vincent Faraco a été salué par tout le monde aujourd’hui, alors servons nous de cette phrase qu’il a prononcé pour conclure ces deux journées de rencontres et d’échanges : « on est plus riches en donnant ».

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Mathilde CORBIÈRE & Annissa BERKANI

 

Jean-Charles de Castelbajac, le style sous toutes ses coutures

Focus sur la conférence du 21 octobre 2016 à l’Alcazar de  la ville de Marseille, soulignant l’influence du vestiaire militaire dans la garde-robe civile qui fait suite à la double exposition Mission Mode, Style Croisés dans le département des Bouches du Rhône.


Dirigé par Xavier Landrit et le Capitaine Géraud Seznec, les deux commissaires de l’exposition; nous avons eu le plaisir de rencontrer un incroyable invité : Jean Charles de Castelbajac qui nous a fait part de son expérience mais aussi de l’impact que la tradition textile et l’armé ont sur ses créations.

Après des études à l’école des Beaux-Arts et l’école supérieure des industries du vêtement, Jean Charles de Castelbajac a su très tôt établir un lien entre les différentes formes d’art et la mode. Inspiré de ces expériences personnelles, son art reflète une vision plus fonctionnelle et novatrice du style.

En effet, son style est sans limite, c’est un renouvellement constant qui ne laisse aucune place à la monotonie. Il sait se démarquer et charmer son public, en l’embarquant dans un univers coloré et espiègle où la poésie et l’authenticité se rejoignent pour nous offrir de véritables histoires éternelles.

S’appropriant des éléments dans la société qui l’entoure, ce dernier crée par la transformation et le détournement.

L’artiste mélange, brasse les matières autant que les supports (serpillères, éponges, plaid, toiles cirées, tapisserie…). Ce qui lui confère aussi le titre d’artiste plasticien. Menant ainsi sa propre guérilla créative,  il nous présente un style où le vêtement, protecteur du corps, nous trouble par les matériaux qui le composent.

Son influence du Pop art, de la peinture mais aussi celle de la musique se ressent au travers de ses créations. Notons par exemple le fameux manteau coupé dans une couverture de pensionnaire, le poncho à deux places, le blouson « Teddy bear » ou le vêtement « Bambi » mais également  la chasuble rebrodée de croix multicolore que le Pape Jean Paul II porta à la Journée Mondiale de la Jeunesse et bien d’autres encore…De véritable vêtement œuvre d’art !

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Décontractée, sophistiquée et souvent Arty, c’est ainsi que se décrit la femme Castelbajac Paris.

Anticonformiste, ce talentueux polychrone a pour habitude de dessiner des anges à la craie dans certaines rues, il est aussi impliqué dans la cause environnementale, et a réalisé en 2015, une fresque couvrant une façade de l’aéroport d’Orly à l’occasion de la COP21.

14796102_10208951713444053_1227666366_oFresque Orlove par Castelbajac, aéroport d’Orly/ Les anges à la craie


Retour sur l’humilité d’un artiste hors du commun :

 Mission Mode

Jean Charles de Castelbajac est issu d’une famille militaire, « quand on naît Castelbajac on naît avec un casque sur la tête » comme on dirait !  Il a su, de manière habile, allier l’industrie du textile et l’armée et c’est dès les années 70 qu’il se lance dans la création de  vêtements en camouflage, marquant une rupture avec les autres créateurs qui faisaient à l’époque du romantique.

 La tenue fonctionnelle

Passionné par l’histoire militaire et ses personnages héroïques, son inspiration vient de son enfance. JCDC aime détourner les objets de leur fonction première pour se les réapproprier : sa première expérience fut la renaissance de sa couverture de pensionnaire afin qu’elle puisse protéger sous une autre forme, les autres, comme elle a su autrefois si bien le protéger.

Il y a une réelle recherche d’utilité à travers l’innovation ; la fonctionnalité du vêtement reste une part essentielle de ses créations ; citons par exemple la capuche roulée ou le vêtement porte bébé.

Il privilégie aussi l’aspect curatif du vêtement à travers l’utilisation des bandes chirurgicales Velpeau pour créer certaines de ses robes.

Le vêtement intriguant

« Je ne crée pas le vêtement pour qu’il soit beau mais qu’il trouble » a-t-il dit lors de la conférence.

Cet artiste n’a cessé de surprendre en travaillant avec divers corps de métiers et des artistes tels que : les Sex Pistols, Lady Gaga,  Max Mara ou encore Vivienne Westwood.

 L’habit sentimental

Selon lui, être un bon créateur requiert de présenter une partie de son âme, « les vêtements sont des émotions traduites ». Nous sommes tous empreint d’une histoire chargée sentimentalement et c’est ce qui fait notre spécificité.

Doté d’une grande sagesse, il nous a fait part d’une phrase que nous aimerions vous partager : « on voit le vêtement comme le paraître mais quand quelqu’un disparait on garde de lui son vêtement, il est la seule chose qu’il nous reste ».

Son avis sur la mode actuelle

Comme le dirait Emmanuel Kant « Des pensées sans contenu sont vides, des intuitions sans concepts, aveugles » et c’est bien le message qui nous a été transmis lors de cette conférence. Selon JCDC artiste anti-mode mais prostyle, le marketing quasi omniprésent dans la mode a tendance à brimer certains créateurs  avec une saturation de signaux visuels. « Il faut que les fenêtres s’ouvrent et qu’elles libèrent les papillons » nous dit-il de manière poétique.

Tel un enfant qui n’aurait de limite à son imagination, il est certain que Jean-Charles de  Castelbajac continuera de nous surprendre par ses œuvres et ses idées.

 

Marion Jourdan & Léva Larbi

Ready Couture: Arab Fashion Week 2016

Lancée le 6 octobre 2016, c’est à Dubaï que la 3ème édition de L’Arab Fashion Week s’est tenue.

Durant cinq jours, 20 Maisons de mode issues de 10 pays arabes ont revisité le style occidental pour l’adapter aux coutumes orientales et nous présenter leurs collections Printemps-Eté 2017.

Cette troisième édition nous donne véritablement l’opportunité de repérer les créations d’un nouveau marché où la mode dépasse toutes les frontières culturelles, nous offrant ainsi, des collections d’un nouveau genre dans un style casual plus distinctif et  insistant, et cela, tout en s’inspirant des valeurs culturelles de ses créateurs.

Ce concept original, aussi connu sous le nom de Ready Couture,  se martèle autour du prêt à porter haut de gamme et de la haute couture, une manière innovante de présenter des collections destinées aux prospects du monde arabe.  Un monde où la mode et l’innovation ont leur place et le font savoir !

Rad Hourani, créateur de mode Canado-Jordanien, l’a bien compris. En brisant les limites du genre, il a proposé pour la première fois au Moyen-Orient une collection unisexe, un défilé inédit qui a su marquer les esprits.

Les yeux habillés d’une paire de lunette de soleil, les mannequins Hommes et  Femmes ont défilé avec une apparence androgyne, vêtus d’épais drapés qui englobaient leurs silhouettes, ils diffusaient au travers de la collection une vision neutre de l’unisexe où les limites imposées par le genre et l’origine n’ont plus raison d’exister.

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Quant à  Leen Shieshaky, accompagnée de sa mère Suzan Farhoud, elles ont choisi de nous présenter des femmes indépendantes, habillées de jeans moulants, de jupes courtes et chemises transparentes;  laissant entrevoir le corps d’une femme libérée, au travers de tenues traditionnelles du Golfe, repensées dans une collection Out of the Garden. Un cocktail qui mêle habilement la modernité et l’élégance.

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La touche vintage de la styliste Lamya Abedin, s’est également faite remarquer pour l’occasion. Dans une collection Voyage au Carnaval, inspirée du Carnaval d’Australie, elle  combine collerettes et sequins avec les bonnes mœurs de la culture du Monde Arabe. Ses mannequins arboraient leurs fières allures, enveloppés dans des robes et des jupes fluides à dentelle et broderie,  mais aussi en jacquard et brocart. Accompagnés d’accessoires en tout genre : ceintures,  chapeaux et sacs à main; le corps des mannequins est resté conforme aux attentes de la clientèle présente lors du défilé. Sans oublier les pièces de robes de mariée également inspirées par le thème  carnaval, qui ont sublimé la collection.

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Léva LARBI

Rencontre avec Louise Helldorff de Stockholm Syndrome

Retour sur notre rencontre avec Louise Helldorff, créatrice de la marque Le Stockholm Syndrome (créatrice labellisée par La Maison Méditerranéenne des Métiers de la Mode à Marseille (MMMM).

C’est au concept store Lifestore que nous avons eu l’opportunité d’interviewer Louise. C’est sans retenue et avec une rare honnêteté qu’elle nous a fait part de sa vie, son parcours et de ses ambitions. On vous laisse découvrir son univers atypique auquel vous allez forcément succomber à travers de cette interview….


Quel est votre parcours ? Qu’avez-vous fait avant de lancer votre marque ?

« J’ai quitté la Suède assez jeune, je suis allée à Barcelone, Londres, puis je me suis dit qu’il était temps pour moi de suivre une formation. J’avais déjà des expériences dans la vente de prêt à porter.

Je suis rentrée en Suède pour y faire un BTS où j’ai appris la couture, la broderie, les caractéristiques des différents tissus, c’était très artisanal.»

D’où est né le Stockholm Syndrome ?

« Une fois diplômée, je suis partie en France, initialement dans le but d’apprendre le français pendant six mois. Deux semaines après j’ai croisé Rosina, avec qui j’ai créé plus tard le Stockholm Syndrome. Rosina et moi c’était un peu comme une histoire d’amour, nous nous sommes rencontrées par hasard à un cours de langue et avons fini par aller boire un café ensemble. J’effectuais alors un stage chez une couturière au petit atelier à Marseille.

Pendant cinq ans nous sortions beaucoup ensemble, nous étions « les deux suédoises ». J’étais scolaire et elle créative. Après sa formation à l’IICC, nous avions la boite à outils nécessaire pour lancer notre marque. C’était à échelle humaine, il n’y avait pas de stocks je faisais tout moi-même, on a fait réellement quatre collections comme ça, si quelqu’un voulait une pièce je la faisais et lui livrais trois semaines après à cause du manque du tissu, de temps. On travaillait à côté et on bossait le soir. »

Pourquoi le Stockholm Syndrome ?

« Parce que c’était nous, c’était trop évident, on cherchait quelque chose de suédois mais pas trop.  C’est Rosina qui l’a trouvé un dimanche après-midi alors qu’on se promenait puis elle m’a dit : le Stockholm Syndrome !  On était toutes deux des suédoises expatriées sur Marseille.

Je trouve que le nom est très bien, une fois le nom trouvé tout devient facile, on pouvait tout faire! »

Quand est-ce que c’est devenu plus grand ?

« Maintenant ! Pendant deux ans c’était un peu à droite à gauche, on a quitté nos jobs en même temps. On savait coudre, faire le patronage, négocier, il ne restait plus qu’aller chercher les fournisseurs. Mais on ne réalisait pas que si des personnes commandaient on devait trouver où, comment, et chez qui produire. Il faut trouver un fournisseur qui fait des petites quantités ce qui est très difficile.

Rosina est partie il y a un an pour des raisons personnelles, elle ne pouvait plus suivre cette vie d’artiste bohème. Maintenant je dois m’adapter et je fais des stocks pour vendre. C’est ma deuxième collection que je fais seule et je vends désormais dans 10 boutiques dont une à New York. »

 Comment décririez-vous la mode suédoise ?

« Je suis née en suède, dans ma tête c’est simple, c’est épuré, je ne mettrai jamais plein de détails, j’aime quand c’est classique et minimaliste.»

De quoi vous inspirez vous ?

« Je ne m’inspire de rien concernant la mode, quand on regarde, on est influencé. Lorsque je crée une collection, je décide d’un thème et souvent c’est le thème de ma vie.

La première collection SS 2011 s’appelle Blomster, champ de fleur en suédois. Nous avons constitué notre palette de couleurs avec des fleurs cueillies dans un champ suédois. La deuxième s’intitule Midvinter, ville située au nord de la Suède. J’ai appelé la collection SS 2016 Sisters.

Rosina est partie cette année-là, j’avais besoin de me sentir entourée des personnes qui me sont chères. J’ai donc fait 15 pièces qui correspondent à mes amies proches.»

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«Pour la collection AW 2017 intitulée Expat, chaque pièce correspond à une rue ou j’ai habité que ce soit à Londres, à Barcelone… »

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Vos pièces préférées dans une garde-robe ?

« J’adore les combinaisons, nous en faisons depuis cinq ans. Je m’habille très simplement, je porte beaucoup de leggings, de chemises. »

En fin d’interview Louise Helldorff nous a laissé en avant-première quelques informations sur sa prochaine collection qui sera une fois de plus imprégnée de sa vie et de celle des gens qui l’entoure. Cette fois ci on se détache du style nordique qui l’a pourtant fait connaitre, pour se laisser emporter par les traditions africaines et plus particulièrement par les influences kenyanes autour de détails en bois, de perles, etc…

En attendant allez retrouver ses pièces au Lifestore ou bien à la collocation, vous aurez de fortes chances de la rencontrer.

Marion JOURDAN & Anissa  BERKANI-SELLAM

Fashion Week Paris 2017

L’événement incontournable qu’est la fashion week s’est déroulé du 27 septembre au 5 octobre 2016 à Paris. L’occasion pour vous d’avoir un focus sur les principaux défilés qui ont marqué cette saison Automne/Hiver 17 et qui habilleront votre prochaine garde robe.

Un fil conducteur : la business woman d’aujourd’hui, son pouvoir résidant dans l’allongement certain de sa carrure, épaules rallongées à l’appui, symbole de toute puissance dans une société se voulant masculine.

Yohji Yamamoto

Yohji Yamamoto, dont la griffe se reconnaît entre mille, aux coupes oversize et full black, pense la femme et replace au centre son autorité. Les mannequins parés de casquettes style police défilent arborant des coupes asymétriques, des bandelettes déconstruites en guise de top et un plissé subtil qui permet un jeu de mouvement des textures évident.

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Balenciaga

Demna Gvasalia, créateur du collectif Vêtements, à la tête de la direction artistique de Balenciaga nous présente « Fétichisme & couture » où s’entremêlent carreaux et imprimés floraux. Les sacs agrémentés de rayures et les coupes longues sont de mise. La consécration de l’association de l’univers street et du courant classique, un style caractéristique de l’œuvre de Demna, se manifeste au travers des juxtapositions de larges vestes  à des coupes droites.

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Céline

Quel soulagement, Pheobe Philo reste à la tête de la direction artistique de chez Celine après les rumeurs répétées de son départ. Celle qui a insufflé une nouvelle énergie a la marque a su, une fois de plus, affoler le monde de la mode avec une collection aux multiples contrastes. Sous les néons du tennis club de Paris, des silhouettes aux lignes exagérées, aux superpositions inhabituelles et aux audacieux mélanges de couleurs arpentent le podium sous un décor contemporain que l’on doit à Dan Graham. Céline est terriblement dans l’air du temps, et nous fait traverser les époques vestimentaires (tailleur XXL des années 80) en exploitant les codes de l’art pictural (robe reprenant les oeuvres de Yves Klein).

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Off-White

Un an après son premier défilé pour homme qu’il définissait pourtant comme unisexe, Off-White s’intéresse désormais à la mode féminine en se penchant sur la « Business Woman » (nom de sa collection). Derrière Off-White se cache Virgil Abloh, finaliste du grand prix LVMH, talentueux artiste qui multiplie les fonctions de directeur artistique pour Kanye West et celles de Dj’s.

Bien que sur certains modèles la forte inspiration de Balenciaga et de ses épaules XXL mais aussi celle de Jacquemus avec ses modèles asymétriques se fait ressentir, Virgil Abloh donne à son défilé une énergie unique. Sa polyvalence et sa jeuneuse passée entre NYC et L.A se fait ressentir à travers une collection fortement inspirée des années 80 et de la rue qu’il arrive subtilement à détourner en une élégance masculine déconcertante propre à son univers.

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Jacquemus

Simon Porte, l’enfant du pays, retranscrit quant à lui son sud natal dans « Santons de Provence », une collection qui empreinte les codes de la Camargue « Prouvènço » alliant avec justesse tradition et modernité. Chapeaux de canotier oversize et coupes amples, épaules redéfinies longilignes, chemises à gros pois rythment les silhouettes.

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Les élèves du Master 1 Métiers de la mode et du textile ont par ailleurs eu l’immense privilège de rencontrer Simon Porte dans leurs locaux ce 10 octobre. Une belle façon de clôturer cette Fashion Week 2017.

Anissa Berkani & Shérine Bakour

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FASHION FOCUS : FRAÎCHEUR D’ÉTÉ

Des rayures et du rose pâle, nos envies sont à la douceur et au romantisme :

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Blouse rayée Claudie Pierlot – 145€ http://fr.claudiepierlot.com/fr/categories/tops-et-chemises/becca/97B6E16.html?dwvar_97B6E16_color=01#start=3
Pantalon rose poudrée Zara – 50€ http://www.zara.com/fr/fr/femme/pantalons/tout-voir/pantalon-7-8-à-pinces-c719022p3387018.html
Trench irisé Mango – 60€ http://shop.mango.com/FR/p0/femme/vetements/manteaux/trench-coats/trench-metallise/?id=61078809_85&n=1
Lunettes round metal Rayban – 160€ http://www.ray-ban.com/france/lunettes-de-soleil/RB3447%20MALE%20028-round%20flash%20lenses-or/8053672227086?category_Id=34683
Top en dentelle Zara – 40€ http://www.zara.com/fr/fr/femme/chemises/tout-voir/top-en-dentelle-c719021p3553011.html
Jupe rayée en taffetas Zara – 40€ http://www.zara.com/fr/fr/femme/jupes/tout-voir/jupe-en-taffetas-c719016p3469512.html

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I’m a barbie girl, in a barbie world!

Parallèlement à ce retour dans l’histoire de la mode à travers les plus grandes créations, les arts déco nous propose également une retrospective des modes en version décalée, à travers la célèbre poupée. Parce qu’au delà d’être un jouet, la poupée Barbie c’est surtout le reflet d’une culture et de son évolution. Et si à l’origine celle-ci était assimilée à l’American way of life, la poupée emblématique a aujourd’hui une perspective universelle épousant les changements sociaux, politiques et culturels. Souvent haïe car stéréotypée, au fil des années la poupée a été imaginée pour tous les horizons et mêmes religions.

Ainsi au fil de l’exposition, les yeux grands ouvert et le regard amusé, nous suivons tous ces changements. De la première barbie américaine aux différents univers imaginés à travers cet emblématique objet, la barbie est un véritable miroir de son temps. On se balade ainsi entre la barbie astronaute, la première barbie noire mais aussi la barbie couture imaginée par Moschino ou Rykiel, ou encore la barbie grease, Audrey Hepburn ou encore Karl Lagerfeld.

Encadrement, écrans et animations, la scénographie est à la fois ludique, plaisante, et divertissante, passant de murs de vêtements miniatures à des reproductions de scènes de vie ou encore au barbiefoot, l’exposition est à conseiller sans modération, pour les petits comme pour les grands.

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Découverte des Lunettes Sensee Marseille

Hier soir nous étions invités à la Cocktail Party organisée par Sensee Marseille. L’occasion pour nous de découvrir une nouvelle marque « made in France » entre deux verres et un photocall !

Parlez nous de votre marque !

 » À l’origine, Sensee est une marque d’optique créée en 2011 à Paris. Nous avons deux magasins. Le premier est à Paris rue Rambuteau et notre seconde boutique ici à Marseille rue Saint Féréol. Le choix de la ville était autant une opportunité pour son potentiel comme emblématique car ville d’origine de Marc Simoncini propriétaire de la marque. Au départ revendeur de lunettes,  Sensee a opté pour un virage à 180 en décidant de se recentrer sur soi-même et proposer nos propres produits.

On a compris que le marché français n’était pas prêt à être « only web » donc nous avons ouvert en plus de boutiques tout en faisant du cross-canal le but étant de faire décoller à terme le web pour prouver qu’acheter une lunette c’est aussi facile sur internet qu’en magasin. « 

Le concept ?

 » Sensee c’est d’abord un savoir-faire français avec des artisans situés dans le jura qui font nos lunettes. Nous avons opté pour une transparence des prix pour montrer au consommateur qu’il est possible d’avoir de la qualité à des prix correctes. On n’est pas low-cost, ce n’est pas le débat mais nous sommes là pour proposer le meilleur rapport qualité/prix. Il y en a pour tous les goûts, avec les solaires on peut toucher un plus grand nombre et faire parler de nous plus facilement au grand public. »

Marseille et la lunette ?

 » Nous avons en effet quelques concurrents, le marché marseillais est encore très peu connu, puis nous sommes à l’origine de Paris donc c’est un peu plus difficile pour nous de nous y implanter mais nous faisons le plus d’efforts possible pour faire notre place sur le marché de l’optique. On gère la communication sur Facebook pour faire connaitre la boutique, nous avons aussi un Instagram.

La boutique a ouvert en novembre, ils sont 3 collaborateurs sur le magasin et ce soir nous sommes venus à 5 en renfort pour faire découvrir le concept et communiquer sur l’évènement. Cela tombe bien que vous soyez étudiants car notre communication s’axe vraiment sur l’origine France garantie et de la transparence avec pour cible les étudiants notamment et les personnes âgées. « 

Des projets ? Collaborations ?

« Oui en effet nous sommes énormément sollicités notamment à Paris, avec des start-up ou d’autres entreprises qui sont intéressées. Ce travail entre plusieurs entreprises nous permet à chacun d’y trouver un avantage et ainsi toucher plus de monde. C’est dans l’air du temps en effet de travailler de nos jour à plusieurs à l’image d’une économie collaborative. Donc oui nous allons comme ce soir tenter de maintenir une cadence et continuer avec des partenariats pour l’avenir ! »

Une équipe qui croit en ses valeurs et à son potentiel, venez découvrir comme nous l’avons fait la boutique au 78 rue Saint Féréol 13006 Marseille.

Merci Sensee ! 

 

 

Mademoiselle Agnes, Loic Prigent

Habillé(e)s pour l’hiver 2017

Retour sur les tendances de la dernière fashion week pour l’hiver à venir –

Au menu, une mademoiselle Agnès plus qu’irritante, pas mal de bouleversements, du noir, et du désespoir. On s’explique. (Oui enfin pour Mademoiselle Agnes on vous laisse juger par vous même). À défaut d’avoir un président qui tient ses engagements, cette saison dans la mode, on relève beaucoup de changements. Vous n’avez pas pu y échapper : le départ de Raf Simons arrivé à saturation, Albert qui s’en va par la porte de derrière et Hedi qui lui aussi n’est plus de la party. (Dieu merci il nous reste notre Karl chéri). Et en parlant de Dieu cette saison le convoité collectif VÊTEMENTS a même osé défiler dans sa maison, et comme si ça ne suffisait pas, on y a même invité Satan.

Plus généralement niveau créations ça donne des volumes disproportionnés, des épaules surdimensionnées, des sacs cabossés, des mains cachées, des mines grisées, ou encore des cheveux évaporés sur un arrière plan de morosité et d’une population bouleversée par les événements du début d’année. Aux antipodes de ce qu’ont pu proposer les maisons Balmain et Chanel avec le chic qu’on leur connaît. Bon, comme vous n’étiez pas aux défilés (nous c’est juste parce qu’on était trop occupés) on ne va quand même pas tout vous gâcher, alors on vous laisse regarder :

http://www.canalplus.fr/c-infos-documentaires/pid5530-habille-e-s-pour.html

– Méliné –

MIA

Vous avez dit écolo ?

Entre sa collection Coachella et sa semaine du recyclage, ces derniers jours la chaîne de magasin suédoise H&M fait grandement parler d’elle. En effet, entre la communication sur les réseaux, la newsletter, ou encore son clip vidéo avec la chanteuse M.I.A, H&M incite par tous les moyens à la seconde vie des vêtements.

Une incitation judicieuse à la vue des chiffres qu’atteint le gaspillage mais concrètement ? Certes H&M a toujours été plus ou moins engagée contre le gaspillage en proposant à ses clients de rapporter leurs vêtements en boutique contre des bons de réduction. Elle affiche aussi des valeurs éthiques via sa collection « conscious » notamment, mais n’oublions pas qu’H&M c’est avant tout un géant du prêt-à-porter surtout prêt à fermer les yeux sur les conditions de travail qu’elle inflige à ses travailleurs au profit d’une marge plus importante. On parlerait bien davantage de greenbashing plutôt que d’investissement écologique et de pure stratégie marketing que d’engagement environnemental.

Si vous en doutez encore, voilà qui pourrait vous convaincre :
http://www.arte.tv/guide/fr/051619-000-A/la-mode-a-mort
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Méliné Jamakorzian –

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