Mode In Marseille

Le blog des étudiants du Master Métiers de la Mode et du Textile

Catégorie : LA VIE DU MASTER (Page 1 sur 3)

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L’essentiel Lifestore – plus qu’une boutique

Claire Grolleau, dirigeante et co-fondatrice de la marque Essentiel créée pour L’essentiel Lifestore ouvert en août dernier, a accepté lors de la première édition des Rendez-Vous M dans ce même lieu, de partager avec nous la philosophie de son concept moderne et innovant. Le but de cette conférence/afterwork organisée par les étudiants du Master 1 Métiers de la Mode, était d’échanger avec des professionnels sur l’effervescence des nouvelles villes mode et plus particulièrement de Marseille. Voici le récit d’un input précieux.

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Ayant effectué un parcours scientifique, notamment une formation en toxicologie de l’environnement, Claire Grolleau semble provenir d’un univers très éloigné de celui de la mode. Mais il s’agit d’une femme qui aime la créativité et la mode de façon instinctive et naturelle, car elle « aime la vie« . Les études scientifiques lui ayant conféré une considérable ouverture d’esprit, elle sait que bien des choses sont possibles lorsqu’on a une vision. Dans l’univers du développement durable depuis 30 ans, sa mission a été d’accompagner particuliers et entreprises dans la transition écologique. Madame Grolleau est à l’origine de la création de l’Ecolo-Crêche, pour citer un des nombreux exemples de son engagement. Pour elle, l’état de notre planète étant un reflet de l’état de notre société, le respect de l’homme et de la nature vont de pair

Consommatrice éco-responsable et végétarienne depuis 25 ans, elle s’est inspirée de sa vie quotidienne pour la conception de l’essentiel Lifestore. Il s’agit d’un lieu sympathique et naturellement chic où est proposé une consommation durable avec une offre de nombreux produits et services complémentaires : le client peut manger végétarien et bio, s’offrir de la mode durable, découvrir des cosmétiques biologiques et même consulter des naturopathes. L’approche met le bien-être et la santé au centre de l’expérience proposée par l’Essentiel Lifestore.

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La collection de vêtements « l’Essentiel » est constituée de pièces basiques. On y trouve des T-shirts avec des slogans parlants et des petites robes noires, classiques, indémodables et portables en toute occasion, toutes les saisons. Toutes les étapes, de la conception à  la mise en boutique, sont parfaitement respectueuses de l’environnement et de l’humain en vue d’aboutir à un produit hautement qualitatif assorti d’un prix « juste ».

Pourquoi Marseille? Pour notre interlocutrice c’est une ville intéressante et dynamique ou « encore beaucoup de choses sont possibles». La boutique profite de l’environnement naturel exceptionnel de la ville pour faire reconnecter les gens à la nature : juste devant la boutique le client aperçoit la mer. Plus loin entre les calanques et les ravissantes campagnes provençales, la nature de Marseille est en effet exceptionnelle. C’est cette nature dont est inspirée la décoration: le concept store est orné de poutres rappelant des troncs d’arbres, agrémenté d’une salle d’attente avec un sol en sable pour y mettre les pieds nus, le tout dans un style simple, épurée mais chaleureux avec un accent particulier sur les matières premières naturelles.

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Grolleau tient à préciser lors de la conférence qu’une vie saine et respectueuse de notre planète n’est aucunement contradictoire avec les plaisirs de la vie. Loin du discours moralisateur pesant de certains écologistes, elle accepte et aime les plaisirs, même futiles parfois, si importants. La mode doit rester plaisante, légère, mais elle peut l’être aussi dans le cadre d’une manière de consommer un peu plus sage, un peu plus responsable. Ne pas vivre au dépens d’autrui, ni de l’humain, ni du monde végétal ou animal : prendre soin de notre planète passe par cet impératif qui n’exclut aucunement les joies de la vie. La mode étant une industrie très polluante qui engendre une consommation phénoménale, il est devenu difficile d’éviter de tomber dans le piège de la fast fashion qui nous vends le rêve de toutes les nouvelles tendances à bas prix, mais qui se traduit finalement par un coût très élevé payé par notre planète. Pourtant, c’est notre mission d’exiger et donc d’engendrer un changement pour être des consommateurs qui aiment la mode et se font plaisir, sans en consommer au dépens d’autrui.

Notre intervenante constate en effet qu’une nouvelle conscience est en train de se développer, que ce soit au niveau des créateurs, des fabricants, des fournisseurs et même des consommateurs, le développement durable est entrain de prendre sa   place dans la mode et plus généralement dans l’esprit collectif. Un changement qui se fait de manière optimiste et passionnée, avec des concepts et des entreprises tel que l’Essentiel Lifestore.

Zhu Yiyun et Friederike Caruso

Photos: Chloé Nivet

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Les rencontres de la mode – Portrait Lucien Pagès

Pour organiser cette édition des rencontres de la mode qui s’est tenue mardi 21 novembre aux Docks Village, la Maison Méditerranéenne des Métiers de la Mode a étroitement collaboré avec le Bureau de la Vie étudiante du Master 1 des Métiers de la Mode et du Textile. Les organisateurs ont laissé Carte Blanche à Lucien Pagès – fondateur du bureau de presse éponyme, pour la présentation de métiers relevant du monde de la mode bien différents, mais surtout complémentaires.

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L’événement a été brièvement introduit par Matthieu Gamet qui, en tant que président de la MMMM, a effectué une présentation de cette association rappelant la mission de cette dernière dans la création, le développement, l’entretien et la promotion d’un certain ADN méditerranéen dans la mode, suivie d’une présentation des formations dans lesquelles la MMMM est impliquée.

Dans un premier temps de la rencontre, sont ensuite intervenues avec Lucien Pagès Alix Morabito – Fashion Editor aux Galeries Lafayette et Hélène Guillaume – Journaliste responsable de la rubrique Mode au Figaro Quotidien. Dans un deuxième temps, Monsieur Pagès a introduit Christelle Kocher, créatrice de la marque Koché et directrice artistique de la maison Lemarié (Chanel). Les trois invitées de Monsieur Pagès n’étaient certainement pas choisies au hasard, elles forment en effet un puissant trio de trend-setter par la combinaison des domaines de la création, des médias et des achats.

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Tous les intervenants ont exposé leurs trajectoires individuelles riches et variées, leurs différents métiers au cœur de la mode ainsi que leurs conseils empreints de connaissances et d’expériences. Un véritable échange a pu avoir lieu entre professionnels et étudiants sous forme de questions très différentes mais pertinentes et de réponses résultant de points de vue complémentaires.

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Lucien Pagès, le personnage clé de l’événement, a particulièrement retenu notre attention, et il serait regrettable de ne pas vous en raconter un peu plus sur lui.

Portrait – Lucien Pagès

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Alors qu’il grandit loin des grandes capitales dans un village dans les Cévennes, depuis un très jeune âge Lucien Pagès est passionné par l’univers de la mode. Déterminé, il s’inscrit à l’école de la chambre syndicale de couture de Paris où il apprend le stylisme et le modélisme de manière classique et technique. La formation le déçoit, il n’est pas fait pour être styliste, mais il se rend compte rapidement qu’il n’est pas nécessaire de travailler dans la création pour intégrer l’univers fascinant de la mode. C’est dans la communication qu’il commence alors sa carrière: assistant du directeur artistique Marc Ascoli, il est chargé de promouvoir la marque.

Il décide en 2006 d’ouvrir son propre bureau de presse, dont le rôle est celui d’instaurer une relation mutuellement bénéfique entre les créateurs et les médias dans une optique de promotion de marques et de créateurs. C’est ainsi qu’il se charge de l’organisation de défilés, de journées de presse et de tout type d’événement de relations publiques pour les marques qui sont ses clientes et avec lesquelles il entretient des relations étroites de conseil, de partage de réflexions et d’idées. Actuellement, Lucien Pagès, représente une trentaine de marques comme notamment Koché, Jacquemus, mais aussi Courrèges qui essaye de revenir sur le devant de la scène.

Ce ne sont non seulement sa carrière impressionnante et ses clients importants qui rendent Lucien Pagès aussi intéressant, mais aussi la place centrale que son travail s’avère occuper dans le monde hautement concurrentiel qui est la mode. A la question sur le secret de son succès, il répond avec calme et franchise qu’il n’a jamais cherché à se faire des amis haut placés, mais plutôt de grandir avec sa génération. D’après lui, il ne s’agit pas de fréquenter Anna Wintour, mais plutôt de trouver la nouvelle version de cette dernière. Il s’agirait de laisser faire les choses, qui arrivent chacune à son temps. Assaisonnée de passion, de détermination et de beaucoup de curiosité, cette recette a certainement fait ses preuves pour Monsieur Pagès, qui explique ensuite qu’il est primordial de se nourrir soi-même de l’univers que l’on souhaite intégrer.

Un témoignage instructif et motivant, qui aura nourri l’inspiration et la détermination de nombreux futurs professionnels de la mode présents.

Zhu Yiyun et Friederike Caruso,

Crédits photos Chloé Nivet

 

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Concours La robe fait sa loi !

Au sein du Master des Métiers de la Mode et du Textile, on ne se tourne jamais les pouces ! Chaque année, les responsables du Master nous attribuent des projets tuteurés, afin d’essayer de faire de nous de parfaits gestionnaires de projet. Et voilà à quoi cela ressemble :

  • La création d’une association et d’un site internet d’une cartographie régionale,
  • La gestion de la communication du Master,
  • La gestion du Bureau Des Étudiants,
  • L’organisation du concours « La robe fait sa loi », en partenariat avec le barreau de Marseille.

Aujourd’hui, on vous parle en détails de ce dernier projet, le concours national « La robe fait sa loi ». Celui ci est réservé aux étudiants inscrits dans un établissement de France métropolitaine, et propose d’imaginer une nouvelle version de la robe d’avocat. Le défi ici est bien d’envisager le futur d’un costume judiciaire, qui n’a pas été redessiné depuis 1810 !

Les 16 meilleures créations seront présentées à un jury d’exception, qui rassemble le milieu de la mode et celui du droit. Ce jury élira trois lauréats en prenant en compte l’originalité et la faisabilité de la proposition. Un prix spécial sera également décerné par le barreau de Marseille. Le concours se terminera le 21 Mai 2016.

A la clé, une exposition qui se tiendra à la Maison de l’avocat du 7 au 31 décembre 2016, mais pas que :Capture d’écran 2016-03-30 à 22.41.30

Pour participer, il faudra vous rendre sur www.larobefaitsaloi.fr et nous émerveiller avec vos créations!

Good luck!

Retour sur le Who’s Next 2016 Paris

Du 22 au 25 Janvier 2016 « Paris expo Porte de Versailles » s’est vu assaillir par la fashion sphère, acheteurs, jeunes créateurs, bloggeurs se sont donnés rendez-vous à l’occasion de l’édition « Hiver » des salons Who’s Next (PAP) et Première Classe (Accessoires) qui sont depuis plus de 20 ans des références de la mode féminine en Europe. La scénographie sur le thème « mythology » des salons est signée par le studio GGSV, fondé en 2011 par Gaëlle Gabillet et Stéphane Villard.

Nous avons eu l’opportunité d’explorer les cinq univers proposés par le salon du Who’s Next : Fame, Private, Trendy, Urban et Studio où nous avons pu découvrir de nouveaux labels français comme la marque HIT THE ROAD JACQUES. Créée en 2010 elle mélange savamment les codes du sportwear à des techniques et des matières plus raffinées. Ou encore Une fille #today I am développée par le Groupe CWF « Children Worlwilde Fashion » spécialiste du prêt-à-porter enfant de luxe. Nous avons également pu retrouver des marques partenaires de la MMMM telles qu’American Vintage, Chacock, , La Nouvelle, Gertrude et bien d’autres.

Le salon est l’occasion idéale pour décrypter les prochaines tendances entre les défilés, les conférences et les expositions.12776731_10208702444581245_1091721391_o

Libération ou consécration, les Masters 1 face au Jury de création

C’est après deux mois de travail, et de recherches intensives, que nous, étudiants de Master 1, avons pu présenter nos productions à un jury d’exception, composé de Monsieur Gilles Barbier, Stephanie Boyer-Calvino, Lugdivine Dupré, Alice Santiago, Roland Kazan, Maryline Bellieud-Vigouroux et Julie Liger.

Le but de cet exercice, dirigé par Alexandra Sebbag, diplômée de l’Institut Roger Guilbert de Bruxelles, et fondatrice de la marque Arma Cutis, était de présenter une mini collection de trois pièces composant deux silhouettes, afin de nous sensibiliser au processus créatif.

Les consignes étaient simples : créer un pull, une jupe et une robe expérimentale, à partir de deux axes de recherche, le premier étant imposé. En effet, nous nous sommes rendus à la Friche Belle de Mai, pour découvrir l’exposition Echo-Système de Monsieur Gilles Barbier, artiste résidant de ce comité. Cette exposition, orchestrée par Gaêl Charbeu, proposait une immersion dans l’univers de monsieur Barbier, au travers de plus de 140 œuvres dont des dessins, des installations, ou encore des photographies reflétant les obsessions de l’artiste. Le deuxième axe fut plus personnel.

Une fois les deux thématiques définies, nous avons dû établir des classeurs de recherches sur les thématiques choisies. De là, nous avons chacun défini une gamme de couleurs propre à nos deux thèmes, et imaginé une robe expérimentale, composée de formes extraites des recherches effectuées.

Une fois le croquis de la robe mis sur papier, novices en design textile, nous avons appris les rudiments de la couture pour confectionner cette pièce. De la conception du patron de la robe expérimentale, au montage final de cette dernière, nous autres apprentis stylistes n’avons rien molesté.

Une fois la robe créée, il a fallu découdre des dizaines de pulls pour confectionner un seul pull en créant de longues lianes, qui nouées entre elles par différentes techniques, dont certaines telles que les Scooby-Doo, nous ont projeté dans nos souvenirs d’enfance les plus lointains.

« Titanesque  » a été l’adjectif employé par Mme Sebbag pour qualifier le travail fourni par les étudiants pour ce module « Création ».

Même si en raison des circonstances, le travail fut intense, nous sommes tout de même soulagés et heureux d’avoir atteint les objectifs, avec un rendu des plus surprenants pour des apprentis ! De bons souvenirs pour nos premières expériences en couture.

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Visite chez Community of Denim et du Showroom AMP Savage

Jeudi 17 décembre, juste avant de partir en vacances, les Master 1 se sont rendus chez Community Of Denim, créateur de vêtements denim hommes et femmes, à Aix-en-Provence. 

Tout d’abord accueillis dans le showroom AMP Savage, les élèves ont pu découvrir le portefeuille de marques que possèdent les agents commerciaux : Community Of Denim, Redsoul, Cheap Monday, Scotch & Soda, Seven Tees… Ce showroom dispose d’un univers propre : Les marques y sont mises en valeur dans un décor boisé et industriel, et l’équipe commerciale d’AMP Savage est très accueillante.

Puis Madame Joséphine Hortelano, Responsable Marketing et Relation Client de Community Of Denim nous a accueilli  dans les locaux de l’entreprise.

La marque connait un succès retentissant depuis son lancement en 2013, et vend en moyenne entre 180 000 et 220 000 pièces par an. Alban Macé, cofondateur et directeur du développement international, s’exprime sur FashionMag en mai 2015 et confie que l’entreprise devrait, en 2015, atteindre 3 millions d’euros de chiffre d’affaires. La marque est déjà vendue dans de nombreux pays : Chine, Japon, Corée, Italie, Espagne… Les best-sellers de la marque chez l’homme sont le jean Benny (coupe droite), ainsi que le modèle Staff (confortable au niveau des cuisses et slim au niveau des chevilles).

En cohérence avec son époque, la marque se contente d’un mono-produit, le jean. Bien qu’elle compte s’étendre sur des d’autres produits tels que des sweats ou encore des parkas.

Auparavant localisée en Tunisie, la production a basculée vers la Chine pour des raisons de délais de fabrication plus rapides. Cependant, l’entreprise continue de se fournir en tissus et d’effectuer la teinture de ses jeans en Tunisie.

Le Master des Métiers de la Mode et du Textile remercie chaleureusement l’entreprise Community Of Denim ainsi que le showroom AMP Savage de nous avoir fait visiter leurs locaux et avoir répondu à toutes nos questions. 

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AMP Savage
73, Chemin de Saint-Martin – Celony
13090 • AIX EN PROVENCE

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Rencontre avec Cindy Chagouri, directrice adjointe des Terrasses du Port

Surplombant la mer, au cœur du quartier en plein essor de la Joliette, face aux Docks dont la rénovation touche à sa fin, les Terrasses du Port se dressent fièrement depuis mai 2014 et attirent chaque jour plusieurs milliers de personnes.

Dans le cadre du cours de Visual Merchandising, le Master Mode s’est intéressé à l’envers du décor de cette tour de verre et d’acier et c’est Cindy Chagouri, directrice adjointe du centre commercial, qui nous en a dévoilé les coulisses.

On apprend ainsi que les matériaux utilisés pour les façades et l’intérieur ont été soigneusement choisis, que la construction a été réalisée de manière très rapide puisqu’une fois le rez-de-chaussée terminé, le sous-sol et le 1er étage ont été réalisés en même temps, le niveau -2 et le +2 également et ainsi de suite. Les lumières bleues sur les ascenseurs et les escalators sont là pour rappeler la mer, et le verre omniprésent pour profiter de la luminosité. Après tout, le soleil et l’eau font partie de la vie quotidienne de Marseille alors il était logique qu’ils fassent partie de cette structure.

Avec Mme Chagouri nous avons ensuite parcouru 3 des 10 étages du centre : le rez-de-chaussée dédié aux services avec notamment la Grande Halle abritant divers espaces de restauration, le premier étage avec des enseignes majoritairement milieu de gamme et le deuxième étage où se trouvent les enseignes haut de gamme et bien évidemment l’immense terrasse face à la mer.

Lors de cette visite nous avons appris que les enseignes présentes dans le centre étaient soumises à certaines contraintes telles que la hauteur des vitrines ou encore les façades : le centre et les responsables des enseignes y travaillent ensemble pour que le résultat final soit cohérent avec les autres enseignes et visuellement attrayant.

Les Terrasses du Port, désirant un certain standing, misent beaucoup sur différents éléments de merchandising. Cindy Chagouri nous fait ainsi remarquer que la musique est différente à chaque étage, que des parfums et des musiques traditionnelles sont diffusées à différents endroits pour créer des ambiances (Orient, Afrique,…). Des œuvres d’art sont également disposées aux différents étages.

On apprend aussi que certains paramètres dépendent totalement de la région. En effet toutes les enseignes de restauration de la Grande Halle proposent des places assises car, même si au départ le concept était de vendre des plats à emporter, cette coutume ne plaît pas spécialement aux Marseillais. Ils préfèrent prendre le temps de s’asseoir même si ce n’est que pour quelques minutes.

La directrice adjointe nous a ensuite montré qu’en plus du marketing sensoriel, le centre commercial met en avant les nouvelles technologies. On trouve donc des écrans à chaque étage pour obtenir des renseignements, voir les publicités des enseignes ou encore se prendre en photo et partager cette photo.

Enfin, nous avons terminé la visite de ce centre commercial employant 2300 personnes et qui accueille chaque jour de 30 000 personnes en semaine à 60 000 personnes le week-end, par la terrasse. Cet espace dédié à des enseignes de restauration mais aussi à la balade des visiteurs, qui peuvent se reposer dans un transat par exemple, est très important pour les Terrasses du Port qui le considèrent comme un atout majeur. Cette vue sur la Méditerranée est également mise en avant lors des évènements qui ont lieu sur le fameux RoofTop, ce toit terrasse qui surplombe la mer et la ville et qui accueille de très nombreux visiteurs les nuits d’été. Comme nous l’a précisé la directrice adjointe, l’enjeu à maîtriser pour continuer à séduire est l’équilibre entre la vie diurne du centre dédiée au shopping, et l’activité nocturne dédiée à l’évènementiel.

Merci à Cindy Chagouri pour le temps qu’elle nous a accordé et ses explications qui nous ont permis de mieux comprendre le fonctionnement d’un centre commercial et les enjeux qui y sont liés.

 

Sophie Agostino

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LE NEW BLACK : Rencontre avec sa fondatrice Vidya Narine

A l’occasion du Meet’in du Mediterranean Fashion Prize 2015, nous avons eu la chance de pouvoir poser quelques questions à Vidya Narine, fondatrice de la plate-forme « Le New Black », un salon digital b-to-b qui facilite la rencontre entre créateurs et acheteurs.

Quel est votre parcours ?
J’ai fait mes études à l’Ecole du Louvre. A l’époque j’avais déjà un grand intérêt pour la mode mais il n’y avait pas de cursus académique. A ma sortie de l’école, j’ai rencontré Nathalie Dufour fondatrice de l’ANDAM (Association nationale pour le développement des art de la mode), qui m’a confié le projet de rassembler une collection de vêtements des prestigieux lauréats récompensés depuis la création de l’ANDAM, parmi eux Martin Margiela, Christophe Lemaire, Viktor & Rolf ; dans le but de les exposer au musée de la mode et des textiles annexé à celui des arts décoratifs à Paris. Pendant un an j’ai pu fouiller les archives, choisir les pièces qui y seront exposées…
J’ai ensuite fait la rencontre de Surface to Air et collaboré avec eux sur le salon professionnel Rendez-vous où l’on peut retrouver des marques comme ACNE, Opening Ceremony… C’est un salon très international rassemblant des créateurs dynamiques. Parallèlement j’ai fait du consulting pour un retailer Japonais : And A.

Comment vous est venue l’idée de créer Le New Black ?
L’idée est venue avec une remise en question du modèle des salons qui pour ses acteurs est un très gros investissement. Les créateurs sont souvent freinés dans leur croissance par de tels coûts. J’ai ainsi eu l’idée d’un salon en ligne, à l’époque il n’y avait pas encore de modèle similaire existant. C’est après avoir fait la rencontre de mon futur associé Bernard Coulombel que l’idée a pris forme et s’est traduite par Le New Black créé en 2009.

En quoi consiste Le New Black ?
Le but est de mettre en relation les acheteurs et les créateurs en rompant avec les contraintes économiques d’un salon physique, notamment dans un contexte de crise économique. C’est donc un modèle BtoB globalisé à l’international. La première année, nous recensions 70 marques sur le site, aujourd’hui celui-ci rassemble 250 marques et plus de 10 000 acheteurs venant de 85 pays.

Comment sont sélectionnés les créateurs présents sur le site ?
Il y a une sélection préalable des créateurs mais également des acheteurs. On travaille aussi bien avec des créateurs établis du type AMI ou Kris Van Assche, qu’avec des plus jeunes comme Etudes Studio. Le modèle de présentation du showroom en ligne est similaire pour toutes les marques et cela permet non seulement d’uniformiser leur présentation, mais aussi de les mettre sur un pied d’égalité. Ces dernières fournissent sur leurs pages des photos de leurs collections, mais aussi des informations sur la marque (l’ADN et les contacts). Nous leur transmettons régulièrement un feedback sur l’activité de leur page.

Quelles évolutions sont envisagées pour l’avenir ?
Multiplier le travail pour et avec les marques, ainsi qu’un retour encore plus approfondi à l’égard des acheteurs afin de bien les accompagner dans leur démarche. Nous souhaitons aussi étendre le site à  l’Asie.

Propos recueillis par Astrid et Baptiste

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Retour sur le MFP 2015 avec Muriel Piaser, experte en business plan

Cette semaine le Mediterranean Fashion Prize (MFP) était installé à la Villa Méditerranée. Cet événement, organisé par la Maison Méditerranéenne des Métiers de la Mode (MMMM) et à destination des créateurs du bassin méditerranéen en est déjà à sa 5ème édition.

Chaque année, un jury composé de personnalités incontournables du monde de la mode sélectionne 10 lauréats qui auront la chance d’être suivis avec un e-coaching personnalisé par des « experts » en développement international, plan de collection et branding, image et communication, protection de marque, et en business plan. Durant son installation à la Villa Méditerranée, les créateurs choisis on pu rencontrer les experts pour définir leurs besoins, mais ont aussi pu présenter leur collections aux acheteurs invités pour l’événement ainsi qu’à la presse nationale. Retour sur l’événement avec Muriel Piaser, consultante pour la MMMM depuis 4 ans et « experte » pour le MFP depuis l’édition 2014.

Pourriez-vous vous présenter brièvement ?
Issue d’un DEUG, je suis aussi passée par l’EFAP à Paris. Entre 1998 et 2002, j’ai pu travailler pour le salon du Who’s Next en tant que responsable commercial et ai participé à la mise en place de Fresh, l’Espace Jeunes Créateurs. J’ai ensuite créé deux salons en 2011 : The Box à Paris (dédié aux accessoires) et The Train à New York. Par la suite, j’ai décidé de créer ma propre société de consulting, orientée « International business development » et travaille principalement pour des marques de prêt-à-porter, d’accessoires, de salons en France et à l’étranger, d’institutions ou encore de Fashion Week à l’international. En ce qui concerne la MMMM, j’y suis présente depuis maintenant 4 ans, et participe en tant qu’experte du MFP depuis l’année dernière.

Quel est votre rôle au sein du MFP ?
Je suis « l’experte » chargée de l’international business developpement. Mon e-coaching [via Skype] avec les lauréats va consister à évaluer leur capacité de développement sur le marché international (en France et à l’étranger) en cherchant à savoir si le produit est adapté aux autres marchés, si leur force de production est suffisante, en donnant des conseils sur les salons à faire, les marchés où il faut s’implanter, les outils à donner aux acheteurs, etc…

Savez-vous ce que sont devenus les lauréats 2014 ?
Nous sommes toujours en contact avec la plupart et nous les suivons toujours. Certains ont pu développer leurs ventes à l’international (et participer à des fashion week comme par exemple avec Zorana Janjic et Myriaky), ils bénéficient de nos [avec les autres experts] conseils et expertises, en travaillant notamment sur leur stratégie afin qu’ils se développent au mieux.

Que peut-on dire entre les lauréats 2014 et les 2015 ? Est-ce qu’on peut observer une réelle différence ?
Cette année nous avons opéré une redéfinition des critères de sélection des candidats afin de répondre aux besoins du marché, et nous avons opté pour un e-learning pour plus de présence et d’accompagnement. Par ailleurs, les créateurs choisis ont des marques plutôt bien établies au niveau local avec une réelle structure de société et un potentiel de développement fort.

Y-a-t-il des créateurs à suivre particulièrement cette année ?
Je n’ai pas de vrai préférence pour un plutôt qu’un autre. Tous m’ont impressionnée par leur créativité. Ils ont une culture propre et un savoir-faire.

Un conseil pour la nouvelle génération de créateurs ?
La passion avant tout car c’est elle qui est moteur de la création. Mais il faut aussi être capable d’assimiler le produit à une marque, en répondant à des critères de prix, de marketing, de qualité, etc… Il ne faut pas oublié de tenter de répondre au mieux aux attentes du marché et rester attentif à ces dernières.

 Cédric et Baptiste

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Water Day 2015 : Collaboration entre Triaaangles et le gagnant du concours de graphisme


Comme cela vous a été présenté précédemment les étudiants du Master Mode ont participé au World Water Day 2015 en organisant un événement pour soutenir cette cause. Lors de cette journée les visiteurs ont pu s’informer sur cette thématique grâce à l’exposition qui avait été mise en place ainsi qu’à 3 conférences enrichissantes sur la consommation d’eau. Ils ont ensuite pu assister à 2 défilés dont un présentant le travail de nombreux artistes ayant apporté leur soutient au WWD ainsi qu’aux étudiants du master.
En effet 20 graphistes, que nous tenons à remercier encore une fois, ont participé au défilé-concours qui a eu lieu ce soir-là. Chacun des 53 visuels proposés avait pour thème « l’eau ». Le public a ensuite pu voter pour l’œuvre l’ayant le plus séduit et lui a permis de remporter une collaboration avec la marque Triaaangles ayant soutenu notre projet.

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And the winner is…Adrien Cayol (Adripics)!
L’artiste voit donc sa création proposée sur le e-shop de Triaaangles et disponible pour l’impression sur divers produits textiles et sur coque de téléphone.

Mais qui es-tu Adrien ?
Avant toute chose je suis un passionné depuis plusieurs années: photographie, montage vidéo, infographie,… j’essaie de me diversifier dans mon travail pour acquérir un maximum d’expérience. Bien que je n’aie pas encore la chance d’en faire mon métier à temps plein, j’essaie de proposer régulièrement mes services, surtout en tant que photographe.
Je refuse rarement un projet artistique car j’éprouve une irrésistible attirance pour ce milieu-là. J’ai voulu participer au défilé à l’occasion du WWWD car je me suis senti concerné par la problématique. De plus j’expérimente en ce moment une nouvelle technique artistique que j’ai voulu mettre en pratique dans ma proposition. Enfin, j’ai trouvé l’idée de relever un défi en participant à un concours intéressante.

Il est temps à présent de vous parler du second acteur de cette collaboration : Triaaangles.
Cette marque Aixoise a été créée en 2013 et œuvre pour « la démocratisation de l’Art en France ». L’idée est de mettre en avant des artistes, designers, associations ou institutions artistiques en leur proposant une collaboration et de rendre l’Art accessible à tous. Via le site internet, ou en se rendant directement dans la boutique aixoise, il est possible de choisir son design favori parmi de très nombreuses proposition et de le faire imprimer sur un t-shirt, un pull, un débardeur, un sac, un coussin, une coque de téléphone, un poster ou encore une toile.
Chaque produit est fabriqué à la demande par un atelier de design dans le sud de la France.
Le soutient au projet du WWD 2015 est tout à fait cohérent avec l’aspect éco-responsable et éco-citoyen que la marque souhaite mettre en place en utilisant par exemple des matériaux recyclés pour la création de ses sacs et faisant du Made in France.

Le résultat de la collaboration entre Triaaangles et Adripics est disponible sur cette page !

Sophie Agostino

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