Mode In Marseille

Le blog des étudiants du Master Métiers de la Mode et du Textile

Catégorie : LA VIE DU MASTER (Page 1 sur 4)

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Les rendez-vous M – Jeudi 3 mai 2018 Entre appropriation et appréciation culturelle, où se trouve la limite ?

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Début mai, les étudiants en première année du master des métiers de la mode et du textile ont organisé la deuxième édition des « rdv m », rendez-vous sous forme d’afterwork, ouverts à tous qui, au cours de discussions avec des professionnels de la mode invités par les étudiants, discutent de sujets d’actualité en rapport avec le domaine.

Lors du premier évènement, la conférence s’était portée sur l’influence de Marseille en tant que nouvelle ville mode et de l’importance du métissage culturel, caractéristique de la cité Phocéenne. C’est donc tout naturellement que ce deuxième rendez-vous s’est porté une nouvelle fois sur l’influence des mixités culturelles sur la mode, en invitant de nombreux acteurs du secteur de la mode ayant un attrait à la question de l’appropriation culturelle pour venir en discuter avec nous, autour d’une table ronde.

Ainsi, le but n’était pas de donner un avis, bon ou mauvais, mais bel et bien de soulever des interrogations sous forme de partage d’expérience, sans avoir la prétention de vouloir apporter de solution définitive.

Qu’est-ce que l’appropriation culturelle ?

L’appropriation culturelle est un phénomène mis en lumière dans les années 1980, avec le début des études postcoloniales. Il trouve ses racines dans l’histoire de l’oppression des minorités. C’est un sujet vaste qui aujourd’hui ne touche pas seulement la mode : L’appropriation culturelle est présente dans bien des domaines et se défini comme telle, quand une culture minoritaire se voit copiée par une culture dominante, en reprenant ses codes, sans se poser la question de l’identité originelle et symbolique de ceux-ci, les réduisant seulement à des objets de consommation « trendy ». Le problème est que, bien souvent, le sens de l’élément importé se perd, et se transforme en un objet purement esthétique et folklorique, qualifié d’exotique, renforçant les clichés et les stéréotypes qui peuvent déjà être présents.

Ainsi, la limite entre appréciation et appropriation culturelle est très légère et évidement tout aussi subjective. L’ambition de cette rencontre était, au travers des témoignages de chacun, de prendre conscience de ce phénomène, et de comprendre où pouvait se trouver cette limite. Comment faire de la mode un jeu de mixité et de métissage, tout en respectant l’intégrité et la dignité de chaque individu concerné ?

La mode comme hommage ?

Dans un premier lieu, il en a été convenu qu’une « bonne » appréciation culturelle selon Léo Peralta s’en tient, entre autre, à l’amour que l’on va mettre dans notre projet. Léo est un jeune créateur venu d’Amérique du Sud, et installé depuis quelques années à Marseille. Ses créations sont un mélange d’inspirations et de tissus d’origines diverses, et pour lui, mode et mixité peuvent être parfaitement juxtaposés si l’on créé avec notre cœur, si durant des voyages des rencontres, nous avons été touchés par des histoires, des paysages, des couleurs, que nous voulons à notre tour transmettre, partager, retranscrire sur un vêtement ou un accessoire. Pour lui, il n’est pas question d’appropriation ou d’exploitation, mais bel et bien de rendre hommage à des personnes croisées, des endroits visités.

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Pour le trio créatif de Bellesunce, aussi présent pour l’occasion, il est là aussi question d’hommage. Bellesunce est une jeune marque purement marseillaise, fondée par trois copines, Mathilde, Juliette et Pauline, marseillaises et fières de l’être. Chez Bellesunce, la mode s’inspire de Marseille et s’en joue : les vêtements nous parlent du vrai Marseille, version authentique. La marque, avec la nouvelle collection masculine « Ligne soixante-dix », présentée durant la soirée, veut mettre en avant les hommes de Marseille et leur style éclectique, aux inspirations multiples, qui font la richesse de la ville et en parlent avec beaucoup d’amour : « On souhaitait rendre hommage aux garçons de la ville de Marseille et à leurs styles qui nous plaisent tant ». Bellesunce s’est aussi inspirée de ces hommes de la MPM, qui œuvrent chaque jour pour la ville en reprenant les codes de leurs uniformes, comme pour leur dire merci.

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Le vêtement, témoin d’authenticité et d’histoire ?

Cette quête d’authenticité est aussi le créneau d’Isabelle Crampes, fondatrice du site en ligne De Toujours. De Toujours s’attache à ne commercialiser que des produits authentiques et à en faire des vêtements de mode, tout en en rappelant constamment l’histoire, pour ne pas en perdre les racines, et ne pas dénaturer les vêtements ou accessoires. Pour Isabelle Crampes, les vêtements traditionnels peuvent très bien être portés par des tiers, étrangers à une culture particulière, à condition que l’on soit conscient de l’histoire du vêtement, de son origine, de ce pourquoi il était utilisé à la base. Chez De Toujours, tout est véritable, et pour Isabelle Crampes, « l’appropriation permet la survie ou la redécouverte d’une civilisation, d’une tradition, le maintien d’une histoire ».

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Marie-Antoinette, étudiante en Master des Métiers de la Mode et du Textile nous a présenté, au côté de Safae et Sofia, marocaines, et Yiyun chinoise, son habit traditionnel sénégalais. Pour elle, le maintien de l’habit traditionnel est très significatif. Il permet de porter son histoire, à même le corps, l’histoire de ses ancêtres. Il permet de se souvenir d’où l’on vient et de ce que les générations passées ont fait pour que l’on arrive là où on en est. Elle nous dit « L’appropriation culturelle, ce n’est pas seulement porter un vêtement dans le cadre de la mode, c’est porter un vêtement dans le cadre de l’histoire. Et moi mon histoire c’est le orange, c’est le vert, c’est le bleu, c’est le noir, mais c’est aussi le blanc ».

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L’appropriation culturelle met-elle des barrières entre les gens, ou au contraire, rapproche-t-elle les peuples ?

Yiyun, également étudiante en première année de Master, perçoit plutôt l’appropriation culturelle comme une barrière à l’échange interculturel. Yiyun nous a présenté au cours de la soirée, son habit traditionnel Chinois, le Qipao robe très typique de la culture et de la mode chinoise, qui était autrefois un signe d’émancipation chez les femmes. Cette robe fait partie des éléments les plus utilisés et détournés de la culture chinoise. Le Qipao incarne une beauté réservée, une élégance raffinée, mais bien souvent, ces élément sont vulgarisés par les réappropriations occidentales, ce qui fut le cas il y a quelques années sur un défilé Victoria Secret. Pour elle, « quand on méconnait une culture, on a tendance à en ignorer la diversité. On perpétue les stéréotypes en reprenant quelques éléments emblématiques et on les magnifie, dramatise. C’est vrai que les clichés font partie de la réalité, mais il n’y a pas que ça et c’est triste que la plupart des gens s’arrêtent à cela. En fait, au-delà de mettre certains habits ou coiffes, ce qui entraîne la vraie frustration, c’est le manque de volonté de s’intéresser en profondeur à une culture ».

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Pourtant, les barrières interculturelles, certains en font leur combat, comme Samia Ziadi, artiste et créatrice de mode autodidacte qui fait passer dans son travail un message engagé. Son thème? La république. Mais une république qui incarne une mode sans frontière. Elle travaille le vêtement comme un support étendard pour poser des questions sur des sujets forts et actuels tels que la jeunesse, la migration, la religion, l’identité sociale.

Et les grandes maisons dans tout ça ?

Au fil de la discussion, l’inévitable sujet de la haute couture est entré en compte. Le domaine du luxe n’y échappe pas, et les mises en scène de certains créateurs sont souvent pointées du doigt sur les podiums. Certains se sont par exemple sentis offensés par l’utilisation des dreadlocks en 2015 par Marc Jacobs, du wax par Burberry et Stella McCartney, ou encore du turban dastar chez Gucci, qui, maladroitement, perpétuent une certaine idée colonialiste du pillage des cultures minoritaires. Une remarque est soulevée dans l’assemblée : Très souvent si l’on croise une femme Arabe, coiffée d’un voile, ou une femme Africaine portant l’habit traditionnel, elle va être dévisagée, car elle ne rentre pas dans les codes occidentaux. En revanche, si une jeune femme blanche porte ces mêmes attributs, elle est « stylée ». C’est exactement la même chose qui est reprochée dans les défilés.

Petite mise en situation : est-il légitime d’acheter des babouches griffées à 500€? Oui, non, peut-être. A cette question, Léo Peralta s’exclame, non sans faire rire l’audience : « Si tu aimes vraiment les babouches, va les acheter au marché de Noailles ! »

Finalement, il ne faut pas oublier que nous faisons partie intégrante du système de mondialisation, et que ces emprunts participent aux métissages de nos sociétés. Ainsi, comme l’a noté Claude Lévi-Strauss, l’identité est un bricolage constant fait d’influences diverses dont nous sommes constamment traversés. L’ère ultra connectée dans laquelle nous évoluons nous ouvre en grand la porte de l’échange. Pour qu’il y ait un véritable échange, il faut qu’il y ait une véritable volonté d’apprendre de l’autre, nécessitant une éducation et une prise de conscience collective.

Nous souhaitons remercier tous les intervenants qui ont fait de cette soirée un terrain d’échange et de partage :

  • Leo Peralta, styliste de mode

http://leoperaltacouture.tumblr.com/

  • Isabelle Crampes, fondatrice de De Toujours

http://www.detoujours.com/

  • Samia Ziadi, Styliste de mode

https://www.instagram.com/samia_ziadi/?hl=fr

  • Pauline, Mathilde et Juliette de la marque Bellesunce

www.bellesunce.com

  • Erwan Colin, fondateur de la marque de montre Shammane

www.shammane.com

  • Damien Saison, créateur de bijoux et accessoires
  • Marie-Antoinette, Safae, Sofia et Yiyun pour leurs témoignages

Merci aussi au VV pour son accueil et ses délicieuses préparations,

Enfin, merci à Passionata, De Toujours, Maison Lejaby, PasSage, et Yiyun pour les cadeaux qu’ils nous ont offert pour l’évènement !

Chloé Nivet

Crédit photo : Chloé Nivet

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Women@Dior 2018 – Partage d’expérience Sofia About

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Women@Dior est un programme de mentoring traitant de sujets comme « Empowerment, Education and Elevation ». Ce séminaire de 2 jours organisé à Paris les 12 et 13 Mars a réuni 200 jeunes étudiantes venant de part et d’autre du globe : États-Unis, Amérique Latine, Europe, Asie… 

Deux étudiantes de notre promotion ont eu l’honneur d’être sélectionnées pour participer à ce programme cette année. Sofia About, nous a raconté le déroulé de ces 2 jours enrichissants ainsi que ses ressentis, entourée des acteurs de cette prestigieuse maison.

Nous avons eu une première sélection faite par le directeur du master M. Rolland Kazan. Les critères de sélection de Dior étant : une jeune femme « Talentueuse, Ambitieuse et Généreuse ». 6 étudiantes de la promotion ont été sélectionnées, moi y compris.  Par la suite, un entretien téléphonique a eu lieu avec la RH Christian Dior Couture, qui m’a posé des questions sur mon parcours (formation et expériences professionnelles). Elle m’a annoncé la nouvelle en fin d’appel, ma candidature était sélectionnée,  je recevais donc le planning en début de soirée.

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Lundi  Le 12 Mars en arrivant, nous ont été attribués nos badges, les plannings et bracelet avec 3 équipes  : les bracelet argentés, les dorés et enfin les noirs.  Suite à cela nous avons rencontré les Mentors (personnes travaillants chez Dior) et les Mentee (étudiantes) autour du petit-déjeuner. La conférence a débuté par l’histoire et l’évolution de la maison Dior, de 1961 à nos jours.

Nous avons ensuite été divisées par groupe suivant la couleur de nos bracelets.  Ayant un bracelet gris, j’ai participé à « The Art of Empowerment ». J’ai découvert la joaillerie Dior avec une présentation vidéo de Victoire de Castellane, directrice Artistique Joaillerie qui expliquait d’où elle puisait son inspiration. Par la suite, la styliste Dior nous a fait une démonstration d’assemblage des tenues avec les pièces de la dernière collection. Nous avons eu droit à une tenue par jour du Lundi au Dimanche avec les pièces phares de la maison.  Enfin, la dernière intervenante sociologue a traité de l’intelligence émotionnelle.

Suite à la pause déjeuner, les conférences ont poursuivi sur le thème des inégalités des femmes dans le monde avec  « The Women Foundation ».

En milieu d’après-midi nous avons à nouveau été divisées par groupes et avons visité les salons M. Dior et les ateliers de la maison.

La journée s’est clôturée avec des retours d’expérience de collaborateurs.

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Mardi  La journée a débuté avec une succession de conférences  sur «Vitae, a sculpture on the moon », projet de sculpture sur la lune regroupant des milliers d’empreintes de personne dans le monde afin de symboliser l’humanité.  S’en est suivi une succession de conférences sur l’art de l’éloquence « The Power of Voice » , l’art des poèmes avec « My Destiny as a Star » et enfin l’histoire de l’art dans le secteur de la mode.

En milieu d’après-midi nous avons à nouveau été divisées en groupe selon nos bracelets. Mon groupe a suivi le programme « The Art of Elevating ». Il s’agissait d’intervention de 3 manageuses qui nous ont fait part de leur parcours personnel et professionnel au sein de la maison, les difficultés auxquelles elles ont fait face etc. Ce fut très enrichissant car elles nous ont donné les clés de leur réussite malgré les obstacles qu’elles ont pu rencontrer.

Nous avons clôturé la rencontre avec Emmanuelle Favre, RH Dior Couture et Maria Grazia Chiuri, directrice artistique de la maison qui a expliqué où elle puisait son inspiration avant de répondre à nos questions.

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Visite Exposition Mode – « Que je t’aime ! » Du 17 Février au 27 Mai 2018 Château Borély

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Il y a quelques jours, les étudiants du master ont eu la chance d’assister à une visite commentée de l’exposition « Que je t’aime ! » au musée des arts décoratifs, de la faïence et de la mode du château Borély.

Cette exposition se déroule dans le cadre des rendez-vous culturels MP2018, dont le fil rouge est l’Amour.

C’est donc tout naturellement que la mode intervient sur ce thème. En effet, au célèbre adage « dis-moi ce que tu portes, je te dirais qui tu es », ici, la quarantaine de pièces présentée semble plutôt nous dire « Dis-moi ce que tu portes, je te dirais comment tu aimes »… Ainsi on découvre que, grâce à différents symboles, différentes formes et couleurs, le vêtement nous permet de parler, de délivrer un message, qui est, à travers cette riche exposition, plus que jamais amoureux.

Dans les années 1980 la Maison Mode Méditerranée, avec l’impulsion de Maryline Vigouroux, s’est créée une petite collection de pièces de créateurs, au sein d’un établissement dédié à la Mode : L’Espace Mode. Situé auparavant sur la Canebière, l’Espace Mode ferme en 2010 pour venir s’installer au Château Borély et se renommer « Musée de la Mode ». Regroupant aujourd’hui plus de 8000 pièces de collection, le Musée de la Mode organise des expositions temporaires qui se relayent tous les quatre mois avec une thématique changeante.

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Comme une fleur…

Pour cette exposition, plusieurs salles se succèdent dans le château le long d’un parcours thématique, mettant en scène l’amour sous différentes formes, images, symboles… C’est ainsi que la visite commence avec la représentation de la fleur. On y voit la nature, la forme, la couleur sur des robes du soir. La féminité en ressort et met en valeur la femme. Pour Dior c’est la tulipe, et pour Balenciaga le Cyclamen. La Rose elle, est la fleur star des années 50.

Les passionnés de fleurs ne manquent pas dans le monde de la création. Amoureux de végétaux et jardins, Dior puise son inspiration dans les fleurs pour dessiner la silhouette  de la femme idéale, représentée notamment par sa ligne Corolle en 1947, qu’il renommera par la suite New Look. Dior cherche à renouer avec les contraintes du corps et remet au goût du jour la guêpière qui donne une taille fine, fait des hanches épanouies et remonte la poitrine.

Grand maître de la haute couture, Balenciaga, quant à lui, exprime son amour par la robe du soir de taffetas en soie qu’il visualise comme le cyclamen, fleur symbole d’un sentiment durable.

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Que serait l’amour sans son iconique robe de Mariée?

Ce n’est que depuis le dogme de l’immaculée conception que la robe se fait blanche, symbole de pureté. La robe de mariée a beaucoup évolué avec les époques et les modes. Le Musée Borély nous propose donc 4 robes différentes, très représentatives de leurs périodes, symboles de l’art nouveau, de l’art déco, du style empire, mais aussi du retour à l’antique, au lendemain de la révolution. A partir des années 70, la robe de mariée, avec la femme se libère. Les superpositions offrent de jolies illusions optiques en jouant sur les longueurs et les drapées. Et le voile, progressivement, est remplacé par le capuchon.

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Couleur de fantaisie par excellence, le rose est pourtant une couleur ambiguë et acidulée, qui est à la fois romantique et érotique, notamment exploitée par l’univers de lingerie et de la beauté. Cet ensemble du soir, robe corsetée et pantalon, réalisé par Alexandre McQueen pour Givenchy, traduit l’amour du créateur pour les pièces historiques mais réinterprétées dans un esprit moderne.

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Le rose est très présent sur les robes de soirée, mais il se voit peu à peu remplacé par le rouge, qui se décline sous plusieurs teintes reconnaissable, comme le rouge Valentino, ou le rouge Louboutin.

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Longtemps associé aux courtisanes et aux demi-mondaines, le rouge ne commence à être apprécié qu’à partir de la première guerre mondiale. Dynamique, passionnant et séduisant, il devient une couleur de signature pour les grandes maisons de luxe.

Ces robes, au niveau de la création, sont souvent très libres, et ce encore plus dans les années 80, où le désir est d’amener la haute couture dans le prêt-à-porter, avec des finitions fait main.

Le coeur est très en vogue également : Symbole par excellence de l’amour, il est très présent notamment dans les collections d’Yves Saint Laurent et chez le styliste Franck Sorbier. Mais on le retrouve aussi sur les dessous de Chantal Thomass ou sur les créations de la Marseillaise Fred Sathal, avec son pantalon « signal d’amour », à la frontière entre mode et art. 

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Noir séduction…

Autre couleur, autre signification… Par l’approche du noir, l’amour se fait plus subtil, plus sensuel, mais aussi, certainement plus joueur. Le corps se libère, et l’amour prend des allures charnelles et voluptueuses. Ce que Gaultier matérialisera avec son célèbre bustier. Le noir est partout et se porte en toute occasion. Il est symbole de séduction suprême.

La dentelle, quant à elle, donne un caractère plus frivole et léger. Plus doux et sophistiqué. Dans les années 50, les belles ne sont qu’en dentelle, et la femme se pare de volants romantiques, dans un style épure ou au contraire, très ornemental, se jouant alors d’un côté chic et glamour, en toute transparence…

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Finalement, l’habit vient dire nos sentiments profonds ou nos humeurs d’un jour, il habille nos vies et nos histoires de cœur. Premières rencontres, premier « rendez-vous », dîner aux chandelles pour déclarer sa flamme ou la rallumer, serment solennel pour le meilleur et pour le pire… chaque tenue, par sa couleur et ses matières, s’accorde à notre envie de séduire. A moins que l’on ne choisisse de la porter pour notre seul plaisir.

Le musée Borély Dédié aux Arts Décoratifs, le musée présente dans les espaces du Château Borély, fastueuse bastide du XVIII ͤ siècle, une sélection de deux mille cinq-cents œuvres : mobilier, céramiques, verres, tapisseries, objets d’art, objets exotiques rares, design et collections de mode, du XVIII ͤ siècle à nos jours.

Musée des Arts Décoratifs, de la Faïence et de la Mode

134, Avenue Clot Bey – Château Borély – 13008 Marseille

Tél : 04 91 55 33 60

Horaires : du mardi au dimanche de 10h à 18h

Chloé Nivet

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OpenMyMed Prize – l’édition 2018 en partenariat avec Koché

La Maison Mode Méditerranée organise cette année la huitième édition du Prix OpenMyMed qui permet à des créateurs vivant dans un des pays du pourtour méditerranéen de se faire sélectionner par un jury, sélection qui permet de gagner un accompagnement ciblé sur le marketing, le business et la communication. Les lauréats pourront profiter d’un workshop de cinq jours, le Fashion Booster Campus, pendant lequel ils seront coachés par des professionnels de la mode jouissant d’une réputation internationale importante, dans l’objectif de développer leur marque à l’international.

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Grâce à l’appui de nombreux partenaires publics et privés ainsi qu’au succès des éditions précédentes, le festival – concours a acquis une considérable notoriété nationale et internationale. En parallèle, la MMM organise également la troisième édition du Festival OpenMyMed qui accueille cette année comme invitée d’honneur Christelle Kocher, créatrice et directrice de la marque Koché qui sera aux commandes de l’édition en cours. Christelle Kocher, que nous avons eu l’occasion de rencontrer en 2017 avec Lucien Pagès lors des rencontres de la mode organisées par la MMM et par notre Master des Métiers de la Mode, bénéficie d’une carte blanche qui lui permettra d’exprimer librement sa créativité et sa vision de la mode méditerranéenne.

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Un partenariat qui promet: Koché est une marque qui s’inspire de la « street-culture » ainsi que de l’art contemporain pour créer des collections acclamées et récompensées par la nomination à différents prix importants. L’inspiration et l’ouverture d’esprit de la créatrice sont ce qui rendent ce partenariat d’autant plus intéressant. Il ne reste qu’à attendre la première exposition qui se déroulera le 19 juin 2018 dans un lieu surprise.

Pour plus d’informations sur le festival nous vous invitons à consulter le site de la MMM: http://m-mmm.fr/Actualites/Festival-OpenMyMed-x-Koche

Fredi Caruso

Les anciens du Master Mode – Zoom Carrière: Mathilde

Pour vous faire découvrir notre Master mais aussi les possibilités que le cursus offre à ses étudiants, nous vous proposons une série de rencontres avec d’anciens étudiants ayant entamé différentes carrières à l’issue de la formation. Zoom sur Mathilde aujourd’hui, qui réalise ses projets dans le domaine du visual merchandising.

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Hello, pourriez-vous vous présenter brièvement ?

Je m’appelle Mathilde, j’ai 25 ans et je suis originaire du sud de la France (Montpellier).

Quelles études précédant le master avez-vous effectuées ?

Après mon baccalauréat ES, j’ai décidé de réaliser une MANAA ; il s’agit d’une mise à niveau en Arts Appliqués d’un an (communication visuelle, dessin, design d’espace, histoire de l’art, etc). À la suite de cette année j’ai intégré la licence Information et Communication de l’Université Montpellier 3.

Pourquoi avoir fait le master mode ?

Après une licence dans la communication assez généraliste, je souhaitais réellement me spécialiser dans un domaine où le marketing et l’identité visuelle ont une réelle place : le secteur de la mode, de la décoration ou des cosmétiques est apparu comme une évidence.

Qu’est-ce que vous avez appris ?

Le master m’a permis de me perfectionner dans les logiciels de graphisme, ce qui est pour moi essentiel dans mon projet professionnel.N’ayant que très peu de connaissances dans le marketing, les différents cours s’en rapprochant ont été très importants.Avoir un grand nombre de cours enseignés par des professionnels du secteur est selon moi un élément clé pour être confronté au mieux au milieu de l’entreprise.

Pourriez-vous nous parler de votre stage de 6 mois ?

Je suis depuis le mois de janvier, assistante Visual Merchandising pour la marque de prêt à porter de luxe accessible ba&sh. Ba&sh est une marque à taille humaine en pleine expansion avec une forte image de marque.

Nous sommes quatre dans le service Visual Merchandising et nous nous occupons de la partie visual merchandising dans les différentes boutiques de la marque, la création des guidelines, les recherches d’ambiances, les recherches de tendances/ couleurs, les contacts avec les fournisseurs pour les scénographies de vitrine installées à chaque saison, entre autres…

 Quel est votre avis sur le stage pour le moment?

Pour ce stage de fin d’études, je souhaitais trouver un secteur de l’entreprise qui me permettrait d’associer mes compétences créatives et marketing. Jusqu’à présent, ce stage répond totalement à cette problématique car je réalise énormément de contenus graphiques et créatifs tout en prenant en compte les retombées commerciales de la société lors de ces réalisations.

Les journées du visual merchandiser ne se ressemblent pas, on bouge énormément ; entre les déplacements en boutiques, les visites chez les fournisseurs et les créations de contenus pour les boutiques.

Pour le moment, cette expérience me conforte dans mon idée de travailler autour de la mise en valeur produit (visual merchandising, identité visuelle, etc).

Merci pour ton temps et bon courage pour la suite!

Interview: Zhu Yiyun

 

 

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Caring and sharing – Interview with Anouk Beckers (Part II)

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On the last day of the fashion design work shop with Pascale Gatzen (see article Part I) we had the chance to have a nice talk with one of the facilitators of the learning community, ANOUK BECKERS, a student graduated from art school. Let’s get to know more about this dynamic Dutch girl and her opinions on fashion and creation.

Can you speak a little about yourself? What did you study and your professional experiences?

I’ve just graduated half a year ago from the Gerrit Rietveld Academy in Amsterdam. I graduated from two separated departments, the Fashion Department and the Textile (TXT) Department. Fashion is for training future designers whereas Textile is more about developing artistic vision. Now I am starting my own brand: aNOUK BECKERS, which is the continuation of my graduation work. It is a modular system for garments. The idea of garments as unfinished objects is my starting point. There is always a possibility to change the silhouette with my garments. So it is always an on-going process. I would like to see it as a research.

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So up till now, it is your most important project, right?

Yes! I graduated from two different departments with this one work as I developed it into artistic world and design at the same time. I made many pattern pieces, like different parts of garments, so they are unfinished. I invited people to choose the pieces and combine them by themselves, like puzzle game. I am amazed at how they had fun during the whole process.

I want to offer a new perspective of the fashion industry to people and to establish equality in the relationship between the designer and the consumer, the idea of co-production. I would like to collaborate with my clients and let them create and play. I also prefer the idea of series to collections because I don’t want to tell my clients to wear the garments in winter or summer, it can be at any time, in any form, as they want.

– Why did you choose to specialize in fashion, or maybe in your case more in art ?

I am in both domains, art and fashion. Actually, I studied social psychology before because I am interested in how human beings related to each other and the society. However, after a three years’ study, I feel that I am not fully satisfied with just using my brain since it is a discipline which needs a lot of thinking. From when I was little, I always need to make something, to create. I think I’ll be much happier if my profession is to create. So after finishing the psychology, I went to study in art school. Now I feel very satisfied to be able to create and use the thinking at the same time.

-Let’s talk a little about the workshop. How did you join this program and why?

It was Pascale (Gatzen) who had the idea to give this workshop. I got e-mails from two persons I know and then I contacted Pascale. Before coming to Marseille, we met in the group for three or four times to do planning in Holland. We thought about what would be important for us to tell you and to share. Finally, all these ideas come up with a series of exercices and things to do. Personally, the most important reason for coming here is that for me being creative and know how to create is the most valuable thing in terms of how I developed myself, it is such a gift. I thought it would be amazing if I can help you guys to discover it by looking around yourself and using your own experiences to express. Another important reason is to facilitate the communication between creators and managers, like between you and me. My goal is to show that fashion is much more than consuming, like this workshop offers an alternative thinking of the system.

As today is the last day, how do you feel about the work shop?

For me, the whole experience is so beautiful, being in the community, feeling the energy and sharing. I am very happy to have achieved the personal goal: to create an honest and open space. We learnt from each other a lot. Two weeks ago we didn’t even know each other while now we work so closely together.

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-Finally, what about your future project?

In short term, I think I will spend a couple of years to develop my own work, to realize my dream. More generally, trying to figure it out and what fashion is at the same time.

Good luck Anouk!

 

Interwiew and Text: Zhu Yiyun

Photo credits Chloé Nivet and Eva Beeftink

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Caring and sharing – Témoignage d’un Workshop de création (Partie I)

Pendant deux semaines, la promotion actuelle du Master 1 en Métiers de la Mode a eu la chance de pouvoir participer à un workshop de création de mode hors du commun. Dans une optique d’éducation complète et ouverte, M.Kazan estime en tant que directeur de cette formation, qu’il est essentiel d’entrouvrir les portes du fashion design même à des étudiants de gestion dès lorsque ceux ci se spécialisent en management de mode. C’est ainsi que nous avons eu le privilège d’accueillir Pascale Gatzen, créatrice d’une mode alternative et professeur écoresponsable -connue à Marseille également pour son intervention importante lors de la conférence ‘Anti-Fashion’- , accompagnée de quelques unes de ses étudiantes les plus géniales, pour que ces personnalités hors du commun puissent nous initier au monde de l’inspiration et de la création.

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En vue de mettre l’accent sur la recherche et la matérialisation de l’inspiration dans un premier temps, la première semaine a été consacrée à la formation d’une vraie communauté d’apprentissage composée des participants étudiants et des participants formateurs dans l’optique de former une « Learning Community » fonctionnant selon le simple mais efficace principe de l’échange de connaissances, d’expériences et d’inspirations. Les mots clés sont dès lors devenus ‘caring’ et ‘sharing’, pour un atelier de création mettant l’humain au centre d’une mode faite de soin et de partage. Nous avons ainsi pu partager les sources d’inspiration les plus différentes, récoltées au cours de nombreux exercices, aussi ludiques qu’efficaces dans notre recherche d’une créativité enfouie sous le prétexte d’une formation de faculté d’économie-gestion. La deuxième semaine a été axée autour de la création d’un vêtement sur base de l’inspiration récoltée auparavant, mais sous condition de procéder par recyclage, dans une optique de responsabilisation individuelle et collective bien trop souvent négligée à l’époque de la fast fashion.

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A l’issue de cet atelier de création certainement magique, il est devenu clair que si les mots d’ordre du business de la mode étaient ‘caring’ et ‘sharing’, le monde serait un endroit plus juste et plus joyeux. Pour que le monde de la mode devienne donc plus beau, soyons créatifs et responsables, car nous pouvons le faire tout en nous amusant!

Un grand merci à Madame Gatzen et à toute son équipe!

Fredi Caruso, Photos par Chloé Nivet et Wissal Chab

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L’essentiel Lifestore – plus qu’une boutique

Claire Grolleau, dirigeante et co-fondatrice de la marque Essentiel créée pour L’essentiel Lifestore ouvert en août dernier, a accepté lors de la première édition des Rendez-Vous M dans ce même lieu, de partager avec nous la philosophie de son concept moderne et innovant. Le but de cette conférence/afterwork organisée par les étudiants du Master 1 Métiers de la Mode, était d’échanger avec des professionnels sur l’effervescence des nouvelles villes mode et plus particulièrement de Marseille. Voici le récit d’un input précieux.

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Ayant effectué un parcours scientifique, notamment une formation en toxicologie de l’environnement, Claire Grolleau semble provenir d’un univers très éloigné de celui de la mode. Mais il s’agit d’une femme qui aime la créativité et la mode de façon instinctive et naturelle, car elle « aime la vie« . Les études scientifiques lui ayant conféré une considérable ouverture d’esprit, elle sait que bien des choses sont possibles lorsqu’on a une vision. Dans l’univers du développement durable depuis 30 ans, sa mission a été d’accompagner particuliers et entreprises dans la transition écologique. Madame Grolleau est à l’origine de la création de l’Ecolo-Crêche, pour citer un des nombreux exemples de son engagement. Pour elle, l’état de notre planète étant un reflet de l’état de notre société, le respect de l’homme et de la nature vont de pair

Consommatrice éco-responsable et végétarienne depuis 25 ans, elle s’est inspirée de sa vie quotidienne pour la conception de l’essentiel Lifestore. Il s’agit d’un lieu sympathique et naturellement chic où est proposé une consommation durable avec une offre de nombreux produits et services complémentaires : le client peut manger végétarien et bio, s’offrir de la mode durable, découvrir des cosmétiques biologiques et même consulter des naturopathes. L’approche met le bien-être et la santé au centre de l’expérience proposée par l’Essentiel Lifestore.

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La collection de vêtements « l’Essentiel » est constituée de pièces basiques. On y trouve des T-shirts avec des slogans parlants et des petites robes noires, classiques, indémodables et portables en toute occasion, toutes les saisons. Toutes les étapes, de la conception à  la mise en boutique, sont parfaitement respectueuses de l’environnement et de l’humain en vue d’aboutir à un produit hautement qualitatif assorti d’un prix « juste ».

Pourquoi Marseille? Pour notre interlocutrice c’est une ville intéressante et dynamique ou « encore beaucoup de choses sont possibles». La boutique profite de l’environnement naturel exceptionnel de la ville pour faire reconnecter les gens à la nature : juste devant la boutique le client aperçoit la mer. Plus loin entre les calanques et les ravissantes campagnes provençales, la nature de Marseille est en effet exceptionnelle. C’est cette nature dont est inspirée la décoration: le concept store est orné de poutres rappelant des troncs d’arbres, agrémenté d’une salle d’attente avec un sol en sable pour y mettre les pieds nus, le tout dans un style simple, épurée mais chaleureux avec un accent particulier sur les matières premières naturelles.

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Grolleau tient à préciser lors de la conférence qu’une vie saine et respectueuse de notre planète n’est aucunement contradictoire avec les plaisirs de la vie. Loin du discours moralisateur pesant de certains écologistes, elle accepte et aime les plaisirs, même futiles parfois, si importants. La mode doit rester plaisante, légère, mais elle peut l’être aussi dans le cadre d’une manière de consommer un peu plus sage, un peu plus responsable. Ne pas vivre au dépens d’autrui, ni de l’humain, ni du monde végétal ou animal : prendre soin de notre planète passe par cet impératif qui n’exclut aucunement les joies de la vie. La mode étant une industrie très polluante qui engendre une consommation phénoménale, il est devenu difficile d’éviter de tomber dans le piège de la fast fashion qui nous vends le rêve de toutes les nouvelles tendances à bas prix, mais qui se traduit finalement par un coût très élevé payé par notre planète. Pourtant, c’est notre mission d’exiger et donc d’engendrer un changement pour être des consommateurs qui aiment la mode et se font plaisir, sans en consommer au dépens d’autrui.

Notre intervenante constate en effet qu’une nouvelle conscience est en train de se développer, que ce soit au niveau des créateurs, des fabricants, des fournisseurs et même des consommateurs, le développement durable est entrain de prendre sa   place dans la mode et plus généralement dans l’esprit collectif. Un changement qui se fait de manière optimiste et passionnée, avec des concepts et des entreprises tel que l’Essentiel Lifestore.

Zhu Yiyun et Friederike Caruso

Photos: Chloé Nivet

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Les rencontres de la mode – Portrait Lucien Pagès

Pour organiser cette édition des rencontres de la mode qui s’est tenue mardi 21 novembre aux Docks Village, la Maison Méditerranéenne des Métiers de la Mode a étroitement collaboré avec le Bureau de la Vie étudiante du Master 1 des Métiers de la Mode et du Textile. Les organisateurs ont laissé Carte Blanche à Lucien Pagès – fondateur du bureau de presse éponyme, pour la présentation de métiers relevant du monde de la mode bien différents, mais surtout complémentaires.

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L’événement a été brièvement introduit par Matthieu Gamet qui, en tant que président de la MMMM, a effectué une présentation de cette association rappelant la mission de cette dernière dans la création, le développement, l’entretien et la promotion d’un certain ADN méditerranéen dans la mode, suivie d’une présentation des formations dans lesquelles la MMMM est impliquée.

Dans un premier temps de la rencontre, sont ensuite intervenues avec Lucien Pagès Alix Morabito – Fashion Editor aux Galeries Lafayette et Hélène Guillaume – Journaliste responsable de la rubrique Mode au Figaro Quotidien. Dans un deuxième temps, Monsieur Pagès a introduit Christelle Kocher, créatrice de la marque Koché et directrice artistique de la maison Lemarié (Chanel). Les trois invitées de Monsieur Pagès n’étaient certainement pas choisies au hasard, elles forment en effet un puissant trio de trend-setter par la combinaison des domaines de la création, des médias et des achats.

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Tous les intervenants ont exposé leurs trajectoires individuelles riches et variées, leurs différents métiers au cœur de la mode ainsi que leurs conseils empreints de connaissances et d’expériences. Un véritable échange a pu avoir lieu entre professionnels et étudiants sous forme de questions très différentes mais pertinentes et de réponses résultant de points de vue complémentaires.

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Lucien Pagès, le personnage clé de l’événement, a particulièrement retenu notre attention, et il serait regrettable de ne pas vous en raconter un peu plus sur lui.

Portrait – Lucien Pagès

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Alors qu’il grandit loin des grandes capitales dans un village dans les Cévennes, depuis un très jeune âge Lucien Pagès est passionné par l’univers de la mode. Déterminé, il s’inscrit à l’école de la chambre syndicale de couture de Paris où il apprend le stylisme et le modélisme de manière classique et technique. La formation le déçoit, il n’est pas fait pour être styliste, mais il se rend compte rapidement qu’il n’est pas nécessaire de travailler dans la création pour intégrer l’univers fascinant de la mode. C’est dans la communication qu’il commence alors sa carrière: assistant du directeur artistique Marc Ascoli, il est chargé de promouvoir la marque.

Il décide en 2006 d’ouvrir son propre bureau de presse, dont le rôle est celui d’instaurer une relation mutuellement bénéfique entre les créateurs et les médias dans une optique de promotion de marques et de créateurs. C’est ainsi qu’il se charge de l’organisation de défilés, de journées de presse et de tout type d’événement de relations publiques pour les marques qui sont ses clientes et avec lesquelles il entretient des relations étroites de conseil, de partage de réflexions et d’idées. Actuellement, Lucien Pagès, représente une trentaine de marques comme notamment Koché, Jacquemus, mais aussi Courrèges qui essaye de revenir sur le devant de la scène.

Ce ne sont non seulement sa carrière impressionnante et ses clients importants qui rendent Lucien Pagès aussi intéressant, mais aussi la place centrale que son travail s’avère occuper dans le monde hautement concurrentiel qui est la mode. A la question sur le secret de son succès, il répond avec calme et franchise qu’il n’a jamais cherché à se faire des amis haut placés, mais plutôt de grandir avec sa génération. D’après lui, il ne s’agit pas de fréquenter Anna Wintour, mais plutôt de trouver la nouvelle version de cette dernière. Il s’agirait de laisser faire les choses, qui arrivent chacune à son temps. Assaisonnée de passion, de détermination et de beaucoup de curiosité, cette recette a certainement fait ses preuves pour Monsieur Pagès, qui explique ensuite qu’il est primordial de se nourrir soi-même de l’univers que l’on souhaite intégrer.

Un témoignage instructif et motivant, qui aura nourri l’inspiration et la détermination de nombreux futurs professionnels de la mode présents.

Zhu Yiyun et Friederike Caruso,

Crédits photos Chloé Nivet

 

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Concours La robe fait sa loi !

Au sein du Master des Métiers de la Mode et du Textile, on ne se tourne jamais les pouces ! Chaque année, les responsables du Master nous attribuent des projets tuteurés, afin d’essayer de faire de nous de parfaits gestionnaires de projet. Et voilà à quoi cela ressemble :

  • La création d’une association et d’un site internet d’une cartographie régionale,
  • La gestion de la communication du Master,
  • La gestion du Bureau Des Étudiants,
  • L’organisation du concours « La robe fait sa loi », en partenariat avec le barreau de Marseille.

Aujourd’hui, on vous parle en détails de ce dernier projet, le concours national « La robe fait sa loi ». Celui ci est réservé aux étudiants inscrits dans un établissement de France métropolitaine, et propose d’imaginer une nouvelle version de la robe d’avocat. Le défi ici est bien d’envisager le futur d’un costume judiciaire, qui n’a pas été redessiné depuis 1810 !

Les 16 meilleures créations seront présentées à un jury d’exception, qui rassemble le milieu de la mode et celui du droit. Ce jury élira trois lauréats en prenant en compte l’originalité et la faisabilité de la proposition. Un prix spécial sera également décerné par le barreau de Marseille. Le concours se terminera le 21 Mai 2016.

A la clé, une exposition qui se tiendra à la Maison de l’avocat du 7 au 31 décembre 2016, mais pas que :Capture d’écran 2016-03-30 à 22.41.30

Pour participer, il faudra vous rendre sur www.larobefaitsaloi.fr et nous émerveiller avec vos créations!

Good luck!

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