Mode In Marseille

Le blog des étudiants du Master Métiers de la Mode et du Textile

Catégorie : LE MASTER MODE (Page 2 sur 10)

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Caring and sharing – Interview with Anouk Beckers (Part II)

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On the last day of the fashion design work shop with Pascale Gatzen (see article Part I) we had the chance to have a nice talk with one of the facilitators of the learning community, ANOUK BECKERS, a student graduated from art school. Let’s get to know more about this dynamic Dutch girl and her opinions on fashion and creation.

Can you speak a little about yourself? What did you study and your professional experiences?

I’ve just graduated half a year ago from the Gerrit Rietveld Academy in Amsterdam. I graduated from two separated departments, the Fashion Department and the Textile (TXT) Department. Fashion is for training future designers whereas Textile is more about developing artistic vision. Now I am starting my own brand: aNOUK BECKERS, which is the continuation of my graduation work. It is a modular system for garments. The idea of garments as unfinished objects is my starting point. There is always a possibility to change the silhouette with my garments. So it is always an on-going process. I would like to see it as a research.

work of Anouk photo by Eva Beeftink

So up till now, it is your most important project, right?

Yes! I graduated from two different departments with this one work as I developed it into artistic world and design at the same time. I made many pattern pieces, like different parts of garments, so they are unfinished. I invited people to choose the pieces and combine them by themselves, like puzzle game. I am amazed at how they had fun during the whole process.

I want to offer a new perspective of the fashion industry to people and to establish equality in the relationship between the designer and the consumer, the idea of co-production. I would like to collaborate with my clients and let them create and play. I also prefer the idea of series to collections because I don’t want to tell my clients to wear the garments in winter or summer, it can be at any time, in any form, as they want.

– Why did you choose to specialize in fashion, or maybe in your case more in art ?

I am in both domains, art and fashion. Actually, I studied social psychology before because I am interested in how human beings related to each other and the society. However, after a three years’ study, I feel that I am not fully satisfied with just using my brain since it is a discipline which needs a lot of thinking. From when I was little, I always need to make something, to create. I think I’ll be much happier if my profession is to create. So after finishing the psychology, I went to study in art school. Now I feel very satisfied to be able to create and use the thinking at the same time.

-Let’s talk a little about the workshop. How did you join this program and why?

It was Pascale (Gatzen) who had the idea to give this workshop. I got e-mails from two persons I know and then I contacted Pascale. Before coming to Marseille, we met in the group for three or four times to do planning in Holland. We thought about what would be important for us to tell you and to share. Finally, all these ideas come up with a series of exercices and things to do. Personally, the most important reason for coming here is that for me being creative and know how to create is the most valuable thing in terms of how I developed myself, it is such a gift. I thought it would be amazing if I can help you guys to discover it by looking around yourself and using your own experiences to express. Another important reason is to facilitate the communication between creators and managers, like between you and me. My goal is to show that fashion is much more than consuming, like this workshop offers an alternative thinking of the system.

As today is the last day, how do you feel about the work shop?

For me, the whole experience is so beautiful, being in the community, feeling the energy and sharing. I am very happy to have achieved the personal goal: to create an honest and open space. We learnt from each other a lot. Two weeks ago we didn’t even know each other while now we work so closely together.

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-Finally, what about your future project?

In short term, I think I will spend a couple of years to develop my own work, to realize my dream. More generally, trying to figure it out and what fashion is at the same time.

Good luck Anouk!

 

Interwiew and Text: Zhu Yiyun

Photo credits Chloé Nivet and Eva Beeftink

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Caring and sharing – Témoignage d’un Workshop de création (Partie I)

Pendant deux semaines, la promotion actuelle du Master 1 en Métiers de la Mode a eu la chance de pouvoir participer à un workshop de création de mode hors du commun. Dans une optique d’éducation complète et ouverte, M.Kazan estime en tant que directeur de cette formation, qu’il est essentiel d’entrouvrir les portes du fashion design même à des étudiants de gestion dès lorsque ceux ci se spécialisent en management de mode. C’est ainsi que nous avons eu le privilège d’accueillir Pascale Gatzen, créatrice d’une mode alternative et professeur écoresponsable -connue à Marseille également pour son intervention importante lors de la conférence ‘Anti-Fashion’- , accompagnée de quelques unes de ses étudiantes les plus géniales, pour que ces personnalités hors du commun puissent nous initier au monde de l’inspiration et de la création.

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En vue de mettre l’accent sur la recherche et la matérialisation de l’inspiration dans un premier temps, la première semaine a été consacrée à la formation d’une vraie communauté d’apprentissage composée des participants étudiants et des participants formateurs dans l’optique de former une « Learning Community » fonctionnant selon le simple mais efficace principe de l’échange de connaissances, d’expériences et d’inspirations. Les mots clés sont dès lors devenus ‘caring’ et ‘sharing’, pour un atelier de création mettant l’humain au centre d’une mode faite de soin et de partage. Nous avons ainsi pu partager les sources d’inspiration les plus différentes, récoltées au cours de nombreux exercices, aussi ludiques qu’efficaces dans notre recherche d’une créativité enfouie sous le prétexte d’une formation de faculté d’économie-gestion. La deuxième semaine a été axée autour de la création d’un vêtement sur base de l’inspiration récoltée auparavant, mais sous condition de procéder par recyclage, dans une optique de responsabilisation individuelle et collective bien trop souvent négligée à l’époque de la fast fashion.

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A l’issue de cet atelier de création certainement magique, il est devenu clair que si les mots d’ordre du business de la mode étaient ‘caring’ et ‘sharing’, le monde serait un endroit plus juste et plus joyeux. Pour que le monde de la mode devienne donc plus beau, soyons créatifs et responsables, car nous pouvons le faire tout en nous amusant!

Un grand merci à Madame Gatzen et à toute son équipe!

Fredi Caruso, Photos par Chloé Nivet et Wissal Chab

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L’essentiel Lifestore – plus qu’une boutique

Claire Grolleau, dirigeante et co-fondatrice de la marque Essentiel créée pour L’essentiel Lifestore ouvert en août dernier, a accepté lors de la première édition des Rendez-Vous M dans ce même lieu, de partager avec nous la philosophie de son concept moderne et innovant. Le but de cette conférence/afterwork organisée par les étudiants du Master 1 Métiers de la Mode, était d’échanger avec des professionnels sur l’effervescence des nouvelles villes mode et plus particulièrement de Marseille. Voici le récit d’un input précieux.

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Ayant effectué un parcours scientifique, notamment une formation en toxicologie de l’environnement, Claire Grolleau semble provenir d’un univers très éloigné de celui de la mode. Mais il s’agit d’une femme qui aime la créativité et la mode de façon instinctive et naturelle, car elle « aime la vie« . Les études scientifiques lui ayant conféré une considérable ouverture d’esprit, elle sait que bien des choses sont possibles lorsqu’on a une vision. Dans l’univers du développement durable depuis 30 ans, sa mission a été d’accompagner particuliers et entreprises dans la transition écologique. Madame Grolleau est à l’origine de la création de l’Ecolo-Crêche, pour citer un des nombreux exemples de son engagement. Pour elle, l’état de notre planète étant un reflet de l’état de notre société, le respect de l’homme et de la nature vont de pair

Consommatrice éco-responsable et végétarienne depuis 25 ans, elle s’est inspirée de sa vie quotidienne pour la conception de l’essentiel Lifestore. Il s’agit d’un lieu sympathique et naturellement chic où est proposé une consommation durable avec une offre de nombreux produits et services complémentaires : le client peut manger végétarien et bio, s’offrir de la mode durable, découvrir des cosmétiques biologiques et même consulter des naturopathes. L’approche met le bien-être et la santé au centre de l’expérience proposée par l’Essentiel Lifestore.

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La collection de vêtements « l’Essentiel » est constituée de pièces basiques. On y trouve des T-shirts avec des slogans parlants et des petites robes noires, classiques, indémodables et portables en toute occasion, toutes les saisons. Toutes les étapes, de la conception à  la mise en boutique, sont parfaitement respectueuses de l’environnement et de l’humain en vue d’aboutir à un produit hautement qualitatif assorti d’un prix « juste ».

Pourquoi Marseille? Pour notre interlocutrice c’est une ville intéressante et dynamique ou « encore beaucoup de choses sont possibles». La boutique profite de l’environnement naturel exceptionnel de la ville pour faire reconnecter les gens à la nature : juste devant la boutique le client aperçoit la mer. Plus loin entre les calanques et les ravissantes campagnes provençales, la nature de Marseille est en effet exceptionnelle. C’est cette nature dont est inspirée la décoration: le concept store est orné de poutres rappelant des troncs d’arbres, agrémenté d’une salle d’attente avec un sol en sable pour y mettre les pieds nus, le tout dans un style simple, épurée mais chaleureux avec un accent particulier sur les matières premières naturelles.

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Grolleau tient à préciser lors de la conférence qu’une vie saine et respectueuse de notre planète n’est aucunement contradictoire avec les plaisirs de la vie. Loin du discours moralisateur pesant de certains écologistes, elle accepte et aime les plaisirs, même futiles parfois, si importants. La mode doit rester plaisante, légère, mais elle peut l’être aussi dans le cadre d’une manière de consommer un peu plus sage, un peu plus responsable. Ne pas vivre au dépens d’autrui, ni de l’humain, ni du monde végétal ou animal : prendre soin de notre planète passe par cet impératif qui n’exclut aucunement les joies de la vie. La mode étant une industrie très polluante qui engendre une consommation phénoménale, il est devenu difficile d’éviter de tomber dans le piège de la fast fashion qui nous vends le rêve de toutes les nouvelles tendances à bas prix, mais qui se traduit finalement par un coût très élevé payé par notre planète. Pourtant, c’est notre mission d’exiger et donc d’engendrer un changement pour être des consommateurs qui aiment la mode et se font plaisir, sans en consommer au dépens d’autrui.

Notre intervenante constate en effet qu’une nouvelle conscience est en train de se développer, que ce soit au niveau des créateurs, des fabricants, des fournisseurs et même des consommateurs, le développement durable est entrain de prendre sa   place dans la mode et plus généralement dans l’esprit collectif. Un changement qui se fait de manière optimiste et passionnée, avec des concepts et des entreprises tel que l’Essentiel Lifestore.

Zhu Yiyun et Friederike Caruso

Photos: Chloé Nivet

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Les rencontres de la mode – Portrait Lucien Pagès

Pour organiser cette édition des rencontres de la mode qui s’est tenue mardi 21 novembre aux Docks Village, la Maison Méditerranéenne des Métiers de la Mode a étroitement collaboré avec le Bureau de la Vie étudiante du Master 1 des Métiers de la Mode et du Textile. Les organisateurs ont laissé Carte Blanche à Lucien Pagès – fondateur du bureau de presse éponyme, pour la présentation de métiers relevant du monde de la mode bien différents, mais surtout complémentaires.

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L’événement a été brièvement introduit par Matthieu Gamet qui, en tant que président de la MMMM, a effectué une présentation de cette association rappelant la mission de cette dernière dans la création, le développement, l’entretien et la promotion d’un certain ADN méditerranéen dans la mode, suivie d’une présentation des formations dans lesquelles la MMMM est impliquée.

Dans un premier temps de la rencontre, sont ensuite intervenues avec Lucien Pagès Alix Morabito – Fashion Editor aux Galeries Lafayette et Hélène Guillaume – Journaliste responsable de la rubrique Mode au Figaro Quotidien. Dans un deuxième temps, Monsieur Pagès a introduit Christelle Kocher, créatrice de la marque Koché et directrice artistique de la maison Lemarié (Chanel). Les trois invitées de Monsieur Pagès n’étaient certainement pas choisies au hasard, elles forment en effet un puissant trio de trend-setter par la combinaison des domaines de la création, des médias et des achats.

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Tous les intervenants ont exposé leurs trajectoires individuelles riches et variées, leurs différents métiers au cœur de la mode ainsi que leurs conseils empreints de connaissances et d’expériences. Un véritable échange a pu avoir lieu entre professionnels et étudiants sous forme de questions très différentes mais pertinentes et de réponses résultant de points de vue complémentaires.

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Lucien Pagès, le personnage clé de l’événement, a particulièrement retenu notre attention, et il serait regrettable de ne pas vous en raconter un peu plus sur lui.

Portrait – Lucien Pagès

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Alors qu’il grandit loin des grandes capitales dans un village dans les Cévennes, depuis un très jeune âge Lucien Pagès est passionné par l’univers de la mode. Déterminé, il s’inscrit à l’école de la chambre syndicale de couture de Paris où il apprend le stylisme et le modélisme de manière classique et technique. La formation le déçoit, il n’est pas fait pour être styliste, mais il se rend compte rapidement qu’il n’est pas nécessaire de travailler dans la création pour intégrer l’univers fascinant de la mode. C’est dans la communication qu’il commence alors sa carrière: assistant du directeur artistique Marc Ascoli, il est chargé de promouvoir la marque.

Il décide en 2006 d’ouvrir son propre bureau de presse, dont le rôle est celui d’instaurer une relation mutuellement bénéfique entre les créateurs et les médias dans une optique de promotion de marques et de créateurs. C’est ainsi qu’il se charge de l’organisation de défilés, de journées de presse et de tout type d’événement de relations publiques pour les marques qui sont ses clientes et avec lesquelles il entretient des relations étroites de conseil, de partage de réflexions et d’idées. Actuellement, Lucien Pagès, représente une trentaine de marques comme notamment Koché, Jacquemus, mais aussi Courrèges qui essaye de revenir sur le devant de la scène.

Ce ne sont non seulement sa carrière impressionnante et ses clients importants qui rendent Lucien Pagès aussi intéressant, mais aussi la place centrale que son travail s’avère occuper dans le monde hautement concurrentiel qui est la mode. A la question sur le secret de son succès, il répond avec calme et franchise qu’il n’a jamais cherché à se faire des amis haut placés, mais plutôt de grandir avec sa génération. D’après lui, il ne s’agit pas de fréquenter Anna Wintour, mais plutôt de trouver la nouvelle version de cette dernière. Il s’agirait de laisser faire les choses, qui arrivent chacune à son temps. Assaisonnée de passion, de détermination et de beaucoup de curiosité, cette recette a certainement fait ses preuves pour Monsieur Pagès, qui explique ensuite qu’il est primordial de se nourrir soi-même de l’univers que l’on souhaite intégrer.

Un témoignage instructif et motivant, qui aura nourri l’inspiration et la détermination de nombreux futurs professionnels de la mode présents.

Zhu Yiyun et Friederike Caruso,

Crédits photos Chloé Nivet

 

Rendez-vous du Lundi: Témoignages anciens étudiants

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Audrey Coupé Assistante chef de produit American Vintage Diplômée 2014

 

Bonjour, pourriez-vous vous présenter brièvement ?

Je m’appelle Audrey Coupé, j’ai 27 ans (enfin bientôt).

Pourquoi avoir fait le master mode ?

J’ai toujours été attirée par le commerce. La mode et plus particulièrement le textile sont des domaines qui me plaisent. Le master mode était l’occasion d’approfondir mes connaissances acquises en DUT mais dédiées à la mode. Il s’agissait à l’époque d’une formation récente soutenue par la MMMM et dont le réseau professionnel ne faisait que s’étendre.

Qu’est-ce que vous avez appris ?

Beaucoup de choses ! Mais je dirai que les cours de tendances, de matières, CRM sont celles qui m’apportent le plus dans mon travail au quotidien.

Quelles études précédant le master avez-vous effectuées ?

J’ai obtenu mon BAC ES en 2008. J’ai intégré le DUT Techniques de commercialisation à Marseille dans lequel j’ai effectué ma 2ème année en alternance aux Galeries Lafayette. Plutôt hésitante quant à mon devenir, j’ai décidé d’opter pour une formation générale et j’ai donc fait une Licence Economie Management Option Economie. Désireuse de perfectionner mon anglais, j’ai pris la décision de prendre une année de césure. J’ai travaillé 8 mois en tant que conseillère cliente chez SOLARIS afin d’économiser suffisamment d’argent nécessaire à mon projet. Et j’ai ensuite débarqué à Londres. Là-bas, j’étais serveuse et barmaid pendant 4 mois. Ayant décroché ma place au sein du MASTER MODE et TEXTILE, j’ai avec émotions quitté Londres pour intégrer le master en Septembre 2012

J’ai réalisé ma 1ere année à Aix et mon stage en Australie. La deuxième année, j’ai obtenu un stage en tant qu’assistante chef de produit. Je suis donc en poste dans cette entreprise depuis plus de 3 ans (stage compris).

Quel travail exercez-vous actuellement ?

Je suis depuis Mars 2016 en charge de la formation produit équipe terrain. Avant, j’étais assistante chef de produit puis chef de produit junior Maille & Chaine et trame. Je passe 90% de mon temps sur le terrain en France et à l’international pour former les équipes de vente à notre marque, à nos collections.

Missions principales :

– Rédiger les supports de formation et créer de nouveaux outils

– Communiquer l’ensemble des informations relatives aux produits et aux équipes de vente

– Former les équipes de vente à la marque, l’ADN, l’offre globale, les spécificités produits …

– Assurer le suivi de l’apprentissage sur chaque point de vente

– Accompagner le développement des indicateurs de performance des points de vente – Réaliser des analyses statistiques

– Assurer l’ensemble des retours aux services Produit/Style/Modélisme afin de faire progresser l’offre

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Alice Valat Stage DIOR Homme Visual Merchandising, 25 ans, originaire de Marseille !

Pourquoi avoir fait le master mode ?

J’ai toujours voulu travailler dans le secteur de la mode et du luxe. La qualité de la formation m’a conforté dans mon choix. J’ai été tout de suite séduite, je me suis trouvée épanouie. Les différents enseignements font écho à ma sensibilité et répondent à mon envie de pluridisciplinarité.

Qu’est-ce que vous avez appris ?

Les métiers du secteur de la mode demandent beaucoup de rigueur, de polyvalence, de dynamise, de créativité et d’esprit d’analyse. La formation et le corps enseignant nous permettent de développer toutes ces compétences pour être efficaces sur le marché de l’emploi.

Quelles études précédant le master avez-vous effectuées ?

Après un bac L je décide de suivre mon chemin littéraire et m’oriente vers un BTS communication. Deux années riches et formatrices qui m’ont permis de découvrir la communication et le marketing. Par la suite, j’ai souhaité me spécialiser dans la mode en intégrant le Bachelor commerce de la mode et de l’industrie du luxe à Toulouse à l’université III. Ce qui m’a permis de décrocher mon Bachelor et ma maîtrise. J’ai continué mon cursus à Marseille à la maison méditerranéenne des métiers de la mode.

Pourriez-vous nous parler de votre stage de 6 mois ?

Actuellement je suis en stage chez Christian DIOR Homme au département Visual Merchandising en tant qu’assistante Visual Merchandiser Europe / Moyen-Orient. Mes missions s’organisent autour du point de vente :

– participer activement aux display sur l’ensemble des boutiques parisiennes

– participation aux display pour la mise en place des showrooms de vente

– assister l’équipe VM dans la réalisation de newsletters et reporting

 

Marion Jourdan

Rendez-vous du Lundi : confession d’anciens étudiants

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Cédric Navarro chef de projet marketing PANDORA, diplômé en 2015

Cédric Navarro, 29 ans, originaire du Var, père espagnol et mère britannique.

En quelle année avez-vous effectué le master ?
J’y ai postulé une première fois en 2013. J’y ai repostulé en 2014, j’ai été diplômé avec mention l’année dernière.

Pourquoi avoir fait le master mode ?
La mode m’a toujours intéressé comme univers. Cependant, n’ayant pas la fibre créative je m’interdisais l’accès à cet univers. Puis j’ai découvert ce master qui dévoilait toutes les fonctions qui permettaient à ce domaine économique d’être ce qu’il est.

Qu’est-ce que vous avez appris ?

L’exhaustivité des domaines que la mode peut couvrir. une découverte de chacun d’entre eux. La gestion de projets et le travail en équipe ont été vraiment formateurs.

Quelles études précédents le master avez-vous effectuées ?
Bac STG, puis maîtrise d’histoire de l’art et licence d’économie et gestion des entreprises.

Pourriez-vous nous parler de votre stage de 6 mois ?
J’ai intégré la marque PANDORA en tant que stagiaire coordinateur multimarque dans le département commercial.
Les principales tâches :

– analyses de chiffres quotidiens, hebdomadaires et mensuels.

– organisation des réunions commerciales mensuelles et séminaires.

– pilotage de projet dans les 250 bijouteries multimarques de la marque sur le territoire français.

– points référents de données multimarque lors de lancement de projets transverses.

Quel travail exercez-vous actuellement ?
Je suis coordinateur et chef de projet marketing chez PANDORA. En charge :

– des opérations marketing nationales, chef de production des visuels de campagnes en boutique (coordination VM).

– de l’implantation de nos 7 collections par an sur nos 71 boutiques PANDORA, nos 18 corners grands magasins et 250 bijouteries multimarques.

– de la gestion des campagnes d’affichage sur le territoire et support aux médias nationaux (presse nationale, TV, cinéma).

– du développement et de l’adaptation des projets marketing mondiaux au niveau local.

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Manon Serra, blogueuse professionnelle, community Manager, diplômée en 2016

Pourquoi avoir fait le master mode ?
J’ai fait le Master pour poursuivre mes études avec une spécialité mode, j’ai fait une école de commerce (kedge Bs School) avant d’intégrer le master

Pourriez-vous nous parler de votre stage de 6 mois ?
Je ne suis peut-être pas le bon exemple pour mon stage car je suis l’un des cas de figure où mon stage ne s’est pas bien déroulé.. Du coup j’ai intégré une fonction Webmarketing chez American Vintage, j’ai quitté le stage au bout de deux mois, car il ne correspondait pas à mes attentes.

J’ai finalement intégré l’entreprise Maison Close pour la partie Community Management, j’ai beaucoup aimé ce stage qui m’a beaucoup appris et m’a permis d’être autonome, c’était une création de poste, du coup il y avait tout à faire, ce qui est très intéressant et enrichissant comme expérience ! J’étais dans une petite structure j’ai pu donc approfondir certaines connaissances dans d’autres domaines comme les relations presses, ou sur la fonction chef de produit.
Pour les missions réalisées:

– Création du contenu pour tous les réseaux de la marque

– Mise en place d’une stratégie de communication digitale

– Partenariats influenceurs

Quel travail exercez-vous actuellement ?
Suite à ce stage, j’ai crée ma propre entreprise, j’exerce deux métiers à la fois :
Blogueuse Professionnelle, je travaille avec des marques afin de les mettre en avant sur mes différents réseaux sociaux et sur mon site notamment Sun Valley, Lpb Woman, Kiabi, Fittea, Glossy Box, Panier des Sens, La Halle, Galeries Lafayette, Printemps, Les terrasses du Port, New Look, Asos, Boohoo…

Community Manager (je suis community Manager pour des structures de différentes tailles à Marseille, j’offre différents services qui sont tous liés à la communication digitale : référencement SEO, création de contenu, organisation d’évènements, partenariat blogueurs….)

Le nom de blog est : cquoilamode.com

MARION JOURDAN

Ouverture de la campagne de candidature Master Métiers de la Mode et du Textile

Le Master Mode qui a pour principal objectif de former ces futurs étudiants à l’ensemble des matières qui existent dans le management des métiers de la mode et engage des connaissances poussées en Marketing, gestion de marque, sourcing, achat, logistique, finance, gestion, RH, droit, histoire de la mode et une bonne connaissance des matières textiles ; afin de répondre aux besoins du secteur industriel de la mode française en pleine évolution.

Les étudiants formés bénéficieront des atouts clefs du secteur spécifique que représente la mode pour être opérationnels en entreprise et exercer la grande majorité des métiers liés au management de la mode.

Notre plate-forme de candidatures en ligne est ouverte depuis le 14 février 2017. Commencez à compléter votre dossier dès à présent pour postuler au Master Métiers de la Mode et du Textile.

Pour plus d’information sur le contenu de la formation et les conditions d’admissions rendez-vous sur le site :

http://feg.univ-amu.fr/formation/masters/metiers-mode

Rencontre avec Pascale Gatzen

En pleine Fashion Week et après avoir décrypté les défilés les plus avant-gardistes et remarqués de la London fashion week, nous avons fait appel à un oeil expert, celui de  Pascale Gatzen, amie très proche des personnes les plus influentes et notoires du monde de la mode.

Il y a des personnes dans ce milieu qui se démarquent par leur simple générosité, simplicité et bonté, et qui peuvent totalement bouleverser votre approche théorique et pratique dans ce domaine. Pascale Gazten en fait partie. Après avoir eu l’immense privilège d’apprendre le stylisme à ses côtés, Pascale Gatzen nous donne son avis et ressenti sur ce que représente la mode aujourd’hui et nous fait part de ses expériences et relate son parcours remarquable.

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  • Quand avez-vous commencé à vous intéresser à la mode ?

 J’ai commencé à confectionner mes propres vêtements à l’âge de 12 ans. Je ne suis pas certaine que la mode m’intéressait déjà à cette époque. Néanmoins j’utilisais les tissus comme une manière de se positionner socialement. J’ai pris conscience que les vêtements jouent un rôle puissant comme moyen d’expression pour gagner en visibilité et notoriété.

  • Quel parcours avez-vous suivi ?

 J’ai étudié la mode à l’école de mode et design la plus connue aux Pays Bas: ArtEZ. Après l’obtention de mon diplôme, cinq de mes amis et moi même avons crée Le Cri Néerlandais, et en mars 1994 nous avons été les premiers créateurs de mode à voir défiler nos créations pour la Fashion Week de Paris.  Parmi mes cinq amis se trouvait Lucas Ossendrijver, Saskia van Drimmelen, Marcel Verheyen et Viktor & Rolf.

Pendant deux années nous avons continué à faire des défilés avant de se séparer et de poursuivre chacun sa propre destinée. J’ai réalisé plusieurs projets qui avaient pour but de remettre en question, de manière ludique, la structure sous- jacente du système de la Mode. Mes études ont été publiées à l’international pour divers magazines d’art et de mode, et souvent je suis conviée à exposer mon travail lors de manifestation artistique. En 2001, j’ai poursuivi un MFA en art appliqué. Depuis, j’ai principalement crée des projets collaboratifs de plus grandes importances, dans lesquels j’ai mis en avant la manière dont les personnes collaborent. Je voulais vraiment réaliser des expériences et mettre en place des environnements permettant des partages et des échanges enrichissants pour chacun. Mon diplôme en Fashion Design a crée en moi une attitude davantage compétitive, c’est une partie de ma personnalité qui a mis du temps a émerger et s’affirmer. Depuis 1998 j’ai enseigné pour des  BFA, BBA, MA et MFA programmes et facilité  l’apprentissage à travers la mode, le design et l’art.

  • Comment êtes-vous arrivée à travailler pour la fameuse Parsons School de NYC ?

 En 2007 j’ai été conviée à postuler pour un poste avec la responsabilité de gérer   les cours sur les tissus/corps à la Parsons School. J’ai décroché ce poste et j’ai renommé la matière en tant que Fashion Area of Study, j’ai crée et implanté une manière alternative d’enseigner la mode. Cela comme un modèle nouveau qui permet aux étudiants de suivre leur cœur afin de découvrir et de prendre connaissance de leur talent à la fois en tant que créateur, artiste et tout simplement en tant qu’être humain.

J’ai conçu une approche holistique de l’enseignement dans laquelle les valeurs et potentiels de chaque personne sont au centre de toutes les activités que nous développons. On apprend à travers les expériences: ce que l’on fait, crée, performe, et cela lorsqu’on le fait avec confiance, amour et jovialité.

  • Que pensez-vous des écoles de Mode ?

 Je pense que les écoles de mode ont beaucoup de potentiel à partir du moment où l’on embrasse l’idée que la mode est l’une des conditions humaines de la cohésion. Je perçois la mode comme faisant partie intégrante de notre réalité et activités; c’est notre espace commun où l’on peut s’exprimer, partager, se positionner en tant qu’individu. La mode est un domaine public où l’on peut se montrer à chacun, nous inspirer et s’aligner avec les autres. La mode ne se limite pas aux vêtements, elle s’exprime aussi bien à travers nos discours, nos mouvements, que dans les objets que nous créons mais également dans la façon dont nous mettons en forme et entretenons notre identité et nos relations: l’environnement du monde de la mode est si vivant, dynamique et excitant. Si les écoles de mode peuvent embrasser cette joie et cette réalité c’est dans ce cas un endroit incroyable.

  • Quel est votre ressenti à propos de ce qu’est la mode aujourd’hui et de l’engouement pour la Fast Fashion ?

       Cela m’attriste de voir que le plus souvent, lorsque l’on pense à la mode, on la réduit à son aspect purement financier. La Fast Fashion connait un énorme succès car il repose sur le besoin et le désir des individus à vouloir être et appartenir. Et car il est accessible à tout le monde de manière si aisée mais pourtant si illusoire les individus ne se voient plus comme leur propre créateur et acteur de mode. L’appartenance est devenue synonyme de possession de propriété et n’est plus connotée à la créativité et à l’échange.

  • Pourquoi avez-vous décidé de vous détacher de ce système et de ne porter que vos propres créations ou bien celles de vos proches ?

Je pense que ça a été une réelle décision réfléchie. Je porte exclusivement ce que je ressens comme spécial à mes yeux. La plupart des vêtements que je porte contiennent une inscription de mes amis. Ceux que je crée me relient à de très forts souvenirs qui me connectent à des endroits ou bien des personnes. J’ai tendance à fabriquer mes vêtements n’importe où où je vais, c’est ce qui me rend heureuse.

  • Pouvez-vous nous en dire plus sur la marque que vous avez créée ?

  Après plusieurs projets collaboratifs, j’ai décidé de rechercher des formes de modèles qui supportent un mode de vie coopératif et économiquement durable. A travers mes champs de recherche, je suis devenue très intéressée et excitée  à propos des coopérations de travailleurs. J’ai pris conscience que c’est un puissant outil pour les transformations sociales, économiques et culturelles. J’ai ainsi décidé que je voulais développer une activité économique permettant de maintenir un groupe d‘individus organisés sous forme de coopérative. Friends of Light est un collectif de tissage, de conception et de production basé à New York qui produit des tissus tissés à la main à partir de fibres cultivées localement, transformées et filées.

Les quatre créateurs de Friends of Light sont Mae Colburn, Nadia Yaron, Jessi Highet et moi-même. Notre première collection « with light » reposait sur cinq vestes tissées en collaboration avec Buckwheat Bridge Angoras, une usine de fibres solaires et d’énergie solaire à Elizaville, New York. Chaque veste est fabriquée sur commande et est développée pour un client spécifique. Les vestes prennent environ 160 heures à faire. Nous créons actuellement notre deuxième série de vestes. Grâce à notre travail, nous visons à promouvoir et à donner une visibilité à la production locale et à connecter les concepteurs de NYC aux producteurs locaux de fibres.

  • Quel est votre souvenir et moment préféré de l‘histoire de la mode ?

 Il y en a plusieurs, il y a une certaine nostalgie des années 90 lorsque mes amis et moi même avons fait nos débuts dans l’univers de la mode. A cette époque je collaborais avec Alexander van Slobbe, un créateur danois célèbre, du label Orson & Bodil. Il y avait une vraie dynamique entre nous et nous étions très radicaux sur nos créations. Nous avons repensé chaque aspect du vêtement, chaque finition, chaque fermeture et tellement d’autres facettes. Nous donnions une importance particulière aux détails du vêtement, qu’ils soient visibles de l’extérieur ou bien cachés à l’intérieur. C’était minimaliste mais toutefois dans un avant-gardisme très réfléchi.

Un très beau moment dans l’histoire de la mode a été pour moi le travail que Martin Margiela a fait pour Hermès, c’était absolument remarquable. C’était aussi très minimaliste, très généreux et très précis… il y avait de très belles pièces avec une attention de génie pour le détail et la finition.

  • Quel créateur/marque a fait une Fashion Week remarquable ?

Je dois avouer que je ne regarde plus avec attention les défilés de mode. Il m’arrive parfois de m’intéresser de plus près à certains créateurs qui m’ont été recommandés par mes étudiants et/ou bien mes amis. J’adore ressentir des émotions à travers les vêtements et je dois admettre que ce ressenti se fait maintenant très rare. Néanmoins mes créateurs et artistes préférés sont à vrai dire de très bons amis à moi comme Susan Cianciolo, Myrza de Muynck, Saskia van Drimmelen, Sarah Aphrodite et Desiree Hammen.

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  Anissa Berkani Master Métiers de la Mode et du Textile  

Journée Portes ouvertes du Master Métiers de la Mode et du Textile

communiqué de presse

Frédéric Barret : Directeur de marque Wiko à l’international

C’est au cours des mois de septembre à novembre 2016 que les élèves du Master 1 Métier de la Mode et du Textile ont eu l’occasion de discerner les techniques du Marketing qui sont essentielles au monde professionnel.

Avec l’intervention de Frédéric Barret ; directeur de la Marque Wikoo à l’international ;  ce sont les méthodes, les process du Marketing  mais aussi l’importance de la rigueur dans les échanges qui ont été soulignés.

En effet, dans une entreprise, tout comme dans la vie quotidienne, il est indispensable de comprendre ses interlocuteurs pour que le message soit clair et compris de tous ; mais aussi d’être curieux et de s’impliquer. Et c’est ce que Frédéric Barret a tenté de nous communiquer.

Nous avons voulu en savoir un peu plus sur lui, sur son parcours, son métier et ses responsabilités ; voici ce qu’il nous a répondu :

  • Quel cursus avez-vous suivi ?

« Après avoir réalisé une classe préparatoire scientifique, j’ai intégré une école d’ingénieur puis un mastère spécialisé en Marketing en Ecole de Commerce ».

  • Quel est votre secteur d’activité ?

«  Je travaille dans une startup française devenue maintenant une PME et qui a  une activité internationale ; spécialisée dans les smartphones et les objets connectés ».

  • Quel est le nom du poste (métier, responsabilités, hiérarchie) que vous occupez dans votre entreprise ?

« Je suis Directeur de Marque International au sein du service Marketing International de Wiko. Je suis en charge de 3 missions principales :

  • La stratégie internationale de la marque et tous ses outils identitaires
  • Les campagnes de communication internationales

Ainsi que tous les plans de lancements de produits, qu’ils soient stratégiques ou tactiques ».

  • Avez-vous choisi ce travail par passion ?

« Même si je ne suis pas un «geek», j’ai un vrai intérêt pour les technologies et les outils numériques. Le marketing ayant clairement évolué depuis que j’ai commencé à travailler, pouvoir faire ce métier au cœur du réacteur digital est justement passionnant ».

  • Selon vous, quelles sont les qualités requises pour être exercé votre métier ?

« Pour moi il y en a 3 :

  • La rigueur
  • L’esprit d’analyse
  • La créativité

      La rigueur et l’esprit d’analyse car contrairement à ce que l’on peut penser, construire une stratégie marketing cohérente s’appuie avant tout sur une capacité à parfaitement comprendre le marché et identifier les besoins des consommateurs. On peut considérer cette approche scolaire et à moins d’un coup de chance, ce n’est jamais intuitif.

      La créativité parce qu’une fois que le besoin est identifié et que l’angle d’attaque sur le marché est défini, il est nécessaire d’apporter quelque chose de nouveau que ce soit via l’innovation, les outils de communication, le ton… Et cette créativité ne s’apprend pas à l’école. C’est une créativité qui s’appuie sur une curiosité permanente partout, tout le temps ».

  • Quels sont les aspects les plus intéressants, selon vous ?
  • les moins ?

« Honnêtement c’est une question difficile parce que tout peut être intéressant dans le métier: de l’analyse à la finalisation du projet. Bref sur toutes les étapes. C’est un métier central qui permet d’avoir des contacts avec de nombreux services dans l’entreprise mais aussi avec les agences…

      C’est aussi un métier qui nécessite de se renouveler sans cesse. Par exemple, l’arrivée du Digital a complètement révolutionné ce métier dans les années 2000 et il a fallu non seulement s’adapter mais complètement changer notre manière de penser et de construire une stratégie marketing. Et aujourd’hui, on ne parle même plus de stratégie digital centric mais plutôt de smartphone centric car les outils de mobilités sont devenus les 1ers outils d’accès au web, et inévitablement ça change le comportement des consommateurs, et l’expérience qu’on peut leur donner.

Les moins, c’est peut-être les timings… On doit souvent travailler dans l’urgence et sous pression mais ça aussi, avec l’expérience on apprend à le gérer ».

  • Quels conseils donneriez-vous pour accéder à ce type de métier, au regard de votre parcours? 

« Dans un 1er temps avoir une expérience internationale qu’elle soit étudiante ou professionnelle.

      Ensuite, mais peut-être suis-je déformé par mon parcours de ce type, les méthodes de base du marketing s’acquièrent très vite et bien dans les grands groupes internationaux. C’est un apprentissage qui après, peut permettre d’évoluer dans des structures plus petites, plus agiles et sentir immédiatement sa valeur ajoutée ».

  • Pourquoi avez-vous accepté d’intervenir au sein du Master métier de la Mode et du textile de l’Université Aix-Marseille ?

« Il y a un constat : je suis très surpris que lorsque des jeunes diplômés, quelle que soit leur parcours, arrivent dans un service marketing et ne connaissent pas les méthodes de base du marketing. Ils ont une vision très générale et très théorique du marketing qui leur est enseignée.

      Donc j’ai voulu à la fois leur apprendre ces méthodes de base, qui leur permettront de se différencier lors des entretiens.

Et c’est encore plus vrai dans les métiers de la mode où ils vont évoluer dans un univers avec des profils très créatifs, voire même artistiques avec qui il faudra échanger et construire un objectif commun. Et seule la rigueur peut compléter avec efficacité la richesse créative des designers et de leurs équipes.

Et de manière égoïste, c’est également un challenge personnel. Les étudiants ne laissent rien passer… C’est donc aussi se mettre en danger. Se retrouver face à eux pendant plusieurs heures, c’est une manière de tester sa capacité à maintenir l’attention, à faire passer des messages, et je l’espère, à les aider à se projeter dans leur carrière… ».

  • Quelle vision, quel aspect, du monde professionnel leur avez-vous transmis ? dans quel but ?

 « J’ai voulu prouver que le marketing est un métier de rigueur. Que comme tous les métiers, tout le monde n’a pas de compétences marketing: ce n’est pas parce que tout le monde est capable de donner un avis sur une campagne de pub, que tout le monde est capable de faire du marketing. C’est très facile de réagir devant une publicité et de dire n’importe quoi, alors que devant un tableau financier, à moins d’être dans la finance, tout le monde se tait !

      J’espère aussi leur avoir fait comprendre que la curiosité est une clé de ce métier et que c’est en regardant ce qu’il se passe dans tous les secteurs – au-delà de la mode – que l’on identifie des best practices ou des nouvelles méthodes ».

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Léva Larbi

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