Mode In Marseille

Le blog des étudiants du Master Métiers de la Mode et du Textile

Catégorie : NOS RENCONTRES (Page 2 sur 4)

Jean-Charles de Castelbajac, le style sous toutes ses coutures

Focus sur la conférence du 21 octobre 2016 à l’Alcazar de  la ville de Marseille, soulignant l’influence du vestiaire militaire dans la garde-robe civile qui fait suite à la double exposition Mission Mode, Style Croisés dans le département des Bouches du Rhône.


Dirigé par Xavier Landrit et le Capitaine Géraud Seznec, les deux commissaires de l’exposition; nous avons eu le plaisir de rencontrer un incroyable invité : Jean Charles de Castelbajac qui nous a fait part de son expérience mais aussi de l’impact que la tradition textile et l’armé ont sur ses créations.

Après des études à l’école des Beaux-Arts et l’école supérieure des industries du vêtement, Jean Charles de Castelbajac a su très tôt établir un lien entre les différentes formes d’art et la mode. Inspiré de ces expériences personnelles, son art reflète une vision plus fonctionnelle et novatrice du style.

En effet, son style est sans limite, c’est un renouvellement constant qui ne laisse aucune place à la monotonie. Il sait se démarquer et charmer son public, en l’embarquant dans un univers coloré et espiègle où la poésie et l’authenticité se rejoignent pour nous offrir de véritables histoires éternelles.

S’appropriant des éléments dans la société qui l’entoure, ce dernier crée par la transformation et le détournement.

L’artiste mélange, brasse les matières autant que les supports (serpillères, éponges, plaid, toiles cirées, tapisserie…). Ce qui lui confère aussi le titre d’artiste plasticien. Menant ainsi sa propre guérilla créative,  il nous présente un style où le vêtement, protecteur du corps, nous trouble par les matériaux qui le composent.

Son influence du Pop art, de la peinture mais aussi celle de la musique se ressent au travers de ses créations. Notons par exemple le fameux manteau coupé dans une couverture de pensionnaire, le poncho à deux places, le blouson « Teddy bear » ou le vêtement « Bambi » mais également  la chasuble rebrodée de croix multicolore que le Pape Jean Paul II porta à la Journée Mondiale de la Jeunesse et bien d’autres encore…De véritable vêtement œuvre d’art !

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Décontractée, sophistiquée et souvent Arty, c’est ainsi que se décrit la femme Castelbajac Paris.

Anticonformiste, ce talentueux polychrone a pour habitude de dessiner des anges à la craie dans certaines rues, il est aussi impliqué dans la cause environnementale, et a réalisé en 2015, une fresque couvrant une façade de l’aéroport d’Orly à l’occasion de la COP21.

14796102_10208951713444053_1227666366_oFresque Orlove par Castelbajac, aéroport d’Orly/ Les anges à la craie


Retour sur l’humilité d’un artiste hors du commun :

 Mission Mode

Jean Charles de Castelbajac est issu d’une famille militaire, « quand on naît Castelbajac on naît avec un casque sur la tête » comme on dirait !  Il a su, de manière habile, allier l’industrie du textile et l’armée et c’est dès les années 70 qu’il se lance dans la création de  vêtements en camouflage, marquant une rupture avec les autres créateurs qui faisaient à l’époque du romantique.

 La tenue fonctionnelle

Passionné par l’histoire militaire et ses personnages héroïques, son inspiration vient de son enfance. JCDC aime détourner les objets de leur fonction première pour se les réapproprier : sa première expérience fut la renaissance de sa couverture de pensionnaire afin qu’elle puisse protéger sous une autre forme, les autres, comme elle a su autrefois si bien le protéger.

Il y a une réelle recherche d’utilité à travers l’innovation ; la fonctionnalité du vêtement reste une part essentielle de ses créations ; citons par exemple la capuche roulée ou le vêtement porte bébé.

Il privilégie aussi l’aspect curatif du vêtement à travers l’utilisation des bandes chirurgicales Velpeau pour créer certaines de ses robes.

Le vêtement intriguant

« Je ne crée pas le vêtement pour qu’il soit beau mais qu’il trouble » a-t-il dit lors de la conférence.

Cet artiste n’a cessé de surprendre en travaillant avec divers corps de métiers et des artistes tels que : les Sex Pistols, Lady Gaga,  Max Mara ou encore Vivienne Westwood.

 L’habit sentimental

Selon lui, être un bon créateur requiert de présenter une partie de son âme, « les vêtements sont des émotions traduites ». Nous sommes tous empreint d’une histoire chargée sentimentalement et c’est ce qui fait notre spécificité.

Doté d’une grande sagesse, il nous a fait part d’une phrase que nous aimerions vous partager : « on voit le vêtement comme le paraître mais quand quelqu’un disparait on garde de lui son vêtement, il est la seule chose qu’il nous reste ».

Son avis sur la mode actuelle

Comme le dirait Emmanuel Kant « Des pensées sans contenu sont vides, des intuitions sans concepts, aveugles » et c’est bien le message qui nous a été transmis lors de cette conférence. Selon JCDC artiste anti-mode mais prostyle, le marketing quasi omniprésent dans la mode a tendance à brimer certains créateurs  avec une saturation de signaux visuels. « Il faut que les fenêtres s’ouvrent et qu’elles libèrent les papillons » nous dit-il de manière poétique.

Tel un enfant qui n’aurait de limite à son imagination, il est certain que Jean-Charles de  Castelbajac continuera de nous surprendre par ses œuvres et ses idées.

 

Marion Jourdan & Léva Larbi

Rencontre avec Safir Boukhalfa – Assistant Acheteur chez Zalando (Allemagne)

Après avoir fait ses classes auprès de Le New Black, Etudes Studio et plus récemment Voo Store, l’acheteur en devenir Safir Boukhalfa, nous livre au fil de cette interview un authentique récit de son parcours. Instinctif, notre portrait du jour raconte le monde de la mode sous un prisme quelque peu « digitalisé », comme pour remercier cet aspect de la profession qui le porte depuis tant d’années. On l’écoute :

 

  • Parlez-nous de vos années lycée, votre parcours scolaire… L’aviez-vous articulé de sorte de vous retrouver dans l’industrie textile ?

 

Au lycée, j’étais un peu la risée de la plupart des garçons parce que justement, j’essayais de m’habiller correctement et d’avoir des aspirations quant à l’avenir.

Je n’en garde pas particulièrement souvenir, j’ai l’impression que bien que mon intérêt pour la mode ait toujours été la, je ne me suis rendu compte du potentiel que j’avais qu’à partir de l’université: quand les réseaux sociaux ont commencé à se développer et que la mode est devenue plus simple d’accès.

J’ai étudié les langues et la publicité, dans l’idée d’avoir toujours un lien direct au monde du travail et d’avoir la possibilité de vivre ailleurs assez rapidement. J’ai eu ma première expérience a l’étranger en Espagne, à Malaga, et c’est là que je me suis rendu compte que la mode, ce n’était pas seulement a Paris que ça se passait, et qu’on pouvait trouver dans chacune des villes des particularités propres et un style bien défini.

 

  • Racontez-nous vos différents stages en entreprise :

 

J’ai fait mon premier stage assez tard, en dernière année de licence. Je voulais que ce soit dans la mode, et je voulais que ce soit quelque chose de moins discriminant que les grandes marques dont on nous parle depuis que l’on est enfant. J’ai donc postulé chez Poulain & Proust, en tant qu’assistant attache de presse mode. Je me suis bien amusé je dois admettre, j’ai travaillé avec beaucoup de budgets, beaucoup de marques aux attentes bien différentes. J’ai organisé des évènements, rédigé des communiqués de presse, des newsletters, etc. C’était assez drôle comme période, mais je me suis vite rendu compte que les PR, ce n’était vraiment pas pour moi!

 

Mon second stage, je l’ai fait chez Le New Black, et là, pour le coup, c’était une révolution pour moi! J’y étais en tant que Webmarketeur, et c’était pour le coup l’entrée dans la cour des grands. Le New Black, c’est l’innovation par excellence, c’est une plateforme en ligne, qui permet de créer un lien direct entre acheteurs et marques du monde entier, par le biais de showrooms virtuels. Non seulement, le concept m’a ouvert l’esprit, mais en plus, travailler avec des marques telles que Andrea Crews, Kenzo, AMI, Rodebjer, Etudes Studio, and so on, m’a propulsé à la pointe de la mode parisienne. C’est chez eux que ma culture mode a pris toute son ampleur, chaque matin, je devais lire en arrivant pendant une heure l’actualité mode, et croyez-moi, ça a change mon approche. L’atmosphère était intéressante aussi, bien que seulement stagiaire à l’époque, ma bosse, Vidya Narine, m’a offert la chance pendant plusieurs saisons d’assister a tous les défilés auxquels elle-même était invitée, à tous les showrooms, tradeshows, etc. Le moment où je me suis rendu compte que tout ça, ça en valait la peine, c’est quand j’ai assisté au défilé d’Issey Miyake pour SS13 je crois, ou SS14 peut-être c’était il y a longtemps déjà. Assister au défilé du designer qui a inspiré ma vocation m’a permis de prendre confiance en moi, et de réaliser que je pouvais aller loin.

 

C’est directement après Le New Black que j’ai rencontré le Directeur Commercial d’Etudes Studio justement, et c’est là que j’ai fait mon dernier stage. J’ai été pris en tant qu’Assistant Wholesales et mon quotidien était de traiter avec les acheteurs des meilleurs magasins mondiaux, gérer leurs invoices, les démarcher, organiser le showroom pendant la Fashion Week, les rendez-vous et créer une relation durable. Je suis arrivé en fonction durant une période commerciale un peu creuse, du coup je me suis aussi glissé au sein de l’équipe stylisme, et c’est là que j’ai organisé différents shootings, le défilé de la saison (calendrier officiel de Paris, juste inconcevable pour moi a l’époque), les fittings, castings, etc.

 

  • Dans quel type d’entreprise travaillez-vous ? Le Voo Store c’est un peu le Colette allemand non ?

 

Je viens en fait de terminer chez Voo Store, mais je vous expliquerai à la fin de l’interview ce que je fais maintenant.

Voo Store, c’est un peu le Colette allemand, mais en mieux. C’est plus cool, c’est plus détendu, c’est plus street. C’est une sélection qui reflète parfaitement ce que j’aime dans la mode. Quand Herbert et Thibaud achètent, ils achètent des choses qui semblent ne pas aller ensemble évidemment. Et quand on a les pièces en main, on se rend compte du potentiel de la rencontre entre une veste Marni qui coutera plus de 1 000 euros, un tee-shirt de la marque Carne Bollente qui offre un message sulfureux pour environ 65€, un pantalon à la coupe parfaite de chez Joseph pour quelques 200 euros, et des vieilles TN de Nike pour environ 140 euros. C’est ça qui fait la différence entre Voo Store et un Colette parisien, pas besoin de gagner 75K pour pouvoir s’offrir certaines choses qui seront en fait, vraiment cool.

 

  • Actuellement quel poste y occupez-vous ?

 

Avant de démissionner, j’y étais Online Manager et Farfetch Relations Manager.

 

  • Quelles étaient vos tâches au quotidien ?

 

Je me suis occupé de l’order process, product upload, merchandising, reordering, marketing, etc. C’était une position tellement large que je me suis donc retrouvé à la tête d’un magasin en ligne, avec une équipe à gérer, des deadlines, et des challenges constants! Comme par exemple, quand j’ai du organiser le shoot de la collab entre Nike et Olivier Rousteing. J’ai du synchroniser Porto (là ou est basée la production de Farfetch, Berlin (avec notre photographe), et Londres (là ou sont les éditeurs de Farfetch) et tout ceci en 5 jours. C’est ce qui m’a le plus plu chez Voo, les challenges, encore et encore.

 

  • A la suite de vos stages en région parisienne, Le Voo Store était en fait votre premier réel emploi, un choix animé par la passion ?

 

Bien sûr! Passion et admiration. Avant de postuler, je connaissais la boutique sur les réseaux sociaux. Mais je connaissais surtout le travail de trois personnes au sein de la boite qui m’ont pousse a postuler, dans l’idée de pouvoir travailler avec eux. Thibaud, par exemple, est acheteur chez Voo, mais a aussi un blog qui cartonne avec son mec, Devid, ca s’appelle Starecasers. Rita, elle, est la photographe officielle de Voo, mais c’est aussi une artiste reconnue, elle a déjà plusieurs livres a son actif, et des features dans les meilleurs magazines mondiaux genre Dazed, Id-Vice. Et ensuite Herbert, Head of Buying chez Voo, mais aussi directeur artistique et dont la vision avant-garde, m’a toujours un peu fait rêver!

 

  • Un mot sur la consécration de l’e-business aujourd’hui :

 

Pourquoi se déplacer jusqu’en magasin, quand les online stores offrent le même service, en version améliorée? Free shipping, -10%, les offres et campagnes vous poussent à l’achat, mais tout en vous offrant des avantages, en vous rendant spécial.

 

  • Vous parlez anglais, espagnol et arabe et vous ne maitrisiez pas l’allemand avant votre départ pour Berlin, comment l’apprentissage se déroule ?

 

C’est probablement la langue la plus dure que j’ai pu vouloir apprendre. Mais je dois dire que j’aime vraiment aller en cours, faire des progrès et apprendre encore et encore. La plupart des étrangers vous diront que l’allemand est rude, qu’il sonne mal. Je ne suis pas d’accord, la fonction première de la langue allemande, c’est la pensée, l’expression de concepts et cette fonction est parfaitement respectée! Si je voulais seulement parler une langue romantique, je me serais arrêté au français!

 

  • La vie d’expat fait rêver notre jeunesse toujours plus mobile, avez-vous connu le mal du pays ?

 

Vous savez, je suis issu d’une double culture, mes parents sont algériens, et je suis français par nationalité, ce qui veut dire qu’en France, on me rappellera souvent que je ne suis pas chez moi, et qu’en Algérie, en me conseillera souvent de rentrer d’où je viens.

Ceci étant dit, le mal du pays, il marche par phase, avec des souvenirs un peu idiots. Peut-être cinq jours par an, quand j’ai envie d’un plat que ma mère ou mon père préparerait à merveille, ou que j’ai envie de me promener à Paris et observer les bâtiments haussmanniens.

 

  • Selon vous, quelles sont les qualités requises pour exercer votre métier ?

Persévérance, humilité, ambition et organisation.

 

  • Quels sont les aspects de la profession les plus intéressants ?

 

Le fait de participer à quelque chose de grand (la mode en France représente plus de 1,5% du PIB national, plus que l’automobile par exemple) et même si j’habite en Allemagne actuellement, le savoir que j’assimile, participera plus tard à notre économie.

L’histoire et la sociologie du vêtement aussi, comprendre les sous-cultures, et tout ce qui est lié à ce type de pantalon, ou à ce type de chaussures.

 

  • Quels conseils donneriez-vous aux élèves du Master Métiers de la Mode et du textile qui voudraient s’orienter vers le métier d’E-expert ?

 

Battez-vous, accrochez-vous, mais surtout, restez intègres. Personne ne veut dans son entreprise d’un requin qui sera prêt à écraser tout le monde pour réussir.

 

  • Quel sens voulez-vous donner à votre carrière à présent ?

 

Je viens d’être embauché chez Zalando en tant qu’assistant Acheteur, du coup à court terme, devenir acheteur et développer cette dernière skill qui manque à mon curriculum. Je suis content d’avoir un peu fait le couteau-Suisse ces dernières années, ça m’a permis de développer un projet personnel, qui, si tout se passe bien, devrait arriver à terme d’ici quelques années.

 

  • Le fin mot : Une pièce fétiche ou une marque à partager avec nous ?

 

Le hoodie super comfy de Marques Almeida en denim indigo.

Craig Green pour la marque, c’est l’une des seules personnes actuellement qui est capable de faire de la poésie à travers ses collections.

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Safir, merci.

Shérine Bakour

 

 

Rencontre avec Manon Cquoilamode

Les étudiants en Master 2 ont eu l’occasion de rencontrer Manon Serra, alias Cquoilamode, mardi 18 octobre. Au programme: Un échange intéressant sur les nouveaux métiers digitales, à savoir celui du blogging et du Community Management.

Ancienne étudiante au Master des Métiers de la Mode et du Textile, Manon a lancé son blog il y a désormais 5 ans. Passionnée par la mode, elle cherche à se démarquer et se construire une culture mode, elle passe alors par le biais du web. Son réseau favori du moment ? Instagram ! Avec plus de 63 000 abonnés au compteur, Manon a réussi à bâtir une communauté qui interagit chaque jour avec elle. Pour ce qui est de Facebook, elle cumule 15 000 abonnés et reçoit plus de 30 000 visites sur son blog chaque mois.

Aujourd’hui diplômée, elle a fondé son entreprise avec deux casquettes : Blogueuse et Community Manager. Elle propose en effet ses services de Community Management aux marques qui n’ont pas forcément le temps ou une personne pour les gérer. C’est en effet un tout nouveau métier, avec un nouveau canal de communication, qui diffère selon les entreprises (taille, objectifs).

Comme chaque métier, celui du Community Mangement demande une certaine rigueur quant à la connaissance de la marque à promouvoir, l’étude des objectifs, la stratégie de diffusion à mettre en place et l’organisation. Lorsqu’on est en free lance, certaines contraintes sont à prendre en considération : le coût, le temps, et la rémunération.

Les étudiants avaient énormément de questions à poser à cette spécialiste du digital, en voici quelques unes :

  • Lorsqu’on est Community Manager pour une marque et que l’on fait des demandes de partenariats avec des blogueurs, comment décèle t-on les blogueurs qui achètent des followers et n’ont alors qu’une faible notoriété ? 

La manière la plus pertinente est d’observer le taux d’engagement, surtout sur Instagram: On divise le nombre d’abonné(e)s par rapport au nombre de likes. On observe également les interactions du blogueurs avec sa communauté : Y a t-il beaucoup de commentaires ?

  • Quelle marque gère très bien ses réseaux sociaux ?

Sézane !

  • Faut-il prendre en compte l’horaire des posts ?

Complètement ! Poster à 13 heures (heure française) est idéal.

  • En tant que blogueuse, avec quelles marques as tu déjà collaboré ?

Les Petites Bombes, What for, et Vestiaire Collective.

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Découverte des Lunettes Sensee Marseille

Hier soir nous étions invités à la Cocktail Party organisée par Sensee Marseille. L’occasion pour nous de découvrir une nouvelle marque « made in France » entre deux verres et un photocall !

Parlez nous de votre marque !

 » À l’origine, Sensee est une marque d’optique créée en 2011 à Paris. Nous avons deux magasins. Le premier est à Paris rue Rambuteau et notre seconde boutique ici à Marseille rue Saint Féréol. Le choix de la ville était autant une opportunité pour son potentiel comme emblématique car ville d’origine de Marc Simoncini propriétaire de la marque. Au départ revendeur de lunettes,  Sensee a opté pour un virage à 180 en décidant de se recentrer sur soi-même et proposer nos propres produits.

On a compris que le marché français n’était pas prêt à être « only web » donc nous avons ouvert en plus de boutiques tout en faisant du cross-canal le but étant de faire décoller à terme le web pour prouver qu’acheter une lunette c’est aussi facile sur internet qu’en magasin. « 

Le concept ?

 » Sensee c’est d’abord un savoir-faire français avec des artisans situés dans le jura qui font nos lunettes. Nous avons opté pour une transparence des prix pour montrer au consommateur qu’il est possible d’avoir de la qualité à des prix correctes. On n’est pas low-cost, ce n’est pas le débat mais nous sommes là pour proposer le meilleur rapport qualité/prix. Il y en a pour tous les goûts, avec les solaires on peut toucher un plus grand nombre et faire parler de nous plus facilement au grand public. »

Marseille et la lunette ?

 » Nous avons en effet quelques concurrents, le marché marseillais est encore très peu connu, puis nous sommes à l’origine de Paris donc c’est un peu plus difficile pour nous de nous y implanter mais nous faisons le plus d’efforts possible pour faire notre place sur le marché de l’optique. On gère la communication sur Facebook pour faire connaitre la boutique, nous avons aussi un Instagram.

La boutique a ouvert en novembre, ils sont 3 collaborateurs sur le magasin et ce soir nous sommes venus à 5 en renfort pour faire découvrir le concept et communiquer sur l’évènement. Cela tombe bien que vous soyez étudiants car notre communication s’axe vraiment sur l’origine France garantie et de la transparence avec pour cible les étudiants notamment et les personnes âgées. « 

Des projets ? Collaborations ?

« Oui en effet nous sommes énormément sollicités notamment à Paris, avec des start-up ou d’autres entreprises qui sont intéressées. Ce travail entre plusieurs entreprises nous permet à chacun d’y trouver un avantage et ainsi toucher plus de monde. C’est dans l’air du temps en effet de travailler de nos jour à plusieurs à l’image d’une économie collaborative. Donc oui nous allons comme ce soir tenter de maintenir une cadence et continuer avec des partenariats pour l’avenir ! »

Une équipe qui croit en ses valeurs et à son potentiel, venez découvrir comme nous l’avons fait la boutique au 78 rue Saint Féréol 13006 Marseille.

Merci Sensee ! 

 

 

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CONFÉRENCE « CYCLE DES RENCONTRES DE LA MODE » DAY 3

Troisième et dernier jours du cycle des rencontres de la Mode. nous avons pour l’occasion clôturé cet évènement avec les interventions de Daniel Richard actuel dirigeant de la marque provençale Souleiado et Gildas Minvielle, directeur de l’Observatoire économique de l’IFM.

Daniel RICHARD – Souleiado

C’est avec poésie que nous avons commencé la journée en compagnie de Daniel Richard. Un homme qui a accumulé beaucoup d’expérience et qui a captivé notre attention pendant deux heures avec ses récits. Après nous avoir retracé son parcours, de l’ingénierie civile aux 3Suisses et Sephora, Daniel Richard nous explique comment charmé et attaché à cet art de vivre provençal, il en est arrivé à racheter l’entreprise Souleiado.

En parallèle, il fut président bénévole du WWF France, cela a enclin et conforté ses idées selon lesquelles le sens des choses est beaucoup plus important dû à l’écologie. Selon lui, l’écologie est une lourde responsabilité et pas forcément triste, il pense aussi que la musique est le seul élément fédérateur de lien forts entre les hommes. Sur cette vague, il remplace son ancien ami en prenant place sur Radio Nova.

Pour nous illustrer l’ADN de la marque, Daniel Richard nous a donné la signification du nom. En provençal, « souleiado » en provençal c’est le moment précis où le soleil apparaît pendant ou après un orage, c’est une soleillade. Née à Avignon, Souleiado est donc une marque où dialoguent art de vivre provençal, histoire et métissage au travers de vêtements et convictions auxquelles Daniel Richard croit. 

Pour créer, c’est l’intuition qu’il faut suivre et non les cahiers de tendances, selon lui, Souleiado ce sont des vêtements rebelles aux imprimés culturels, traditionnels, sociaux et respect du produit. La marque noue un lien affectif avec ses clients avec des matières naturelles, vêtements que l’on portera pour des évènements spéciaux à connotation heureuse. La Joie, une valeur récurrente dans cet art de vivre provençal où mélange, métissage, couleurs et intemporalité vont de pair.

Cette petite société familiale dirigée par Daniel Richard et son fils ce sont aussi 400 produits par an, mais aussi une offre diversifiée de parfums, cosmétiques, art de la table en cohérence avec l’esprit et valeurs des lignes de prêt-à-porter.

Pour conclure, Daniel Richard a tenu à nous rappeler que « nous qui travaillons dans la Mode, sommes des créateurs de réalité, c’est offrir au client la possibilité de se créer et non pas essayer d’habiller les gens de la même façon, selon lui le rôle de la mode est d’encrer la réalité à travers la liberté de choix, de sentiments, émotions de la cliente. »

Gildas Minvielle – IFM

Aujourd’hui, Gildas Minvielle dirige l’observatoire économique de l’Institut Français de la Mode. Présidé par Pierre Bergé, l’IFM c’est un établissement qui depuis 30 ans opère un travail complet autour de la mode. En plus d’observatoires, on retrouve un cycle histoire de formation management, mode, design, luxe à côté de quoi on retrouve des MBA, summer school et cycles de création. 

En explorant un panorama du E-Commerce de la mode, la conférence avait pour but de restituer un certain nombre d’informations comme les fonctions du téléphone en tant que nouvel outil du quotidien et compagnon d’achat. La révolution mobile, un dynamisme fulgurant, avec de forts changement des habitudes de consommations et des problématiques sur l’avenir. Après avoir effectué un petit échantillonnage dans la salle de celles et ceux qui pratiquent déjà l’achat sur mobile, il a retracé les évolutions du commerce en France depuis XIXème siècle. Gildas Minvielle a notamment apporté des renseignements sur les mutations des acteurs du commerce en ligne et de la distribution de l’habillement. En partageant son regard sur l’économie internationale du textile, nous en sommes venus à observer les refontes des canaux de distribution notamment sur le net et les futures opportunités du marché.

   


 Nous remercions chaque intervenant, la Maison Méditerranéenne des Métiers de la Mode, Maryline Bellieud-Vigouroux et nos représentants d’Aix-Marseille Université pour avoir organisé et participé au cycle de rencontres de la Mode 2016.

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CONFÉRENCE « CYCLE DES RENCONTRES DE LA MODE » DAY 2

On continue sur le deuxième jour de notre marathon des conférences avec les interventions d’Olivier Gas, directeur général de Gas Bijoux et Eric Ammar, PDG de GILCLAUDE. Deux hommes aux profils bien différents qui portent un attachement particulier à Marseille et aux valeurs familiales :

Olivier GAS

C’est à la fin des 1960 qu’André Gas, diplômé des beaux arts, décide de se lancer dans la confection de bijoux qu’il commence à vendre sur la célèbre plage de Pampelonne, image forte du glamour de Saint Tropez. Il a su trouver dans ses créations à la fois une inspiration et un mode d’expression. On identifie dans ses bijoux un véritable métissage culturel à l’image de Marseille, influencé par les pays du soleil : Inde, Mexique Colombie et New-York.

A l’aube des années 2000 André Gas est rejoint par ses deux enfants. Olivier, directeur général de Gas Bijoux est chargé de l’image et du développement de la marque à l’international. Marie quant à elle est responsable de la direction artistique.

Une institution familiale est née.

Perchée sur les collines dans les hauteurs de Marseille, face à la mer, se situe la Maison Atelier de la marque où l’on retrouve les artisans techniciens qui confectionnent les pièces uniques imaginées par Marie et supervisés par l’expertise de André Gas. Véritable « Tribu », la marque emploie à ce jour 120 personnes, et possède ses propres réseaux. De plus elle est présente au Bon Marché, dans 15 corners de Grands Magasins ainsi que dans 350 multi-marques.

Dans un soucis d’excellence, tous les bijoux sont testés en boutique, la fabrication en flux tendus est possible car la marque maitrise les outils de fabrication et de production, ce qui lui permet de garder l’ADN de la marque.

Gas bijoux est née de l’envie, de l’intuition et de la transmission de valeur et d’un savoir-faire familial. L’internationalisation de la marque de bijoux Haute Fantaisie s’effectue par la digitalisation, l’implantation et la distribution vers de nouveaux pays.

Eric AMMAR

GilClaude est une entreprise familiale fondée en 1958 par Jacques AMMAR. Basée à Marseille elle est le résultat d’un savant métissage entre le bassin méditerranéen et l’Egypte, pays d’origine de la famille. Depuis sa création, l’institution familiale est sujette à un changement de cœur de métiers tous les 10 ans, du simple atelier de couture sur Marseille au début de sa création à spécialiste de la maille coupée cousue, la société innovante et créative, développe des collections de vêtements jour et nuit pour femmes, hommes et enfants. Une évolution du modèle industriel rendue possible entre autre par les évolutions techniques et industrielles.

Face à ce constat, Eric AMMAR actuel PDG de la marque nous avoue avec une certaine ironie que depuis ses débuts, il a toujours connu le marché en « crise ». Ce qui n’a pas empêché à l’entreprise de comptabiliser 10 millions de chiffres d’affaires et 2 millions de Fonds propres ces dernières années.

Pour le PDG de Gilclaude, il est nécessaire de comprendre l’univers concurrentiel en cernant les besoins de chaque marchés, les contributions dans la chaîne de valeur pour les différents couples Client/ Produit ou encore les ressources à mobiliser pour réussir dans l’univers du textile.

Aujourd’hui la marque à su toucher de nouveaux marché tels que l’Angleterre, les Etats-Unis ou encore l’Italie grâce des implantations rationnelles en terme d’unités de production intégrées et certifiées. La société travaille avec l’Egypte qui dispose d’un des plus vieux savoir-faire de cotonnerie. L’entreprise possède également un puissant système d’informations et des bureaux de style chargés du sourcing en Turquie et en Chine. Néanmoins, c’est à Marseille que se situe le bureau créatif de la marque où travaille avec inventivité et réactivité une équipe composée d’une chef de produit, de stylistes et de modélistes. 

Eric AMMAR nous dévoile sa passion pour le développement des équipes et des projets. En plus d’être à la tête de l’entreprise familiale, il est aussi vice-président de la Chambre de Commerce et d’Industrie Marseille-Provence (CCIMP) ainsi que délégué au développement des TPE/PME.

 

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CONFERENCE « CYCLE DES RENCONTRES DE LA MODE » DAY 1

Durant 3 jours, nous vous ferons un compte rendu des conférences où se mêlent entrepreneurs, créateurs et étudiants. Zoom sur ces success story Françaises, mais surtout Marseillaises !

JEAN FRANCOIS & JOELLE REY

Jean François Rey est un créateur qui a bouleversé l’optique dans les années 80 : En instaurant une notion de design, en imposant un style nouveau et décalé, la lunette est devenu un véritable un accessoire de mode.

L’entreprise, créée en 1995, est donc axée sur la création et distribution de lunettes haut de gamme, pour homme, femme et junior. On retrouve la collection JF Rey, Boz, Volte Face, Sky Eyes (le dernier est solaire, mode et plus accessible).

JF REY EYEWEAR DESIGN c’est aussi un succès à l’international, enrichi par des subtiles collaborations : JF Rey x Metal Gear Solid, Italia Independent x JF Rey ou encore Birchbox x Sky Eyes.

Plus de 250 modèles sont créées et 200 000 montures sont vendues chaque année. On retrouve une boutique à Marseille ainsi qu’à Tokyo.

Jean François Rey, son épouse Joelle et l’équipe de designers s’inspirent du monde qui nous entoure : voyages, architecture, couleurs, cultures, art, nature, mode ou encore le Japon. Ce dernier est particulièrement attrayant pour le fondateur de la marque, puisqu’il apprécie le raffinement de la culture japonaise et l’influence des technologies high-tech.

Sur quoi repose le savoir-faire de JF REY EYEWEAR DESIGN ?

Tout d’abord sur une audace créative et un design différenciateur : Chaque modèle a une signature identitaire, qui se voit dans le travail de l’acétate, ou encore du métal. Les imprimés, le mix de couleurs sont créés avec soin.

L’entreprise consacre du temps à l’innovation : à la manière d’un laboratoire d’expérimentation, JF REY explore et associe de multiples matériaux : le bois, la céramique, le titane, la pierre, le cuir… Ainsi que de nouvelles technologies (brevets de charnière en titane). La technologie est réellement au service de l’esthétique.

VALENTINE GAUTHIER

Valentine Gauthier a créé sa marque il y a maintenant 8 ans. Marseillaise d’origine, elle se destinait à être ingénieur en écologie. Mais son amour pour la mode l’a rattrapé : Elle fait ses classes à l’atelier Chardon Savard à Paris, puis travaille chez Martin Margiela, avant de remporter le premier prix du festival des jeunes créateurs de Dinard. Ce concours lui a permis de rencontrer les personnalités du secteur de la mode, et elle s’est aussi faite accompagner par le Who’s Next pendant quelques temps. Elle finit par monter son entreprise en 2007, et son style, qu’elle définit comme « cool-urbain-mixé », rencontre en franc succès.

Elle ouvre d’emblée une boutique à Paris, et cette volonté lui viendra de Marseille : En tant que créatrice, elle a besoin d’aller à la rencontre des gens. La marque s’est également développée à l’international et dénombre 100 points de vente dans le monde.

La production des vêtements est minutieusement contrôlée, pour un gage de qualité, mais aussi dans un souci de respect envers l’environnement. Ainsi, pas de matières synthétiques, les tissus sont achetés en France et Italie puis les vêtements sont fabriqués en France tout comme les chaussures et la maille. Pour la broderie, c’est une usine entièrement composée de femmes en Inde qui se charge de la fabrication. Si Valentine Gauthier a besoin d’éthique, pour autant elle ne va pas le crier sur tous les toits. Cela est certes une force pour sa marque, mais elle ne veut pas être mis en avant pour cela. Et c’est pour ainsi  qu’on aime Valentine Gauthier : Du naturel, seulement du naturel. Exit le marketing!

What’s next ? Valentine aimerait créer une collection pour homme, ainsi qu’une ligne de maroquinerie. Le 15 octobre prochain, on retrouvera sa collection capsule dans les boutiques du Monoprix (homme, femme, enfants, décoration). La créatrice nous a confié qu’elle travaillait en « sous marin » pour d’autres groupes.

Et quand on lui parle de Marseille et la mode, Valentine nous explique que c’est ici qu’elle puise son inspiration, dans le sud. Tout comme Jean François Rey qui nous confiait ce matin cette admiration pour la lumière qu’il retrouve dans le bassin Méditerranéen. Marseille, c’est un mix des cultures, donnant naissance à une mode urbaine, colorée et « cool ». Pour Valentine Gauthier,  « on naît ici, on s’imprègne, puis on va l’exposer à Paris. »

La créatrice nous a confié qu’elle aurait adoré suivre notre cursus : Designer devenue chef d’entreprise, elle aurait aimé découvrir le marketing et la gestion pour maîtriser tous ces coeurs de métiers qui sont indispensables dans un business aujourd’hui.

Les étudiants remercient Valentine Gauthier, Jean-François Rey, Audrey Larbot ainsi que la Maison Méditerranéenne des Métiers de la Mode pour cette journée riche en rencontres !

Rive Droite Marseille – Nouveau Spot

Rendez-vous au 8 rue de la loge pour une nouvelle adresse d’exception – un espace collaboratif – ouvert par le président de la Maison Méditerranéenne des Métiers de la Mode, Matthieu Gamet (Kulte, Café Kulte), ainsi que Benjamin et Swann (Agence Upgrade, Luxury Lobsters, MAMO).

Que faire chez Rive-Droite Marseille ? Prendre un café (seulement 1€!) et s’installer confortablement sur une large banquette en mode cocooning, admirer des oeuvres contemporaines, acheter un sac ou tee-shirt Kulte de la nouvelle co’ (sortie prévue le 15/03), louer (prochainement) des platines pour les amateurs d’électro, et bientôt, lorsque la terrasse sera déployée (vivement l’été!) déguster des sandwiches ou salade selon les produits de la saison. Nous, personnellement, on est fan et on a déjà pris nos quartiers là-bas!

A vos agendas ; les events cool à venir :

Le 15 Mars:  Présentation de la toute nouvelle collection « pop up » Kulte,

▪ Le 18, 19 et 20 Mars: La « Flash Factory » (avec en guest « Dalas » si vous voulez vous faire piquer quelque flashs!)

Rive Droite Marseille – 8 rue de La Loge – Marseille 2ème – 04 91 442 190 – Du mardi au samedi de 10h à 19h

karen tinka

Rencontre avec Karen Tinka, sales executive et ancienne élève du Master

Une intervention riche en informations à la MMMM d’une ancienne élève qui a partagé son expérience professionnelle dans le milieu de mode.

Les étudiants du Master des Métiers de la Mode et du Textile ont eu la chance de rencontrer une ancienne élève de la promotion 2013, Karen Tinka, qui a poursuivi après ses étude en Master la carrière d’account exécutive au sein d’une des plus célèbres marques mondiales de mode masculine, Hugo Boss.

Karen nous a expliqué en quoi consiste le métier d’account executive, appelé aussi cadre commercial, dans la distribution des produits de mode aux entreprises de commerce de détail et comment se déroule le travail en showroom.

Nous avons observé la spécificité du marché français dans l’utilisation des services retail et wholesale, les acteurs principaux ainsi que les chiffres les plus performants sur lesquels se basent les prévisions de l’activité commerciale. En ce qui concerne la stratégie des grands magasins, souvent ce sont des accords commerciaux sur le long terme et c’est le service retail qui s’occupe de l’approvisionnement, cependant les plus petites marques sont gérées par le service wholesale.

L’univers du wholesale est vaste, ce sont des entreprise qui sont en relation professionnelle avec d’autres entreprises et donc qui ne voient pas le client final. En effet, ct sont les détaillants qui amènent des tendances sur le marché de mode à travers la demande de la clientèle, partage Karen.

Les étudiants n’ont pas pu passer à coté d’une question qui est au cœur de leurs préoccupations en ce moment car elle concerne le stage de 6 mois que devront effectuer dès le mois de janvier les élèves de Master 2. En effet, nous nous sommes intéressés aux missions et aux responsabilités confiées aux stagiaires engagés pour le poste d’assistant commercial.

Par exemple, chez Hugo Boss, raconte Karen, les stagiaires sont chargés d’effectuer le réassort et d’analyser les chiffres des commandes spontanées. Chez d’autres marques il est possible d’effectuer des missions différentes telles que la vente en premier plan et la prospection de clients. D’une entreprise à l’autre la situation varie. Chaque entreprise décide elle même de ce que doit exactement exécuter l’assistant commercial.

Cet échange de 3 heures avec Karen Tinka fut très enrichissant car nous avons bénéficié, en plus du partage de son expérience et de conseils à propos de notre stage, d’un cours très complet et parfaitement clair sur la distribution wholesale.

Un grand merci à Karen que nous espérons revoir bientôt au sein de la MMMM!

Anastasia Komelkova

CHEZ DIOR LE TALENT EST UNE MATIERE PREMIERE

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En ce vendredi 6 novembre, les étudiants du Master des métiers de la mode ont eu le plaisir d’accueillir Madame Emmanuelle Favre, Directrice des Ressources Humaines de Christian Dior Couture.

Emmanuelle Favre commence par nous raconter l’histoire de la prestigieuse maison Dior. En 1947 Christian Dior casse les codes en introduisant le « New Look » dans la haute couture. Le créateur, que dis-je, le visionnaire de la marque éponyme est propulsé dans les hautes sphères internationales de la mode. De façon soudaine, le monde de la couture perd Christian Dior qui succombe à une crise cardiaque en 1957. Maison emblématique de l’art de vivre à la française, Dior continue son ascension. Avec à ses côtés des directeurs artistiques de talent : Yves Saint Laurent, Marc Bohan, Gianfranco Ferré, John Galliano et dernièrement Raf Simons. Tous ont magnifiquement porté les valeurs de la maison. A leur manière, ils ont sublimé la créativité, la réactivité, l’excellence et l’élégance.

Après son évocation de l’héritage de la Maison et de ses univers, Emmanuelle Favre nous présente la diversité des métiers chez Dior. Métiers de la création, du marketing, de la production, du retail… la chaine de création de valeur est large et variée. A la question de Mathieu Gamet, Président de la Maison Méditerranéenne des Métiers de la Mode,  « Qu’est-ce que vous recherchez chez un candidat ? »,  Emmanuelle Favre répond que la maison Dior recherche des parcours et des compétences diverses mais surtout des personnalités. La curiosité, la passion pour son métier mais aussi pour le produit, quel que soit le métier exercé, sont des qualités essentielles pour réussir chez Dior. « Nous recherchons des personnalités animées par l’envie d’entreprendre  qui souhaitent mettre leur talent, quel que soit leur niveau d’expérience et la nature de leur métier, au profit du développement de la Maison. » conclue-t-elle.

Voilà de quoi nourrir l’ambition des étudiants et les inspirer pour leur entrée sur le marché du travail !

Elise Mesguich, étudiante en Master 2 Management des métiers de la mode.

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