Mode In Marseille

Le blog des étudiants du Master Métiers de la Mode et du Textile

Catégorie : NOS RENCONTRES (Page 2 sur 4)

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CONFERENCE « CYCLE DES RENCONTRES DE LA MODE » DAY 1

Durant 3 jours, nous vous ferons un compte rendu des conférences où se mêlent entrepreneurs, créateurs et étudiants. Zoom sur ces success story Françaises, mais surtout Marseillaises !

JEAN FRANCOIS & JOELLE REY

Jean François Rey est un créateur qui a bouleversé l’optique dans les années 80 : En instaurant une notion de design, en imposant un style nouveau et décalé, la lunette est devenu un véritable un accessoire de mode.

L’entreprise, créée en 1995, est donc axée sur la création et distribution de lunettes haut de gamme, pour homme, femme et junior. On retrouve la collection JF Rey, Boz, Volte Face, Sky Eyes (le dernier est solaire, mode et plus accessible).

JF REY EYEWEAR DESIGN c’est aussi un succès à l’international, enrichi par des subtiles collaborations : JF Rey x Metal Gear Solid, Italia Independent x JF Rey ou encore Birchbox x Sky Eyes.

Plus de 250 modèles sont créées et 200 000 montures sont vendues chaque année. On retrouve une boutique à Marseille ainsi qu’à Tokyo.

Jean François Rey, son épouse Joelle et l’équipe de designers s’inspirent du monde qui nous entoure : voyages, architecture, couleurs, cultures, art, nature, mode ou encore le Japon. Ce dernier est particulièrement attrayant pour le fondateur de la marque, puisqu’il apprécie le raffinement de la culture japonaise et l’influence des technologies high-tech.

Sur quoi repose le savoir-faire de JF REY EYEWEAR DESIGN ?

Tout d’abord sur une audace créative et un design différenciateur : Chaque modèle a une signature identitaire, qui se voit dans le travail de l’acétate, ou encore du métal. Les imprimés, le mix de couleurs sont créés avec soin.

L’entreprise consacre du temps à l’innovation : à la manière d’un laboratoire d’expérimentation, JF REY explore et associe de multiples matériaux : le bois, la céramique, le titane, la pierre, le cuir… Ainsi que de nouvelles technologies (brevets de charnière en titane). La technologie est réellement au service de l’esthétique.

VALENTINE GAUTHIER

Valentine Gauthier a créé sa marque il y a maintenant 8 ans. Marseillaise d’origine, elle se destinait à être ingénieur en écologie. Mais son amour pour la mode l’a rattrapé : Elle fait ses classes à l’atelier Chardon Savard à Paris, puis travaille chez Martin Margiela, avant de remporter le premier prix du festival des jeunes créateurs de Dinard. Ce concours lui a permis de rencontrer les personnalités du secteur de la mode, et elle s’est aussi faite accompagner par le Who’s Next pendant quelques temps. Elle finit par monter son entreprise en 2007, et son style, qu’elle définit comme « cool-urbain-mixé », rencontre en franc succès.

Elle ouvre d’emblée une boutique à Paris, et cette volonté lui viendra de Marseille : En tant que créatrice, elle a besoin d’aller à la rencontre des gens. La marque s’est également développée à l’international et dénombre 100 points de vente dans le monde.

La production des vêtements est minutieusement contrôlée, pour un gage de qualité, mais aussi dans un souci de respect envers l’environnement. Ainsi, pas de matières synthétiques, les tissus sont achetés en France et Italie puis les vêtements sont fabriqués en France tout comme les chaussures et la maille. Pour la broderie, c’est une usine entièrement composée de femmes en Inde qui se charge de la fabrication. Si Valentine Gauthier a besoin d’éthique, pour autant elle ne va pas le crier sur tous les toits. Cela est certes une force pour sa marque, mais elle ne veut pas être mis en avant pour cela. Et c’est pour ainsi  qu’on aime Valentine Gauthier : Du naturel, seulement du naturel. Exit le marketing!

What’s next ? Valentine aimerait créer une collection pour homme, ainsi qu’une ligne de maroquinerie. Le 15 octobre prochain, on retrouvera sa collection capsule dans les boutiques du Monoprix (homme, femme, enfants, décoration). La créatrice nous a confié qu’elle travaillait en « sous marin » pour d’autres groupes.

Et quand on lui parle de Marseille et la mode, Valentine nous explique que c’est ici qu’elle puise son inspiration, dans le sud. Tout comme Jean François Rey qui nous confiait ce matin cette admiration pour la lumière qu’il retrouve dans le bassin Méditerranéen. Marseille, c’est un mix des cultures, donnant naissance à une mode urbaine, colorée et « cool ». Pour Valentine Gauthier,  « on naît ici, on s’imprègne, puis on va l’exposer à Paris. »

La créatrice nous a confié qu’elle aurait adoré suivre notre cursus : Designer devenue chef d’entreprise, elle aurait aimé découvrir le marketing et la gestion pour maîtriser tous ces coeurs de métiers qui sont indispensables dans un business aujourd’hui.

Les étudiants remercient Valentine Gauthier, Jean-François Rey, Audrey Larbot ainsi que la Maison Méditerranéenne des Métiers de la Mode pour cette journée riche en rencontres !

Rive Droite Marseille – Nouveau Spot

Rendez-vous au 8 rue de la loge pour une nouvelle adresse d’exception – un espace collaboratif – ouvert par le président de la Maison Méditerranéenne des Métiers de la Mode, Matthieu Gamet (Kulte, Café Kulte), ainsi que Benjamin et Swann (Agence Upgrade, Luxury Lobsters, MAMO).

Que faire chez Rive-Droite Marseille ? Prendre un café (seulement 1€!) et s’installer confortablement sur une large banquette en mode cocooning, admirer des oeuvres contemporaines, acheter un sac ou tee-shirt Kulte de la nouvelle co’ (sortie prévue le 15/03), louer (prochainement) des platines pour les amateurs d’électro, et bientôt, lorsque la terrasse sera déployée (vivement l’été!) déguster des sandwiches ou salade selon les produits de la saison. Nous, personnellement, on est fan et on a déjà pris nos quartiers là-bas!

A vos agendas ; les events cool à venir :

Le 15 Mars:  Présentation de la toute nouvelle collection « pop up » Kulte,

▪ Le 18, 19 et 20 Mars: La « Flash Factory » (avec en guest « Dalas » si vous voulez vous faire piquer quelque flashs!)

Rive Droite Marseille – 8 rue de La Loge – Marseille 2ème – 04 91 442 190 – Du mardi au samedi de 10h à 19h

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Rencontre avec Karen Tinka, sales executive et ancienne élève du Master

Une intervention riche en informations à la MMMM d’une ancienne élève qui a partagé son expérience professionnelle dans le milieu de mode.

Les étudiants du Master des Métiers de la Mode et du Textile ont eu la chance de rencontrer une ancienne élève de la promotion 2013, Karen Tinka, qui a poursuivi après ses étude en Master la carrière d’account exécutive au sein d’une des plus célèbres marques mondiales de mode masculine, Hugo Boss.

Karen nous a expliqué en quoi consiste le métier d’account executive, appelé aussi cadre commercial, dans la distribution des produits de mode aux entreprises de commerce de détail et comment se déroule le travail en showroom.

Nous avons observé la spécificité du marché français dans l’utilisation des services retail et wholesale, les acteurs principaux ainsi que les chiffres les plus performants sur lesquels se basent les prévisions de l’activité commerciale. En ce qui concerne la stratégie des grands magasins, souvent ce sont des accords commerciaux sur le long terme et c’est le service retail qui s’occupe de l’approvisionnement, cependant les plus petites marques sont gérées par le service wholesale.

L’univers du wholesale est vaste, ce sont des entreprise qui sont en relation professionnelle avec d’autres entreprises et donc qui ne voient pas le client final. En effet, ct sont les détaillants qui amènent des tendances sur le marché de mode à travers la demande de la clientèle, partage Karen.

Les étudiants n’ont pas pu passer à coté d’une question qui est au cœur de leurs préoccupations en ce moment car elle concerne le stage de 6 mois que devront effectuer dès le mois de janvier les élèves de Master 2. En effet, nous nous sommes intéressés aux missions et aux responsabilités confiées aux stagiaires engagés pour le poste d’assistant commercial.

Par exemple, chez Hugo Boss, raconte Karen, les stagiaires sont chargés d’effectuer le réassort et d’analyser les chiffres des commandes spontanées. Chez d’autres marques il est possible d’effectuer des missions différentes telles que la vente en premier plan et la prospection de clients. D’une entreprise à l’autre la situation varie. Chaque entreprise décide elle même de ce que doit exactement exécuter l’assistant commercial.

Cet échange de 3 heures avec Karen Tinka fut très enrichissant car nous avons bénéficié, en plus du partage de son expérience et de conseils à propos de notre stage, d’un cours très complet et parfaitement clair sur la distribution wholesale.

Un grand merci à Karen que nous espérons revoir bientôt au sein de la MMMM!

Anastasia Komelkova

CHEZ DIOR LE TALENT EST UNE MATIERE PREMIERE

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En ce vendredi 6 novembre, les étudiants du Master des métiers de la mode ont eu le plaisir d’accueillir Madame Emmanuelle Favre, Directrice des Ressources Humaines de Christian Dior Couture.

Emmanuelle Favre commence par nous raconter l’histoire de la prestigieuse maison Dior. En 1947 Christian Dior casse les codes en introduisant le « New Look » dans la haute couture. Le créateur, que dis-je, le visionnaire de la marque éponyme est propulsé dans les hautes sphères internationales de la mode. De façon soudaine, le monde de la couture perd Christian Dior qui succombe à une crise cardiaque en 1957. Maison emblématique de l’art de vivre à la française, Dior continue son ascension. Avec à ses côtés des directeurs artistiques de talent : Yves Saint Laurent, Marc Bohan, Gianfranco Ferré, John Galliano et dernièrement Raf Simons. Tous ont magnifiquement porté les valeurs de la maison. A leur manière, ils ont sublimé la créativité, la réactivité, l’excellence et l’élégance.

Après son évocation de l’héritage de la Maison et de ses univers, Emmanuelle Favre nous présente la diversité des métiers chez Dior. Métiers de la création, du marketing, de la production, du retail… la chaine de création de valeur est large et variée. A la question de Mathieu Gamet, Président de la Maison Méditerranéenne des Métiers de la Mode,  « Qu’est-ce que vous recherchez chez un candidat ? »,  Emmanuelle Favre répond que la maison Dior recherche des parcours et des compétences diverses mais surtout des personnalités. La curiosité, la passion pour son métier mais aussi pour le produit, quel que soit le métier exercé, sont des qualités essentielles pour réussir chez Dior. « Nous recherchons des personnalités animées par l’envie d’entreprendre  qui souhaitent mettre leur talent, quel que soit leur niveau d’expérience et la nature de leur métier, au profit du développement de la Maison. » conclue-t-elle.

Voilà de quoi nourrir l’ambition des étudiants et les inspirer pour leur entrée sur le marché du travail !

Elise Mesguich, étudiante en Master 2 Management des métiers de la mode.

AMERICAN VINTAGE EST VENUE COACHER LES ETUDIANTS EN MASTER 2

En ce Mardi 22 Septembre 2015, les étudiants en master 2 ont accueilli les responsables des ressources humaines d’AMERICAN VINTAGE.

L’entreprise de top en coton fondée par Michaël AZOULAY il y a 10 ans a bien grandi depuis et propose aujourd’hui une collection diversifiée de plus de 180 modèles femme par saison. American Vintage propose un dressing authentique et créatif qui permet de se réinventer chaque jour. La marque compte 150 boutiques dans le monde et plus de 1500 points de vente.

La success story Marseillaise fait parler d’elle sur le marché du prêt à porter et aujourd’hui c’est elle qui nous parle. La MMMM a eu le plaisir de revoir Audrey, une ancienne étudiante du master qui est devenu un membre essentiel de l’équipe produit. Elle a témoigné sur son expérience professionnelle visiblement passionnante chez AMERICAN VINTAGE.

Enfin les responsables des ressources humaines, Coralie Sola et Fanny Vargiu, nous ont coaché tout l’après-midi sur les étapes du recrutement dans la mode. CV, Lettre de motivation, entretien, tenue, tout a été passé au crible pour nous lancer avec brio sur le marché du travail.  Leur aide nous a été précieuse et la rencontre fut une belle source de motivation.

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Elise Mesguich, étudianteen Master 2 management des métiers de la mode. 

Rencontre avec Catherine de Paulin directrice de l’Agence Eleven Factory

Il y a quelques semaines, les élèves du Master 2, ont eu le plaisir de recevoir Catherine de Paulin, directrice de, l’Agence Eleven Factory, basée à Marseille pour une conférence articulée autour de la communication d’entreprise.

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Il y a quelques semaines, les élèves du Master 2, ont eu le plaisir de recevoir Catherine de Paulin, directrice de, l’Agence Eleven Factory, basée à Marseille pour une conférence articulée autour de la communication d’entreprise.

Forte de son expérience, en agence de communication spécialisée dans le luxe, la parfumerie et les cosmétiques, Catherine de Pauliny, a sensibilisé les élèves sur les différents systèmes de communication.

Par le biais, de plusieurs animations, celle-ci a démontré, que ce milieu ne fait aucune place à l’interprétation.

Catherine de Pauliny, a également souligné l’importance de maitriser les nouvelles technologies, au cœur de nouveaux métiers et, qui est une valeur ajoutée, pour l’intégration d’un poste au sein d’une entreprise.

Les élèves, ont pu bénéficier de conseils avisés, d’une experte en communication, qui a pu les aiguillé sur les rouages de cette profession et leur avenir professionnel.

Ysia Bugeia

Le métier de chef de produit par Ysia Bugeia

Dans le cadre des spécialités choisies en Master 2 (Commercialisation ou Production), Ysia Bugeia Ferron, ancienne Chef de Produit pour de grandes maisons parisiennes, est venue présenter les facettes de son métier et se livre au jeu des questions / réponses que lui ont préparé les étudiants.

Master mode : Pouvez-vous nous rappeler votre parcours ?

Après l’obtention de mon DEUG en Economie et Gestion à La Sorbonne, j’intègre la Business School de Marseille Kedge et obtient mon diplôme avec une spécialisation en Marketing. Je suis entrée chez Nina Ricci en tant qu’Assistante Responsable de Collection Accessoires, puis Assistante de la Directrice Mode au PAP. J’ai ensuite évolué en tant que Chef de Produit Junior Chaussures puis Maroquinerie. Ensuite, chez Lanvin, j’ai souhaité me tourner vers l’univers masculin en tant que Chef de Produit Maroquinerie Senior.

Master mode : Quelles sont, selon vous, les forces des Maisons pour lesquelles vous avez travaillé ?

Nina Ricci et Lanvin sont des maisons françaises qui ont une belle histoire et de nombreux codes. C’est là leur force mais aussi leur faiblesse. Il n’est pas toujours aisé de se renouveler et d’évoluer lorsque les codes et l’attitude d’une maison peuvent être ancrés dans l’inconscient collectif. Il faut toujours s’efforcer de travailler avec cette histoire et ces codes, qui sont une grande richesse, tout en essayant de les surpasser et de créer quelque chose de nouveau.

Master mode : Dans quel but êtes-vous intervenue au Master Métiers de la Mode et du Textile ?

Je suis venue vivre à Marseille l’année dernière et j’ai toujours aimé expliquer, enseigner, partager… Avoir l’opportunité de transmettre ma passion et l’étendue de mon métier à la jeune génération est un vrai plaisir.

Master Mode : Fort de votre expérience, que pensez-vous du Master Métiers de la Mode et du Textile et des démarches de la Maison Méditerranéenne des Métiers de la Mode ?

C’est un très bel organisme qui allie la formation et l’accompagnement des jeunes entrepreneurs. Il a su évoluer au fil des années et offre de très belles opportunités à de nombreux étudiants et créateurs. Il est nécessaire d’avoir de telles structures qui offrent un service de cette qualité à Marseille, qui reste le 2ème réseau mode français après Paris.

Master mode : Pensez-vous que le contenu pédagogique du Master peut former de bons chefs de produit et développeur ?

Le contenu pédagogique est très intéressant car il vous offre une vision globale des métiers de la mode, de la création à la vente d’un produit. Au-delà du programme académique, vous bénéficiez d’interventions de très bonne qualité qui vous donnent une vision « terrain » ; des professionnels du monde de la mode qui vous transmettent leur passion, leur expérience et qui partagent avec vous astuces et conseils pour bien réussir.  En effet, vos premiers emplois sont fondamentaux, c’est en étant sur le terrain que vous apprenez les aspects techniques indissociables de la théorie qui vous est dispensée. C’est en discutant avec les stylistes, les fournisseurs, les façonniers mais aussi avec votre équipe et la direction de l’entreprise que vous apprenez toutes les facettes du métier de chef de produit.

Master mode : Quels conseils donneriez-vous aux jeunes diplômés ? 

Soyez curieux ! Ne vous donnez pas de restrictions dans le choix de la Maison ou de la marque, elles peuvent toutes vous apporter énormément. Travaillez dur ! Restez humbles, n’oubliez pas que vous devez apprendre des autres.

Cédric Navarro

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LE MUSÉE RÉATTU S’INVITE DANS LES RANGS DU MASTER

« Je chante une jeune fille de Provence.

Dans les amours de sa jeunesse,

A travers la Crau, vers la mer, dans les blés,

Humble écolier du grand Homère,

Je veux la suivre. »


Extrait de Mireille (1859), Frédéric Mistral

 

Si cet article démarre par un poème de ce cher poète provençal Frédéric Mistral ce n’est pas un hasard. En effet il y a quelques jours les élèves du Master ont pu rencontrer Pascale Picard, directrice du musée Réattu à Arles qui conserve entre ses murs des collections d’œuvres allant de Jacques Réattu à Picasso, en passant par de la photographie, de l’architecture et surtout un grand travail réalisé par Christian Lacroix. Ce dernier, natif d’Arles comme chacun le sait, consacre une partie de son temps à cette ville et surtout à ce musée qui lui est cher. L’édifice lui doit notamment le réaménagement d’une partie de ses collections, l’éclairage nocturne coloré extérieur du musée et une exposition qui lui avait été consacrée en 2008 à laquelle il a participé en proposant ses œuvres mais également en travaillant sur l’habillage des sols, des murs et sur la mise en scène.

Bien que tout ceci soit très instructif, cela n’explique pas la présence de Mireille, muse de Frédéric Mistral. Et pourtant le lien est simple : le musée se situe dans la ville d’Arles et cette chère Mireille n’est autre qu’une des fameuses Arlésiennes, symbole de cette ville depuis le XIXe siècle et que l’on retrouve encore de nos jours dans les crèches en Provence. Et c’est principalement sur ce sujet qu’était basée l’intervention de Mme Picard qui a souhaité nous faire découvrir ou redécouvrir l’histoire de ces femmes qui ont inspiré tant d’artistes.

Comme en témoigne L’atelier de couture d’Antoine Raspal, peint vers 1785, on voit apparaître des prémices de cette tenue dès la fin du XVIIIe siècle. En effet à cette époque cohabitent des femmes portant une coiffe qui semble enroulée autour de leurs cheveux et un droulet (costume de l’époque composé d’une pièce à manches avec de longs pans de robe) avec des femmes de l’aristocratie et de la haute bourgeoisie habillées de robes à la française.

Cette tenue va évoluer sous le Second Empire pour devenir le costume classique de l’Arlésienne : jupe ample ou à crinoline, manches pagodes, fichu (souvent en Indienne) croisé au niveau de la poitrine et guidon (coiffe). Pour les activités nécessitant une tenue plus confortable ou pour le travail les femmes portent « l’habit de Mireille » constitué d’une jupe en coton, d’un tablier, d’un fichu croisé sur la poitrine et d’une coiffe.

Ces femmes, ces Arlésiennes, ont passionné la majorité des artistes faisant escale à Arles tels que Picasso, Gauguin et Van Gogh qui vont tous réaliser un portrait d’Arlésienne. Frédéric Mistral, le plus épris de ces femmes, a entrepris un travail de recherches conséquent l’ayant mené au constat suivant : La beauté de l’Arlésienne est telle qu’elle ne peut qu’être la fille de la déesse Vénus. Le poète est allé jusqu’à ouvrir le Museon Arlaten en 1899 qui leur est en partie consacré et qui conseille aux femmes de conserver ad vitam aeternam cette tenue, ce qui est en contradiction totale avec les mœurs de l’époque car les femmes commencent à vouloir se libérer des jupons volumineux et des corsets extrêmement contraignants.

Sources : http://www.museereattu.arles.fr

http://castets.pagesperso-orange.fr/Provence%20tradition/costume/costume.html

 

Sophie Agostino

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Kaporal : Nouveau partenaire de la MMMM

Le 7 Avril dernier, Emmanuelle Germani, Responsable Ressources Humaines et Cécile Robles, Responsable Style Homme et Femme chez Kaporal, sont venues présenter l’entreprise et les missions du bureau de style  dans le cadre des rencontres professionnels- étudiants.

Nouveau mécène de la MMMM, Emmanuelle Germani a partagé les coulisses d’une « success story Marseillaise ». La jeune marque naît en 2004 et puise ses inspirations dans le vintage. Acteur majeur du denim et de la mode lifestyle, elle vise une cible jeune et branchée. Cécile Robles, quant à elle, est à l’origine de la gamme féminine, qui n’existait pas à la création de la marque.

Les deux priorités actuelles de l’entreprise : renforcer les liens avec les clients multimarques et croître à l’international.

La croissance des dernières années s’est construite, grâce à une force de vente dédiée, autour du réseau de boutiques indépendantes multimarque. Kaporal poursuit aussi l’ouverture de boutiques en propre, avec une trentaine d’inaugurations depuis 2013.

A l’international, la marque est déjà présente en Europe, en Russie et au Canada. Elle le sera bientôt dans 8 pays d’Afrique, tout en renforçant sa place dans les pays européens à fort potentiel d’achat. De nombreux changements découlent de cette restructuration à l’étranger : une réorganisation en interne, de nouveaux postes créés, un nouveau site web plus ergonomique et un nouveau concept de magasins.

10 ans après sa création, la marque offre un très beau potentiel !

Source complémentaire : LES ECHOS 02/01/2015 « Le pari des jeans Kaporal face aux grandes marques »

Manon

Rencontre avec Olivier Gas, PDG de GAS Bijoux

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La semaine dernière les étudiants de Master 1 ont rencontré Olivier Gas, administrateur de la Maison Méditerranéenne des Métiers de la Mode (MMMM) et PDG de GAS Bijoux.

GAS Bijoux est une institution à Marseille, fondée en 1969 par André GAS, la marque est avant tout une histoire de famille et emblème d’un savoir-faire d’exception dans le domaine du bijou fantaisie. Depuis 45 ans, GAS conserve son atelier au cœur de Marseille et toutes les créations sont faites minutieusement à la main par les artisans, employés par la famille GAS, parfois depuis la création de la marque.

GAS se distingue par une certaine exigence en ce qui concerne les détails des matières. Les matériaux sont choisis pour leur qualité et les inspirations sont puisées dans différents pays comme L’Amérique du Sud ou l’Inde.  Il y a très peu de pièces par collections et celles-ci sont renouvelées fréquemment car l’entreprise conserve une âme très artisanale et travaille principalement en flux tendus.

Pour ses 45 ans, GAS a produit un film destiné à mettre en lumière son savoir-faire et les différents artisans au service de la marque depuis plusieurs années. Malgré un marché très monopolistique, la marque marseillaise GAS est la plus copiée.

En ce qui concerne les projets de la marque pour les années à venir, Olivier Gas, souligne la volonté d’exporter le produit, avec notamment le lancement d’une nouvelle ligne plus haut de gamme avec des matières nobles comme les pierres semi-précieuses.

Un échange riche et qualitatif ! Nous remercions Olivier pour sa disponibilité et son partage d’expérience.

Manon

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