Mode In Marseille

Le blog des étudiants du Master Métiers de la Mode et du Textile

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Rendez-vous du Lundi: Témoignages anciens étudiants

tenAude Chenevas Chef de produit HOM Diplômée en 2014

Pourquoi avoir fait le master mode ?

Après avoir fait Maths Sup/Spé j’ai cherché à me réorienter. Mes expériences auprès des jeunes créateurs de Marseille et dans la photographie m’ont à l’époque rapprochée de l’univers textile et j’ai décidé de suivre cette voie. Le Master étant une formation très diversifiée, j’ai porté mon choix sur cette formation plutôt qu’une autre.

Qu’est-ce que vous avez appris ?

Les différents métiers qui s’articulent autour du secteur de la mode, du stylisme au modélisme, du marketing à la communication de manière globale et appliquée à l’international, des achats en passant par la production… bref, tout ce qu’il y a à savoir sur le secteur et ses spécificités.

Quelles études précédant le master avez-vous effectuées ?

Je suis entrée directement en MPSI et PSI* après le bac, en Classes Préparatoires aux Grandes Écoles. Ne souhaitant pas devenir ingénieur, j’ai préféré obtenir une passerelle pour la fac de Mathématiques, pour ne pas perdre mes années de classes préparatoires durement acquises, et avoir le temps de chercher pour me réorienter. A ce moment là, le Master était tout récent, avec sa toute première promotion.

Pourriez-vous nous parler de votre stage de 6 mois ?

J’ai effectué mon stage de 6 mois de M2 à Paris dans le Showroom de Vivienne Westwood. J’étais Showroom assistant / coordinator : les équipes parisiennes de la marque étant très réduites, nous étions tous amenés à faire un peu de tout. Aider la presse lors des press days, participer aux défilés… Mais surtout organiser, gérer et mener la saison de vente sur Paris : inviter les clients à découvrir la collection, mener les rendez-vous commerciaux, prendre les commandes, suivre les commandes et les litiges, s’assurer des paiements, assurer le lien entre le client et le fournisseur…

Quel travail exercez-vous actuellement ?

Je suis actuellement chef de produit chez HOM où je coordonne le travail entre les équipes du style, de la production, du packaging, du web et de la communication. Je m’assure que nos collections correspondent aux attentes du marché, et travaille main dans la main avec toutes les équipes de l’entreprise : création de documents de formation sur les nouvelles collections, présentation des collections aux différentes équipes, choix de la mise en avant des produits selon un plan de communication, rédaction de descriptifs produits orientés SEO pour le web… L’intervention du chef de produit intervient à plusieurs niveaux.

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Lisa Vettier Assistante collection, La Compagnie des Petits Diplômée en 2016

Pourquoi avoir fait le master mode ?

Afin de compléter mon cursus et obtenir un niveau master, avoir plus de connaissances en management et marketing des métiers de la mode.

Qu’est-ce que vous avez appris ?

J’ai appris énormément en PAO. Pour moi ça a été le point le plus positif de cette formation.

Quelles études précédant le master avez-vous effectuées ?

Après un Bac ES j’ai intégré un BTS modélisme durant lequel j’ai pu apprendre des bases de modélisme, de couture, les étapes de développement et de fabrication d’une collection textile.

Une fois mon BTS en poche, je voulais toujours travailler dans le textile mais je voulais améliorer mes compétences en langues et avoir plus de notions en commerce international, en droit, en marketing, c’est pourquoi j’ai décidé de faire un DEUG de Langues étrangères appliquées.

Après ces deux années en langues je suis revenue au textile en intégrant une Licence pro des métiers de la Mode à Cholet. Pour finaliser mon cursus j’ai fait le master des Métiers de la Mode et du Textile de la MMM.

Pourriez-vous nous parler de votre stage de 6 mois ? 

J’ai fait mon stage de six mois au sein de la société Sessùn à Marseille en tant qu’assistante de collection. J’ai surtout assisté la designer textile qui s’occupe également de la décoration et des installations des boutiques Sessùn. J’ai ainsi pu travailler directement sur la collection : les plans de collection, les books, les moodboards, etc, mais également sur les décorations des boutiques et sur les expositions ventes d’objets lifestyle Sessùn.

Quel travail exercez-vous actuellement ?

Je suis actuellement assistante de collection à la Compagnie des Petits aux Pennes Mirabeau près de Marseille. Je travaille au Service achats-collection. Je fais de la création, des dossiers techniques, du suivi de production, du contrôle de sizing. Je travaille aux côtés des chefs de produit et de la Directrice de Collection.

Marion Jourdan

Rencontre avec Nathalie Lebrun : San Marina

Ce jeudi, les étudiants de première année du master ont eu la chance de rencontrer Nathalie Lebrun, présidente de la marque San Marina. À travers cet échange, Nathalie nous a raconté son parcours ainsi que son rôle de présidente auprès de la marque.

      Nathalie a tout d’abord commencé en tant qu’assistante chef de produit puis chef de produit pour la marque Etam. Elle décida ensuite de partir deux ans aux États-Unis sur la Côte Ouest afin d’explorer de nouveaux horizons. Elle y découvrit de nouveaux concepts magasins, de nouveaux produits et de nouvelles techniques de merchandising.

Ce voyage aux Etats-Unis lui a ainsi permis d’élargir sa vision de la mode à un niveau international.

Dès son retour en France, elle se dirigea vers le domaine du luxe et travailla pour de grandes maisons comme Louis Vuitton ou encore Chanel dans le développement produit à l’international concernant la maroquinerie et les accessoires. Quelques années plus tard elle acquerra une expérience dans le retail moyen haut de gamme.

Nathalie est aujourd’hui présidente de San Marina qui fait partie du groupe Vivarte ; une marque de chausseur qui présente des modèles plus modes, plus branchés, plus extravagants que ces concurrents principaux ( André, Texto). Rattachée aux différents services (Marketing, commerciale, production etc…), Nathalie a pour rôle de coordonner les différentes actions nécessaires au développement et à la réussite des différentes lignes produits sur le marché français et international.

L’enseigne réalise un chiffre d’affaires de 130 millions d’euros et comprend 250 boutiques en France et à l’international. La société dont le siège se situe à Aubagne, est composée de plusieurs équipes : l’équipe produit qui comprend de deux chefs de produit pour la collection Femme, un chef de produit pour la collection Homme et un chef de produit pour les accessoires et la maroquinerie.

 Leur rôle est de dessiner et développer les produits dans les usines de production. L’équipe produit travaille également avec un responsable qualité et un responsable de gestion pour cadrer l’aspect quantitatif des collections. On retrouve aussi l’équipe marketing, communication et e-commerce qui ont un rôle majeur dans l’entreprise.

 L’équipe marketing opérationnel va définir les plans d’actions commerciales avant chaque saison. Ils travailleront en étroite collaboration avec l’équipe merchandising pour que la stratégie marketing soit en adéquation avec l’offre en magasin. L’équipe communication va déterminer les plans de communication les plus judicieux à mettre en place. Et l’équipe e-commerce va s’occuper de toute la partie web liée au e-shop afin de drainer un maximum de trafic.

Il n’est pas sans dire que la relation client est aujourd’hui un élément important et que l’entretien de l’image de marque mais aussi la volonté de répondre aux besoins spécifiques de sa clientèle pousse les entreprises à redoubler d’efforts pour rester compétitives sur le marché. San Marina l’a bien compris et essaye d’être la plus active possible pour faciliter l’achat du client, notamment par la création de nouveaux produits tendances et la mise en place d’opérations de communication et marketing originales.

Nous avons également l’équipe commerciale qui comprend plusieurs directeurs régionaux. Leur rôle est de superviser la force de vente, les former, de remonter l’ensemble des informations entre elles mais aussi de faire le lien avec le siège social.

Le rôle de présidente de Nathalie Lebrun est axé sur deux dimensions : stratégique et opérationnelle. Stratégique car elle élabore puis donne les grands axes aux chefs des différents services.  Elle coordonne les équipes, et énumère les points positifs et négatifs.

En tant que présidente, elle doit également rendre des comptes au groupe Vivarte concernant les chiffres, les différentes stratégies envisagées et les investissements à prévoir. Opérationnelle car elle se déplace dans les magasins pour voir les équipes, les clients et voir ce qui se reflète sur le terrain.

On peut également ajouter une dimension humaine car en tant que présidente, Nathalie met en coordination tous les services afin qu’il y ait une meilleure fluidité dans la réalisation des tâches, ce qui permet aux équipes d’être ainsi plus performantes.

Nous tenons à remercier Nathalie pour sa gentillesse et sa bienveillance. Ce moment de partage d’expérience nous a permis d’avoir une vision très concrète du monde de l’entreprise.

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Rendez-vous du Lundi : confession d’anciens étudiants

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Cédric Navarro chef de projet marketing PANDORA, diplômé en 2015

Cédric Navarro, 29 ans, originaire du Var, père espagnol et mère britannique.

En quelle année avez-vous effectué le master ?
J’y ai postulé une première fois en 2013. J’y ai repostulé en 2014, j’ai été diplômé avec mention l’année dernière.

Pourquoi avoir fait le master mode ?
La mode m’a toujours intéressé comme univers. Cependant, n’ayant pas la fibre créative je m’interdisais l’accès à cet univers. Puis j’ai découvert ce master qui dévoilait toutes les fonctions qui permettaient à ce domaine économique d’être ce qu’il est.

Qu’est-ce que vous avez appris ?

L’exhaustivité des domaines que la mode peut couvrir. une découverte de chacun d’entre eux. La gestion de projets et le travail en équipe ont été vraiment formateurs.

Quelles études précédents le master avez-vous effectuées ?
Bac STG, puis maîtrise d’histoire de l’art et licence d’économie et gestion des entreprises.

Pourriez-vous nous parler de votre stage de 6 mois ?
J’ai intégré la marque PANDORA en tant que stagiaire coordinateur multimarque dans le département commercial.
Les principales tâches :

– analyses de chiffres quotidiens, hebdomadaires et mensuels.

– organisation des réunions commerciales mensuelles et séminaires.

– pilotage de projet dans les 250 bijouteries multimarques de la marque sur le territoire français.

– points référents de données multimarque lors de lancement de projets transverses.

Quel travail exercez-vous actuellement ?
Je suis coordinateur et chef de projet marketing chez PANDORA. En charge :

– des opérations marketing nationales, chef de production des visuels de campagnes en boutique (coordination VM).

– de l’implantation de nos 7 collections par an sur nos 71 boutiques PANDORA, nos 18 corners grands magasins et 250 bijouteries multimarques.

– de la gestion des campagnes d’affichage sur le territoire et support aux médias nationaux (presse nationale, TV, cinéma).

– du développement et de l’adaptation des projets marketing mondiaux au niveau local.

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Manon Serra, blogueuse professionnelle, community Manager, diplômée en 2016

Pourquoi avoir fait le master mode ?
J’ai fait le Master pour poursuivre mes études avec une spécialité mode, j’ai fait une école de commerce (kedge Bs School) avant d’intégrer le master

Pourriez-vous nous parler de votre stage de 6 mois ?
Je ne suis peut-être pas le bon exemple pour mon stage car je suis l’un des cas de figure où mon stage ne s’est pas bien déroulé.. Du coup j’ai intégré une fonction Webmarketing chez American Vintage, j’ai quitté le stage au bout de deux mois, car il ne correspondait pas à mes attentes.

J’ai finalement intégré l’entreprise Maison Close pour la partie Community Management, j’ai beaucoup aimé ce stage qui m’a beaucoup appris et m’a permis d’être autonome, c’était une création de poste, du coup il y avait tout à faire, ce qui est très intéressant et enrichissant comme expérience ! J’étais dans une petite structure j’ai pu donc approfondir certaines connaissances dans d’autres domaines comme les relations presses, ou sur la fonction chef de produit.
Pour les missions réalisées:

– Création du contenu pour tous les réseaux de la marque

– Mise en place d’une stratégie de communication digitale

– Partenariats influenceurs

Quel travail exercez-vous actuellement ?
Suite à ce stage, j’ai crée ma propre entreprise, j’exerce deux métiers à la fois :
Blogueuse Professionnelle, je travaille avec des marques afin de les mettre en avant sur mes différents réseaux sociaux et sur mon site notamment Sun Valley, Lpb Woman, Kiabi, Fittea, Glossy Box, Panier des Sens, La Halle, Galeries Lafayette, Printemps, Les terrasses du Port, New Look, Asos, Boohoo…

Community Manager (je suis community Manager pour des structures de différentes tailles à Marseille, j’offre différents services qui sont tous liés à la communication digitale : référencement SEO, création de contenu, organisation d’évènements, partenariat blogueurs….)

Le nom de blog est : cquoilamode.com

MARION JOURDAN

Découverte du musée ethnographique de Budapest

Le musée d’ethnographie de Budapest nous offre à voir des collections de chaussures issues d’ethnies, de cultures et de pays différents.

Des pièces en pièces, divers thèmes sont abordés : l’importance des chaussures pour des occasions spéciales ouvre le bal, puis s’ensuit un bref topo sur l’emploi du pied nu, enfin l’adaptation de la chaussure face à l’environnement et au climat au sein des différentes communautés.

INDE

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La semelle en bois de cette sandale indienne protégeait le pied du sable chaud, et des roches. Toute la population indienne les portait, pauvres et riches confondus, cependant l’élite arborait des sandales au bois noble décoré de pierres précieuses, d’ivoire, d’argent ou d’or. L’épaisseur de la semelle était un indicateur du rang social.

HONGRIE

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Jusqu’à la fin du 20ème siècle, en Hongrie, une paire de bottes rouges pour les filles et noires pour les garçons était offerte à l’âge de leur confirmation. Elles étaient portées lors de festivités, cérémonies. Faites de cuir de vache et décorées de broderies, elles ont souvent une forte valeur sentimentale aux yeux de leur propriétaire et demandent plusieurs semaines de travail au bottier pour les réaliser.

LE PIED NU

L’habitude d’être pieds nus commença à disparaître chez les habitants urbains et ceux étant proches de la nature. La chaussure est définie en fonction du climat.

Pour la religion chrétienne, l’absence de chaussures est symbole d’humilité, de renoncement à toute forme de richesse. Dans le judaïsme, le pied nu est pratiqué lors d’un deuil.

Les musulmans retirent leurs chaussures à l’entrée des mosquées.

Le pied nu a une symbolique importante auprès de la religion Hindu.

Cette pratique facilite l’exercice de certains métiers notamment pour travailler l’argile et former la poterie, transformer les grappes en vin, ou les choux en choucroute. Dans l’industrie textile, le pied nu permet l’assouplissement du chanvre, le bobinage du fil, le tissage…

RUSSIE

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Superposer des chaussettes et bottes en fourrures de rennes était chose courante chez le peuple russe de Khanty. Il fallait, pendant la période de chasse, se prémunir contre le froid. Les chasseurs devaient traverser des zones enneigées ce qui justifie la hauteur des bottes. Traditionnellement, une décoration était cousue sous le genou pour les hommes et au niveau du pied et du bas de la jambe pour la femme.

Deux peaux de cerf constituent la semelle, les fourrures sont orientées respectivement vers l’intérieur de la chaussure pour l’une et face au sol pour l’autre, cela empêche de glisser mais aussi d’abimer le sol sur lequel ils marchent.

La distinction du pied gauche et droit n’est pas encore faite.

Pour préserver les pattes des chiens de traîneau du sol glacé, les esquimaux partent en excursion avec des chaussons fourrés.

JAPON

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3 types de chaussures :

  • La Zori, tressée en joncs.
  • La Geta, sculptée dans du bois et façonnée différemment en fonction du sexe et de l’occasion. La hauteur de la semelle varie selon le climat et indique aussi l’activité et la situation de la personne.
  • La Waraji, faite de paille, est principalement portée par les paysans travaillant dans les champs, et pour les longues randonnées. Le niveau de difficulté d’une randonnée est jugée au nombre de paires de Waraji usées lors de la balade.

AFRIQUE

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En Afrique les chaussures sont fait à partir de : peaux d’animaux, d’écorces et de bois pour les sols mouillés.

Les Touaregs, peuple nomade issu du Sahara, arborent 4 types de sandales, trois faites de cuir de chèvre ou de vache et une quatrième avec des semelles en bois et des sangles en cuir. Les semelles sont volontairement plus larges que les pieds afin de répartir le poids de manière équitable et de faciliter la marche dans le sable du désert. Elles sont arrondies au bout et concaves le long du pied.

MOCASSINS

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Ils étaient initialement utilisés pour des tâches dans des environnements sales ou humides notamment par les poissonniers, jardiniers, bateliers, commerçants, fermiers. Les personnes les portaient avec des bas en laine ou les fourraient de paille. Ils glissent facilement mais protègent les chaussures du froid ou des saletés.

ÉVOLUTION

La chaussure arborée était définie seulement par le travail ou l’environnement dans lequel les populations évoluaient. A partir du 19ème siècle émerge une volonté des élites de se différencier des autres classes, va s’ensuivre au début du 20ème siècle l’abandon du vêtement folklore et des chaussures traditionnelles. Tout ceci sera plus tard exacerbé par la mondialisation.

MARION JOURDAN

Festival international Hyères

C’est du 27 avril au 1 er mai 2017 que s’est tenu le 32 ème festival international de Mode et de Photographie à Hyères dans le Var. Présidé par Jean Pierre Blanc, il a pour but d’encourager et de promouvoir le travail des jeunes créateurs de mode et de photographie. Un rendez-vous qui avait précédemment permis à Anthonny Vaccarello, actuel directeur artistique chez Saint Laurent ou encore Julien Dossena, chez Paco Rabanne, de se distinguer.

Entre accueil, concerts, défilés, ateliers, rencontres et expositions qui dureront jusqu’au 28 mai;  la compétition entre les jeunes talents a été rude. Avec la création cette année d’un prix des accessoires de mode. De quoi enthousiasmer les fanas de Mode et d’Art.

Parmi les dix stylistes, dix photographes et dix créateurs d’accessoires en tête de liste pour ce festival historique seuls certains d’entres eux ont eu le privilège de recevoir un prix.

 Retour sur les temps forts de ce rendez-vous incontournable de la mode :

Palmarès Photo 

La nouvelle génération de photographes à suivre est en route : le festival de Hyères et ces jeunes talents étaient au rendez-vous comme chaque année.

Présidé par Tim Walker, le jury de la photographie a récompensé Daragh Soden en lui permettant de remporter le grand prix Jury pour sa série documentaire « Young Dubliners ». Avec ces portraits pensifs d’une jeunesse dublinoise qui donnent à réfléchir sur l’avenir qui leur est réservé dans une société où le mot crise ne cesse de raisonner ; le spectateur a pu percevoir des expressions qui lui sont familières. Regards perdus, lueur d’espoir ou encore crainte résument les expressions et attitudes observées au travers de ce palmarès de portraits dubitatifs.

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Pour ce qui est du prix American Vintage, c’est Luis Alberto Rodriguez, favori de la compétition qui l’a remporté avec ses clichés artistiques représentant des corps en mouvement dont les visages ont été dissimulés pour mettre l’accent sur la déstructuration des proportions du corps indépendamment du genre représenté.

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Tandis que le prix de la photographie de la nature morte est revenu à la Roos Quakernaat avec ses modèles habillés en femme aux postures décalées et burlesques.


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Palmarès accessoires

Côté accessoires, la française Wendy Andreu a remporté le prix du public et de la ville d’Hyères pour sa collection de sacs et de chapeaux.

 

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D’un autre côté, à 28 ans, la créatrice Marina Chedel a reçu le grand prix Swarovski pour sa collection de chaussures à l’univers montagnard désignée Over the peak.

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Palmarès Mode

Le Grand prix du Jury Première Vision a été décerné à l’unanimité à la suisse Vanessa Schindler, 29 ans, avec ces collections pour femmes mêlant des matériaux chimiques tels que l’uréthane, mais aussi de la fourrure et du jersey.  Elle a également obtenu le prix du public de la ville de Hyères  grâce à sa collection nommée Urethane Pool, Chapitre 2 .

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Le prix Chloé a été décerné à l’allemande Gesine Försterling , diplômée de la Berlin University of Arts. Bien loin des stéréotypes de notre société, sa collection nous a montré l’évolution des tenues de travail comme nous ne l’avons jamais vu.

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La Finlandaise Maria Korkeila, avec sa collection mode homme, abritée d’images de femmes séductrices a obtenu la mention spéciale du jury Mode.

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Tandis que la Française Marine Serre a remporté une allocation des Galeries Lafayette d’un montant de 15.000 euros grâce à sa collection femme ordonnançant un mélange de sportswear représentatif des tendances actuelles et d’opulents vêtements arabes du XIXe siècle.

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Leva Larbi

Photos réalisés par Margaux Sarlin   : 
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Collaboration: Swildens et Etam

Pour notre plus grand plaisir, la célèbre marque de lingerie française Etam, s’associe pour cette saison à la jeune créatrice parisienne Juliette Swildens.

La marque de prêt à porter et d’accessoires d’habitude empreinte d’une aura bohème chic, propose pour cette collaboration avec Etam, une collection de bain qui nous emmène sur la French Riviera des années 70. Résultat, des volants aériens, des maillots asymétriques aux couleurs tendances : blanc écru, jaune moutarde ou encore kaki – bref, des couleurs parfaites pour nos futures peaux bronzées!

Gros coup de coeur pour le maillot une pièce asymétrique imprimé «vol d’oiseau», inspiré d’ailleurs, d’une photographie de Marylin Monroe posant en maillot de bain « mouettes ».

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La date de sortie de cette collaboration ultra fraiche est annoncée pour début mai, mais aucune date précise n’a encore été donnée, donc patience…
STAY TUNED on vous donne l’info très prochainement!

Mathilde Corbière 

Journée Women DIOR

Après Paris, Londres, Florence, Dubai, New York, Hong Kong, Shanghai, Tokyo et Seoul, le 19 avril 2017 c’est dans la cité phocéenne que Christian Dior Couture a fait escale, à l’occasion de sa tournée mondiale Women@Dior.

Pour cette journée placée sous la thématique du Leadership au féminin : Quoi de mieux que la Villa Gaby, petit écrin Marseillais perché sur les bordures de la corniche, pour inviter 12 étudiantes issue de la « NOW GEN MED » à participer à cet événement ?

Ce fut l’opportunité pour toutes les convives, provenant de différentes formations du pourtour Méditerranéen (Israël, Maroc, France et Liban), de découvrir la maison Dior, de discuter en tête à tête avec les RH de l’entreprise et de présenter leur vision du Leadership.

A cette occasion, l’Université d’Aix-Marseille a fièrement été représenté par 4 étudiantes issues de la Licence professionnelle Mode, de la Faculté d’Economie et de Gestion, de l’IMPGT et du Master des Métiers de la Mode et du Textile.

Les participantes se souviendront d’une journée riche en échanges et en rencontres : « une occasion qui nous aura permis de partager un moment privilégié avec la maison Dior, d’étendre notre réseau professionnel et d’exprimer toute notre personnalité ».

Le Master des Métiers de la Mode et du Textile ne manquera pas de remercier la Maison Dior pour leur invitation et leur générosité et la MMMM pour son implication quotidienne dans la formation Méditerranéenne.

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Marine Dalmer, ambassadrice du Master pour la journée Women@Dior

#DiorInside #BuildYourFutureWithUs#EllesVMH

Ouverture de la campagne de candidature Master Métiers de la Mode et du Textile

Le Master Mode qui a pour principal objectif de former ces futurs étudiants à l’ensemble des matières qui existent dans le management des métiers de la mode et engage des connaissances poussées en Marketing, gestion de marque, sourcing, achat, logistique, finance, gestion, RH, droit, histoire de la mode et une bonne connaissance des matières textiles ; afin de répondre aux besoins du secteur industriel de la mode française en pleine évolution.

Les étudiants formés bénéficieront des atouts clefs du secteur spécifique que représente la mode pour être opérationnels en entreprise et exercer la grande majorité des métiers liés au management de la mode.

Notre plate-forme de candidatures en ligne est ouverte depuis le 14 février 2017. Commencez à compléter votre dossier dès à présent pour postuler au Master Métiers de la Mode et du Textile.

Pour plus d’information sur le contenu de la formation et les conditions d’admissions rendez-vous sur le site :

http://feg.univ-amu.fr/formation/masters/metiers-mode

Kes-Kes

Kes Kes c’est avant tout avant une histoire, celle de Faycal, éditeur graphiste, et Hinda, décoratrice d’intérieur. Parisiens, frères et sœurs, tous deux en quête d’un projet professionnel plus humain, l’occasion de l’ouverture des Docks ne leur a pas échappé…

En 2015 ils lancent Kes Kes et réunissent sous ce concept-store, aux influences nordiques et au style définitivement brooklynite un amas d’objets venant des 4 quatre coins du monde. Accompagné de Thomas, directeur de boutique, ils ont mis en place un business model précurseur. Un sourcing, qui en plus d’être respectueux se soucie du bien être des deux parties. Ainsi ce sont des vraies collaborations qu’ils mettent en place avec leurs fournisseurs.

En exclusivité ils présentent avec l’artiste japonaise Keiko, une collection de kimono aux imprégnations bien provinciales à travers leurs motifs. À défaut de pouvoir assister à la saison des cherry blossoms au Japon, Kes kes nous offre une sélection japonisante à travers l’exposition du photographe Cyril Barbotin et une sélection de petits gadgets et friandises venant du pays au soleil levant.

C’est d’ailleurs ce qui fait la force, beauté et différence de Kes kes. Leur volonté de proposer aux clients les meilleures pièces aux meilleures conditions, se fait ressentir. C’est une énergie très Feng shui qui règne dans la boutique. Chaque objet à son origine et attend que vous lui créiez son histoire. Pas moins de 1800 produits n’attendent que vous, que vous souhaitiez décorer votre intérieur, trouver un cadeau atypique ou offrir un bijou et cela pour tous les budgets.

Notre sélection d’objet est faite pour vous aider :

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Anissa Berkani

 

La liste dévoilée des finalistes du LVMH Prize 2017

Mardi 28 mars 2017, nous découvrions la liste des huit finalistes du LVMH Prize 2017. Depuis sa création en 2013, ce prix a su rassembler près 3 000 candidatures, regroupant ainsi 102 nationalités.

Cette année, le jury est composé de neuf directeurs artistiques de maisons LVMH ainsi que d’experts du groupe :

J.W Anderson (directeur artistique de Loewe), Maria Grazia Chiuri (Directrice artistique de Dior), Nicolas Ghesquière (directeur artistique de Louis Vuitton), Marc Jacobs (directeur artistique de Marc Jacobs), Karl Lagerfeld (directeur artistique de Fendi), Humberto Leon & Carol Lim (directeurs artistiques de Kenzo), Phoebe Philo (directrice artistique de chez Céline), Riccardo Tisci (directeur artistique de Givenchy), Delphine Arnault (vice présidente LVMH), Jean-Paul Claverie (Conseiller de Bernard Arnault) et Pierre-Yves Roussel (Président directeur général LVMH Fashion Group)

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Ce jury se réunit afin d’élire le lauréat du prix « jeunes créateurs » qui remportera la somme de 300 000 euros ainsi qu’un suivi personnalisé sur une durée de douze mois à compter de la remise du prix. Le lauréat aura ainsi le privilège de bénéficier de plusieurs domaines d’expertise tels que la propriété intellectuelle, le sourcing, la production, la distribution, l’image et la communication, le marketing etc.

Focus sur ces huit créateurs prometteurs :

  • Antonin Tron

            Diplômé de l’Académie royale des Beaux Arts d’Anvers en 2008, ce designer a réalisé son apprentissage auprès du talentueux Raf Simons. Dès son retour à Paris, il travaille auprès de Louis Vuitton pour les collections homme, Givenchy pour les collections femme et la maison Balenciaga.

En 2016, il remporte le prix des Premières Collections de l’ANDAM (Association Nationale pour le Développement des Arts et de la Mode) et lance dans la même année son label ATLEIN. Durant ces années de travail, il a su tisser de très bonnes relations avec un fabricant de jersey dans l’est de la France avec qui il travaille aujourd’hui pour son propre label. Pour sa première collection, le créateur utilise une seule matière, le jersey dont il veut révéler toute la polyvalence.

Le label du créateur est commercialisé principalement en Europe, Asie, Etats-Unis ou bien sur les plateformes online comme Net-à-porter, Bergdorf Goodman ou Neiman Marcus.

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  • Marine Serre

            Originaire d’un petit village de Corrèze dans le centre de la France, son bac artistique en poche, la créatrice décide de partir à Marseille pour suivre un BTS en stylisme et création de mode. Trois ans après, elle intègre la Cambre Mode(s), de l’Académie belge du stylisme et de la création de mode dont elle est diplômée depuis 2016.

Elle a su faire ses armes auprès de grandes maisons telles que Martin Margiela, Christian Dior ou encore Balenciaga pour Demna Gvasalia actuellement.

Le succès de sa collection « Radical Call for Love » est inspirée de vêtements de luxe arabisants du XIX ème siècle (caftan, karakou, sarouel etc.) et des tendances sportives des 1990 et 2000, le tout orienté vers une mode futuriste. « Le sarouel, c’est un peu comme le jogging, c’est très contemporain » note la créatrice.

La multimarque « The Broken Arm » à Paris, a exposé et commercialisé cette collection à l’automne dernier pendant la Fashion Week.

Enfin,  il faut noter que la créatrice disputera le concours du festival de Hyères dans la catégorie Mode, fin avril.

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  • Maria Kazakova (Jankhoy)

            Brillant parcours pour cette créatrice russe de 29 ans : tout d’abord diplômée de la Bristish Higher school of Art & Design à Moscou, elle partira à Londres où elle intègrera un programme d’un an à la prestigieuse école Central Saint Martin. Par la suite, elle étudiera pendant 2 ans à l’école Parsons « Fashion Design and Society program ».

Maria Kazakova est très attachée au savoir-faire (broderies complexes et délicates, techniques de perlage, de tissage et de crochet) ainsi qu’aux matières.

Son travail est basé sur la recherche, et est issu d’une réflexion de l’état actuel de la Mode au sein de la société. Elle veut ainsi réinstaurer les valeurs du savoir-faire tout en célébrant l’importance d’une diversité culturelle, ethnique et esthétique.

Sa marque JAHNKOY est un melting-pot de sa personnalité, son héritage culturel et du quotidien. Sa première collection « The Displaced »  fait référence à la disparition de la culture du vêtement avec l’arrivé de la fast fashion et de ses conséquences. La deuxième a été la réalisation d’une collection capsule avec Puma de vêtements et baskets, avec des techniques bien particulières et customisée avec des cristaux Swarovski.

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  • Molly Goddard

            Cette londonienne de 28 ans est également diplômée de l’école Central St Martins, avec une spécialisation dans le tricot.

Ses collections sont souvent inspirées des tenues de soirée, des habits du dimanche et font référence aux grandes occasions et au passage à l’âge adulte. Quant à la réalisation de ses créations, elle utilise des techniques traditionnelles de confection manuelle comme le plissage à la main, ruché, crochet etc.

Ses collections ont été présentées dans des boutiques de renom, comme Dover Street Market (Londres, New York, Singapore), Trading Museum Comme des Garçons (Tokyo, Paris), Club 21 (Singapore, Malaysia), Boon the shop (Séoul) etc.

En 2016, elle a remporté le prix du talent émergent aux Fashion Awards.

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  • Nabil El-Nayal

            Ce créateur d’origine syrienne, arrive à l’âge de 14 ans dans la capitale anglaise. Son succès débute en 2008, lorsqu’il travaille en tant que « chercheur auprès du directeur de la création » chez Burberry Prorsum. L’année suivante, il collabore avec la marque « River Island » dont la collection s’est vendue en seulement 3 jours. Pour sa collection de fin d’études, le créateur a été sélectionné par Harrods dans le cadre d’une plateforme de ses lancements 2010. En 2011, la marque Nabil Ayal est née, et a fait ses débuts lors de la Fashion Week de Londres.

En 2015, il a notamment été sélectionné par le LVMH Prize et il a été invité à défiler pendant la semaine Mode de Paris où son talent a été très apprécié auprès de grandes personnalités comme Nicolas Ghesquière, Karl Lagerfeld, Dephine Arnault (vice-présidente adjointe de Louis Vuitton) ou Sarah Mower (chroniqueuse régulière pour l’édition américaine Vogue)

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  • Kozaburo Akasaka

            Kozaburo Akasaka est un jeune styliste de 33 ans qui a étudié à Londres à la célèbre école de stylisme Saint Martins College of Art. Son diplôme de premier cycle en poche, Kozaburo décide de partir à New-York où il travaillera avec le petit protégé d’Anna Wintour : Thom Browne. Une fois cette expérience de terrain acquise, il décide de se concentrer sur le développement de sa propre esthétique vestimentaire. Il reprend donc un master de stylisme à l’école Parsons de New-York où il ne manquera pas de se faire remarquer car son travail de fin d’études remportera le défilé VFiles Printemps-été 2016. Sa vie new-yorkaise lui a permis faire évoluer son style intemporel et contemporain mais ayant grandi au Japon c’est une empreinte japonaise qui ressort le plus de ses créations, plus précisément le Japon des années 90, années où le créateur vivait encore là bas.

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  • Yoon Ahn

            Cette créatrice américano-coréenne née aux Etats Unis où elle a étudié le graphisme, est actuellement basée à Tokyo. C’est ici qu’elle a développé son label de création expérimentale de bijoux et de vêtements « Ambush » lancé en collaboration avec Verbal (son compagnon) en 2008. Le très influent Pharrel Williams est allé jusqu’à choisir la jeune créatrice pour travailler avec lui sur la campagne adidas Superstar. En bref, nous allons continuer à entendre parler de cette jeune fille pleine de talent car elle a figuré en 2015 et 2016 parmi les 500 principaux influenceurs de la mode mondiale ! Ces créations sont à retrouver en France dans le célèbre concept store parisien Colette.

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  • Cecilie Rosted Bahnsen

Cecilie est une designer de mode danoise qui a récemment obtenu un Master au Royal College of Art de Londres. Cette dernière a travaillé avec les plus grands, notamment pour le sulfureux John Galliano en tant qu’assistante directe du couturier. Elle décide en 2015 de lancer sa marque éponyme inspirée des silhouettes très féminines des Expositions Mondiales des années 20 et de celles des années 90 (période de son adolescence). Cecilie travaille énormément la technique de fabrication de ses pièces et joue des transparences et des opacités de ces dernières. À l’arrivée ses collections sont empreintes d’élégance tout en s’ancrant dans la modernité.

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Pour savoir qui succèdera à la talentueuse Wales Bonner, gagnante du LVMH Prize 2016, rendez-vous le 16 juin 2017 pour l’annonce du gagnant et la remise du prix à  Paris.

Théa Courtial et Mathilde Corbière

 

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