Mode In Marseille

Le blog des étudiants du Master Métiers de la Mode et du Textile

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Kes-Kes

Kes Kes c’est avant tout avant une histoire, celle de Faycal, éditeur graphiste, et Hinda, décoratrice d’intérieur. Parisiens, frères et sœurs, tous deux en quête d’un projet professionnel plus humain, l’occasion de l’ouverture des Docks ne leur a pas échappé…

En 2015 ils lancent Kes Kes et réunissent sous ce concept-store, aux influences nordiques et au style définitivement brooklynite un amas d’objets venant des 4 quatre coins du monde. Accompagné de Thomas, directeur de boutique, ils ont mis en place un business model précurseur. Un sourcing, qui en plus d’être respectueux se soucie du bien être des deux parties. Ainsi ce sont des vraies collaborations qu’ils mettent en place avec leurs fournisseurs.

En exclusivité ils présentent avec l’artiste japonaise Keiko, une collection de kimono aux imprégnations bien provinciales à travers leurs motifs. À défaut de pouvoir assister à la saison des cherry blossoms au Japon, Kes kes nous offre une sélection japonisante à travers l’exposition du photographe Cyril Barbotin et une sélection de petits gadgets et friandises venant du pays au soleil levant.

C’est d’ailleurs ce qui fait la force, beauté et différence de Kes kes. Leur volonté de proposer aux clients les meilleures pièces aux meilleures conditions, se fait ressentir. C’est une énergie très Feng shui qui règne dans la boutique. Chaque objet à son origine et attend que vous lui créiez son histoire. Pas moins de 1800 produits n’attendent que vous, que vous souhaitiez décorer votre intérieur, trouver un cadeau atypique ou offrir un bijou et cela pour tous les budgets.

Notre sélection d’objet est faite pour vous aider :

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Anissa Berkani

 

La liste dévoilée des finalistes du LVMH Prize 2017

Mardi 28 mars 2017, nous découvrions la liste des huit finalistes du LVMH Prize 2017. Depuis sa création en 2013, ce prix a su rassembler près 3 000 candidatures, regroupant ainsi 102 nationalités.

Cette année, le jury est composé de neuf directeurs artistiques de maisons LVMH ainsi que d’experts du groupe :

J.W Anderson (directeur artistique de Loewe), Maria Grazia Chiuri (Directrice artistique de Dior), Nicolas Ghesquière (directeur artistique de Louis Vuitton), Marc Jacobs (directeur artistique de Marc Jacobs), Karl Lagerfeld (directeur artistique de Fendi), Humberto Leon & Carol Lim (directeurs artistiques de Kenzo), Phoebe Philo (directrice artistique de chez Céline), Riccardo Tisci (directeur artistique de Givenchy), Delphine Arnault (vice présidente LVMH), Jean-Paul Claverie (Conseiller de Bernard Arnault) et Pierre-Yves Roussel (Président directeur général LVMH Fashion Group)

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Ce jury se réunit afin d’élire le lauréat du prix « jeunes créateurs » qui remportera la somme de 300 000 euros ainsi qu’un suivi personnalisé sur une durée de douze mois à compter de la remise du prix. Le lauréat aura ainsi le privilège de bénéficier de plusieurs domaines d’expertise tels que la propriété intellectuelle, le sourcing, la production, la distribution, l’image et la communication, le marketing etc.

Focus sur ces huit créateurs prometteurs :

  • Antonin Tron

            Diplômé de l’Académie royale des Beaux Arts d’Anvers en 2008, ce designer a réalisé son apprentissage auprès du talentueux Raf Simons. Dès son retour à Paris, il travaille auprès de Louis Vuitton pour les collections homme, Givenchy pour les collections femme et la maison Balenciaga.

En 2016, il remporte le prix des Premières Collections de l’ANDAM (Association Nationale pour le Développement des Arts et de la Mode) et lance dans la même année son label ATLEIN. Durant ces années de travail, il a su tisser de très bonnes relations avec un fabricant de jersey dans l’est de la France avec qui il travaille aujourd’hui pour son propre label. Pour sa première collection, le créateur utilise une seule matière, le jersey dont il veut révéler toute la polyvalence.

Le label du créateur est commercialisé principalement en Europe, Asie, Etats-Unis ou bien sur les plateformes online comme Net-à-porter, Bergdorf Goodman ou Neiman Marcus.

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  • Marine Serre

            Originaire d’un petit village de Corrèze dans le centre de la France, son bac artistique en poche, la créatrice décide de partir à Marseille pour suivre un BTS en stylisme et création de mode. Trois ans après, elle intègre la Cambre Mode(s), de l’Académie belge du stylisme et de la création de mode dont elle est diplômée depuis 2016.

Elle a su faire ses armes auprès de grandes maisons telles que Martin Margiela, Christian Dior ou encore Balenciaga pour Demna Gvasalia actuellement.

Le succès de sa collection « Radical Call for Love » est inspirée de vêtements de luxe arabisants du XIX ème siècle (caftan, karakou, sarouel etc.) et des tendances sportives des 1990 et 2000, le tout orienté vers une mode futuriste. « Le sarouel, c’est un peu comme le jogging, c’est très contemporain » note la créatrice.

La multimarque « The Broken Arm » à Paris, a exposé et commercialisé cette collection à l’automne dernier pendant la Fashion Week.

Enfin,  il faut noter que la créatrice disputera le concours du festival de Hyères dans la catégorie Mode, fin avril.

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  • Maria Kazakova (Jankhoy)

            Brillant parcours pour cette créatrice russe de 29 ans : tout d’abord diplômée de la Bristish Higher school of Art & Design à Moscou, elle partira à Londres où elle intègrera un programme d’un an à la prestigieuse école Central Saint Martin. Par la suite, elle étudiera pendant 2 ans à l’école Parsons « Fashion Design and Society program ».

Maria Kazakova est très attachée au savoir-faire (broderies complexes et délicates, techniques de perlage, de tissage et de crochet) ainsi qu’aux matières.

Son travail est basé sur la recherche, et est issu d’une réflexion de l’état actuel de la Mode au sein de la société. Elle veut ainsi réinstaurer les valeurs du savoir-faire tout en célébrant l’importance d’une diversité culturelle, ethnique et esthétique.

Sa marque JAHNKOY est un melting-pot de sa personnalité, son héritage culturel et du quotidien. Sa première collection « The Displaced »  fait référence à la disparition de la culture du vêtement avec l’arrivé de la fast fashion et de ses conséquences. La deuxième a été la réalisation d’une collection capsule avec Puma de vêtements et baskets, avec des techniques bien particulières et customisée avec des cristaux Swarovski.

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  • Molly Goddard

            Cette londonienne de 28 ans est également diplômée de l’école Central St Martins, avec une spécialisation dans le tricot.

Ses collections sont souvent inspirées des tenues de soirée, des habits du dimanche et font référence aux grandes occasions et au passage à l’âge adulte. Quant à la réalisation de ses créations, elle utilise des techniques traditionnelles de confection manuelle comme le plissage à la main, ruché, crochet etc.

Ses collections ont été présentées dans des boutiques de renom, comme Dover Street Market (Londres, New York, Singapore), Trading Museum Comme des Garçons (Tokyo, Paris), Club 21 (Singapore, Malaysia), Boon the shop (Séoul) etc.

En 2016, elle a remporté le prix du talent émergent aux Fashion Awards.

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  • Nabil El-Nayal

            Ce créateur d’origine syrienne, arrive à l’âge de 14 ans dans la capitale anglaise. Son succès débute en 2008, lorsqu’il travaille en tant que « chercheur auprès du directeur de la création » chez Burberry Prorsum. L’année suivante, il collabore avec la marque « River Island » dont la collection s’est vendue en seulement 3 jours. Pour sa collection de fin d’études, le créateur a été sélectionné par Harrods dans le cadre d’une plateforme de ses lancements 2010. En 2011, la marque Nabil Ayal est née, et a fait ses débuts lors de la Fashion Week de Londres.

En 2015, il a notamment été sélectionné par le LVMH Prize et il a été invité à défiler pendant la semaine Mode de Paris où son talent a été très apprécié auprès de grandes personnalités comme Nicolas Ghesquière, Karl Lagerfeld, Dephine Arnault (vice-présidente adjointe de Louis Vuitton) ou Sarah Mower (chroniqueuse régulière pour l’édition américaine Vogue)

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  • Kozaburo Akasaka

            Kozaburo Akasaka est un jeune styliste de 33 ans qui a étudié à Londres à la célèbre école de stylisme Saint Martins College of Art. Son diplôme de premier cycle en poche, Kozaburo décide de partir à New-York où il travaillera avec le petit protégé d’Anna Wintour : Thom Browne. Une fois cette expérience de terrain acquise, il décide de se concentrer sur le développement de sa propre esthétique vestimentaire. Il reprend donc un master de stylisme à l’école Parsons de New-York où il ne manquera pas de se faire remarquer car son travail de fin d’études remportera le défilé VFiles Printemps-été 2016. Sa vie new-yorkaise lui a permis faire évoluer son style intemporel et contemporain mais ayant grandi au Japon c’est une empreinte japonaise qui ressort le plus de ses créations, plus précisément le Japon des années 90, années où le créateur vivait encore là bas.

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  • Yoon Ahn

            Cette créatrice américano-coréenne née aux Etats Unis où elle a étudié le graphisme, est actuellement basée à Tokyo. C’est ici qu’elle a développé son label de création expérimentale de bijoux et de vêtements « Ambush » lancé en collaboration avec Verbal (son compagnon) en 2008. Le très influent Pharrel Williams est allé jusqu’à choisir la jeune créatrice pour travailler avec lui sur la campagne adidas Superstar. En bref, nous allons continuer à entendre parler de cette jeune fille pleine de talent car elle a figuré en 2015 et 2016 parmi les 500 principaux influenceurs de la mode mondiale ! Ces créations sont à retrouver en France dans le célèbre concept store parisien Colette.

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  • Cecilie Rosted Bahnsen

Cecilie est une designer de mode danoise qui a récemment obtenu un Master au Royal College of Art de Londres. Cette dernière a travaillé avec les plus grands, notamment pour le sulfureux John Galliano en tant qu’assistante directe du couturier. Elle décide en 2015 de lancer sa marque éponyme inspirée des silhouettes très féminines des Expositions Mondiales des années 20 et de celles des années 90 (période de son adolescence). Cecilie travaille énormément la technique de fabrication de ses pièces et joue des transparences et des opacités de ces dernières. À l’arrivée ses collections sont empreintes d’élégance tout en s’ancrant dans la modernité.

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Pour savoir qui succèdera à la talentueuse Wales Bonner, gagnante du LVMH Prize 2016, rendez-vous le 16 juin 2017 pour l’annonce du gagnant et la remise du prix à  Paris.

Théa Courtial et Mathilde Corbière

 

Saison printemps-été 2017

Après une semaine de mars plus que douce à siroter des cafés en terrasses comme si nous étions en plein mois de mai, nous étions obligées de nous pencher sur les tendances mode de la saison printemps-été qui arrive! 

Au programme pour notre premier moodboard printanier : des imprimés fleuris (repérés sur le défilé Chloé) et des coupes fluides pour un look très seventies !

 

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Chemise en soie, Comptoirs des Cotonniers, 145€

Boucles d’oreilles fleurs, Mango, 12,99€

Perfecto & pantalon fleuris, Sézane, 155€ & 95€

Lunettes de soleil, Céline, 280€

Headband, WAXetc, 25€

Fauteuil en rotin, Maison du monde KAWA, 199,90€

Jupon, Karl Marc John, 75€

Sac Demi Lune, APC, 430€ »

 Pour plus d'inspiration Liberty rendez-vous sur la page Pinterest

 

 

Paris Fashion Week AW17-18

Le défilé Louis Vuitton aura mis fin à la tumultueuse Paris Fashion Week cette année. Voici ce qu’il fallait retenir de nos cinq focus : Jacquemus, Loewe, Rick Owens, Off-White, Stella Mccartney.

 

  • Jacquemus – L’amour d’un gitan :

Simon Porte nous présente une collection époustouflante, imaginée comme la continuité de son œuvre dans Santons de Provence, L’amour d’un gitan fait référence à la ville des Saintes-Maries de la Mer, connue pour son accueil de pèlerins gitans célébrant la Sainte Sara dite Sara la noire.

Le pourtour méditerranéen est une fois encore célébré mélodieusement, de fait c’est la culture tzigane aux couleurs de la tauromachie qui nous transporte au gré des silhouettes.

Le noir est prédominant et le déstructuré des vestes souligne un caractère fort, envoutant de la femme nomade. Les différents chapeaux, l’un de matador et l’autre en cloche accompagnent et les motifs à pois et les sacs à chaîne ronds renversés.

Les mules gitan sont sans doute les pièces maîtresses jamais créées par Simon Porte, faites d’un large talon rond, un bout pointu et d’un soleil latéral formé de bandanas et de broches entortillées mordorées. Elles sont rose, rouge, noire, blanche et à pois, des couleurs des capotes de paseo et de brega et de la muleta des matadors postés fièrement dans l’arène.

Il nous livre ici sa propre ode à la Camargue dont lui seul pouvait aussi bien nous la conter.

L’inauguration de son premier showroom a par ailleurs eu lieu à Paris ce 4 mars 2017.

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La tenue que l’on retient : Le top croisé blanc et pantalon rayé (broche soleil)

 

  • Loewe :

Les mélanges de matières et textures semblent avoir été les maîtres mots de cette collection AW17-18 riche en silhouettes disparates.

A la tête de la direction artistique de l’enseigne, on retrouve le créateur Jonathan W.Anderson qui s’est employé à redéfinir la longueur chez Loewe.

On note la présence d’un jeu de transparence à carreaux associé à une maxi jupe restructurée d’une chaîne colorée.

L’une des robes est entièrement composée d’un effet patchwork de carrés de couleurs différentes donnant une perspective riche en informations.

La maxi robe bi-matière en nylon/cuir sculpte le corps quant à elle tend vers l’œuvre d’art, le buste est dégagé de par un décolleté intégral, un effet plissé presque gaufré argenté terminé par de radieuses manches bouffantes.

Chaque modèle porte une véritable preuve du génie d’Anderson, dont la vision de l’esthétique épouse avec grâce l’identité de la maison Loewe une fois de plus.

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La tenue que l’on retient : La robe tri-matière/ top plissé

 

  • Rick Owens – Glitter :

Rick renouvelle l’expérience mystique avec une collection AW17-18 intitulée Glitter, un faux ami auquel il ne faut pas se fier pour appréhender ce défilé qui a investi le Palais de Tokyo pour l’occasion.

Les volumes sont XXL et superposés, des doudounes géantes en guise de top, les tops noués à la taille apportent le relief qui ne manque pas de définir collection après collection le travail de Rick Owens.

Du cuir plissé et un aspect matelassé, des vestes en daim et des finitions en fake fur s’ajoutent à des manches longilignes oversized.

Les visages de certains modèles sont intégralement grimés, une posture en lien avec des serre-têtes dont la base est étonnamment constituée de manches de hoodies cousues telles des oreilles d’âne ou trompes d’éléphants. Les têtes sont toutes couvertes, de hauts couvre-chefs plissés ou futuristes laissant apparaître l’ouverture d’un col comme un hublot sur la tête.

Les classiques sneakers montantes ont eu la délicate mission de parfaire les silhouettes, qui les unes après les autres consolident la sulfureuse réputation avant-gardiste du designer minimaliste.

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La tenue que l’on retient : Le full kaki

 

  • Off-White : 

Les spectateurs de la fashion Week ont pu contempler une nouvelle fois ce jeudi 2 mars la vision streetwear de la mode de Virgil Abloh.

Un style raffiné mais facile à s’approprier pour son côté décontracté que les OFF-Whitor adorent !La collection présentée signe avec l’ultra-féminité et la mixité des tenues dans des tons automnaux.

Passant de bottes à talons aiguilles avec des bases universelles comme le jean et le tee-shirt, Abloh a fait le choix d’exposer des silhouettes pures et graphiques par leurs lignes filiformes.

On y découvre des mini vestes tailleurs en jean ou à carreaux, des jupes en maille portées avec pour haut un bandeau mais aussi des robes en mousseline et dentelles aux coupes raffinées.

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La tenue que l’on retient : Le total look à carreaux

 

  • Stella McCartney : 

Une fois de plus le style unique de Stella Mc McCartney se particularise par la qualité de ses coupes et de ses formes exagérées mais aussi par l’assurance spontanée, marque d’une féminité voluptueuse au travers d’un vêtement fonctionnel.

La collection présentée ce lundi 6 mars 2017 à Paris nous dévoile une femme nonchalamment élégante, séduisante par son naturel.

Entre autorité d’un vêtement masculin-féminin ; la femme défile avec des couleurs neutres et des matières contrastées. Elle porte des vestes oversize dont la coupe joue sur le volume du corps, des pantalons amples avec une allure décontractée, des robes et combinaisons sporty relevées d’imprimés sobres et graphiques. Tout cela dans un esprit enjôleur, un style féminin et pointu digne de son succès.

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La tenue que l’on retient : La combinaison grise

 

Shérine Bakour & Léva Larbi

Minute culture !

De passage à Paris, le master mode ne pouvait pas manquer l’expo mode du moment : « Tenue correcte exigée, quand le vêtement fait scandale » au musée des Arts Décoratifs.

Cette exposition retrace, à travers des pièces iconiques, les scandales vestimentaires que notre société a connus. On y retrouve d’un côté, les premiers pantalons pour femmes, les mini-jupes, les splendides smoking Yves Saint Laurent… et de l’autre les pièces qui bravent tous les interdits : trop voyantes, trop déchirées, trop transparentes, trop courtes…

La mode est codifiée depuis toujours mais la transgression de cette dernière nous permet de nous questionner sur l’impact de ces pièces « scandaleuses » dans l’histoire de la mode. Le détournement de ces codes ne serait-il par une constante de la nature humaine?

Cette exposition très riche (400 vêtements et accessoires) fait sensiblement écho au cours donné par l’historienne de mode Catherine Ormen en début d’année qui a su en quelques jours nous donner une vraie culture mode.

Vous pouvez retrouver cette superbe exposition jusqu’au 23 avril 2017 au Musée des Arts Décoratifs à Paris.

Plus d’infos ici : http://www.lesartsdecoratifs.fr/francais/musees/musee-des-arts-decoratifs/actualites/expositions-en-cours/mode-et-textile/tenue-correcte-exigee-quand-le-vetement-fait-scandale/

Pour ceux qui n’auront pas la chance de monter à la capitale d’ici là, on vous propose une visite guidée avec Jean Paul Gaultier 😉

http://www.lemonde.fr/m-mode/video/2016/11/29/tenue-correcte-exigee-quand-le-vetement-fait-scandale-visitez-l-exposition-avec-jean-paul-gaultier_5040261_4497335.html

 

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Mathilde Corbière 

Milan Fashion Week AW17-18

Un trio de designers à l’honneur, la MFW haute en couleur :

Milan Fashion Week AW17-18 : 

  • Sportmax

Sportmax insuffle cette année un regain de vie à la marque du Groupe Max Mara qui existe non sans le rappeler depuis 1969. Elle arpente de nouveau les podiums pour cette MFW AW17-18 avec brio.

Le style gothique est prédominant, non seulement par le choix des combinaisons texture nylon/maxi zip et longues coupes mais aussi par la réhabilitation de costume d’époque gothique. On pense à la robe crème cintrée et aux chausses pointues caractéristiques du 12ème siècle.

La sock heel introduite par Vetement et Yeezy accessoirise les tenues, de même que la sacoche à bandoulière à effet de bretelles.

Le monochrome blanc éblouit par sa précision: une robe col roulé au dessus du genou associée à une veste oversize crème.

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La tenue que l’on retient : Le printed set orange

 

  • Gucci :

Gucci inaugure le premier defilé bi-genre de la marque, les deux sexes défilent ensemble et confirment la tendance de cette année.

Les défilés de la marque sont de véritables mises en scène, à la fois bariolées et inattendues, Gucci n’a de cesse de renouveler et son savoir-faire et la portée de sa polyvalence, grâce à la main de maitre de son directeur artistique Allesandro Michele.

Broderies fleuries, manches bouffantes à volants, noeuds et transparence sont de rigueur, un panorama propre à l’enseigne en plus de l’apposition mécanique des repères visuels de la maison.

L’exploitation du « stéréotype » est au cœur du processus artistique de cette collection : les nerds des 70’s sont à l’honneur, en set pyjamas, collants de gymnaste et cape drapée.

L’uniforme d’hôtesse de l’air est relevé d’une broderie venue d’Asie, armé d’une ombrelle géante et la bourgeoise en full croco et foulard nous rappellent le défilé de 2017 de Demna Gvasalia.

 

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La tenue que l’on retient : La tunique traditionnelle chinoise en soie

 

  • Jil Sander : 

Un défilé qui s’est fait remarquer par la réappropriation des codes propres de la marque à l’âge d’or de son existence : les années 80.

Les monochromes sont l’empreinte de la reine du minimum Jil Sander, qui garde un œil avisé sur la direction de Rodolfo Paglialunga.

A l’occasion de cette présentation, il met en avant « La Femme » forte, ambitieuse vivant avec son époque. On le remarque au travers des sets fluides en cuir – veste coupe tailleur et jupe crayon – épaules grossies et grandies à l’appui.

Le total camel jusqu’au bout des gants affirme cette volonté de remettre au goût du jour les codes d’hier.

Le satiné et la matelassé reviennent en grande pompe ces dernières années, ici en bleu, rose et crème.

Pour les accessoires, les sacs sont trapèzes ou à hanse plissée, et les talons carrés angulaires.

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La tenue que l’on retient : Le total camel avec jupe ample

 

A venir : La Paris Fashion Week AW17-18

Shérine Bakour

Rencontre avec Pascale Gatzen

En pleine Fashion Week et après avoir décrypté les défilés les plus avant-gardistes et remarqués de la London fashion week, nous avons fait appel à un oeil expert, celui de  Pascale Gatzen, amie très proche des personnes les plus influentes et notoires du monde de la mode.

Il y a des personnes dans ce milieu qui se démarquent par leur simple générosité, simplicité et bonté, et qui peuvent totalement bouleverser votre approche théorique et pratique dans ce domaine. Pascale Gazten en fait partie. Après avoir eu l’immense privilège d’apprendre le stylisme à ses côtés, Pascale Gatzen nous donne son avis et ressenti sur ce que représente la mode aujourd’hui et nous fait part de ses expériences et relate son parcours remarquable.

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  • Quand avez-vous commencé à vous intéresser à la mode ?

 J’ai commencé à confectionner mes propres vêtements à l’âge de 12 ans. Je ne suis pas certaine que la mode m’intéressait déjà à cette époque. Néanmoins j’utilisais les tissus comme une manière de se positionner socialement. J’ai pris conscience que les vêtements jouent un rôle puissant comme moyen d’expression pour gagner en visibilité et notoriété.

  • Quel parcours avez-vous suivi ?

 J’ai étudié la mode à l’école de mode et design la plus connue aux Pays Bas: ArtEZ. Après l’obtention de mon diplôme, cinq de mes amis et moi même avons crée Le Cri Néerlandais, et en mars 1994 nous avons été les premiers créateurs de mode à voir défiler nos créations pour la Fashion Week de Paris.  Parmi mes cinq amis se trouvait Lucas Ossendrijver, Saskia van Drimmelen, Marcel Verheyen et Viktor & Rolf.

Pendant deux années nous avons continué à faire des défilés avant de se séparer et de poursuivre chacun sa propre destinée. J’ai réalisé plusieurs projets qui avaient pour but de remettre en question, de manière ludique, la structure sous- jacente du système de la Mode. Mes études ont été publiées à l’international pour divers magazines d’art et de mode, et souvent je suis conviée à exposer mon travail lors de manifestation artistique. En 2001, j’ai poursuivi un MFA en art appliqué. Depuis, j’ai principalement crée des projets collaboratifs de plus grandes importances, dans lesquels j’ai mis en avant la manière dont les personnes collaborent. Je voulais vraiment réaliser des expériences et mettre en place des environnements permettant des partages et des échanges enrichissants pour chacun. Mon diplôme en Fashion Design a crée en moi une attitude davantage compétitive, c’est une partie de ma personnalité qui a mis du temps a émerger et s’affirmer. Depuis 1998 j’ai enseigné pour des  BFA, BBA, MA et MFA programmes et facilité  l’apprentissage à travers la mode, le design et l’art.

  • Comment êtes-vous arrivée à travailler pour la fameuse Parsons School de NYC ?

 En 2007 j’ai été conviée à postuler pour un poste avec la responsabilité de gérer   les cours sur les tissus/corps à la Parsons School. J’ai décroché ce poste et j’ai renommé la matière en tant que Fashion Area of Study, j’ai crée et implanté une manière alternative d’enseigner la mode. Cela comme un modèle nouveau qui permet aux étudiants de suivre leur cœur afin de découvrir et de prendre connaissance de leur talent à la fois en tant que créateur, artiste et tout simplement en tant qu’être humain.

J’ai conçu une approche holistique de l’enseignement dans laquelle les valeurs et potentiels de chaque personne sont au centre de toutes les activités que nous développons. On apprend à travers les expériences: ce que l’on fait, crée, performe, et cela lorsqu’on le fait avec confiance, amour et jovialité.

  • Que pensez-vous des écoles de Mode ?

 Je pense que les écoles de mode ont beaucoup de potentiel à partir du moment où l’on embrasse l’idée que la mode est l’une des conditions humaines de la cohésion. Je perçois la mode comme faisant partie intégrante de notre réalité et activités; c’est notre espace commun où l’on peut s’exprimer, partager, se positionner en tant qu’individu. La mode est un domaine public où l’on peut se montrer à chacun, nous inspirer et s’aligner avec les autres. La mode ne se limite pas aux vêtements, elle s’exprime aussi bien à travers nos discours, nos mouvements, que dans les objets que nous créons mais également dans la façon dont nous mettons en forme et entretenons notre identité et nos relations: l’environnement du monde de la mode est si vivant, dynamique et excitant. Si les écoles de mode peuvent embrasser cette joie et cette réalité c’est dans ce cas un endroit incroyable.

  • Quel est votre ressenti à propos de ce qu’est la mode aujourd’hui et de l’engouement pour la Fast Fashion ?

       Cela m’attriste de voir que le plus souvent, lorsque l’on pense à la mode, on la réduit à son aspect purement financier. La Fast Fashion connait un énorme succès car il repose sur le besoin et le désir des individus à vouloir être et appartenir. Et car il est accessible à tout le monde de manière si aisée mais pourtant si illusoire les individus ne se voient plus comme leur propre créateur et acteur de mode. L’appartenance est devenue synonyme de possession de propriété et n’est plus connotée à la créativité et à l’échange.

  • Pourquoi avez-vous décidé de vous détacher de ce système et de ne porter que vos propres créations ou bien celles de vos proches ?

Je pense que ça a été une réelle décision réfléchie. Je porte exclusivement ce que je ressens comme spécial à mes yeux. La plupart des vêtements que je porte contiennent une inscription de mes amis. Ceux que je crée me relient à de très forts souvenirs qui me connectent à des endroits ou bien des personnes. J’ai tendance à fabriquer mes vêtements n’importe où où je vais, c’est ce qui me rend heureuse.

  • Pouvez-vous nous en dire plus sur la marque que vous avez créée ?

  Après plusieurs projets collaboratifs, j’ai décidé de rechercher des formes de modèles qui supportent un mode de vie coopératif et économiquement durable. A travers mes champs de recherche, je suis devenue très intéressée et excitée  à propos des coopérations de travailleurs. J’ai pris conscience que c’est un puissant outil pour les transformations sociales, économiques et culturelles. J’ai ainsi décidé que je voulais développer une activité économique permettant de maintenir un groupe d‘individus organisés sous forme de coopérative. Friends of Light est un collectif de tissage, de conception et de production basé à New York qui produit des tissus tissés à la main à partir de fibres cultivées localement, transformées et filées.

Les quatre créateurs de Friends of Light sont Mae Colburn, Nadia Yaron, Jessi Highet et moi-même. Notre première collection « with light » reposait sur cinq vestes tissées en collaboration avec Buckwheat Bridge Angoras, une usine de fibres solaires et d’énergie solaire à Elizaville, New York. Chaque veste est fabriquée sur commande et est développée pour un client spécifique. Les vestes prennent environ 160 heures à faire. Nous créons actuellement notre deuxième série de vestes. Grâce à notre travail, nous visons à promouvoir et à donner une visibilité à la production locale et à connecter les concepteurs de NYC aux producteurs locaux de fibres.

  • Quel est votre souvenir et moment préféré de l‘histoire de la mode ?

 Il y en a plusieurs, il y a une certaine nostalgie des années 90 lorsque mes amis et moi même avons fait nos débuts dans l’univers de la mode. A cette époque je collaborais avec Alexander van Slobbe, un créateur danois célèbre, du label Orson & Bodil. Il y avait une vraie dynamique entre nous et nous étions très radicaux sur nos créations. Nous avons repensé chaque aspect du vêtement, chaque finition, chaque fermeture et tellement d’autres facettes. Nous donnions une importance particulière aux détails du vêtement, qu’ils soient visibles de l’extérieur ou bien cachés à l’intérieur. C’était minimaliste mais toutefois dans un avant-gardisme très réfléchi.

Un très beau moment dans l’histoire de la mode a été pour moi le travail que Martin Margiela a fait pour Hermès, c’était absolument remarquable. C’était aussi très minimaliste, très généreux et très précis… il y avait de très belles pièces avec une attention de génie pour le détail et la finition.

  • Quel créateur/marque a fait une Fashion Week remarquable ?

Je dois avouer que je ne regarde plus avec attention les défilés de mode. Il m’arrive parfois de m’intéresser de plus près à certains créateurs qui m’ont été recommandés par mes étudiants et/ou bien mes amis. J’adore ressentir des émotions à travers les vêtements et je dois admettre que ce ressenti se fait maintenant très rare. Néanmoins mes créateurs et artistes préférés sont à vrai dire de très bons amis à moi comme Susan Cianciolo, Myrza de Muynck, Saskia van Drimmelen, Sarah Aphrodite et Desiree Hammen.

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  Anissa Berkani Master Métiers de la Mode et du Textile  

London Fashion Week AW17/18

Une sélection des 3 designers les plus influents et prometteurs de la #LFW #AW1718: 

  • JW Anderson

  JW Anderson, le jeune prodige de la scène londonienne était attendu, l’accueil très positif réservé à son Mini Pierce Bag cette saison justifiait déjà l’engouement autour de cette AW 17-18.

Un catwalk composé de silhouettes très féminines ponctuées par une majorité de robes et jupes savamment retravaillées.

La tendance est à l’emploi de détails incongrus qui composent le vestiaire alloué à la randonnée, les poches d’inspiration « Chasse et pêche » longtemps considérées comme accessoires ringards, ici parent et couvrent toute une poitrine – en satin violine, noir et marron supplantées de rayures.  

Anderson semble s’être enquis d’une redécouverte du port de tête et des poitrines féminines, ornées de plissés drapés empreints de poésie mais aussi de références historiques dont il se joue des codes. 

Des coupes amples des jupes travaillées façon baggy, aux plumes d’autruche alliées à la superposition d’imprimés fleuris, l’audace dont témoigne Anderson lui confère une place désormais confirmée au sein des défilés de la LFW.

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La tenue que l’on retient : On les retient toutes !

Lien du défiléhttp://www.vogue.com.au/fashion+shows/ready+to+wear/galleries/jw+anderson+ready+to+wear+autumn+winter+17+18,41527?p=0

  • Eudon Choi

  La maison Eudon Choi du nom de son designer est récente, elle ne voit le jour qu’en 2009.

Elle se veut représentative de la sophistication occidentale et des origines coréennes du jeune designer, ancien étudiant de la Royal College of Art’s MA (PAP féminin), il s’est mis à concevoir ses premières ébauches de collections à Londres.

Pour cette collection AW1718, Eudon a su rassembler mais aussi réajuster les détails phares des collections 16-17, on pense à la doudoune revisitée , l’omniprésence des rayures mais également la forte pratique du « Layering »; indissociable du mouvement minimaliste ces dernières années. 

Les outfits sont très justes, les coupes superposées tombent parfaitement, et la gamme d’accessoires: boutons, boucles mais également ceintures apportent les finitions en parfaits gages d’élégance, ou la raison d’être de la griffe.

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La tenue que l’on retient : La robe cloche satinée 

Lien du défiléhttp://madame.lefigaro.fr/defiles/eudon-choi/automne-hiver-2017-2018/pret-a-porter-0/129868

  • Roksanda

  Ilincic ROKSANDA est sans doute l’une des designers les plus douées de la scène outre-Manche et de sa génération. Ses collections sont le reflet d’une nostalgie des années 70-80, elles pourraient presque se confondre à un plan de Newton tant l’esthétique et le luxe latent en émanent. 

Les modèles ont exclusivement toutes des allures ultra féminines et colorées, et aucune partie du corps ne semble vouloir se dérober aux coupes. 

Satiné, matelassé, noué, et volant sont les caractères que revêt le choix des textures proposées par Roksanda. L’addition d’une palette chaude presque aride, s’inscrit dans une harmonie voulue, et accompagne notamment le saroual satiné bleu qu’on prendrait presque pour une oasis.

On note quelques imprimés, floraux et géométriques qui rehaussent les volumes les plus larges de la gamme.

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La tenue que l’on retient : Le set bleu en satin

Lien du défiléhttp://www.londonfashionweek.co.uk/designers_profile.aspx?DesignerID=261

A venir : Notre sélection Milan Fashion Week

BAKOUR Shérine

Journée Portes ouvertes du Master Métiers de la Mode et du Textile

communiqué de presse

Découverte des coulisses de la célèbre marque marseillaise « Sessùn »

Les Master 1 ont eu la chance d’être accueillis ce vendredi 3 février 2017 par la créatrice de la marque Sessùn, Emma François. Ancienne étudiante en anthropologie et économie, c’est lors d’un voyage en Amérique du Sud, qu’Emma eut l’idée de lancer sa propre entreprise. Aujourd’hui, la fondatrice endosse les deux casquettes : celle de créatrice de mode mais aussi celle de chef d’entreprise.

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Créée en 1996, cette marque féminine au style casual, urbain et contemporain doit sa renommée à son originalité mais aussi à la qualité de ses produits. La créatrice n’hésite pas à dénicher les meilleurs tissus pour satisfaire ses consommatrices. Mais aussi à faire preuve de transparence quant à la provenance des matières utilisées, afin d’instaurer un climat de confiance envers ses clientes.

            Pour proposer ses trois collections annuelles, Emma François s’inspire de plusieurs éléments comme un film, un livre, un voyage, une histoire une égérie etc. afin de créer une histoire ainsi qu’un fort univers autour de la marque. Récemment, une collection mariage « Oui » est née, proposant 80 articles qui sont présentés dans un pop-up store permanent à Paris (rue de Charonne), afin de créer un véritable attachement émotionnel entre le client et Sessùn. Les produits de la marque sont également vendus dans 11 boutiques dont une à Berlin et une à Bruxelles, ayant chacune une scénographie différente.

BOUTIQUE AVIGNON

BOUTIQUE Bordeau

        Boutique Avignon                                                 Boutique Bordeaux

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Boutique Aix-en-Provence                                     Boutique Toulouse

Avant de visiter les locaux, Emma François s’est entretenue avec les étudiants et  leur a expliqué les missions des différents pôles de l’entreprise : en passant par le rôle du backoffice, de celui des rendez-vous matières et fournisseurs ou encore celui de la partie production, la créatrice a mis l’accent sur l’importance des différentes unités de la team Sessùn, qui sont complémentaires.

            S’est également posée la question des nouvelles mutations dans les métiers de la mode. En effet, la marque a fêté ses vingt ans en 2016, et a connu des changements quant à son organisation, au cours de ces dernières années. De nouveaux métiers sont apparus et ont pris de l’ampleur comme ceux du web. Il est donc devenu important que tous les employés de la marque travaillent de façon transversale. Selon la créatrice, aujourd’hui il est essentiel pour les jeunes diplômés de posséder des compétences de plus en plus croisées,  ainsi la transversalité est de mise.

Suite à ces précieux conseils, Emma nous a fait visité les différents pôles de sa marque,  tout cela dans une ambiance décontractée et conviviale !

 Nous remercions Emma François, ainsi que toute son équipe pour nous avoir fait rentrer dans leur univers chaleureux et plein d’inspiration…

  Mathilde Corbière & Théa Courtial

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