Le week end dernier, nous nous sommes rendus au salon du Who’s Next à Paris, et en avons profité pour faire une halte au Palais Galliera, afin de découvrir la garde robe de la mythique comtesse de Greffulhe.

Il faut également avouer que depuis notre cours d’Histoire de la Mode savamment expliqué par Catherine Ormen en personne, les robes d’époques nous parlent beaucoup plus: Manches gigots, crinoline, robe « tea-down »,  tournure… Nous étions donc parés pour l’exposition « La Mode retrouvée ».

« Aucun élément n’entre en elle qu’on ait pu voir chez aucune autre ni même nulle part ailleurs. Mais tout le mystère de sa beauté est dans l’éclat, dans l’énigme surtout de ses yeux. Je n’ai jamais vu une femme aussi belle. » – Marcel Proust à Montesquiou

L’aspect le plus enivrant de l’exposition était sans doute la fascination qui planait autour de la Comtesse de Greffulhe : Certains disent même qu’elle était la muse de Proust, tandis que Léon Blum la surnommait « l’Oracle ». Proche de Rodin, mais aussi proche du monde de la science, puisqu’elle soutenait Pierre et Marie Curie dans l’avancée de leurs recherches.

La comtesse de Greffulhe a également traversé les époques, et non pas des moindres: Second Empire, deux Républiques, les deux guerres mondiales, mais aussi la Belle Epoque, ou encore les Années Folles… Qui se reflètent évidement dans sa garde robe.

On retiendra évidemment l’époustouflante rode de soir de Worth, dites « robe aux lys » (1), mais aussi la robe de grand soir Jenny à la traîne carrée (2), ou encore la somptueuse cape du soir dite « Cape russe », offerte par le tsar Nicolas II et revisitée par Jean-Philippe Worth (3).

Nous finirons sur cette note, signée Proust, qui résume en une phrase ce que toutes les femmes rêveraient d’entendre: « Elle est belle du flamboiement des yeux fixés sur elle. »